Chapter 6: Les gens grandissent, mais ne changent jamais vraiment

La gens grandissent, mais ne changent jamais vraiment :

A 6h00 pile, Joshua se leva, prit ses affaires de toilettes au pied de son lit et se dirigea silencieusement vers la salle de bain. Devant la glace, il fit une petite grimace. De larges cernes apparaissaient sous ses yeux. Il ouvrit les robinets. Un tour pour l'eau chaude, un tour pour l'eau froide, puis se lava consciencieusement les mains, le visage et la nuque. IL déplia sa serviette pliée en quatre, se sécha, puis entreprit de se coiffer. Enfin il s'habilla de son uniforme, la cravate bien nouée, la chemise rentrée dans le pantalon, et les chaussures cirées aux lacets fermement noués.
Quand il eut finit tout cela, il sortit, et soupira en vue du bazar habituel du dortoir. Comme quoi ça ne changerait jamais...

« Minute, messieurs, on ne part pas tout de suite ! dit il d'une voix calme mais forte. Remus, ta chemise, Sirius, tu as fait très fort, mais à mon avis les profs ne vont pas apprécier de te voir te balader en chaussettes, et James, par pitié, va te coiffer, ça devient urgent ! »

Le silence du dortoir se fit intense. James ouvrait de grands yeux, et le regard de Moony et Patfoot allait de Firetail à Prongs avec curiosité.

« Et bien oui, quoi, j'en ai assez ! Ca fait des années que je supporte ta coiffure sans broncher, mais mes nerfs ne supporterons pas une année de plus. Tient, d'ailleurs, Sirius, tu pourras venir avec moi à l'infirmerie avant les cours ? J'ai quelque chose à aller chercher. James, si tu veux, mon peigne est sur mon lit. Bon, je descends, vous me rejoindrez là-bas. »

Ca ne changera jamais ?... finalement, si ! Firetail, Moony, et Sirius qui s'était chaussé en vitesse, descendirent vers la Grande Salle, passant devant un James imitant le poisson hors de l'eau. Mais quand ils les rejoignirent, à la table des griffondors, il n'y avait aucun changement. Joshua soupira.

« Pourquoi tu n'as rien fait ? demanda-t-il calmement.
Pourquoi ferais-je quelque chose ?répliqua le brun en haussant les épaules, vexé. Je me coiffe comme je veux !
Pour te coiffer comme tu veux, il faudrait déjà que tu te coiffe à la base !
Ce n'est pas parce que ma mère a disparue que tu dois t'occuper de mes affaires !
Cela n'a rien à voir avec l'enlèvement de nos mères, James ! JE veux juste te faire comprendre que c'est ridicule !
Mais ma parole, tu ne sais faire que ça, gueuler contre les gens quand tout ne va pas dans ton sens ! J'en ai marre de me prendre la tête avec toi parce que je ne dois pas toucher à ça, ou mettre ça là, ou faire ceci... As-tu jamais sourit de ta vie !
Oui j'ai sourit, j'ai ri, en 17 ans de vie, et j'aurais bien voulu continuer figures-toi !
Alors pourquoi tu ne le fais pas !
Qu'est-ce que ça peut te faire !
Ca suffit vous deux ! S'exclamèrent Sirius et Remus en même temps. Viens Firetail, on va à l'infirmerie, maintenant ! » Poursuivit Sirius en se levant et en prenant fermement le bras du rouquin.

Joshua le suivit sans un regard de plus pour James et, une fois dans le hall, Sirius le lâcha. Ils marchèrent d'un pas pressé vers l'infirmerie.

« Ce n'était pas intelligent de vous chamailler comme ça ! Grogna Sirius, mécontent.
Tu es le plus mal placé pour donner des leçons Paddy, et d'ailleurs je sais que ce n'était pas une bonne chose, mais ça le tuerait de m'écouter ! Répliqua Firetail, toujours énervé.
James se reconnais tel qu'il est ! Tu n'as pas à changer son physique. Que tu lui reproches une chemise mal boutonnée, ça passe, mais son physique lui appartient entièrement !
Ce n'est pas ce que pense Remus...
Et bien pour une fois, Remus a tort ! Pourquoi devrait-on être selon ton désir ? Tu ne peux pas nous accepter enfin tel que nous sommes ? On dirait que tu as honte de nous !
Bien sûr que non, je n'ai pas honte de vous ! Mais merde, tu m'as accompagné pour me faire la morale !
Fais gaffe, Firetail, tu deviens grossier. Prévint calmement sirius.
Tu sais ce qu'il te dit Firetail ! Il te dit... »

Paf ! Le coup n'était pas rude, mais il suffit à faire taire le griffondor. Ce dernier regarda Sirius comme si il s'apercevait seulement de sa présence. Puis il s'engouffra dans l'infirmerie en marmonnant un vague « t'as raison... je vais y réfléchir... »
Quant il ressortit, il avait une fiole violette à la main. Sur le chemin qui menait à la salle de classe, Sirius le regarda avec curiosité. Joshua soupira.

« C'est mon père qui me l'a envoyé. Dit il après un autre silence. Il disait dans sa lettre que ça calmerait mes ardeurs de « barjo boule de nerfs »... Mrs. Pomfresh m'a donné le flacon et me laisse le choix de l'utiliser ou non... »

Patfoot le lui arracha des mains et le balança de toutes ses forces contre le mur, où il se brisa et répandit son contenu sur le sol. Joshua regarda le liquide couler sur les pierres d'un air absent. Ce ne fut que le reniflement dédaigneux de Sirius qui le fit reprendre sa marche.

