Aujourd'hui un chapitre pas très épic et SANS lemon (moi aussi je pensais plus y arriver) par contre il est important pour la suite de l'histoire donc j'ai essayé de le rallonger au maximum.

Je tenais à faire remarquer qu'il y a tout juste un ans je venais de poster le premier chapitre de « cupidon t'es un connard » (non n'allez pas la lire,c'est affreux, mal écrit et avec une histoire bato !) en tous cas, depuis j'ai beaucoup évolué et muri grâce aux fanfic et je voulais fêter ce moment (c'est d'ailleurs pour ça que je me suis grouillé d'avancer avec ce chapitre car il m'a donné du mal).

Bonne lecture

Déponia

Rainbow Chewbaka: Moi aussi ça m'arrive régulièrement de plus me souvenir de l'histoire donc je lis le chapitre en entier puis je retourne voir les chapitres précédents...l'illogisme ! XDDDD

C'est cool les licornes !

Je suis contente que ce Mathieu te plaise et une grande partie de la fic est justement basée sur les vraies pensées contre les faux semblant (surtout pendant les dialogues). Tu trouves que ça ressemble à son image dans les vidéos...tu es bizarre (dixit la psychopathe du fandom)

Vive les excuses bidons et vives les lits !

Heureuse de t'avoir déclenché un fou-rire à ce moment-là, c'était le but ^^

Donc les notes en bas de page vont continuer

Je t'arrache la peau

Déponia

- PUTAIN DE MERDE ! QU'EST-CE QUE VOUS AVEZ ENCORE FOUTU !?

La voix furieuse de Mathieu créa un silence pesant dans la pièce. Seul le ronronnement régulier du frigo et des ordis troublait ce brouillard de tension. Le Geek, lui tournant le dos, se retourna tout doucement pour découvrir son visage entouré de longues bandes de cire sur son torse. Le Patron se régala du regard furieux de son créateur. En les mettant il espérait bien le faire chouiner mais il n'avait pas l'espoir que Mathieu se bouge le cul lui-même pour venir admirer son chef d'œuvre. Certes, pour l'instant il avait plutôt l'air de mauvaise humeur mais ça ne saurait durer.

- T'inquiète pas, Math. Je range dès que j'ai fini.

L'Originel regarda le sol taché et les étagères à moitié renversées avec un air dubitatif

- C'est quoi ? Dit-il en désignant la flaque noirâtre sur son carrelage.

- Coca.

- Et qu'est-ce qu'il fout ici ?

- Le gosse a pas voulu se laisser faire.

Mathieu grogna. Depuis trois semaines, son appartement s'était transformé en champ de mine, coincé entre la jalousie de ses deux personnalités. Il avait rarement vu le Patron être aussi fourbe et le Geek être aussi acharné. Là c'était juste dingue ! D'habitude le Patron prenait ce qu'il voulait sans se préoccuper des conséquences et le Geek cédait sur tout pour éviter les emmerdes. Mais là, c'étaient coup bas sur coup bas, mensonges et dissimulations du côté du criminel et courage, force et acharnement du côté de la victime familiale. (1)

Là, le Patron semblait avoir trouvé ça cool d'attacher le pauvre gamin et de le recouvrir de cire chaude... Mathieu commençait très sincèrement à se demander où sa personnalité récupérait ses idées parce que là ça semblait un peu trop sympa pour être sa marque de fabrique. (2)

- Et pourquoi, tu as voulu l'épiler ?

Le Geek commença à geindre avant de s'arrêter lorsqu'il croisa le regard noir de son créateur. Il valait mieux respecter le silence dans la maison, principalement lorsque l'Originel les prenait en faute.

- Un petit cadeau pour toi.

- Je vois... sa voix calme commençait à se teinter d'agacement. Et ça t'est pas venu à l'esprit de le faire AVEC son autorisation !

- Bien sûr que si ! Seulement, après qu'il ait égoïstement refusé, je me suis dit qu'il valait mieux pas gâcher une siiiiiii belle occasion.

Okey...là il se foutait clairement de sa gueule. Il jeta un coup d'œil à sa montre : 20H50. Il n'avait pas le temps de s'occuper de ces boulets avant son rendez-vous Skype.

