Retour sur vos review :

Encore une fois MERCI,

J'ai bien conscience de radoter mais vous lire me fait tellement plaisir que je ne peux pas faire l'économie de ce petit mot.

DameKlaroline : J'espère que tu n'as pas fait de mauvaise manipulation avec les couteaux car je suis curieuse de savoir ce que tu vas penser de ce chapitre...

Miss Edgington : Je sais que tu attends la venue de Klaus ... Perhaps, one day in a following chapter ^^

Klausforever : Sadique et cruelle, moi ...?! :-D

tous ceux qui réclement la suiiiiiite et me complimentent : c'est les joues rosies que je m'exécute aussitôt et vous invite à lire la suite.

A me dire ce que vous en pensez...

De ce long chapitre.

Et pourquoi pas, faire quelques suggestions sur ce que pourrait réserver le chapitre 7...


Elijah attendait que sa sœur et son frère descende, tiré à quatre épingles, comme à son habitude, il se tenait sur le balcon. Le regard perdu dans le paysage.

Mystic Falls, là où tout a commencé. Et pas question que tout finisse ici. Que tout finisse maintenant. Il était l'aîné, le plus puissant, désormais.

Et il ne le permettrait pas.

Ils allaient jouer selon ses règles.

Un drôle de sourire se dessina sur son visage, comme le soleil se levait.

Peu après il entendit des pas dans l'escalier. Rebekah avait toujours été une lève tôt, et elle n'avait sans doute pas pu résister à mettre leur frère en forme en le réveillant.

De façon fort peu délicate, vu ce qu'il percevait des éclats de voix.

La mauvaise humeur de Kol se confirma :

- Alors ce jeu d'échec ?

- Bonjour à toi aussi Kol ! Bien dormi ?

Il répondit par un sourire au regard furieux de son frère. Rebekah avait déjà pris place sur la causeuse, près de la cheminée. Attentive.

- Nous avons porté le premier coup. Ou plutôt nous avons rendu le coup porté à notre famille. J'ai anticipé …

Ils le regardaient, surpris.

- Quoi, on doit deviner un mot magique pour savoir la suite ? Pesta Kol.

- Patience… Patience, patience dans l'azur chaque atome de silence est la chance d'un fruit mûr…

- Qu'est ce que c'est que ces conneries ?

- Paul Valery… Kol… Paul Valery…

Ce dernier s'était levé et arpentait le petit salon, rageur.

Elijah se leva à son tour, toujours aussi flegmatique.

- Allons saluer notre « invité », tout sera plus clair …

- Qu'est ce que …

- Un invité … Donc : Qui est ce Bekah…

L'intéressée leva les yeux au ciel suite au trait d'humour de son frère.

L'invité en question était accroupi sur le sol de l'un des cachots du manoir Mikaelson. Seule une vieille couverture de laine atténuait la dureté du sol glacé.

La tête dans les mains il était abattu, à quoi bon se fatiguer à tempêter. Pour l'heure, il était fait comme un rat.

Comment était il arrivé là ?

Qui savait qu'il était là ?

Était-il seulement là où il pensait être ? Là où il redoutait être ?

Il repensa à la soirée de la veille. Quand ils avaient été chez Caroline.

Un plan.

Encore un…

Flashback :

Elena, Stefan, Damon et Jeremy sont chez les Gisbert. L'euphorie de « l'après Klaus » est retombée. Klaus n'est plus, certes mais quid d'Esther.

Klaus était le seul à savoir.

Le seul à pouvoir mesurer le pouvoir de celle qui lui a donné naissance et qui par son adultère, a fait de lui un hybride original.

Immortel. Indestructible.

Jusqu'à ce que la nature et la magie reprennent ce qu'elles ont donné.

Sauf que la mort de Klaus a également causé la perte d'un sacré puits de connaissances.

Et l'un des plus fins stratèges que la terre ait porté. Aussi machiavélique qu'il ait pu être…

Ils étaient tous installés autour de la table du salon.

Damon referma le chapitre « bavardage autour du pot de l'amitié », qui l'écœurait, ils avaient d'autres chats à fouetter :

- Le box est vide

- Vide ? Répéta Caroline. Mais … Comment ?

