Coucou tout le monde !
Voici après plusieurs mois de silence un nouveau chapitre.
En tout cas, je m'excuse vraiment de vous avoir fait attendre si longtemps mais soyez heureux, je n'ai pas abandonné l'histoire et je ne suis pas prête à le faire plein d'idée me venant sans cesse dans la tête.
C'est juste à cause de problèmes personnelles que je n'ai pas pu écrire pendant tout ce temps.
Normalement, le pire étant passé, je devrais poster plus régulièrement la suite surtout que j'ai déjà écrit les deux chapitres suivants.
Sinon, je remercie encore tous ceux qui prenne le temps de lire mon histoire.
Sur ce, Bonne lecture !
Chapitre 6 : Visite du département d'art
Comme si elle avait un pouvoir de voyance, Cynthia se rend dans le hall moins d'une minute avant que son patron et le fils de leur nouveau client ne rentrent dans les locaux. Avec un grand sourire, elle va les accueillir et leur demande si tout s'est bien passé pendant la pause de midi.
A la légère grimace que fait Justin et le visage soudain sombre du brun, elle comprend qu'elle vient de toucher un point sensible. Mais avant qu'elle ne puisse revenir sur ses mots, le directeur de Kinnetik prend la parole. Il précise qu'ils sont allé à la Maison Rouge que la blonde connait bien.
- La viande et les desserts sont toujours excellent. Cependant, il y avait un serveur... Si j'avais pu l'étrangler, je l'aurais fait ! D'ailleurs, le directeur va sûrement appeler pour me parler et présenter ses excuses. Tu me le passeras, ordonne gentiment le brun pendant qu'il y pense.
- Très bien, Brian, déclare la belle blonde en se faisant une petite note mentale. Et sinon, une autre chose est arrivée ?
- Nous avons eu le bonheur de croisé Mélanie, grogne Brian encore en colère du comportement immature de la femme. Elle nous ai tombé dessus et à commencé à taper un scandale au beau milieu du restaurant.
- Ah... Dur, admet le bras droit de l'agence. Mais pourquoi elle a fait une scène ?
Le brun et le blond la regarde un peu étonné de sa question. Il faut quelques instants pour que Brian se souvienne qu'il n'a pas encore eu la possibilité de lui parler de ce qui s'est passé la veille. Tout en marchant vers l'ascenseur pour se rendre au département d'art, l'homme s'empresse de faire un court résumé des événements de la soirée précédente.
Je comprend mieux maintenant ! Ce n'est vraiment pas de chance d'avoir dû subir tout cela lors de votre premier rendez-vous, conclut-elle en regardant les deux hommes qui se mettent à rougir. J'espère que tu ne regrette pas Justin d'avoir été mangé avec mon patron.
Le blondinet encore rouge de la remarque précédente prend immédiatement la parole pour défendre Brian.
- Non pas du tout ! Ce n'est pas la faute de Brian, il ne pouvait pas savoir que Mélanie allait être présente comme il ne pouvait pas se douter qu'il y aurait un employé un peu trop zélé. Et puis, malgré ces incidents, nous avons pu parler de beaucoup de chose, s'enthousiasme le blond en regardant le brun qui l'observe avec tendresse. J'ai appris plein de chose sur Bri et je suis vraiment ravie ! Donc, je ne regrette pas du tout.
- Et bien, je suis heureux pour vous deux ! Déclare chaleureusement Cynthia en rentrant dans l'ascenseur.
Ils la remercient avant de s'échanger un sourire heureux et de la suivre dans la cabine.
- Vous êtes alors en couple ? Demande-t-elle par curiosité tandis que l'ascenseur commence à monter.
Un silence gêné tombe. Les deux hommes s'observent, essayant de trouver la bonne réponse sur le visage de l'autre.
- Heu... je... hésite le blond avant de s'arrêter, ne sachant quoi dire, quoi répondre.
Venant à son secours, le brun explique qu'ils n'ont pas parler de leur statut pour le moment. La blonde sourit et avant de quitter l'ascenseur, arrivée à l'étage voulu, leur conseille de le faire maintenant.
- A plus tard, Brian, Justin, lance-t-elle avant de se diriger d'un pas élégant et rapide vers le département de ressources humaines.
De nouveau seuls, les deux hommes restent silencieux jusqu'à ce qu'ils arrivent au quatrième étage, là où est situé le département d'art. Mais avant que les portes ne s'ouvrent, Brian appuie sur un des boutons pour les bloquer.
- Elle a raison. Nous devons parler de cela, marmonne le brun d'un ton peu confiant ne sachant pas trop comment si prendre.
Il faut dire que cela ne lui étais jamais arrivé de parler de cela. Avant de voir Justin, il ne se doutait même pas qu'un jour il puisse avoir une telle discussion. Le blond hoche la tête pour montrer qu'il est d'accord avec cette idée. Cependant, tout comme Brian, l'occasion d'une telle discussion ne s'est encore jamais présenté devant lui et il ne sait pas non plus par où commencer.
Plusieurs secondes s'écoulent dans un silence pesant, chacun attendant que l'autre se lance. Au final, après une longue inspiration, c'est le plus âgé qui se remet à parler.
- Je... heu... Comment dire... Je..., bégaye lamentablement l'homme n'étant pas sûr de comment il doit formuler ses pensées.
Face aux hésitations du brun et à son regard plus que fuyant, le sourire du blond disparaît lentement. Néanmoins, cela le pousse à prendre son courage à deux mains et coupe la parole à Brian toujours en train de baragouiner des sons peu compréhensibles.
- Bri, ce n'est pas grave si tu n'es pas prêt à nous donner le nom de couple ou de me voir comme un petit ami. Je sais que tu crois en nous et cela me suffit, assure doucement Justin sentant quand même son cœur se serrer à ses paroles. Comme je te l'ai dit plutôt, je suis prêt à te donner le temps dont tu as besoin pour te faire à cette idée et...