- Patron relâche-le, quand je reviens je veux que tous soit rangé et à sa place. Et SURTOUT, je veux le silence pendant ma conversation. Il n'est pas au courant que j'ai des colocataires et j'ai pas l'intention de lui dire !

- Et moi, demanda une voix geignarde, je fais comment avec la cire ?

Mathieu garda un silence évocateur.

- Je vais pas m'épiler quand même ! Je suis un homme, j'ai besoin de mes poils !

- Garde la cire si ça t'amuse, de toutes façons tu devras bien l'enlever et dire adieux à ta pilosité.

Et Mathieu partit en entendant le rire sarcastique de son double maléfique reconvertit en esthéticienne.

Il n'en pouvait plus de ce climat de guerre ! Le Geek était rarement en état pour le contenter et le Patron semblait plus concentré sur sa jalousie que sur ses coups de rein ! Là par exemple il ne pourrait pas toucher l'enfant ce soir car sa peau le ferait plus gémir de douleur que de plaisir, ça lui gâchait sa partie de jambe en l'air !

Trois semaines qu'il sentait sa patience s'amenuiser. Il pensait de plus en plus à virer le pervers s'il ne se calmait pas un peu. Il avait cru sincèrement qu'après la scène qu'il lui avait faite avec les dents du gosse, il les laisserait tranquillement baiser.

- Hé oh, Mathieu ? T'es là ?

Le schizophrène se rendit alors compte qu'il avait négligemment répondu à l'appel Skype de son collègue.

- Désolé Antoine, j'étais plongé dans mes pensées.

- Des problèmes ?

- Quelques-uns.

- Tu veux en parler ?

- Je sais pas...c'est compliqué.

Mathieu n'avait parlé à personne de l'existence de ses doubles, alors il n'allait surement pas le faire à sa cible ! Cependant il fallait gagner sa confiance. Aussi niaiseux et adolescente que ça fasse, la meilleur manière pour que quelqu'un te fasse confiance c'est de lui prouver que tu avais, toi aussi confiance en lui... en lui racontant ses problèmes par exemple. Néanmoins il ne fallait pas trop le faire autrement on te prenait pour un égocentrique égoïste. Ça lui avait pris des plombes pour réussir à trouver le juste milieu entre ces deux extrêmes mais quand il y était arrivé cela lui avait permis d'avoir accès à des nombreuses soirées et à rentrer gratuitement dans la moitié des boites de sa ville (comme quoi être potes avec les videurs ça aidait), le rendant encore plus précieux à avoir dans son cercle d'amis, lui permettant alors de trier les pigeons selon ceux qui lui serait le plus utile.

Bref, s'il voulait manipuler correctement le naïf vidéaste il fallait lui expliquer ça...il chercha comment le présenter.

- Bon...en gros, j'ai deux potes couchant avec une autre de mes potes...pas en même temps, t'inquiètes. Elle a toujours été claire avec eux sur le fait que ce n'était que du sexe. Malheureusement ils sont tombé amoureux d'elle et...bah...

- Ils sont jaloux ?

- Ouais.

- Et en quoi ça te concerne ?

- Il passe leurs temps à essayer de défoncer l'autre toute en se faisant passer pour les meilleures personnes au monde et ils le font au seul endroit où ils sont tous les deux dans la même pièce sans ma pote dans les parages...chez moi.

- Tu peux pas les virer et leur dirent de plus revenir tant qu'ils ont pas réglé leur problème ?

- Bah, ce sont des potes… j'ai pas envie de plus les voir et si je fais ça, c'est ce qui arrivera.

Okey, là c'était du mensonge complet mais ça passerait crème avec cet imbécile.

- Ah, ouais. C'est la merde !

- Merci de me réconforter. Dit-il en rigolant.

- J'aimerais pas être à ta place.

- Chanceux.

- Et tu pourrais pas leur demander une trêve tant qu'ils sont chez toi ?

- Déjà fait.

- Et ?

- Ils ont tenu une heure avant que l'un essaye d'enfermer l'autre dans le frigo...

- Il a réussi ?

Curiosité malsaine bonjour.

- Non, il y avait trop de bière.