- Si on le savait on l'aurait déjà récupéré… Barbie ! Répliqua-t-il, acerbe.

- Damon… Le tança Stefan.

- Quoi ?

- C'est si grave que cela ? Demanda Jeremy.

- C'est si grave que cela … ? Singea Damon.

Elena lui donna une tape derrière la tête. Caroline leva les yeux au ciel. Jeremy et Stefan serrèrent les mâchoires, même si tous deux avaient des raisons différentes.

Bonnie quant à elle ne fit pas un mouvement, n'émit aucun son. Elle n'avait plus d'avis sur rien depuis que le sujet des originels et des menaces, était sur le tapis.

Elle n'entendait que des voix, quelques bribes.

« Klaus …

Mort…

Flammes… ».

Caroline se leva pour s'afférer à la cuisine.

« Sûr de rien…

Localisation…

Originels…

Devaient partir …

Kol en ville…»

Bonnie sortit de sa torpeur.

- Kol est en ville ? Interrogea t elle.

- Oui ... Bel et bien là ! grinça Damon.

- Encore un mauvais signe, commenta Stefan.

- Que font-ils encore là ?

- Peut être se serrent ils les coudes pour faire le deuil de leur frère … Suggéra Caroline.

Sa remarque fut accueillie par des rires et des mauvaises blagues.

- Wow ! c'est à se demander qui n'a plus d'humanité !

- Nous … Et … TOI Barbie ! se moqua Damon.

Caroline pinça les lèvres.

Stefan se leva pour mettre le holà à ce dérapage. Les sourcils froncés de Caroline lui donnèrent une idée.

- Une minute …

Tous les visages se tournèrent vers lui.

- Tu m'as bien dit que Rebekah était venue te voir n'est ce pas ?

- Quoi ?! Rugit Damon.

Caroline lui lança un regard noir en faisant claquer sa langue.

Elle plongea son regard dans celui de Stefan pour l'inviter à poursuivre, en sachant déjà qu'elle n'aimerait pas ce qui allait suivre.

- Tu pourrais peut être allé les voir …

- Aller les voir … POUR ?

Elena prit la parole, Caroline sursauta en se rendant compte qu'elle était si près.

- Ce n'est peut être pas une mauvaise idée Car', il faut que l'on sache.

-

- Vous croyez qu'ils ont le cercueil de Klaus ? Demanda Jeremy.

- Simplet, on ne sait rien donc toute info sera bonne à prendre.

- DAMON !

- Oui … Répondit l'intéressé d'un ton mielleux.

Elena plissa des yeux.

- Donc je suis sensée débarquer au manoir… et demander entre deux banalités : et le cercueil, dans quel placard est-il rangé ? Tsss !

Elle retourna rageusement à la cuisine.

- Car' … Commença Elena.

Cette dernière était à deux doigts de l'implosion, comme si l'acide dans sa gorge rendait son corps aussi instable que de la nitroglycérine.

- Caroline !

Alléluia. Sa mère !

- A la cuisine … Et en compagnie !

L'arrivée de Liz interrompit la conversation. Elle leur expliqua que les membres du Conseil commençaient à s'inquiéter des disparitions et réapparitions de certaines personnes influentes de cette ville.

Le besoin de moments de répit était plus que nécessaire avant que tout ne dérape en chasse aux vampires.

Caroline sentit le regard de ses mais dérivait sur elle, fréquemment, lourdement.

Pas besoin de sous-titres.

Mais elle ne voulait pas de ce rôle là.

Elle n'en avait jamais voulu.

Et là encore moins qu'avant.

Au moment de partir, Elena la serra dans ses bras et lui murmura : « Merci Car' »…

Bonnie semblait la plus ennuyée pour elle. Et perdue en même temps. Bonnie ne semblait plus vraiment être Bonnie, mais elle avait filé avant que Caroline ne puisse la retenir.

Fin du flashback

Le lendemain matin, Caroline se fit peur à elle-même en se regardant dans la glace. C'était à croire que de vampire, elle était devenue zombie.