- Non ! Non, ce n'est pas ça que je voulais dire, s'empresse de déclarer Brian interrompant vivement le blondinet comprenant que ce dernier est en train de se faire un mauvais film. Au contraire, je... mmm... je...
- Tu ? Tu quoi ? Demande le blond en penchant la tête, le regard remplit d'incompréhension ne voyant pas où le brun veut en venir.
- Je voulais te demander si tu étais d'accord que tu sois mon petit ami, souffle d'une seule traite le brun baissant la tête vers le sol n'osant pas affronter le blondinet ayant peur de se prendre un râteau.
- C'est vrai ? Tu veux qu'on soit ensemble ? En couple ? Interroge le plus jeune n'arrivant pas en croire ses oreilles, une lueur d'espoir réchauffant son coeur.
- Oui, marmonne le brun embarrassé par toute la scène. Mais si tu ne veux pas je comprendrais...
- Oui ! J'accepte ! Je veux être avec toi, s'écrie le blond coupant le brun, le regard brillant de bonheur.
Alors que le cerveau du brun commence à comprendre la bonne nouvelle, un poids atterrit violemment contre sa poitrine le plaquant contre la paroi. Ne pouvant contenir sa joie le blond s'est jeté sur le plus âgé pour le câliner.
Le brun sourit et referme ses bras autour du petit corps chaud posant sa tête sur la petite tête d'ange comme il l'a déjà fait plutôt au restaurant. C'est dans un silence détendu que le nouveau couple profite de l'étreinte.
Humant le parfum sucrée du blondinet, Brian réalise qu'il ne s'est jamais senti aussi bien et apaisé que maintenant. Il remercie les cieux de lui avoir permis de rencontrer Justin et aussi, d'avoir fait en sorte que la veille qu'il ait enfin ouvert les yeux face aux relations malsaines qu'il entretenait avec Lindsay, Mélanie et surtout Michael.
Il sait très bien que s'il avait rencontrer Justin plutôt même un jour avant, il n'aurait jamais osé même penser à accepter de discuter avec lui. Pourquoi se serait-il intéressé à un adolescent quand il a tout les pédés de Liberty Avenue à ses pieds ? Dire qu'il aurait pu repousser la meilleure chose dans sa vie. Même si cela fait que quelques heures qu'il connait Justin, il sait que grâce à lui, son existence va prendre un réel sens.
Au bout d'un moment, naturellement les deux êtres se séparent doucement. Chacun souriant à s'en faire mal aux joues tant ils sont heureux de la tournure des événements.
- Il faudrait qu'on libère l'ascenseur, chuchote un peu tristement le brun n'étant pas très motivé à retourner au travail et d'abandonner Justin. Tu es prêt ? On va visiter le département d'art.
- Oui, Bri, sourit brillamment le blondinet se préparant à quitter le cocon que forme l'ascenseur.
Le brun débloque alors l'appareil qui ouvre ses portes les laissant sortir. Devant se montrer professionnel face à son personnel, le brun se retient de tenir le blond par la taille. A la place, il pose sa main sur l'épaule du plus jeune pour le guider à travers l'immense espace ouvert.
Le brun se met à marcher tout en expliquant les raisons d'un tel agencement et le blond suit le pas en l'écoutant un peu distraitement, ce qui le voit l'intéressant plus. La pièce est découpé en plusieurs grands pôles parfaitement définie d'après ce que le blond peut observer.
A droite de l'ascenseur, un espace de plusieurs mètres carrés, protégé par de petites parois blanches amovibles, a été créé. Le blond devine facilement que des bureaux sûrement tous équipés d'ordinateur à la pointe de la technologie s'y trouvent, séparés des uns des autres par de fines cloisons séparés créant de petites niches de travail. Certains font face à la grande baie vitrée qui permet aux rayons du soleil d'illuminer la pièce, d'autres sont tournés face à la salle bien que les panneaux, empêchent les employés de voir ce qui se passe devant eux.
D'ailleurs au bruit de l'ascenseur qui s'est ouvert, quelques uns plus curieux que les autres employés se sont levés pour voir qui est arrivé, ce qui fait que le blond peut voir dépasser quelques têtes par-ci et par-là. Brian leur fait signe de la main et ils lui répondent par un sourire nerveux.
Quand le grand patron descend à leur étage, c'est souvent très mauvais signe pour eux. En effet, les seuls fois où il apparaît hors de ses visites prévues par le calendrier de travail, cela signifie que leur travail n'a pas satisfait Brian et qu'il vient mettre les choses au point.
Par chance pour leurs oreilles, vu le nombre de fois où il vient les voir étant extrêmement exigeant, ce dernier ne crie presque jamais. Il se trouve que Brian n'est pas du genre à hurler à tout va, s'excitant sur tout le monde, le visage rouge de colère même si parfois ses employés préféreraient. Une bonne engueulade est parfois moins effrayante et stressante que des remontrances glacées à faire pleurer la reine blanche de honte.
Le brun a l'habitude de pointer les défauts de leur travail avec honnêteté et franchise sans prendre de gants, ce qui est souvent douloureusement gênant pour le concerné. Pour en rajouter une couche devant ses moments de colères froides, il se sert d'un ton effroyablement calme et tranchant provoquant en eux des frissons d'inquiétudes et de malaise ayant l'impression qu'ils vont se transformer en bonshommes de neige.
Le blond sourit aux employés derrière les panneaux qui sont soulagés de s'apercevoir que Brian est juste venu pour faire visiter les locaux. Ils se rassoient alors et se remettent au travail, se demandant toutefois mentalement qui peut bien être le jeune homme blond.
Ils n'attendent pas longtemps car en bon hôte, Brian conduit son invité à venir voir les petits boxes et présenter ses employés. Justin est émerveillé en voyant les scanners dernier cri et les écrans tactiles. Le brun est ravi de s'apercevoir que son petit ami est impressionné par les équipements derniers cris qu'il a acheté pour son entreprise.
