Je m'excuse du délais entre les deux chapitres, mais le temps m'a manqué, et ce chapitre a été écrit (puis corrigé) au compte goutte...

Comme toujours, un grand merci aux revieweurs: Unic1, saphira44, Starky et Titi-69.

Sans plus attendre, le chapitre 6!


6. Je voulais de l'action? Je suis servie !

En rentrant au bungalow 6, j'avais un grand sourire aux lèvres. J'allais partir en quête ! J'allais enfin franchir les limites de la Colonie ! Rien ne pouvait gâcher ma bonne humeur.

Assez étonnés, mes frères et sœurs me retrouvèrent, alors que je faisais mes bagages. Après un moment de flottement dû à la surprise (on ne voyait pas souvent Annabeth perdue dans la Lune), Julie, la plus jeune du bungalow, me demanda timidement :

- Annabeth... Tu t'en vas ?

- Oui ! je ne pouvais contenir mon enthousiasme. Je pars à Los Angeles !

- Tu... quoi ? Tu as eu une quête ? Comment ?

Cette fois-ci, c'était Miley qui avait demandé. Et avant que j'aie pu répondre, Alex expliqua :

- C'est évident, non ? Annabeth part en quête avec Percy Jackson, le fils de Poséidon. Elle souhaite y aller depuis qu'il est arrivé, elle a cru – comme à l'arrivée de chacun des nouveaux – qu'il était le demi-dieu qu'elle attendait. Sauf que cette fois-ci, elle avait raison. C'est pour ça qu'elle nous a demandé de lui signaler tout comportement suspect chez lui. Elle ne veut pas le surveiller elle-même, car elle ne veut pas gâcher leur possible amitié à cause de la rivalité entre nos parents.

Alors là, j'étais abasourdie. Des fois, j'oubliais qu'en tant que fils d'Athéna, mes frères avaient la même capacité d'analyse que moi. En plus, Alex était très observateur (presque autant que moi). C'était lui qui s'était rendu compte que les satyres murmuraient beaucoup depuis le solstice. Il était donc logique que mon petit jeu ait été découvert. Mais en même temps... il fallait que j'apprenne à être plus discrète dans le futur.

Après avoir confirmé les dires de mon frère et expliqué en détails ce qui s'était passé, tout en terminant ma valise – si on peut appeler un tout petit sac comme cela- j'ai reçu des souhaits de bonne chance de la part de tout mon bungalow. Avec un mélange de peur et d'excitation, je suis allée à la Grande Maison, où Percy, Grover et Chiron m'attendaient.

Le centaure nous a donné un sac, de l'ambroisie, du nectar et des conseils de dernière minute. Il s'est éloigné pendant que nous saluions les pensionnaires venus nous souhaiter bonne chance, ou simplement nous voir partir – une quête était tout de même exceptionnelle ces temps-ci, à la Colonie.

En arrivant vers le grand pin, je me souvins douloureusement des circonstances de sa création. Comment Thalia avait obligé Grover à nous emmener, Luke et moi, vers la Grande Maison. Comment le garçon blond m'avait expliquée, toute jeune que j'étais, que notre grande amie s'était « réincarnée » en arbre. Comment j'avais pleuré toute la nuit, repensant au cyclope qui, à cause de moi, nous avait retardés. Que de mauvais souvenirs.

Je m'obligeais à penser aux bons moments passés avec mes deux premiers vrais amis. La joie ressentie après avec vaincu un monstre, envisageant les quelques heures de répit. La mise en scène de Thalia pour construire les abris comme si on était Robinson afin de l'animer. Les moments passés avec Luke m'enseignant à manier le poignard. Luke, qui avait été mon sauveur. L'image même du héro parfait. Je lui devais ma vie. Alors qu'un petit sourire se dessinait sur mes lèvres, j'entendis un bruit de pas... Un bruit de pas trop familier. L'objet de mes pensées apparu, un peu essoufflé.