Antoine s'étouffa de rire avec la sienne.

- Sérieux !?

-Non. Il a pas réussi à le caser entre tous les placards...mais ça aurait pu.

Ils rigolèrent ensemble pendant plusieurs minutes avant d'enfin réussir à se calmer.

- En fait, t'es au courant que la Japan arrive bientôt ?

- T'as été invité ?

- Ouais. Toi aussi ?

- Ouais. J'ai reçu le mail hier.

Et il n'avait absolument pas envie de se bouger le cul pour eux.

- Tu vas y aller ? Demanda le créateur de What The Cut.

- Je sais pas...je vois pas qui viendrait me voir.

Si, il savait. Une bande de geeks sans charme ni intelligence.

- T'es plus connu que tu le crois..

- Peut-être...mais surtout je vois pas pourquoi on viendrait me voir.

- Eh bien ! T'es modeste.

Heu...s'il le disait c'est que ça devait être vrai.

- ...

- Et dis-toi que s'il n'y a personne pour nous, on pourra se voir.

Pas une mauvaise idée ça. Une rencontre IRL il n'y avait rien de mieux pour les rapprocher. En plus s'il acceptait en lui faisant comprendre qu'il venait pour le rencontrer spécifiquement, ça le flatterait.

- Ouais...ça a l'air d'être une hmm... bonne idée.

- T'as l'air encore septique.

- Plus trop mais je suis en train de penser aux prix de l'hôtel et du train.

- C'est vrai que t'habites pas sur Paris... Tu veux venir dormir chez moi ?

- T'as pas peur que je te bute pour m'avoir volé des abonnés ? Dit-il en rigolant à moitié, vérifiant par la même occasion la naïveté de son collègue

- Bien sûr que si ! C'est d'ailleurs pour ça que je t'invite chez moi !

- Suicidaire ?

- Sur les bords.

Mathieu regarda sa montre et vit qu'il était 22h00.

- Bon, je suis désolé mais demain je bosse, faut que je me couche tôt.

- Pour une fois que c'est pas moi ! Bonne chance pour demain.

- Salut.

- Tcho.

Antoine coupa la communication avec un sourire. Mathieu était vraiment un mec génial. Comment avait-il pu penser qu'il le détesterait à cause de son pseudo plagiat ? Ça n'allait tellement pas au sympathique vidéaste, qu'il avait peu à peu appris à considérer comme son meilleur ami IVL. Il était toujours aussi surpris de l'évolution rapide de leur relation.

Aussi loin qu'il remontait dans ses souvenirs, il avait toujours eu peur de déranger, de gêner, de n'être pas à la bonne place, et ce n'était pas sa paranoïa qui le rassurait, craignant à tout instant la politesse ou l'hypocrisie des gens qui le prendraient pour un chieur.

Oui, normalement il était censé se foutre du regard des autres et être libre de faire ce dont il a envie, cependant la réalité était beaucoup plus complexe. Il ignorait les autres lorsque ça n'avait aucune conséquence pour eux. Quand ça en avait, il avait sans cesse besoin d'être rassuré sur les intentions des uns et des autres, peu importe leur proximité et le temps passé ensemble. Ce qui faisait que l'on pensait souvent qu'il ne leur faisait pas confiance, donc on le prenait pour un chieur.

Or, avec Mathieu il n'avait pas ressenti ça longtemps, à peine une petite semaine avant de se lâcher complètement. Il avait l'impression que son ami avait une raison de s'intéresser à lui et qu'il avait donc un intérêt à parler avec lui, puis un climat de confiance s'était installé et il avait appris à apprécier le jeune homme et la gêne avait complètement été effacée. Actuellement il n'était que cinq à avoir jamais réussi à lui faire ressentir ça. Ses parents, ses deux meilleurs amis datant du lycée et Mathieu.

Décidément, il ne pouvait pas se voiler la face, en seulement trois semaines son collègue avait réussi un exploit que même ses amours de passage n'avaient jamais réussi à faire.

D'ailleurs, il en avait plus qu'assez du célibat ! Métro, boulot, dodo, ce n'était pas pour lui...en même temps il prenait le bus (3). Il fallait qu'il sorte s'il ne voulait pas finir par perdre toute vie sociale.