- Si tu veux, je demanderais à l'un d'eux de te présenter nos logiciels de graphismes, propose-t-il à Justin sachant que cela va sûrement faire plaisir au blondinet.
- C'est vrai ? Ça serait génial ! S'exclame le blond en essayant de garder son ton le plus bas possible pour éviter de trop déranger les travailleurs.
- Oui, sourit l'homme ne faisant pas attention à ses collaborateurs qui tentent de les observer le plus discrètement possible. A la fin de la visite, on reviendra ici et je te laisserais-là jusqu'à ce que tu veuille t'en aller, si tu veux.
- D'accord ! Ce serait génial ! Accepte le blondinet gardant son sourire éblouissant.
- Bon, viens, je vais te présenter à ses curieux qui pensent que je ne remarque pas qu'ils nous épient, déclare le brun, motivant tous les curieux à se replonger immédiatement dans leur travail.
Ils s'arrêtent à chaque boxe et Justin est surpris de s'apercevoir que Brian interpelle chacune des personnes par leur prénom. Il est rare que les grands patrons connaissent autres que le nom de leurs directeurs et de leurs secrétaires. Cela donne un côté encore plus humain au brun, ce qui fait encore plus succomber le blond.
Son grand-père et son père sont de la même trempe. Même s'ils vivent au sommet de la pyramide, ils descendent souvent de leur trône pour aller voir comment se porte le petit peuple. C'est vrai qu'ils ne connaissent pas tous leurs employés, le nombre s'élevant à plusieurs dizaines de milliers avec tous les magasins, les usines qu'ils possèdent mais ils connaissent tout ceux qui travaillent au siège soit, près de cinq cents personnes. Bon, il faut dire que dans la famille, ils ont la chance d'être très physionomiste accompagné d'une excellente mémoire des prénoms, ce qui n'est pas donné à tout le monde malheureusement.
Après avoir échanger quelques paroles avec chacune des personnes assises derrières un bureau, les deux hommes se remettent à parcourir l'immense salle en continuant d'aller tout droit où se trouve plusieurs tables rondes entourées de fauteuils recouvert d'un tissu bleu foncé. Quatre personnes s'y trouvent, chacun installé à une table différente.
Justin s'aperçoit qu'ils sont penchés soit au-dessus de grandes feuilles blanches ou soit au dessus de carnets de dessins qui lui rappelle ceux qu'il utilise, stylos à la main, concentrés. Des pots remplies de stylos, de feutres et de crayons sont posés devant eux. Il devine qu'ils sont en train d'esquisser de futurs publicités.
Contre le mur derrière les tables, des étagères en métal ont été montés. Quelques-unes sont chargées de fournitures de dessins tel que des pinceaux, des pots de peinture, des boîtes de fusain ou encore des carnets de croquis ainsi que des crayons de couleurs et des feutres parmi d'autres choses. Le tout est rangé avec grand soin, rien ne dépassant démontrant que les employés prennent vraiment soin du matériel mis à disposition par la société. sont rangés avec grand soin. Les dernières planches de métalliques sont remplis de livres et de magazines. Justin suppose qu'ils traitent de la publicité, du design et de l'art en général.
- Cela ne te dérange pas si on évite de les déranger ? Demande Brian sachant qu'un artiste perturbé peut très vite perdre son idée et malheureusement, jamais la retrouvée.
Le blond, adepte du dessin et de la peinture comprend très bien pourquoi l'homme pose cette question et accepte sans se plaindre de passer ses présentations. Ils se remettent à marcher jusqu'au fond de la pièce qui s'ouvre sur un couloir. Deux portes en verres se trouvent du côté droit tandis que trois portes cette fois-ci peinte gris clairs se trouvent de l'autre côté. Au fond une porte coupe-feu cache les escaliers de secours.
Ils s'engagent dans le corridor et rentre dans la première pièce à leur droite. C'est une salle dédiée aux montages vidéo et audio. Il y a tous les appareils nécessaires pour créer des bandes sons et des publicités pour la télévision fantastiques.
- Presque tout le rez-de-chaussée et le premier étage sont des zones de tournage ou des studios photos. Cela nous permet de faire des essais à des coûts plus bas que si nous devons sous-traiter avec une autre entreprise, explique Brian avec fierté. En outre, cela nous évite d'avoir trop de problème au niveau des délais et de la qualité du produit comme nous pouvons contrôler chaque publicité, de l'idée au tournage.
- C'est incroyable ! Comment t'es venu l'idée de toutes ses installations ? Demande le blond ébahit.
Il comprend comment l'agence à réussi à créer pour les sociétés d'électroniques de sa famille des publicités de tels qualités.
- Dans mon ancienne agence, nous avions souvent des problèmes par rapport à des studios de tournages avec qui on travaillait. Cela nous a assez souvent coûté plusieurs contrats très juteux. De nombreux publicistes ont tenté de convaincre d'abord Gardner, notre premier directeur et puis, Vance, celui qui a repris l'agence, de corriger ce problème, raconte Brian en grimaçant en repensant à tous ces clients perdus à cause de l'entêtement des deux hommes. Mais étant de la vieille génération et ayant peu de connaissance avec les nouvelles technologies, ils ont tout deux refusés de prendre le risque d'acheter de tels installations et ont toujours préférés laissés se travaillent à d'autres entreprises.
Le blond grimace à cette histoire se demandant si les anciens patrons de Brian voulaient vraiment que leur agence réussisse. Il ne faut pas avoir fait HEC pour comprendre que cette préférence de choisir de faire sous-traiter le travail que de le faire par soi-même est une perte importante de temps et d'argent, donc de compétitivité.