D'une pensée folle, je souhaitai qu'il soit venu me dire au revoir. Mais il s'adressa à Cervelle d'Algues, et je me sentis rougir légèrement. Je n'ai pas suivi la conversation, pour que mes joues ne brûlent pas d'avantage, et j'ai été très surprise lorsque le beau blond me prit dans ses bras et me fit une bise. Pour la première fois de ma vie, ma tête s'est vidée. La seule pensée cohérente (enfin, « cohérente » est un bien grand mot) qui émanait de mon crâne était : « Luke m'embrasse ! Luke m'embrasse, de son plein gré, sans être en danger de mort ! Luke m'embrasse ! »

Puis, aussi soudainement qu'elle avait commencée, notre étreinte s'acheva, et sans un regard en arrière, Luke repartit vers la Colonie. Mon cœur battait à la chamade, et mon cerveau refusait de me laisser penser à autre chose qu'à ce doux et trop bref contact avec le fils d'Hermès.

- Respire, t'es en apnée.

Cervelle d'Algues. Qui d'autre ? Malheureusement, il avait raison... Je pris une grande bouffée d'air avant de lui répliquer :

- N'importe quoi.

- Tu l'as laissé gagner Capture-l'étendard, hein ?

- Oh...

J'allais dire « bien sûr que non », alors qu'on savait tous les deux qu'il avait parfaitement raison. J'ai donc préféré utiliser ma meilleure technique de survie : l'esquive.

- Percy ! Comment ai-je pu avoir envie de partir avec toi ?

Pour ne pas continuer à argumenter, je me suis précipitée vers la camionnette, sans même saluer Chiron. Argos me suivait. Très peu de temps après, Grover est arrivé en volant... En volant ?

- Annabeth ! Annabeth ! Percy m'a offert les chaussures volantes de Luke ! Elles sont extra !

Il s'engouffra dans la camionnette, et entreprit de défaire ses lacets.

- Je sais que Luke les a données à Percy, mais comme Percy est interdit de ciel... Alors tu vois, il me les a léguées ! Et...

Grover continua à parler sur l'énorme générosité de Percy et ses fabuleuses chaussures magiques, mais je n'écoutais plus. À travers la fenêtre, je regardai Percy discuter avec Chiron, puis matérialiser une épée dans sa main... Ainsi, la fameuse épée de Chiron avait un nouveau propriétaire. Je voulais en être jalouse, mais j'en fût incapable : je n'aimais pas manier l'épée, et Percy avait un réel talent pour le faire même moi, j'étais obligée de l'avouer. Je restai à contempler le pin qui jadis avait été une de mes amies, et je remarquai que Grover – qui avait fini par comprendre que je ne l'écoutais pas - faisait de même. On pensait tous les deux à la même personne, on se sentait tous les deux aussi coupables des évènements.

Enfin, Percy arriva.

- Tu en as pris, du temps, ai-je gromelé.

Je savais que j'étais de mauvaise foie, mais je n'avais pas pu l'éviter.

- Je discutais avec Chiron, il m'a expliqué plein de choses très utiles, par exemple ce que c'est que la Brume, ou comment était le monde avant les dieux. Tu sais qu'au temps de Cronos...

- Ne prononce pas les noms, ils ont un pouvoir.

- Mais il est mort !

- Non, il est découpé en morceaux au fond du Tartare.

- Oui, ce sont les dieux qui l'on découpé, avec sa propre...

- Je sais. J'étudie l'histoire depuis plus longtemps que toi.

J'avais conscience – encore une fois – d'avoir été brusque avec Percy, mais je ne voulais pas discuter avec lui. Je ne pouvais génétiquement pas être amie avec lui. Donc, pas de discutions débiles et inutiles.