« Ton père me rappelle ma famille... tous des crétins ! dit le brun avec une rage à peine contenue.
C'est une bonne chose que tu ais cassé la fiole, j'hésitais encore entre la boire ou non... dit calmement Joshua avec son mini sourire. Je croyais que tu l'adorais, ce vieux fou ?
Je t'en pris, c'est un pourri de base ! répliqua Patfoot avec dégoût. Pourquoi crains-tu sa mort ! C'est la meilleure chose qui puisse t'arriver !
Sirius ! S'offusqua Le rouquin. C'est mon père !
Ton géniteur, il y a nuance Josh ! Demande un peu à James ce que c'est qu'un père, lui il le sait !
Sirius... soupira Joshua en regardant la porte menant à son cours qui commençait à peine. Nos histoires sont totalement différentes. J'ai connu un père aimant et une mère présente. Je ne désespérerais jamais de retrouver cette vie là.
L'espoir fait vivre ! » Ricana Sirius en ouvrant la porte.

Joshua ne répliqua rien. Le professeur Flitwick, qui commençait l'appel, leur lança un regard sévère pour leur retard et reprit. Les deux garçons s'installèrent avec les autres maraudeurs. Joshua se mit à côté de Remus, qui le séparait de James. Il sortit ses affaires, un parchemin que, par magie, il coupa en un petit bout rectangulaire, et griffonna quelques mots. Puis, regardant fixement son professeur de sortilèges, il chercha à tâtons la main de Remus, qu'il trouva sans mal. Il y eut un frisson général, ainsi qu'une petite rougeur de la part de Firetail, mais l'animagus parvint à fourrer le mot dans la main du lycanthrope. En remuant à peine les lèvres, il parvint à lui dire « passe à Prongs » et se concentra cette fois-ci véritablement sur son cours.
Alors qu'une demi-heure venait de passer, Joshua sentit un regard sur lui... non, deux regards sur lui... il tourna la tête vers ses amis. La première chose qu'il remarqua, à son grand désespoir, c'était que Remus, penché de façon exagéré sur son parchemin, le regardait en coin. A cette vue, bien qu'il fasse mine de n'avoir rien remarqué, il poussa un profond soupir. La deuxième personne à l'observer était James, qui lui souriait. De toute évidence, il acceptait ses excuses. Puis Potter, qui avait remarqué le manège de son voisin, l'interpella.

« Moony, cesse donc de fixer notre petit Firetail comme ça ! dit il du ton de la conversation. Il est déjà tout rouge, je n'aimerais pas qu'il fasse un malaise ! »

Remus poussa un gémissement contrarié en rougissant à son tour et quitta des yeux Joshua. Mais James poursuivis :

« Vous deviez choisir l'année de vos ASPICs pour vous dévergonder, vous deux ? C'est incroyable ! Nous sommes bien loin du printemps, mais vos hormones travaillent à plein temps !... l'approche de la pleine lune, Moony ?
Prongs, tait-toi ou tu vas subir les véritables conséquences de 'l'approche de la pleine lune' ! Grinça le loup garou en tentant de ne regarder aucun des deux garçons.
Mais c'est qu'il s'énerve notre petit Moony ! fit Sirius qui suivait à présent leur discussion, renonçant à écouter le professeur. James a raison tu sais, tu...
James... souffla Joshua en griffonnant rapidement un autre mot. James, prend ça, lit, ok ? »

Potter prit le parchemin en souriant toujours malicieusement et lut son contenu. Les autres maraudeurs assistèrent alors à quelque chose de très étrange. Au fur et à mesure de sa lecture le visage de James se décomposait. On n'aurait su dire si c'était de la colère ou de la tristesse. Puis tout à la fin, une lueur de malice et d'envie traversa ses yeux noisette. Il acquiesça silencieusement du côté de Cash et se remit très sagement à son travail. Remus se tourna vivement vers le rouquin, un regard à la fois sévère et interrogateur.

« J'ai parlé avec Mrs.Pomfresh... expliqua Firetail avec patience. Nous ne sommes pas les seuls à avoir vus un de nos parents enlevés ce même jour. Il y a à peu près une dizaine de cas similaires dans l'école. Hors, il semblerait que pour chacun des cas, ce soit un membre du ministère. Pas forcement des hauts membres ! Ajouta-t-il en voyant Sirius froncer les sourcils. Il y a de tout... et Mrs.Pomfresh était furieuse, parce qu'il semblerait que le ministère ne fasse rien pour les retrouver... peut-être est-ce sur la demande des ravisseurs, me suis-je dit, avant de sortir de l'infirmerie. Dans ce cas, nos pères, à James et moi, savent quelque chose qu'ils ne nous ont pas dit.
Tu crois que vos pères vous cacherais quelque chose d'aussi grave ? S'interrogea Remus, incrédule.
Mon père ne me dit même pas bonjour quand il me voit, tu crois qu'il me parlerait de ça ? Rétorqua calmement Joshua. Par contre, il est vrai que pour ton père, James, c'est moins compréhensible...
J'ai confiance en lui ! dit brusquement James. Si il ne m'a rien dit, c'est qu'il ne le pouvait pas !
Tu proposes quelque chose ? demanda Sirius avec un petit sourire made in Black.
Oui, qu'on mène notre propre enquête ! Décréta James Potter avec détermination.
Messieurs Potter, Lupin, Cash et Black, taisez vous et concentrez-vous s'il vous plait ! Je vous rappelle que ce sortilège a toutes les chances de tomber lors de vos Aspics ! Gronda le professeur Flitwick.
Désolé professeur. » Marmonnèrent les 4 maraudeurs en reportant leur regard sur lui.