- Au fil du temps et à force de me prendre la tête avec les studios de tournage pour des broutilles, il m'est rapidement paru évident que si j'ouvrais un jour mon agence, j'installerais tout le nécessaire pour tourner mes propres publicités, continue le brun se rappelant des nombreuses crises qu'il a dû piquer et des heures qu'il a dû passer au téléphone pour parfois obtenir des résultats tout juste bon pour la poubelle.
- Et un jour, tu as eu l'occasion d'ouvrir Kinnetik. Comme tu n'as pas oublié ces problèmes de sous-traitance, tu as pas hésiter longtemps avant d'installer tout cela, termine le blond finissant la petite histoire. C'est vraiment génial en tout cas !
- Je suis heureux que cela te plaise. J'avoue que c'est l'une de mes plus grande fierté, admet le brun en se remettant à sourire avec satisfaction. Les clients sont toujours impressionnés et ravis d'apprendre que c'est mon agence qui s'occupe de leur projet de A à Z.
Après avoir fait le tour de la salle, les deux ressortent passant devant la première des portes de gauches. Le brun explique que c'est la chambre noire, la pièce dédié aux développement des pellicules photos. Bien qu'ils l'utilisent de moins en moins, il est toujours intéressant d'en avoir une.
Ils rentrent dans la pièce suivante. C'est une salle de repos qui a un coin cuisine. La majeure partie de l'espace est prise par du mobilier. Brian ne se moque pas des employés ayant achetés deux grands sofas en cuire rouge paraissant moelleux à souhait accompagnés de quatre fauteuils, une table basse en verre où trône un bonsaï en pleine fleuraison d'une taille honorable qui a du coûter très cher. Le blond replace chaque meuble dans la collection d'une célèbre marque de luxe italienne que sa mère chérie tant.
Au mur une immense télévision écran plat a été installé, relié à un lecteur DVD. Une petite bibliothèque a été placé à la gauche du téléviseur remplit de quelques DVD, de magazines et de romans. En penchant la tête de côté, le blond parvient à lire quelques titres qu'il reconnaît comme étant des grands classiques de la littérature.
Dans la partie dédiée à la cuisine, se trouve un grand frigo américain gris métal où un calendrier créer par l'entreprise pour leur client en fin d'année a été aimanté. Sur le plan de travail blanc se trouve, tout près de l'évier une corbeille remplit de fruits : pommes, bananes, kiwis et oranges.
A une bonne distance de la source d'eau a été installé une machine à café accompagné de ses capsules individuelles, de sachets de sucre ainsi que de tasses et cuillères jetables. Au côté du meilleur ami des travailleurs qu'est la machine à café, deux micro-onde ont été installés. Justin trouve intelligent d'en avoir mis deux, cela évite un trop long temps d'attente surtout lorsqu'on a une pose-déjeuner limitée.
Au dessus des appareils électroménagers, des placards aux portes peintes en rouge rappelant les canapés ont été placés. Justin est prêt à parier que dedans se trouve des biscuits et autres friandises qui peut combler un creux pour les becs à sucre. Ne voyant pas de poubelle, le blond suppose que cette dernière doit être cachée par l'un des pans en bois se trouvant sous le plan de travail, comme cela se fait souvent.
Une table rectangulaire entourée de six chaises a été poussé au fond de la pièce près du réfrigérateur permettant en moins de trois pas de s'asseoir après s'être servie.
- C'est sympa ici ! Il manquerait plus qu'un babyfoot et quelques jeux vidéos pour que ce soit parfait, déclare Justin après avoir longuement observé tous les coins de la pièce.
- C'est dans la salle de repos principale au second que cela se trouve, déclare Brian amusé par la curiosité du jeune homme qui n'arrête pas de se déplacer de droite à gauche pour tout voir. Tu ne crois pas que j'aurais oublié de tels moyens de divertissements quand même ! Si j'ai pensé à installé un studio de tournage, j'ai pensé à tout !
- C'est vrai ? Cela doit être génial de travailler ici ! S'enthousiasme Justin ayant aucun mal à imaginer le bonheur de travailler dans une telle société qui rappelle étrangement celles de sa famille.
- Il faut ce qu'il faut pour garder les meilleurs dessinateurs, graphistes et artistes du coin. Ils ont besoins de s'aérer souvent l'esprit, avoue le brun avec un petit air conspirateur.
Le blond ne peut qu'être d'accord avec ce que vient de dire son petit ami. Le seul moyen de lui faire oublier l'art pendant un certain temps, c'est soit de manger soit de trouver un excellent divertissement.
Ils finissent par se diriger vers la dernière porte en verre, la dernière salle à visiter vu que la troisième porte se trouve être des toilettes. C'est une salle de conférence ressemblant fortement à celle où ils se sont rencontrés le matin-même mais d'une taille beaucoup plus humble que celles qui sont au dernier étages
Ils ne s'attardent pas longtemps dans la pièce rebroussant rapidement chemin. Ils traversent le couloir en sens inverse pour revenir dans l'espace ouvert pour s'intéresser au côté gauche, celui qu'ils n'ont pas encore observé. Trois tables d'une longueur importante sont placées presque bout à bout, d'immense feuilles empilés avec soin dessus pour éviter toute déchirure. Derrière se trouvent deux imprimantes de tailles impressionnantes, quelques ordinateurs et scanners ainsi que de grands tableaux transparents où l'on peut facilement accrocher plusieurs grandes affiches.
Justin s'étonne de voir si peu de machine à imprimer sachant le nombre d'affiche que le brun doit produire. Il en fait par au directeur de l'agence qui s'empresse de lui expliquer que ceux sont les imprimantes de secours. Presque tout le second étage, mise à part la salle de repos principale, est dédié à l'impression. Et le blond est une fois de plus en admiration devant la prévoyance du brun.
La visite du département d'art étant terminé, les deux retournent vers les boxes de travaillent. Ils s'arrêtent à deux mètres de la première niche, le brun voulant discuter de quelque chose.