Au début, Percy s'en accommoda et discuta tranquillement avec Grover. Malgré moi, je tendis l'oreille. Leurs sujets de conversations étaient très étranges... Ils passaient de Nancy Bobo-machin aux enchiladas, des sessions d'entrainement d'escrime aux grillades... Tout ça en moins d'une minute. Évidemment, au bout d'une vingtaine de minutes, tous leurs sujets de conversations avaient été épuisés. L'héritier des domaines marins se tourna donc vers moi.

- Jusque là, tout va bien. Quinze kilomètres et pas un seul monstre.

- Ça porte malchance de parler comme ça, Cervelle d'Algues, lui répondis-je froidement, afin d'éviter (de nouveau) toute conversation.

Après quelques minutes, Percy me demande gaiment :

- Rafraîchis ma mémoire... pourquoi tu me détestes autant, déjà ?

Il captait vraiment mal les indirectes, lui...

- Je ne te déteste pas.

- C'était à s'y méprendre.

J'ai sentis un pincement de culpabilité. Maintenant qu'il le disait, c'est vrai qu'il méritait quand même quelques explications.

- Écoute... C'est juste que nous ne sommes pas censés nous entendre, d'accord ? Nos parents sont rivaux.

Si je pensais qu'il laisserait la conversation à ce stade...

- Pourquoi ?

...Et ben je pensais mal.

Je lui ai donc donné les raisons les plus évidentes de la rivalité Poséidon/Athéna, qui durait déjà depuis quelques millénaires... Mais ça ne l'a pas empêché de ressortir une imbécilité, qui ne fait rire personne. Il a même réussit à stresser Argos. Il n'a rien dit, mais un œil bleu sur sa nuque a cligné.

En fin de journée, nous sommes enfin arrivés à destination... enfin, au vrai point de départ de notre quête. Après avoir acheté nos billets, nous nous sommes installés pour attendre le train. Au début, je n'écoutais pas les garçons, mais ce que disait Grover à propos du beau-père de Percy, m'a laissée songeuse :

- Dès que j'ai humé l'intérieur de sa Camaro, j'ai compris : Gaby couvre ta piste depuis des années. Si tu n'avais pas passé tous les étés avec lui, des monstres t'auraient sans doute repéré depuis longtemps. Ta maman restait avec lui pour te protéger.

J'avais enfin ma réponse ! Voilà pourquoi Percy avait survécu douze ans tout en étant le fils d'un des Trois Grands : il était protégé indirectement, certes, mais protégé tout de même. Je savais bien que c'était impossible autrement.

Nous étions tous les trois sous le préau, à attendre le bus, essayant d'éviter l'eau de pluie. Il n'y avait plus de place sur les bancs, nous étions donc debout. L'attente était insupportable. Je tressaillais à chaque bruit, chaque mouvement, craignant une attaque destinée à nous éliminer. Mais rien ne se passait. Seule la pluie continuait à tomber...

Au bout d'une heure, Grover sortit une de ses pommes, pour grignoter. Percy eu alors une idée assez étrange, mais bienvenue (pour une fois) :

- Eh, Grov' ! Lance moi ta pomme !

Intrigué, le satyre s'exécuta. Percy fit rebondir la pomme sur son genou, puis l'envoya vers moi. Instinctivement, je jouai avec elle, la faisant rouler entre mes deux épaules, puis la faisant partir en direction de Grover. Le jeu nous occupa un bon quart d'heure, jusqu'au moment où le glouton de satyre ne pu s'empêcher d'avaler notre balle improvisée. Alors qu'il essayait maladroitement de s'excuser, Percy et moi étions pliés en deux.

Alors que mes abdos me faisaient mal (à chaque fois que Grover commençait une nouvelle excuse, nous repartions sur un fou rire), le car est enfin arrivé. En montant à bord, je me rendis compte que le satyre avait senti des monstres. Il ne l'avoua pas, mais je le connaissais trop bien pour me laisser duper. J'étais donc très attentive, et je frémis en voyant une vieille dame monter dans le bus.

