Bien le bonjour !

Le voilà enfin, le dernier chapitre (c'était censé être un épilogue mais vu la longueur, je crois qu'on peut l'appeler chapitre) de cette fiction, celui que vous attendiez tous (enfin j'espère) ! Je suis un peu triste que ce soit déjà la fin, parce que c'est ma plus longue fiction et que je m'étais habituée à passer tous mes week end dessus. Mais bo, il faut bien finir un jour et je dois dire que l'écriture de cette histoire m'aura beaucoup aidée dans mon deuil Huddyen x) J'espère que vous avez apprécié aussi !

Bonne Lecture ! =)


Epilogue - Conséquences

House gara sa moto et fronça les sourcils. Instantanément, la jalousie le rongea et il regretta d'être venu. Il avait décidé de venir parler à Cuddy et la vision d'un autre homme sortant de chez elle lui déplut au plus haut point. Il sentit son cœur se serrer lorsqu'il vit la doyenne sourire à cet inconnu mais fut soulagé lorsqu'elle se contenta d'une poignée de main pour lui dire au revoir. L'homme lui sourit en retour et repartit en direction de sa voiture, garée à quelques mètres de la moto de House.

Bien loin du calme et de l'assurance qu'il avait ressentit lorsqu'il était parti de chez lui, House bouillonnait. Mais surtout, il doutait. Et si elle avait vraiment décidé de tourner la page ?

Il était encore en train de se demander s'il devait partir ou rester lorsqu'il croisa le regard de Cuddy, surprise de le voir ici. C'était trop tard, il devait prendre son courage à deux mains et aller lui parler cette fois. Il retira son casque et se dirigea vers la doyenne qui se tenait encore dans l'embrasure de sa porte d'entrée.

- « House ! » s'écria joyeusement une petite voix.

Il eut à peine le temps de baisser la tête pour apercevoir une tornade rose se précipiter vers lui et lui enserrer les jambes. Rachel.

Il ne put s'empêcher de sourire. Un mois et demi s'était écoulé depuis la dernière fois où il l'avait vue, lorsqu'il s'était occupé d'elle à l'hôpital, et il réalisa qu'elle lui avait manqué. Et apparemment, c'était réciproque.

- « Salut toi ! » dit-il d'une voix douce en ébouriffant les cheveux de la petite fille qui se dégagea en riant.

Il releva la tête vers Cuddy et répondit à son sourire timide. Il attrapa la petite main de Rachel et ils se rapprochèrent de la maison, pour retrouver la doyenne. La tension était palpable, les deux adultes ne sachant pas comment démarrer la conversation.

- « Tu te fais de nouveaux amis ? » demanda enfin House d'une voix neutre en désignant d'un signe de tête le coupé de l'inconnu qui sortait de la rue.

- « Que… Oh, non, John est juste le nouvel avocat de l'hôpital », dit doucement Cuddy, voyant où il voulait en venir.

- « Oui, les avocats sont des gens biens… », murmura House, regrettant aussitôt ses paroles.

Comprenant qu'il faisait référence à Stacy, Cuddy se défendit aussitôt :

- « Je ne le fréquente pas ! Pas que ça te regarde de toute façon ! » dit-elle d'un ton sec.

« Bravo House, tu as déjà réussi à l'énerver », se dit le diagnosticien en baissant la tête. Il était vraiment incapable de communiquer correctement avec elle et cela le désolait. Il soupira bruyamment.

- « Qu'est-ce que tu fais là ? » demanda Cuddy d'une voix plus douce, voyant l'air dépité du médecin.

- « Je voulais te prévenir que je suis prêt. » répondit-il timidement.

- « A quoi ? » l'interrogea Cuddy, peu certaine de comprendre où il voulait en venir.

- « A assumer mes sentiments. Affronter mes problèmes. M'ouvrir aux personnes qui comptent pour moi et leur faire confiance. » déclara-t-il en la regardant dans les yeux. Surprise, Cuddy le dévisagea, les sourcils froncés et la bouche entrouverte, ne semblant pas prête à lui répondre.

- « Je ne te demandes pas de te relancer tout de suite dans une relation avec moi. Je te demande juste une autre chance. Je sais que c'est au moins la 743ème que je te demande mais la différence, c'est que cette fois j'ai compris que tu avais raison. Que j'avais besoin de m'occuper de moi avant de pouvoir aimer quelqu'un correctement. Et maintenant je suis prêt. Prêt à faire les choses correctement. Prêt à prendre soin de toi et à t'aimer comme tu le mérites. »

- « D'accord », murmura Cuddy, sous le choc, ne réalisant même pas que des larmes coulaient sur ses joues.

