Bonjour, merci beaucoup d'être toujours là et de me suivre : ) Bonne lecture !

Bleuargh, merci pour ton soutien ! Sache que tes commentaires sont dument apprécier par nous neufs, et que nous t'aimons beaucoup. Aussi, continue donc :)


.

.

.

Chapitre 6 : Mes jambes à ton cou

.

.

.

.

La première chose qu'il vit fut le visage d'Antoine, tout près du leur. Il ne l'avait jamais vu aussi clairement. Il le détailla quelques minutes, réfléchissant à ce qui avait bien pu mener Mathieu et cet homme à cette situation absurde. Mais il était trop tard maintenant.

Il se dégagea doucement de l'étreinte et se redressa. Sur le fauteuil de leur, bureau, Wifi le regardait.

Il devait l'emmener. Il prit le panier à chat et y mit la peluche préférée du geek et le kigurumi du panda. Pour servir de lit au chat.

Il alla ensuite silencieusement dans sa chambre. Stacey y dormait, le visage strié de larmes séchées…

Bien.

Il n'avait plus rien à faire là.

Il attrapa les lunettes de vue de Mathieu, prit discrètement quelques vêtements et ressortit.

Tout aussi discrètement, il lava leur corps, encore sale de la veille, et légèrement douloureux.

Il s'habilla rapidement, vit avec plaisir que Wifi s'était installé de lui-même dans la cage. Il la referma précautionneusement, puis se retourna pour voir s'il avait oublié quelque chose…

Il prit un post-it et y marqua en capitales « Tout est à Antoine Daniel », et le mot de passe de leur ordinateur. Il le mit sur le frigo après l'avoir signé. Il n'y avait qu'à Antoine que son appartement et le reste pourraient servir de toute manière, et ils n'avaient pas de famille.

Il sortit doucement, puis décida de s'aérer un peu l'esprit. Ça faisait tellement longtemps qu'il n'était pas sortit dehors dans la vraie vie. Il marcha un moment, profitant de l'air du matin. Ah, Paris. Toujours trop mouvante à son goût.

Arrivé sur un pont devant la seine, il s'arrêta, et en regardant dans l'eau, interrogea mentalement :

« Comment va Mathieu ?

« Il chiale sur son lit, lui répondit le Patron. Tu fous quoi ?

« Je fuis. On peut pas rester là bas, pour Stacey, pour Antoine, et l'émission. C'est tout foutu. Alors je vais… Non, on va créer autre chose, de cool. J'aurais besoin de vous aussi, gros.

« Qu'est ce qui te trotte dans la tête, bouffeur de soja ?

Le ton pouvait sembler acide, mais le Hippie n'y faisait plus attention. Et puis il connaissait son Patron. Au moins, comme maître Panda, il avait son propre petit nom.

« Je vais créer une ONG. Une énorme ONG. Pour lutter contre la guerre, la pollution et la misère.

« … Tu te fous de ma gueule, là.

« Hé, gros, tu te souviens quand t'as dit que de la résignation aurait suffit ?

« Il est hors de question que je participe à ça !

« Aller, gros… J'ai besoin de faux papiers et de fric. Beaucoup de fric… Et on va devoir séduire plein de très riches et de très généreux donneurs, et tu vas pouvoir t'amuser. Promis.

Le patron en était bouche bée.

« Tu y pense depuis combien de temps, s'inquiéta t-il soudain ?

« Depuis presque toujours ?

« Bordel de merde.

« Quelque chose va pas, gros ?

Un silence accablé lui répondit.

« Tu es encore pire que ce que je pensais.

Il rit franchement, se faisant dévisager par quelques parisiens le jugeant sans doute fou. Ce n'était pas faux.

« Hé, Mathieu se sentira mieux si on rend le monde meilleur. Le prof pourra faire des tas d'expériences pour trouver des solutions contre la pollution et des vaccins, le Panda pourra faire nos pubs, le petit pourra pirater et jouer tant qu'il veut, la fille pourra faire valoir les droits des femmes, aussi, et toi tu pourra gérer plein de monde.

« Pourquoi tu veux une nouvelle identité ?

« Parce que je ne veux pas qu'on nous retrouve. Plus tard, peut-être, mais pas pour l'instant. Alors ? ça te tente ?

« … Ouai. Ouai, gamin, ça me tente. On va gouverner le monde.

.

.

.

.

.

Curieusement, de toutes les choses qui auraient pu le réveiller, c'était la fraîcheur de l'air qui avait fait ouvrir un œil à Antoine Daniel ce matin là. Ce n'était même pas la main qui secouait avec réluctance son épaule.

Il avait difficilement relevé les paupières et immédiatement, la lumière du jour l'avait agressée. Il avait mal. Putain qu'il avait mal. Au crâne, aux yeux, au cœur.

En distinguant finalement l'air ravagé de la petite amie de Mathieu au dessus de lui, il avait réprimé son envie de vomir et s'était redressé sur un coude.

-ça va ?

La baffe avait volée et il en était resté sonné un moment. Du reste, il en avait eu besoin. Lentement, la bouillie de ses idées prenant forme. Le souvenir de la soirée de la veille fut comme une deuxième gifle.

Merde.

Oh putain de merde.

Il déglutit. Il n'avait pas…

La tête de Stacey, qui suivait son cheminement de pensées sur son visage lui confirma que si, il avait.