Pourquoi avoir peur d'une vieille dame, me direz-vous ? Et bien tout simplement parce que ce n'en était pas une. Il s'agissait d'une Furie. La Brume ne me trompais pas. J'ai prévenu Percy avec un murmure, puis j'ai vu avec effroi que le monstre n'était pas seul : elle avait emmené avec elle ses deux charmantes sœurs.

Les trois Furies d'un coup ! C'était quelque chose... Je me suis dit que c'était ma punition : j'avais toujours prié pour avoir droit à une quête bien dangereuse ? Et bien les dieux avaient exhaussé mon vœu !

En les voyant bloquer la sortie, j'ai distraitement fait taire Percy, puis j'ai essayé de rassurer Grover (et moi-même par la même occasion) en imaginant un plan d'évasion :

- T'inquiète pas. Les Furies. Les trois pires monstres des Enfers. Pas de problème. Pas de problème. Nous allons nous esquiver par les fenêtres.

- Elles ne s'ouvrent pas, a dit Grover.

Zut. Pourquoi je n'avais pas fait preuve de bon sens en entrant ? J'aurais du mettre en place une sortie de secours dès le début !

- Une sortie arrière ? a proposé Percy.

Voilà ! C'était la solution !

- Il n'y en a pas, a encore dit Grover.

Re-zut.

Mon dernier plan d'évasion a été anéantit : impossible de sortir par le toit, on venait d'entrer dans un tunnel. Apparemment, c'était le moment qu'attendaient les Furies. Elles se sont levées, l'une après l'autre, et se sont approchées.

Moi, je faisais toujours tourner mes méninges.

Les Furies cherchaient Percy. Si Percy s'en allait, il allait les attirer, puisque son aura était dix fois plus forte que celle de Grover et moi réunis. On pourrait alors les attaquer par l'arrière. Donc...

- J'ai trouvé. Percy, prends ma casquette.

- Quoi ?!

Pourquoi il doutait toujours de mes plans ? Je suis quand même la fille de la déesse de la stratégie guerrière, non ?

- C'est toi qu'elles veulent. Rends-toi invisible et remonte l'allée. Laisse-les te dépasser. Tu pourras peut-être arriver à l'avant et te sauver.

- Mais... (et c'est repartit !) et vous ?

- Il y a une petite chance qu'elles ne nous remarquent pas. Tu es le fils d'un des Trois Grands. Tu dois avoir une odeur qui couvre tout.

- Je ne peux pas vous laisser comme ça.

C'est vrai que ça devait être difficile. Abandonner ses compagnons, comme un lâche, ce n'était vraiment pas dans la nature d'un héro (surtout pas dans celle de Percy, m'a susurré une petite voix à l'oreille). Heureusement, Grover m'a aidée à le convaincre:

- Ne t'inquiète pas pour nous, a-t-il dit. Vas-y !

Percy a alors disparu, et j'ai vu Furie nº1 humer l'air dernière elle, sûrement là où se trouvait Percy. Mon plan fonctionnait, elles allaient le chercher et nous pourrions...

Mes espoirs ce sont envolés. Les Furies avaient abandonné leurs fausses apparences, et se montraient comme elles étaient réellement : des chauves souris géantes, avec des griffes et des fouets enflammés. Elles nous avaient encerclés, et ont aboyé :

- Où est-il ? Où l'avez-vous mis ?

Oh non ! Elles avaient repéré Percy avant qu'il disparaisse !

- Il n'est pas là ! ai-je hurlé. Il est partit !

Quand j'ai vu que les trois vieilles ont levé leurs fouets, j'ai dégainé mon poignard. Je n'allais pas mourir sans me battre ! Alors que je m'apprêtais à engager le combat, je me suis sentie propulsée vers la droite. Splash ! La vitre en pleine figure.

