"- Mais c'est impossible !
- Rien n'est impossible, tu devrais le savoir mieux que quiconque.
- Tu sais très bien que c'est interdit. Nous n'avons pas le droit de nous introduire dans la Zone Morte. L'Aventurier, pourquoi veux-tu t'y rendre ?

- Il est dit qu'un artefact mystérieux est caché dans les ruines de la Tour. Un artefact si puissant qu'il permettrait de se rendre n'importe où. Même dans les univers parallèles fermés par la Citadelle.

- Ce n'est qu'une légende. En plus même les Tardis ne peuvent se rendre dans les univers parallèles. C'est beaucoup trop dangereux. Quelle utilité aurais-tu à cet objet ? Tu as déjà ton propre Tardis. Tu peux aller n'importe où, n'importe quand. Tu es un Seigneur du Temps!

Mon ami s'enflamma :
- Cet artefact pourrait apparemment fusionner avec le cœur de l'Harmonie, et ainsi débloquer l'accès à tous les mondes et les confins de la réalité . Nous pourrions même voyager dans l'Obscuris, ce serait inouï !
- Rien que d'y penser, j'en ai des frissons.
Il me regarda, d'un air moqueur :
- Oh la la, ce que tu es peureux. Dans la vie, il faut savoir affronter ses peurs et avoir du courage pour pour se dresser contre les dangers.
- Il est hors de question que je me rendes là-bas avec toi. C'est beaucoup trop risqué. Une fois mon père m'a raconté qu'il y avait même des créatures bizarres qui y rôdent. Moi je ne suis qu'un simple Gallifréyen, je n'ai qu'une vie, pas un cycle complet de régénérations à gaspiller bêtement.

- En même temps, si tu étais plus sérieux à l'Académie, tu pourrais mériter ton cycle de régénération comme tous les autres.
- Je ne suis pas vraiment décidé à apprendre en ce moment. Je préfère me concentrer sur la pratique mécanique. C'est la seule chose qui m'intéresse.
- Personne n'a réussi à en construire un complet. Au mieux une simple capsule temporelle. Alors toi... Tu ferais mieux de travailler pour élever le tien.

- Mais un jour, j'y arriverais. Je suis sûr que ça peut marcher.

Il secoua la tête et haussa les épaules :
- Si tu as envie de voyager, tu n'as qu'à venir avec moi.

- Dans l'Obscuris? Sans moi.
- Tu es vraiment sûr de ne pas vouloir chercher cet artefact avec moi cette nuit ?
- Sûr et certain. En plus, il pourrait rester des Cybermen prêts à nous sauter dessus pour nous tuer. Tu ne devrais même pas y penser.
- Tu me feras pas changer d'avis, comme je ne peux le faire pour toi. Tiens, je te confie mon pendentif. Comme ça, tu n'auras qu'à me le rendre quand je reviendrais dans une semaine.
Je m'exclamais : Une semaine ? Mais pourquoi si longtemps ?!
- Si je trouve l'artefact, je ne vais certainement pas attendre avant de le tester.
- Tu es totalement fou. Admettons que tu le trouves, tu ne saurais même pas l'utiliser.
Il me fit un clin d'œil et je vis une étrange lueur dans son regard : A dans une semaine cher ami."

L'Aventurier me tourna le dos et commença à partir. Je lui lançait une dernière recommandation : "Prends garde à Rassilon!"

Il se retourna directement et arborait un air souriant :"
- Je n'ai pas utilisé ma première régénération. J'ai encore de beaux siècles devant moi avant de quérir l'immortalité, auprès de notre Seigneur président.
- Fais attention à toi.
- Je ferais attention. Au revoir Time Punker, travaille bien."
Le jeune homme disparut dans la nuit sombre, si loin de la ville d'Arcadia.

Je me mis à inspecter le pendentif. Soudain un cri de douleur m'échappa :"Ah ! Ma tête !". Le monde vrillait autour de moi et de terribles visions envahissèrent mon esprit. De monstrueuses créatures portant des fusils géants m'encerclaient. Toutes m'attaquèrent en même temps et je tomba dans un immense gouffre aux parois bleues et noires. J'hurlais et ma chute semblait sans fin...