-Oh merde, je suis désolé, s'excusa t-il, je… On… On avait beaucoup trop bu, on n'a pas arrêté de nous saouler avec du matoine pendant la convention et… Je suis vraiment désolé, c'est juste l'alcool…

Elle le regarda comme si elle essayait d'y croire, sans motivation.

Ils restèrent un moment à se regarder l'un l'autre, comme ça. La petite amie fidèle et le meilleur-ami-amant, nu, sur le canapé.

Antoine se jura qu'il arrêtait l'alcool et qu'il finirait par mettre en avant ce putain de droit de suppression de toutes les putains de fictions qu'il y avait sur eux. Putain de merde. Mais comment ils avaient pu faire ça ? Sérieusement ? L'alcool, d'accord, mais merde ! Il avait baisé avec Mathieu ! Une vague répugnance à l'idée de l'avoir fait avec le présentateur de Salut les Geeks lui monta et il grimaça. Space.

Plus. Jamais. D'alcool.

Mais au fait…

-Il est où ?

La question était sortie toute seule. Stacey releva les yeux sur lui et il se figea dans sa tentative d'atteindre son caleçon sur le sol.

-Il est pas ici. Je suppose que quand il a réalisé, il a eut besoin de prendre l'air. Ou bien il était tellement heureux que vous ayez conclus qu'il est allé acheter des croissants. Il va revenir.

-Je… Je vais partir, alors.

-Non.

La voix était ferme, la résolution solide.

-Il doit assumer ses erreurs. Et merde, toi aussi. Alors tu restes. Tu restes jusqu'à ce qu'il soit putain de rentré. Parce que moi je le quitte.

-Hein ? Tu peux pas faire ça ?! Ça fait quatre ans ! Et il t'aime !

-Parce que tu crois que c'est une putain de question d'amour, Antoine, siffla t-elle, furieuse ? ! C'est une question d'avenir ! Y a pas d'avenir quand mon mec fantasme sur des mecs quand je dors chez lui ou quand il peut-être suffisamment saoul pour coucher avec son meilleur pote, ALORS QUE JE DORS CHEZ LUI !

Elle éclata en sanglot et Antoine essaya de se faire petit et de ne pas bouger. Quel bordel.

Il pria pour que sa tendre et chère ne soie jamais au courant. Parce que dans le fond, il comprenait le raisonnement de Stacey. Mais il allait se tenir à carreau. Plus Jamais. Et celle qui l'aimait resterait auprès de lui.

Les pleurs de la brune finirent par s'affaiblir. Elle avait fait son sac, avec toutes les affaires que Mathieu lui avait laissé entreposé chez lui, même s'ils n'habitaient pas ensembles. Quand elle y repensait, elle se faisait toujours l'effet d'une sorte de balcon, dans la vie de Mathieu. Une pièce jolie, agréable, que Mathieu préférait peut-être à tout le reste de sa vie, mais qui était loin d'être essentielle pour vivre. Alors que pour elle, Mathieu était comme… Comme ce joli appartement, si confortable, si adorable, où elle se sentait si bien mais ou finalement elle n'aurait jamais pu que poser quelques affaires, temporairement.

Elle s'essuya les joues et les yeux.

-Ce matin, Marie m'a envoyé des photo ou vous vous embrassez dans la rue.

Antoine se figea totalement.

-J'ai pas encore répondu.

Il plissa les yeux. Doute, peur.

-Si tu lui mens quand elle te posera la question, c'est moi qui lui dirais. Elle à le droit de savoir dans quoi elle s'engage avec toi. Parce que tu ne vaux pas mieux que Mathieu.

-T'as pas intérêt à faire ça.

-Sinon quoi ?

-Je mets ton adresse mail sur 4-chan.

-J'en changerais. Mon numéro de téléphone aussi. T'as rien, Antoine Daniel, ricana t-elle avec amertume. Même pas les couilles de dire à ta meuf que t'a besoin d'aller aux alcooliques anonymes.

Colère.

Elle se leva.

-Je vais rentrer chez moi. Quand Mathieu sera là, dit lui que s'il cherche à me contacter, je balance toute la vérité sur internet. Et que je combattrais tous les démentit concernant les photos.

Antoine plissa les yeux. Il ne pouvait pas laisser Mathieu recontacter Stacey. Pour eux deux. Pour les fans et leur avenir. Merde, mais dans quoi il s'était fourré ?

Dans quoi est ce que Mathieu l'avait fourré, bordel ?

Il ne lui restait qu'à attendre Mathieu. Il resterait le temps qu'il faudrait, il serait bien obligé de rentrer, merde ! Et en attendant, il n'allait pas se gêner pour se servir comme s'il était chez lui ! Ils devaient discuter. Accorder leurs violons, au moins devant les internautes, et puis merde, quoi !

Ils avaient putain de coucher ensemble ! (yeurk.) Il y avait de quoi se poser des questions et s'horrifier!

Mais Mathieu ne revint pas.

.

.

.

.


Bonsoir les gens ! Voili voilou, contrairement à Mathieu Sommet, je n'ai pas la science infuse, donc je ne sais pas ce que vous en pensez, alors n'hésitez pas à le dire (revieeeeew)

J'espère que ça vous intéresse toujours en tout cas. A bientôt !

C'était le Changenom, en direct de fanfiction, pour vous servir ! : )