« Que... quoi ? Bien sûr, Percy ! » ai-je pensé. Il n'allait pas nous laisser mourir. Je souhaitais lui en vouloir de ne pas avoir respecté mon plan, mais je savais qu'il venait de me sauver la vie, car un satyre et une gamine de douze ans contre trois Furies enragées... L'issue du combat était facile à deviner.

Heureusement, les Furies avaient subit le même déséquilibre que moi, et se relevaient à peine. Mais alors qu'elles avançaient vers moi, le car a continué de se balancer, et nous sommes tous retombés. Nous sommes sortis du tunnel, et le bus était incontrôlable (merci Percy). Alors qu'on allait s'écraser contre des arbres, les pneus ont crissé et nous avons tous été propulsés vers l'avant. « Frein de secours », a analysé mon cerveau. La porte s'est ouverte, et tous les passagers sont sortis.

Pour éviter tout blessé innocent (traduire : autre qu'un demi-dieu ou un satyre), je décidai de rester dans le bus pour le combat. De toutes façons, le Furies ne me laissèrent pas trop le choix : elles s'étaient relevé, et s'approchaient, menaçantes, bloquant la sortie.

Je me suis demandée si Percy avait abandonné le car avec les passagers. Non, la réponse était assez évidente... Il avait causé d'énormes dégâts au car, aux voitures et aux passagers, tout pour que les Furies ne nous dévorent pas, Grover et moi. Il était forcément resté... Non ?

Tout en formulant cette question innocente, j'agitais mon poignard en direction de Furie nº1 et Furie nº2, pendant que Grover lançait ses cannettes en alu à Furie nº3. Alors...

- Coucou !

Percy ! Merci aux dieux !

Nous avons engagé la vraie bataille. Percy a dégainé Turbulence – c'était le nom de l'épée – et j'ai levé mon poignard. Les Furies nous ont ignoré, Grover et moi, et se sont concentrées sur Percy. Alors qu'il ne pouvait s'empêcher de lancer un commentaire ironique, j'ai vu Furie nº1 (« Mme Dodds ») prête à faire claquer son fouet. Tout le sang a déserté mon visage, et j'ai sentit une sueur froide dans le dos.

- Percy ! Attention !

Malheureusement, je n'avais pas réussit à le prévenir à temps. Les Furies nº2 et nº3 se sont jetées sur lui, et ma peur est encore montée d'un cran. Percy a touché l'épaule de Furie nº2 de justesse avec son épée, et le monstre s'est volatilisé. Furie nº3 a connu le même sort.

Pendant que Percy s'occupait des Furies 2 et 3, Mme Dodds avait préparé une nouvelle attaque. Pour l'empêcher de la mettre en œuvre, j'ai fait la chose la plus débile au monde : une prise de judo (merci Clarisse !) pour plaquer la Furie à terre. Elle s'est débattue, mais j'ai tenu bon pendant que Grover lui liait les pattes.

Alors que Percy insultait la Furie désormais sans défense, le tonnerre a grondé. « Zeus ! » ai-je pensé avec effroi.

- Sors ! ai-je crié à Percy. Tout de suite !

Nous nous sommes précipités à l'extérieur, et juste après qu'un touriste nous est pris en photo (bizarre, non ?), le car a juste... explosé, courtoisie de Zeus.

Mais nos ennuis n'étaient pas finis... Mme Dodds hurlait.

- Fuyons ! ai-je ordonné. Elle appelle des renforts ! Nous devons filer d'ici !

Et c'est ainsi que nous sommes entrés dans les bois, mouillés, épuisés. Mais vivants.


Et voilà! Chapitre 6.

J'espère qu'il vous a plu. La suite risque de prendre un peu plus de temps que d'habitude, car je dois passer mon bac (et oui, ça devait m'arriver un jour...)
Mais j'essayerais de ne pas trop tarder non plus!

Réponse à la review anonyme:

Titi-69: Merci beaucoup! Ça fait plaisir!