- Bon, il est temps que je te laisse-là et que je me remette au travail, soupire Brian se passant la main dans les cheveux. J'ai entendu que ce soir, tes parents ne sont pas là. Si tu veux, tu peux rester jusqu'à la fermeture de l'agence et qu'on aille manger ensemble. Peut-être même aller chez moi, regarder un film ou deux.
- C'est une bonne idée, acquiesce Justin avec joie, heureux d'avoir de nouveau la possibilité d'un tête à tête avec son petit ami.
- Génial, on fait comme ça alors, déclare le brun se remettant à avancer vers les bureaux ouverts.
Il interpelle un de ses employé prénommé Bill sachant que ce dernier n'est pas sur un projet urgent. Rapidement, il lui demande de montrer comment fonctionne les logiciels de graphismes que l'agence utilise au blondinet, ce que le salarié accepte sans se plaindre. Non seulement personne ne refuse quelque chose au grand patron au contraire, s'il demande de sauter, il est plutôt bien vu de lui demander à quelle hauteur il faut sauter, mais aussi, le jeune homme à l'air sérieux et attentif, prêt à écouter.
- Bien, je t'abandonne ici, Justin. N'hésite pas à utiliser la salle de repos de l'étage ou à demander à Bill de te mener à celle du deuxième étage si tu veux faire autre chose. Si tu as besoin de me voir, monte au dernier étage, c'est là où se trouve mon bureau. Je doute que je pourrais t'accueillir immédiatement mais Cynthia sera là pour te faire patienter, prévient le brun tout en réfléchissant s'il n'a pas d'autre chose importante à dire.
Ne trouvant rien de plus à ajouter, Brian finit par prendre congé, un peu triste de ne pas pouvoir câliner le blond avant de se remettre au travail. Lui qui, avant de rencontrer Justin, détestait les étreintes, n'a eu besoin que de deux moments avec le petit blondinet blotti tout contre lui pour adorer cela.
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Brian a à peine le temps de poser le pied hors de l'ascenseur que sa secrétaire se précipite vers lui pour lui dire que le directeur du restaurant est en ligne et souhaite lui parler.
- Et j'ai reçu le mail concernant le fameux projet de concours. J'ai déjà donner l'ordre à Jimmy et Zack de se pencher sur la question, explique la femme tandis qu'ils se dirigent vers le bureau du Brun. Monsieur Brown a appelé pour parler de la prochaine campagne pour les fêtes de fin d'années. Il veut que vous le rappeliez dès que possible.
- Très bien Cynthia. Je veux que personne ne me dérange pour les deux prochaines heures à part si...
- Il y a le feu quelque part, s'amuse la blonde connaissant son patron par cœur.
- Exactement et aussi, à part...
Le brun qui commence à rentrer dans son bureau n'a pas le temps de terminer sa phrase que la blonde le coupe.
- Si Justin veut te voir. Pas de souci, Brian, déclare-t-elle amusée avant de laisser l'homme pour retourner à son travail.
Ce dernier referme la porte et s'empresse de gagner son fauteuil. C'est seulement une fois bien installé qu'il décroche le combiné de son téléphone fixe dont un des boutons clignotent pour le prévenir qu'il a un appel en attente.
- Allô, Brian Kinney à l'appareil, annonce-t-il pour montrer qu'il est au bout du fil.
- Bonjour monsieur Kinney. Je suis Steven Harmon, le directeur du restaurant ''La maison Rouge'', se présente l'autre homme. Monsieur Konan, le maitre d'hôtel m'a informé du comportement effrayant qu'à eu le serveur Will Paulson envers vous et votre compagnon. Je tiens tout d'abord à présenter mes excuses pour ce que vous avez subit dans notre établissement.
- Je vous remercie de vous soucier de ce qui nous est arrivé, déclare le brun attendant la suite.
- Pour montrer la sincérité de mes excuses et pour vous dédommager avec les moyens que nous possédons, nous vous offrons un week-end prolongée au White Cottage, dans le Vermont, l'un des hôtels appartenant à notre groupe, explique-t-il avec sincérité. Bien entendu, les billets d'avion en première classe ainsi que tous les repas sont compris. Je sais bien que cela ne va pas vous faire oublier l'attitude de monsieur Paulson mais j'espère que cela vous permettra de vous changer les idées.
- C'est très gentille de votre part. Vous n'êtes pas obligé, déclare le brun comme la politesse l'exige.
Cependant, il est très heureux d'une telle offre. Il a hâte d'en faire part à Justin et qu'ils en profitent ensemble. Lui qui n'est jamais partie en vacances avec quelqu'un, il a étrangement envie de passer quelques jours seuls avec le blondinet. Il imagine facilement le blond en train de s'enthousiasmer face à la beauté d'un paysage enneigé et cela le fait déjà fondre par avance.
- Bien entendu, l'invitation est ouverte, reprend l'autre homme empêchant Brian de continuer à rêver. Vous pourrez l'utiliser quand vous le désirez, il suffira d'appeler le White Cottage au moins trois jours avant et de donner votre nom.
- Très bien, estime Brian, enchanté qu'il n'y ai pas de date contraignante.
La plupart du temps, avec de telles invitations, les gens sont contraint de réserver qu'à certaines périodes souvent hors vacances scolaires et hors jours fériés. En effet, ce sont pendant ces congés-là que les hôtels font le plus de bénéfice. Chaque chambre est donc importante pour pouvoir la réserver pour des gens qui vont payer le prix fort étant en haute saison.
- Par rapport à monsieur Paulson, je vous informe qu'il a déjà été licencié pour comportement et proposition déplacée envers des clients. Il a été escorté hors de notre établissement juste avant que je ne vous appelle, raconte Harmon.
- Excellente nouvelle ! S'exclame Brian. Je suis ravie que la parole du maitre d'hôtel a été respecté. Je ne manquerais pas à parler de votre efficacité et des compétences de vos cuisiniers autour de moi.
