Bonjour ! Le 5 Novembre, journée de la désobéissance civile, quel meilleur moment pour publier ce chapitre ? En vrai je ne l'ai pas fait hier soir parce qu'il était 2h du matin et j'avais la flemme... Mais ne brisons pas le mythe du 5 novembre avec ces fadaises... Merci de suivre les aventures de ce cher Yuri à travers la sombre Russie et ses secrets ! N'hésitez pas à laisser un avis, mot, juron, like, dislike, tweet ... Avec vos belles impressions et vos exclamation d'horreur, de stupeur, de... BONNE LECTURE ! Sofia

C'est donc en silence que la voiture se gara devant un immeuble luxueux où Victor avait son appartement. Ils descendirent, laissant le voiturier se charger de la porche du russe alors que celui-ci passait un nouveau bras autour des épaules de son amant pour le guider à l'intérieur. Les deux hommes leur emboitèrent le pas , ne pipèrent mot, suivant le mouvement avec sérieux.

Une fois dans l'ascenseur, ils échangèrent quelques mots en russe avec Victor puis se turent. Dans l'appartement, ils semblèrent se fondre dans le décor, allant faire une ronde pour s'assurer que nul n'avait pénétré les lieux alors que le duo rejoignait le living room où Yuri espérait avoir des réponses à ses questions.

C'est une fois débarrassés et installés devant une tasse de thé que la discussion put être entamée. Victor, assis sur un fauteuil alors que Yuri était sur le canapé avec Makkachin , se lança :

- Yuri, que sais-tu de la mafia russe ?

- Hmm… Rien sinon les clichés des films. Et aussi qu'ils sont horriblement perspicaces ! Ils nous ont quand même attendus à la sortie de la ruelle sur laquelle donnait la porte de derrière ! Ils ne sont pas tendres non plus… Mais je crois que la mafia n'est pas tendre, qu'importe le pays… D'après les films en tout cas…Et les livres.

- Bon… Je vais t'expliquer une chose que tu vas sûrement très mal prendre. Essaies d'écouter jusqu'au bout, ensuite tu pourras choisir entre rester ou aller passer la nuit chez Yurio.

- Pourquoi j'irai… s'étonna le japonais.

- Tu comprendras, sourit tristement le russe.

- Bon, vas-y alors !

- Je reprends donc depuis le début ! Je suis Victor Nikiforov, quintuple champion du monde de patinage artistique mais aussi leader depuis dix ans de la famille mafieuse de Kem. Une des plus puissante de Russie, la seconde dans la hiérarchie russe, la première à St Petersburg.

- Oh….

- Après ton agression, mes hommes ont découvert que les auteurs des faits étaient membres d'une team sans prétention qui tente d'imposer des idéaux politiques assez extrémistes. Ils ont été retrouvés et mis hors d'état de nuire.

- La police a …

- Non, pas la police… Moi et mes hommes mais pas la police.

- Oh….

- De ce fait, des rumeurs se sont propagées sur le net et le darknet, mettant notre relation en avant et ton agression à la une de la plupart des réseaux sociaux. Une vidéo tourne en ligne, je pense que tu es au courant.

- Oui, je l'ai vue, fit, penaud, le japonais.

- Donc la plupart des pointures souhaitant me voir tomber et mes rivaux les plus lâches n'ont qu'une idée en tête : t'atteindre pour m'atteindre.

-Mais… Mais c'est horrible !

- Je suis sincèrement désolé de t'embarquer dans ces affaires qui te dépassent, Yuri, alors que la compétition commence dans deux semaines.

- C'est de ça que te parlait l'homme à l'air sérieux qui m'a écrasé l'épaule ?

- Oui, entre autres…. Si tu veux aller chez Yurio, je comprendrais, je te mets en danger en étant proche de toi… Tu deviens une cible de choix à cause de moi, déjà que St Petersburg est noyée dans la violence à cause des divergences politiques de certains.

- Victor, je…

- Mais tu devras t'accommoder de quelques uns de mes hommes. Ils te suivront partout, tu ne les remarqueras même pas la plupart du temps. Ils sont juste là pour veiller à ce qu'il ne t'arrive rien de fâcheux, que ce soit d'extrémistes politiques ou de mafieux, de xenophobe ou d'homophobes… Tu prendras un avion pour...

- Je reste ici, le coupa Yuri.

- Pardon, sourcilla l'argenté, franchement étonné.

- Je reste parce que c'est moi qui ai choisi de rester à tes côtés alors je ne vois pas pourquoi tu te remets en tort…. C'est moi qui ai acheté ces bagues, non ?

- Mais tu… Tu as compris tout ce que je viens de te dire ?

- Oui oui.

- Donc…. Tu choisis de rester avec un mafieux qui a tué trois hommes de sang froid parce que leurs idéaux politiques divergeaient ?

- Parce qu'ils m'avaient agressés, sinon tu n'aurais pas pu le faire, tu n'es pas un meurtrier.

- Je suis un tueur.

- Tu n'as jamais tué pour le plaisir de tuer, si ?

- Jamais ! Pas depuis que je t'ai rencontré…

- Oh… Et avant, si ce n'est pas indiscret… ?

- J'ai connu une phase où je ne contrôlais plus rien. J'étais … Effrayant…

- Alors voilà, tu es un mafieux, mais pas foncièrement mauvais.

- Ta naïveté me trouble…

- Hé ! Je ne suis pas naïf !

- Hmm… Un peu, quand même. Allons bon, prends ça comme un compliment, ça te donne un côté adorable.

- Donc ces hommes là, ce sont…

- Mes hommes de main, en effet.

- Oh… C'est gênant…

- Pardon ?

- Savoir qu'on va me surveiller et suivre… C'est embarrassant…

Victor passa sa main sur son visage, soupirant, il lança, avec un rire nerveux :

- Alors je te dévoile la part la plus sombre de mon être et tout ce qui te gêne…. C'est d'être suivi par mes hommes de mains ? Tu es vraiment un cas…

- Bah, d'habitude, on ne me suit pas alors…

- En tant que patineur, médaille d'argent, fiancé d'un champion du monde, fréquentation des plus grandes figures du patinages mondial … Tu es toujours suivi par des fans un peu paranos sans le savoir mon cher… Ils ont juste la présence d'esprit de ne rien tenter.

- Présence d'esprit ou amabilité ?

- Ils savent ce qu'ils encourent vu tes fréquentations, sourit sombrement le russe.

- Oh… Je ne l'avais pas vu sous cet angle… Je pensais que seul Yurio avait des fans si engagés, ria le japonais.

- Bon, allons dîner, afin que demain tu puisses être assez en forme pour l'entraînement.