Et pour cause. Elle n'avait pas fermé l'œil de la nuit. Comment aurait elle pu ?

Elle avait l'impression de n'être qu'une marionnette. Tantôt JEOPARDY quand il fallait une solution miracle, tantôt MATA HARI quand il fallait des informations.

Sans oublier le rôle de la parfaite petite amie. La jolie blonde qu'il est parfois intéressant d'avoir accrochée à son bras, tant qu'elle demeure docile, bien sûr.

Elle repensa au sms de Tyler la veille. Au message sur sa boite vocale.

Excuses, mots doux…

Gah ! Elle entra sous la douche. Pourquoi n'aurait elle pas une bonne étoile ce matin qui lui permettrait de se laver de tous ses tracas avec l'eau de la douche ?

Et bien non. Une heure plus tard, Caroline rouspétait toujours in petto.

La mort dans l'âme elle monta dans sa voiture, pour se diriger vers le manoir Mikaelson. Son cœur était coincé dans sa gorge.

Elle ne savait pas ce qui l'affectait le plus. Aller dans la maison de Klaus ou ce pour quoi elle y allait.

Y serait-elle seulement la bienvenue ? Secrètement elle espérait que non, pour la facilité. Mais elle n'avait pas envie de ça au fond.

Cruel dilemme sur tous les tableaux.

Elle conduisait si lentement qu'elle aurait pu se faire dépasser par une bicyclette, mais elle finit malgré tout par arriver.

Son doigt finit par appuyer sur la sonnette.

Elle commençait à se demander si il y avait quelqu'un quand la porte s'ouvrit enfin.

Sur Kol. Qui plissa aussitôt les yeux.

- Bonjour… Commença t elle en contrôlant ses nerfs.

Il prit le temps de la détailler de la tête aux pieds, de river son regard acéré au sien, avant de répondre :

- Bonjour.

Son ton était plus cordial que ce qu'elle n'avait redouté. Avait-elle réussi le test ?

- Tu es la première à t'aventurer ici pour visiter la famille endeuillée … mais à voir ta tête, difficile de remettre en question ta sincérité…

Ouch… Franchise MIKAELSOM.

Caroline se contenta d'arquer un sourcil. Se demandant s'il allait l'inviter à entrer avant le coucher du soleil.

- GOUJAT ! entendit-elle depuis l'intérieur.

Kol sourit et se décala.

Rebekah frappa son frère à l'épaule en le foudroyant du regard. Il attrapa ses doigts pour les porter à ses lèvres.

- Ma douce et charmante petite sœur !

- Je suis ton aînée …

- Je suis de sexe masculin …

- KOL !

Il les planta là, dans un grand éclat de rire.

- Entre !

- Merci !

- Je suis surprise … Annonça Rebekah, avec un sourire en coin et un regard où se mêlait surprise et … Plaisir ?

La franchise MIKAELSON, acte 2.

Caroline haussa les épaules.

- Je ne te dérange pas ?

- Non !

Elles s'installèrent au salon, un majordome leur apportant café et viennoiseries.

- Elijah a du le contraindre …

- Pardon ?

- Hector !

Rebekah désigna le majordome du menton.

- Hector est têtu. Hector persistait à … à préparer les affaires de Klaus … Pour son retour…

Elle ferma les yeux un constant avant d'adresser un faible sourire à Caroline.

- Il fallait que ça cesse …

Caroline était perturbée. Un domestique inconsolable ?

Il devait pourtant en avoir vu de toutes les couleurs avec Klaus, vu comme il traitait ses hybrides et autres sbires …

Rebekah prit une grande inspiration.

- Viens …

Caroline la suivit jusqu'au premier. Son instinct lui disait qu'elle ne voulait pas savoir ce qu'il y avait derrière cette double porte.

Le parfum qui flottait encore à l'intérieur le lui confirma.

L'antre de Klaus.

Une immense toile inachevée, des pigments et fusains ça et là. Rebekah écarta les lourds rideaux.

- Si Klaus voyait le désordre que j'ai mis … Dit elle en pointant des croquis épars. Un moment de déni ….