L'homme est plus qu'heureux d'entendre cela. Il a réussi à éviter la catastrophe. Son client va continuer à venir diner dans son établissement et ne lui fera pas de mauvaise publicité. Cette réflexion lui fait penser à autre chose, son esprit de directeur reprenant le dessus.
- Je vous remercie que vous continuez à nous accorder votre confiance. En parlant de cela, une remarque faite par monsieur Konan me revient. Vous êtes bien directeur d'une agence de publicité, non ?
- Tout à fait. Je possède l'agence Kinnetik, répond Brian sentant qu'il peut gagner un nouveau compte.
L'autre homme ne perd pas de temps à tourner autour du pot, posant des questions sur ce que l'entreprise de Brian pourrait faire pour tout d'abord la Maison rouge, mais aussi pour les autres restaurants et hôtels que le groupe financier pour lequel il travaille possède.
La discussion devenue professionnelle dure plus d'une bonne heure avant que Brian finisse par raccrocher, un grand sourire aux lèvres. Il sent qu'il vient de décrocher un nouveau compte assez juteux. Steve Harmon s'est montré très enthousiasme avec les ébauches d'idées qu'il lui a présenté à l'oral.
D'ailleurs, dans moins de deux semaines, ils se sont donnés rendez-vous afin que Brian puisse présenter des esquisses de publicité se basant sur ce dont ils ont parlé. Si cela plait à Steve et ses associés, ces derniers vont signer pour au minimum deux ans avec son agence lui faisant gagner quelques millions de dollars. Certes, ils sont loin d'être un groupe financier aussi important que Taylor & Candles qui pèse plusieurs milliards mais ils se défendent bien outre que tout client est bon à prendre.
Immédiatement après avoir raccrocher, Brian s'empresse de composer le numéro personnel de Léo Brown impatient de savoir ce qu'il désir exactement commençant déjà par avoir deux ou trois idées intéressantes pour des publicités en rapport avec Noël et autres.
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Quelques étages plus bas, Justin découvre avec beaucoup d'enthousiasme toutes les options que propose le logiciel qu'utilise les publicistes de l'agence. Il fait des superpositions d'images, change les couleurs, retouche les ombres, écrit un slogan, change de police, de taille et de tons. A ses côtés, Bill le regarde faire sans rien dire, impressionné par la capacité du blondinet à manier aussi rapidement et aussi bien le logiciel.
Il n'a pas eu besoin de donner de longues et complexes explications ou de se perdre dans des schémas et des démonstrations pour une fois. En cinq minutes, l'adolescent lui a demandé de pouvoir prendre les commandes et d'instinct, s'est mis à se servir de son ordinateur comme s'il le connaissait depuis toujours.
Il y a autre chose que Bill admire chez l'adolescent : son sens artistique. Le concept qu'il est en train de créer devant lui est juste prenant : élégant avec une touche de sexy et d'humour avec une pointe sombre qui attire le regard, le genre qui plait au grand patron et que les gens se souviennent inconsciemment grâce à des éléments de la vie courante.
Alors que l'employé continue à observer l'adolescent et s'inquiète à chaque fois que ce dernier utilise la souris, de peur qu'une modification non réfléchie n'alourdisse le travail, il se rend compte que chaque changement fait par le blond rajoute non seulement du cachet à l'oeuvre mais le sublime.
Plus les minutes passent, plus le publiciste est persuadé que le blondinet a un don pour la publicité et le marketing. Il sait très bien que beaucoup de professionnels n'oseraient jamais ce qu'ose l'adolescent. Ce dernier a une audace folle et une fraîcheur fascinante qu'il n'a encore jamais vue chez une personne non-initié, et même chez la majorité des personnes de ce milieu.
- Tu ne voudrais pas devenir publiciste plus tard ? Finit-il par demander pendant que l'adolescent sauvegarde son travail pour pouvoir le montrer à Brian.
Il est fier de ce qu'il vient de créer et veux savoir ce qu'en pense le brun. En outre, il tient à montrer qu'il a bien écouter Bill et qu'il ne l'a pas dérangé pour rien.
- Heu... Non, pas vraiment. Je veux devenir un artiste peintre, annonce-t-il avec enthousiasme, les yeux brillants de détermination. Pourquoi ?
- Car tu montre un vrai talent pour le métier ! Ce que tu viens de créer en si peu de temps est juste incroyable ! S'extasie son interlocuteur. La plupart des graphistes que je connaisse ne pourront jamais arriver à ce point et les quelques rares qui y parviennent ont besoin de beaucoup plus de temps et de critiques pour parvenir à cela.
Le concerné rougit face à ce compliment et le remercie timidement avant de lui poser une question.
- Par curiosité pourquoi as-tu choisir d'être publiciste ?
- Bonne question ! Laisse-t-il échapper en se grattant la tête ne sachant quoi dire.
Il ne sait pas vraiment pourquoi il a décider de faire ce métier. En y réfléchissant, c'est un peu par hasard et surtout pour une fille qu'il s'est retrouvé à suivre des cours de graphisme, de marketing et de communication. En effet, en dernière année de lycée, il sortait avec une fille qui allait étudier cela à l'université. Pour être sûr qu'ils ne soient pas séparer, il a décidé de prendre les mêmes études qu'elle. Ce qui est triste dans cette histoire et que sa relation n'a pas tenu pendant les vacances d'été.
- Tu n'a jamais regretté d'avoir pris cette décision ?
- Non, pas vraiment. J'avoue que j'ai eu la chance d'avoir des bons professeurs qui ont su transmettre leur passion pour ce qu'ils enseignaient, raconte l'homme en souriant en repensant à certains de ses enseignants. Donc, même si au départ, ce n'est pas mon sujet de prédilection, je me suis très vite pris de passion pour la publicité.