Je me réveilla en sursaut . Ce n'était qu'un rêve. Un rêve avec des traces de mes souvenirs de mon passé. Je me demande où tu peux être Aventurier...
Je descendais mes escaliers et actionnais la molette du phonographe tout en cherchant cette boisson blanchâtre que j'affectionne tant. Je m'asseyais sur le canapé en écoutant la musique composée de sons de pianos, de saxophone et d'instruments à cordes. Cette musique m'éclaircissait l'esprit, encore tourmenté par les cauchemars. Je buvais ma boisson qui me fit également du bien.
Le fait d'avoir rencontré une nouvelle personne avait réveillé en moi d'anciens souvenirs. En l'occurrence, mon dernier souvenir de l'Aventurier, avant sa disparition. Je me levais pour regarder les anciennes photos que j'avais posé sur la cheminée.
Je pris celle de moi avec mes parents lors de mon 102ème anniversaire. Mes parents m'entouraient en souriant vers l'objectif, et m'aidant à souffler mes bougies. Une bouffée de nostalgie mêlée à un immense sentiment de solitude m'envahit. J'étais heureux ce jour là, mon père m'avait offert ce livre sur les Civilisations de la galaxie d'Andromède... Ils me manquaient tellement. Je donnerais tout pour les revoir vivants, loin de ces atrocités. Le fait d'être seul me rendais triste, même si je m'occupais de la sécurité de cette ville. J'aimerais revoir mon père et ma mère.
Je séchais mes larmes et allait m'habiller, en reposant la photo.
Une fois habillé, je sortis de chez moi avec un parapluie. Sage décision, pensais-je en sentant les premières gouttes. Je faisais ma ronde habituelle dans les quartiers nord, là où se trouve des gens peu recommandables. Je pensais interroger quelqu'un sur ces mystérieux poseurs de bombes pour y récolter de précieuses informations.
En arrivant dans une ruelle sombre, il cessa de pleuvoir. Je mis donc mon parapluie en forme de canne sur mon bras. J'avançais tout en étant centré sur ce que je voyais. Je m'approchais de deux hommes suspects qui étaient en train de faire affaire. L'un d'eux vendaient des cigarettes électroniques contre des rouages en or et des boulons en argent, qui devaient provenir d'une caisse de contrebande. Au dessus d'eux se trouvait un balcon en bois du bâtiment, où se trouvait des tonneaux. Je sortis discrètement mon tournevis sans me faire voir et je faisais brûler les deux parties qui les soutenaient. Dans un grand bruit, les tonneaux tombèrent sur les deux faux-monnayeurs qui n'ont pas eu le temps de s'enfuir. Pendant qu'ils avaient l'air sonné, je leur passa les menottes aux bras et aux pieds, en les attachant tous les deux. Ils commençaient seulement à se réveiller, que je me mis à leur parler:

- Alors les gars, vous tombez à pic. J'ai besoin de quelques informations.
- On s'en fiche, on te dira rien, maugréa l'un des deux hommes.
Je ne pus m'empêcher de sourire : Oh mais c'est mal me connaître. Avant toute chose, savez-vous quelque chose à propos des poseurs de bombes en capes noires ? Je suis sûre que vous connaissez quelques petites choses n'est-ce pas?
- On aimerait bien voir ça, minable ! jeta l'autre.
Celui-là aurais du réfléchir avant de parler, pensais-je. Néanmoins je repris :
"Vous voyez ce petit objet ? Il s'agit de mon tournevis sonique. Il peut, entre autres, vous faire péter les tympans, vous faire brûler, faire exploser vos cigarettes électroniques, ainsi que tout autre objet du même genre, qui vous enverront des éclats métalliques dans les yeux et une autre fonction que j'ai inventé qui est très désagréable.
- Du bluff. Une si petite chose serait incapable de faire autant de choses."
Je me tourna alors vers ce dernier :" Bien commençons par les tympans alors."

Je tapota mon haut de forme cinq fois sur le faut, ce qui fit descendre un casque anti-bruit, ou musique selon ce que je veux, qui se cala sur mes oreilles. J'activais de suite le bouton du sonique.
Un grand bruit assourdissant les firent crier de douleur. Enfin je le supposais seulement à leur visage, n'entendant moi-même absolument rien. D'ailleurs je supposais qu'ils devaient dire des choses comme : "On va tout te dire, pitié arrête cet enfer acoustique !" ou bien simplement un "Stop par pitié ". En fait ça m'était égal. J'attendis une seconde de plus puis j'arrêta le son.

- Bien. Alors j'écoute ? En retapant le chapeau, qui releva le casque.
- Il y a des rumeurs qui se disent dans les quartiers nord, que plusieurs personnes habillées en noir se rendent ce soir dans un entrepôt près d'un port aérien pour y voler un zeppelin.
- Et le lieu de rendez-vous se trouve près de l'usine de rouages nord à vingt et une heure."
Je les regardais alors : "Vous voyez que vous saviez." Je pris alors un ton menaçant : "Si je me rend compte que vous m'avez menti, je vous ferai brûler en cellule. Leurs pupilles s'élargirent de peur. Ils avaient enfin appris le respect.

- Non non, je le sais d'un autre client qui l'a entendu près du lieu dit.
- Et bien messieurs, je vous remercie de votre sympathique coopération.

Sur ce je leur mis un grand coup afin de les assommer. Non loin de là, il y avait une petite brouette où je les jetais sans ménagement dedans puis me dirigeait vers le centre ville.
Plusieurs instants plus tard, j'avais rendu ces deux malfrats aux autorités compétentes et obtenu leur misérable prime. Ils devront faire gaffe de ne pas me croiser la prochaine fois. Pour simplement, 500 rouages à eux deux, je préfère laisser ce genre d'hommes aux chasseurs de primes qui en ont plus besoin. Néanmoins les informations récoltées étaient beaucoup trop précieuses. J'étais déjà plus confiant qu'hier quand j'ai subi mon premier échec, mais qui a été vite réglé par un sauvetage éclair. J'allais donc me retrouver à l'entrepôt ce soir afin de tous les arrêter, avant qu'ils ne détruisent encore des bâtiments, ou même un quartier entier. Tout d'abord, il me fallait une tenue pour passer inaperçu fasse à ce gang, quand je serais dans les environs et élaborer un plan.