Elle était fatiguée de se battre contre lui. De devoir le tenir à distance alors qu'elle mourrait d'envie de le sentir à nouveau contre elle. Il semblait être prêt à tout pour elle et elle n'était pas vraiment heureuse sans lui. Elle voulait arrêter de lutter. Finalement, elle s'approcha de House et se jeta dans ses bras, ne retenant plus ses larmes de soulagement.

House se détendit et passa ses bras autour de la doyenne pour la serrer contre lui, imprimant les courbes de ce magnifique corps contre le sien et humant son odeur enivrante. C'était si bon de la sentir à nouveau près de lui. Il déposa un baiser sur sa tempe et ferma les yeux, apaisé, tout en lui caressant les cheveux pendant qu'elle reniflait, blottie contre son cou.

- « Maman câlin House ! » s'exclama Rachel d'un ton enjoué. Elle avait été témoin de toute la scène, sans la comprendre mais semblait ravie de voir les deux adultes réconciliés.

Ils éclatèrent tous deux de rire à ces paroles et la Cuddy se détacha doucement de l'étreinte de House pour sécher ses larmes et offrir un sourire radieux à sa fille. Puis, elle tourna la tête vers le diagnosticien qui avait toujours un bras autour de sa taille et lui demanda :

- « Ça te dirais de rester dîner avec nous ? »

- « J'adorerais. » lui répondit-il avec ce petit sourire en coin qui la faisait fondre.

Elle lui offrit un sourire éclatant et attrapa sa main pour l'emmener à l'intérieur de la maison, tenant Rachel de son autre main. Entourée des deux personnes qu'elle aimait le plus, elle se sentait à nouveau plus forte. Même si tout était loin d'être réglé avec House, elle espérait de nouveau et cela lui faisait un bien fou.

Ils mangèrent tranquillement, le repas ponctué de monologues plus ou moins compréhensibles de Rachel alors que les deux médecins se souriaient parfois, se dévorant du regard. Une fois le repas terminé, ils envoyèrent Rachel jouer dans la pièce adjacente, sachant qu'il était temps pour eux de parler sérieusement.

Ne sachant pas par où commencer, ils débarrassaient la table, cette fois en faisant tout pour éviter le regard de l'autre. Alors que Cuddy déposait les assiettes dans l'évier, House se posta derrière elle et se lança finalement :

- « Il faut que tu comprennes que je n'ai pas vraiment changé. Je serais toujours têtu, odieux avec les patients. Je vais continuer à éviter les heures de consultations, à te harceler sexuellement, devant tout le monde et en privé. J'ai évolué mais je n'ai pas changé. »

- « Je ne t'en demandais pas moins », lui répondit Cuddy en se retournant pour lui faire face, « c'est comme ça que je t'aime. »

Elle détourna aussitôt les yeux, gênée de s'être si facilement laissée emportée par ses sentiments pour lui. Elle inspira profondément avant de reprendre :

- « Qu'est-ce qui t'as fait changer ? Quand j'ai rompu avec toi, tu me reprochais de vouloir te changer et maintenant tu reviens pour me dire que j'avais raison ? Ça ne te ressemble vraiment pas, » dit-elle en le dévisageant, perturbée.

- « Je me suis rappelé pourquoi j'avais arrêté la Vicodin la première fois, pourquoi je suis allé à Mayfield et j'ai réalisé que ça en valait la peine, que je n'avais pas envie de redevenir aussi con qu'avant. » dit-il en se rapprochant d'elle alors qu'elle paraissait toujours aussi troublée.

Cuddy enregistra silencieusement les informations qu'il venait de lui donner, cherchant le sens de ses mots avant de sentir son cœur se serrer :

- « Tu as recommencé à halluciner ? » l'interrogea-t-elle.

- « Une fois, mais ça m'a suffit à comprendre que je n'avais pas le droit de te faire ça. » répondit doucement le diagnosticien.

- « C'était… Enfin est-ce que je… » Cuddy bafouilla en baissant la tête, ne sachant pas comment lui faire comprendre ce à quoi elle pensait.

House franchit la distance qui les séparait et passa sa main sous le menton de la jeune femme pour lui relever la tête.