- J'imagine que c'est ce qui change le plus entre le lycée et les études supérieures : la passion, suppose le blond en soupirant. Au lycée, la majorité des profs donnent l'impression qu'ils ont plus envie d'être partout ailleurs qu'en classe. C'est comme s'ils n'aiment pas la matière qu'ils enseignent ou qu'ils n'apprécient pas les élèves.
Voyant que son interlocuteur va pour l'interrompre, il se dépêche de terminer ses explications.
- C'est vrai qu'ils n'ont pas la vie facile dans les trois quarts des établissements avec des jeunes qui peuvent se montrer irrespectueux au possible voir violent, des manques de moyens, etc., admet le blond. Mais par exemple, dans mon établissement, qui est privé, où les professeurs sont grassement payés, très peu s'intéressent vraiment aux élèves.
- C'est sur que beaucoup perdent la flamme au fil du temps et ce n'est pas l'administration qui va la rallumer malheureusement, confirme Bill en grimaçant tristement.
Il n'est pas étonnant qu'une partie des jeunes ne continuent pas les études après le lycée outre le coût outrageusement élevé de l'université. Ils n'ont aucune passion pour les études, au contraire, la plupart d'entre eux en ont été complètement et à jamais dégoûté.
Il ne faut pas plus que cela pour que les deux garçons entament une longue discussion sur les études, l'économie et la politique. Pris dans leur conversation, ils ne voient pas l'heure tourner et ils sursautent lorsqu'un autre employé les interpelle pour les prévenir que c'est le moment de la pause café soit le quart d'heure le plus important de l'après-midi pour un salarié. Cela permet de quitter pour une dizaine de minutes ce qu'ils sont en train de faire et donc, de se changer les idées, de se revigorer un peu et de se réveiller, et pour les fumeurs d'aller fumer une cigarette ou plus.
Bill et Justin se lèvent alors et ils suivent le reste du personnel en pause dans la cuisine. Un par un, ils se font couler un bon café avec la machine dernier cri et presque tous, prennent un truc à grignoter pour l'accompagner. C'est sans trop de difficulté que le blond se met à discuter avec le groupe. Il faut dire que Bill a bien aidé en vantant le travail que le jeune homme a fait.
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Dans son bureau, loin de pouvoir profiter d'une pause café, Brian est en pleine discussion avec son banquier. Ce dernier n'arrive pas à croire le montant du chèque que Ted est venu lui apporter en main propre en début d'après-midi. Il a besoin de tout les justificatifs possible et imaginable pour valider l'arrivée d'une telle somme. Il serait ennuyeux que le Fisc leur tombe dessus. Outre que le banquier veut être certain que le directeur de Kinnetik soit bien au courant d'un tel apport financier.
Dans son métier, il a déjà vue beaucoup de tentative de fraude, d'escroquerie et de mensonge tout comme, il connait plusieurs banquiers et quelques clients derrière des barreaux pour des crimes en col blanc. Ne voulant pas perdre sa place ou de finir en prison, il tente le plus possible de connaître les sources d'argent qui viennent dans les comptes de ses clients.
- Donc, vous m'assurez qu'il n'y a pas d'erreur sur le montant. C'est bien un chèque de vingt-sept millions de dollars que je dois encaisser ? Demande-t-il une dernière fois.
Ce n'est pas le plus gros chèque que le financier ait eu entre ses mains, mais c'est la première fois qu'un tel montant soit destiné pour une société qui n'a même pas encore fêter sa première année d'existence. Il est vrai que l'entreprise n'a que neuf petits mois d'existence.
Il est heureux d'avoir accepter l'agence Kinnetik tout comme Brian Kinney et la plupart de ses employés hauts placés comme ses clients. Grâce au développement intense et rapide de l'entreprise, et donc, des profits et des bénéfices, il sent qu'il va avoir de gros bonus en fin de chaque mois.
- Oui, c'est bien cela, affirme le brun, triant quelques papiers en face de lui. Je vais demander à ma secrétaire de faxer l'accord de payement que Taylor's Electronic a fourni avec le chèque pour que vous puissiez le mettre dans le dossier de l'agence. Au moins, vous aurez la preuve que le groupe Taylor & Candles est au courant de cet encaissement.
- Très bonne idée. Je serais sûr que si le Fisc met un jour le nez dans vos comptes, il ne trouvera pas d'irrégularité, déclare l'homme au bout du fil.
- J'espère bien qu'ils ne trouverons jamais rien ! S'exclame-t-il. Je paye bien assez le département des finances pour qu'ils n'aient pas envie de me voler ! Outre, même si mon directeur comptable, Théodore est un grand ami, cela ne m'empêche pas que tout les jours je vois avec lui tout le travail qu'il a fait, dossier en main.
- La confiance n'exclue pas le contrôle, elle s'en nourrit comme on le dit si souvent ! Déclare le banquier comprenant ce que l'homme explique.
- Tout à fait, acquiesce Brian en accord avec l'expression courante.
Les deux hommes continuent pendant un petit quart d'heure à discuter d'affaire avant que le banquier ne doive raccrocher. Sans attendre, le brun appuie sur l'interphone de son bureau et appelle son directeur des finances. Il lui demande de venir le rejoindre avec le dossier Taylor's Electronic pour qu'ils puissent s'occuper ensemble des papiers à envoyer à la banque.
Ce dernier accepte et ne tarde pas à frapper à la porte du grand patron qui le fait entrer. Ensemble, ils vont s'installer sur l'un des trois sofas disposés pour former un coin détente et casser le style austère du reste de la grande pièce en apportant des matières et des formes plus douces et arrondis.
Théodore dépose le porte dossier sur la table basse en verre et laque, poussant un peu l'imposant vase de cristal remplit d'un bouquet de fleur exotique assez monochrome pour faire de la place. Il l'ouvre et en sort une pile de feuille.