Caroline lui serra le bras. Ses yeux se promenaient partout malgré elle, elle inspirait le parfum de cette pièce…

- Il paraît que tu aime bien ce dessin …

Elle tenait dans sa main LE croquis qui avait attiré son attention le soir du bal. Incapable de prononcer le moindre mot, elle se contenta de hocher la tête.

Rebekah le lui glissa entre les doigts.

- Prends le …

- Je … Je ne peux pas.

Rebekah fronça les sourcils.

- Bien sûr que si. Après tout, tu étais dans la confidence.

Elle regarda Caroline le visage grave.

- Je sais que Nik était … inflexible, tyrannique, cruel parfois …

Caroline ne peut retenir un mouvement de tête.

- Souvent, je te l'accorde. Il poursuivait son but, envers et contre tout. Les dommages collatéraux étaient le cadet de ses soucis. Mais tu sais pas de conscience ne signifie pas pas de cœur…

Elle effleura un croquis du bout des doigts.

- Nous avons été enfants il y a plus de mille ans, pas d'eau courante, pas de grand manoir… Pas de sentimentalisme et surtout pas pour Nik… Il s'est construit en se détachant de tout. Sauf de nous, même s'il avait parfois une drôle de conception du « always and forever »… Il …

Elle plongea son regard dans celui de Caroline :

- Il souriait souvent mais de cette façon si énervante, si arrogante, si … Un peu comme Cesar ou Napoléon… Tu vois ?

- Je suis perdue Rebekah…

- Vous avez ri.

Caroline attendait la suite mais Rebekah refermait déjà les rideaux. Caroline embrassa la pièce du regard, une dernière fois.

« One of my passion … »

Le téléphone de Rebekah sonna.

- Oui ? Dit-elle en s'éloignant.

Caroline se dirigea vers la porte mais ne put pas se résoudre à quitter la pièce, pas tout de suite. Sa main caressa le bois lisse d'une commode.

Chaque objet de cette maison avait tellement de caractère. Murs en brique, œuvres d'art, lourds tapis…

Ses doigts rencontrèrent un objet, un sourire douloureux apparut sur ses lèvres.

Un des colliers de Klaus. Celui qu'elle avait déjà aperçu par le col ouvert de son t-shirt.

- Excuse-moi !

Elle sursauta.

- Je t'en prie !

Elle regarda sa montre.

- Je vais devoir y aller de toute manière. Ma mère ne travaille pas aujourd'hui… Enfin, sauf coup de fil …

- Vous êtes proches ?

- Oui et non …

Rebekah hocha la tête et la raccompagna à la porte.

- Merci de ton accueil et … Pour le croquis.

- Si tu savais …

Rebekah se mordit la lèvre. Elle ne pouvait pas lui parler des croquis la représentant. Où que soit Klaus ou son âme il serait capable de le lui faire regretter …

Elle se reprit :

- Tu es la seule à savoir que Klaus avait cette passion, et du talent. C'est bon de partager avec un non frère Mikaelson…

Quelques minutes plus tard, Rebekah rejoignit ses frères dans les entrailles du manoir.

- Vous m'avez attendu j'espère.

- ET COMMENT ! râla Kol.

- D'où ce coup de fil si aimable …

- Assez ! tonna Elijah.

Tous trois se regardèrent un instant.

- Il est temps ! dit l'aîné.

Il sortit une lourde clef. La fit tourner dans une serrure plus ancienne que lui.

- Voici donc notre invité…

Ses cadets ouvrirent de grands yeux et n'émirent pas un son pendant de longues secondes. Ce qu'Elijah savoura. Pleinement.

- Lui ? Demandèrent ils finalement d'une même voix.

- Lui !

Il referma la porte en ignorant les protestations de l'invité.

Elijah sortit son téléphone de sa poche et composa un numéro :

- Bonjour … Dit-il avec son calme légendaire quand son interlocuteur eut décroché.

-

- Lui-même.

-

- Ce qui m'amène ? Demanda t il toujours sur le même ton.

-

- Un frère pour un frère, Elena…

Et il raccrocha. Avant de couper son téléphone.

- Alors la première donne vous convient ?

Un sourire se dessina sur le visage de la fratrie MIKAELSON.

Always and forever.