- « C'était toi. » murmura-t-il, répondant à sa question silencieuse. « C'est toujours toi. »

Les yeux de la doyenne s'embuèrent aussitôt et elle détourna le regard alors que la main du diagnosticien lui caressait le visage. Encore une fois, il avait dû tant souffrir, et elle était la principale fautive, même si elle avait eu de bonnes intentions.

- « Mais ça m'a aidé finalement. Je me suis rendu compte que je ne pouvais pas me contenter d'une simple hallucination. Que c'est toi que je veux. Et que j'étais prêt à faire tous les efforts nécessaire. Alors j'ai appelé Mayfield… » commença-t-il.

Il sentit le corps de Cuddy se raidir au nom de l'hôpital psychiatrique et la rassura en continuant de caresser sa joue avec son pouce. Il reprit :

- « J'ai appelé Mayfield et j'ai repris mes séances avec Nolan. Tous les jours, j'allais le consulter. Il m'a fait parler, plus que la dernière fois. Je me suis plus ouvert en un mois de séances quotidiennes que je n'ai pu le faire en un an. On a parlé de mes problèmes. On a beaucoup parlé de toi, mais aussi de tout le reste. Et je vais mieux maintenant alors on a arrêté les séances quotidiennes, mais je continuerais à aller le voir une fois par mois. Parce que je veux continuer à être bien et je ne veux plus replonger. Je veux être celui qu'il te faut. »

Lorsque House termina son monologue, son cœur battait la chamade. Il ne s'était jamais autant dévoilé devant elle, il avait toujours préféré ignorer ses problèmes et faire comme si tout allait bien. Et maintenant, il avait peur de sa réaction, surtout parce qu'elle s'était remise à pleurer, probablement sans s'en rendre compte.

Puis, soudainement, elle colla son corps au sien, passa ses deux bras autour de son cou et murmura d'une voix rauque :

- « Embrasse-moi ».

Il ne se fit pas prier et fondit aussitôt sur les lèvres qui lui avait tant manqué. Leurs corps se collèrent un peu plus, si c'était encore possible et le diagnosticien suçota avidement la lèvre inférieure de la doyenne pour qu'elle entrouvre la bouche. Leurs langues se rejoignirent instantanément, se lançant dans des retrouvailles passionnées.

L'air venant à manquer, ils se séparèrent au bout d'un long moment, essoufflés, leurs cœurs battant à un rythme effréné. Front contre front, ils se sourirent et restèrent immobiles pendant de longues minutes, profitant du sentiment de plénitude qui les envahissait.

- « Il faut que j'aille coucher Rachel. » finit par déclarer Cuddy, sans pour autant s'éloigner du diagnosticien.

- « Fais donc ça, » répondit House d'un ton malicieux, « comme ça, on pourra enfin passer aux choses sérieuses ! » dit-il en lui lançant la un regard suggestif.

Cuddy éclata de rire et l'embrassa de nouveau, laissant longuement traîner ses lèvres sur la bouche du médecin avant de se retirer de ses bras.

Malgré les protestations de la fillette, et après l'avoir autorisée à déposer un baiser sur la joue de House, Cuddy partit la préparer pour la nuit pendant que le diagnosticien s'installait devant la télévision afin de choisir le film qu'il regarderait ensuite avec la jeune femme.

Une vingtaine de minutes plus tard, comme il était toujours tout seul, House se dirigea vers la chambre de l'enfant et ne put s'empêcher de sourire en voyant Cuddy, rayonnante, raconter une histoire à sa fille. Il s'appuya contre la chambranle de la porte pour les observer et lorsqu'il vit Cuddy relever la tête vers lui pour lui sourire, il sourit à son tour, se disant que si c'était à refaire, il serait prêt à repasser par tous les mauvais moments qu'il avait connu au cours des dernières années parce qu'au final, la voir sourire valait bien tous les sacrifices du monde.


Voilà ! C'est fini ! J'espère que vous avez apprécié ! Je ne sais pas si vous vous attendiez à une fin aussi positive, mais je n'avais vraiment pas le coeur à la finir mal ! Alors je m'excuse si vous avez trouvé ça trop niais, je retournerais dans mon registres de prédilection, à savoir le drama, aussi vite que possible ! ^^

N'oubliez pas de me laisser un petit mot avant de partir ! Merci de m'avoir suivie !

A bientôt !