- Qu'est-ce que Monsieur Green à besoin exactement ? Demande-t-il en se tournant vers Brian qui est avachi à ses côtés.
Le brun lui résume sa conversation avec le banquier. A la fin de sa déclaration, son interlocuteur s'empresse de sortir du lot les documents voulus et les donne à Brian. Celui-ci se lève est va ouvrir sa porte pour appeler Cynthia.
La blonde n'est guère surprise de cette apparition. Il faut dire qu'elle a vu Théodore venir dans le bureau de son patron avec des documents à la main. Or, presque à chacune de ses réunions privées, elle est demandée pour effectuer une tâche quelconque.
Bien entendu, cette fois-là ne déroge pas à la règle puisque Brian lui donne les feuilles que son chef comptable lui a passé pour qu'elle les envoye par fax à son banquier. Sans attendre, elle retourne derrière son bureau pour faire son travail tandis que son patron retourne dans sa pièce.
Tranquillement, il va récupérer une bouteille d'eau de son réfrigérateur plus ou moins caché dans l'un des meubles près des canapés. Il en propose une à son ami qui refuse et retourne se poser à ses côtés.
- J'ai vu Mel à midi, lance soudainement Brian brisant le silence reposant qui s'est installé.
Théodore le regarde surpris et un peu inquiet.
- Comment ça s'est passé ? Demande-t-il en fronçant les sourcils.
Connaissant le caractère de feu de la femme et la froideur glaciale que peut avoir le brun, il est certain que cela n'a pas du être beau à regarder.
- Comme tu l'imagines, soupire le concerné. Elle a fait un scandale au beau milieu du restaurant m'accusant de tous les crimes du monde comme à son habitude.
- Aïe, dur ! Cela n'a pas du être très drôle, surtout pour Justin, grimace Théodore. Comment a-t-il réagit le pauvre ?
Le brun le regarde un peu surpris. Il se demande mentalement comment ce dernier a su qu'il est aller dîner avec le jeune homme. Il ne met pas longtemps avant de penser à Cynthia. Les deux ont l'habitude de manger ensemble quand il n'est pas avec eux.
- Étonnement bien. Il m'a défendu ! Tu imagine ! Il a pris m'a défense et à réussi à refermer le clapet de Mel, raconte le brun, de l'incrédulité transparaissant dans la voix.
Il n'a vraiment pas l'habitude que quelqu'un se lève pour lui. Il est encore assez incroyable que le blondinet, qui semble si innocent, candide et doux puisse s'énerver et parler avec tant de conviction et de confiance face à un adulte.
En face de lui, Théodore sent ses yeux sortirent de ses orbites. Lui aussi a du mal à en croire ses oreilles. Il n'arrive pas à imaginer le petit blondinet tout rougissant et timide du matin se lever face à l'ours que peut-être Mélanie. C'est toujours quand il n'est pas-là que les meilleurs choses se passent. Il aurait bien voulu voir la tête de la femme face à cet adolescent.
Il s'empresse alors de demander plus de détails à Brian voulant savoir s'il doit se cacher la prochaine fois qu'il la rencontre. C'est avec un grand plaisir mêlé encore à de la surprise qu'il raconte le déroulement de la scène.
Lorsqu'il termine l'histoire, son comptable se retient un sifflement d'admiration face au comportement protecteur qu'à fait preuve Justin.
- Et bien, il semble être un garçon incroyable !
- Il l'est... vraiment ! Il est très cultivé, mignon et surtout, malgré mon passé et la différence d'âge, il me donne ma chance, avoue le brun ayant encore du mal à croire à tout cela.
- C'est vrai ? Raconte moi tout, s'il-te-plait ? Supplie l'homme suspendu aux lèvres de son ami.
A sa grande surprise ce dernier s'exécute sans rechigner. Normalement, il aurait au moins protester pour la forme. Il se demande un instant s'il n'est pas encore endormi et qu'il est en train de rêver de tout cela.
Loin de se soucier du tourment qui touche son ami, Brian commence à résumer toute l'histoire. Il évoque aussi le problème avec le terrifiant serveur, ce qui inquiète immédiatement Théodore mais qui se garde bien d'interrompre son ami. Il se doute que s'il le coupe, jamais il n'entendra la suite.
Lorsque le brun a terminé, son directeur comptable est lui aussi incrédule face à la personnalité de Justin. Il comprend pourquoi Brian paraît si perturbé et en même temps si heureux. Lui aussi se sentirait comme Brian si un jeune homme tel que le blondinet s'intéresserait à lui.
Malheureusement, il se doute qu'un jour cela soit le cas vu qu'il n'a pas les atouts physique du brun. Mais bon, cela ne le dérange pas au contraire. Il ne saurait de toute façon comment gérer le fait d'être avec quelqu'un beaucoup plus jeune que lui surtout au lit. Malgré tout, le sexe est un point important dans la vie de tout homme gay et il sait qu'il n'a pas l'endurance nécessaire pour tenir face à un jeune débordant d'énergie.
De ce point de vu, il est certain que Brian est l'homme parfait pour les jeunes. D'après ce que Théodore a pu constater après tant d'années passé auprès du brun, l'endurance de l'homme est juste exceptionnelle. Il peut baiser toute la nuit sans montrer le moindre signe d'épuisement, en se donnant corps et âme avec passion et force.
Maintenant qu'il y pense, pas étonnant que ce dernier enchaîne les amants et les baises. Il n'y a pas beaucoup de personnes qui pourraient supporter d'être enculé aussi sauvagement plus d'une fois par nuit, alors chaque nuit... Il espère que Justin aura la même endurance au lit ou que Brian accepte d'oublier un peu le sexe, au moins assez pour laisser le cul du blondinet se reposer sinon l'homme risque de devenir le Diable sur terre par manque.
Voilà pour le moment. Les prochains chapitres vont être plus mouvementées, promis !
A bientôt :3