Il prit son téléphone et envoya un texto à la moitié de son répertoire (l'autre étant composé de sa famille et inviter sa grand-mère à aller se bourrer la gueule histoire d'arriver à articuler trois phrases à suivre sans se croire chiant pour en foutre quelques-uns dans son pieu ne le tentait étrangement pas trop). Il reçut vite une réponse de six potes lui donnant rendez-vous à l'entrée du « Gybus » dans une demi-heure.

Antoine s'enfila rapidement une tenue de soirée, but une bonne bouteille de Rhum, avant d'aller à la bouche de métro qui le conduisit juste devant l'entrée de la boite de nuit. Ses potes n'étant pas encore arrivés, il s'alluma une clope et dégusta la douce nicotine s'infiltrant dans ses poumons. Tout à coup, il distingua la silhouette de Marc suivit par celle de quatre autre mec.

- Yo. Le salua-t-il. Ju est pas là ?

- Bah...en fait il était trop déchiré pour entrer dans la boite ?

- Comme d'hab... j'ai envie de dire

- Ouais...

Ça faisait deux mois qu'il avait plus vu Julien sobre, au départ il lui avait dit de se calmer. Conseil qu'il avait étonnamment suivi...jusqu'à ce qu'il recroise son ex dans une soirée, depuis plus moyen de lui faire lâcher tequila, vodka ou whisky, ses trois meilleurs amis. Alors, bien sûr devant les gorilles dont le seul boulot est de vérifier que les pigeo...client vont dépenser tout leur fric dans les boissons, être déjà bourré, ça fermait des portes. Réussir à paraître sobre quand on est bourré est tout un art que son pote n'arrivait plus à maitriser.

Ils arrivèrent à rentrer sans trop de problème et se prirent une bouffée de chaleurs et la soirée commença. Il trouva bien vite sa proie en la personne d'une jeune fille brune se déhanchant subtilement sur la piste de danse. Il regarda avec envie ses courbes élégantes et s'approcha d'elle, l'effleurant assez régulièrement en accusant son manque d'équilibre et la salle bondée.

Après une bonne demi-heure à la mater allègrement, il la vit se diriger vers le bar. Il se mit à côté d'elle et lui proposa de lui payer un verre, ce qu'elle accepta sans sourcilier, puis après avoir réussi à vider son portefeuille en alcool, elle accepta de venir chez lui.

Oh bordel ! Qu'est-ce qu'il détestait les gueules de bois ! Il essaya de rassembler ses idées. Hier soir il déprimait à cause de son célibat donc il avait décidé de sortir, il avait trouvé une fille et l'avait draguée...assez lourdement maintenant qu'il y pensait, il l'avait ramené chez lui, ils avaient couché ensemble...et vu qu'il était seul dans son lit, elle avait dû se barrer au matin. Le coup classique.

Il se traina hors de son lit et découvrit sur la table de la cuisine un mot de la fille. Lui disant qu'elle avait passé une bonne nuit et qu'ils pourraient remettre ça, à l'occasion...en oubliant de noter son numéro de portable. Aucune chance qu'ils se revoient.

Il poussa un soupir avant d'avaler un verre d'aspirine.

Voilà le chapitre est fini, je sais qu'il a pris du temps à sortir...et ça ne s'arrêtera pas puisque je vais commencer à travailler. Je vais essayer de plus écrire mais je vous promets rien, désolée.

Vu que je suis jamais allée en boîte, dites-moi si ce que j'ai écrit vous semble un peu réaliste dans les reviews.

Je vous décapite

Déponia

(1) je suis extrêmement fière de cette phrase où j'ai réussi à placer un maximum de « et » en peu de ligne ! ...Ouais, vous vous en foutez sans doute mais je le mets quand même

(2) Pour ceux qui connaissent Mr Yéyé et avez écouté Génocide Panda, vous comprenez.

(3) oui, blague de merde, désolé. C'est la faute à*regarde autour d'elle et voit qu'elle est seule*... à cette commode ! (4)

(4) non, j'assume pas non plus cette BDM mais je me fais kiffer à foutre des notes dans des notes.