Pour qui ? Pour HLO qui m'a défiée et que je HAIS FORT ! ¤ papouille qd même ¤ Ma mission : vous allez vous en apercevoir en lisant !

Résumé : Bimbo et Bambi sont sur un bateau, Bimbo tombe à l'eau, que reste-t-il sur le bateau ?

Micis ?

Attention encore : les drogues douces n'existent pas, elles s'y prennent juste beaucoup plus lentement pour vous comater le neurone. Les persos n'existant pas non plus (SNIFFEUH) ils ne subiront jamais les conséquences d'une overdose.

Attention toujours : Quatre est frustré, hystérique, un salopard de première avec une langue bien pendue. Donc comme d'hab mais il fallait le mentionner.

Petit mot : j'ai attendu HLO pour poster, désolée si ça a mis du temps. Je l'attendrais pour le prochain, c'est un pari entre nous qui me tient à coeur. Je vous remercie de suivre encore ce pari. Il reste encore un OS et c'est fini.

DSL pour l'attente, j'espère que ça vous plaira !


Un ami qui vous veut du bien

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OS VI : Crocodile Bimbo

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Vendredi 4 août AC 201, 07h45 devant petit déjeuner, véranda orangée

-

Il était sept heures quarante-cinq du matin et tout le monde était déjà levé, déjeunant dans la véranda orangée, soit directement à table comme Duo et Trowa, soit sur le divan ou le fauteuil d'osier, où ils pouvaient travailler en même temps.

Oui la véranda orangée. La même qui avait accueilli un plat de carottes l'avant-veille.

Il faisait déjà très, très chaud, anormalement chaud à cette heure…

Cela sentait l'orage de chaleur.

-

- Tain fait chaud !

- Tu as bien fait de ne mettre que ton short, Duo.

-

Bambi, Bambi, Bambi…

SI TU POUVAIS JE SAIS PAS CINQ SECONDES ? ARRETER DE LE REGARDER COMME SI T'ALLAIS LUI BOUFFER LE CUL ???

JE SAIS PAS, C'EST PAS UNE GLACE MAX QUOI !

UN PEU DE DIGNITE !

Et moi d'abord ?

-

- Tro, même mon short me couvre trop ! Il fait 26 degrés à huit heures du mat.

- Tu peux le retirer si tu veux.

- Nan merci je veux pas resservir de cible aux abeilles ! C'est pas parce que 'Ro a assuré que ça les empêchera les Maya de me repiquer.

-

CA T'A PAS EMPECHE DE LE METTRE HIER HANDICAPE DU FION !

ET CA FRETILLE, ET CA FRETILLE. TU VEUX QUE JE RESSUSCITE MAYA ?

MA CHEVALIERE TOUTE BLANCHE EST PRETE POUR TOI !

-

- Hn.

- Tu vois Tro ? 'Ro confirme.

- Il « hn ».

- C'est pareil.

- Les abeilles seront assommées – ou mourront – avant de t'approcher.

- Héhé !

- Mais il y aura toujours des kamikazes pour s'échouer sur le récif en tentant un baroud d'honneur.

- Tu veux dire qu'il y a encore risque de crash dans mes collines, 'Ro ?

-

Duo pâlit.

MAHAHAHAHAAHAHAHAHAHAHHAHAHAHAA !

Il y avait une JUSTICE comme dirait l'autre !

-

- Le risque zéro n'existe pas. Par exemple, rien ne t'empêche de t'asseoir sur un dard par maladresse. Ce n'est pas comme s'il n'y en avait pas à la pelle ici.

- Par maladresse oui.

-

TROWA !

ARRETE DE PENSER AVEC TA QUEUE !

JE VAIS TE METTRE MON CUL SOUS LE NEZ QU'ON RIGOLE !

-

- Il suffit d'avoir la bonne protection pour ne pas en subir les conséquences.

- 'Fei, j'ai l'impression étrange et pénétrante que mon short c'est un préservatif, c'est normal ?

-

Tout le monde était déjà debout et frais et dispo, partageant un petit-déjeuner particulièrement savoureux, copieux.

Irrésistible aux odeurs sucrées, épicées.

Qui donnaient envie de se lever même s'il était un peu tôt pour des vacanciers.

-

- Il préserve tes intérêts. C'est un « Preventer » à part entière.

-

WU FEI JE T'AIME !

MAHAHAHA !

Wu Fei était assis sur le canapé, en claquettes, short et débardeur bleu roi. Ses longs cheveux noirs étaient lâchés car lavés, séchant à l'air libre.

Il avait pris quelques couleurs, sa peau s'était doucement caramélisée, donnant à ses yeux onyx une teinte de puits sans fonds, plus marquée encore.

Il consultait les dernières avancées de leur mission, terminant une conversation avec sa détachée, Sally Po. Il finissait sa pomme.

-

- Quoi tu voudrais qu'on décore mon short, Wu ? Une étoile pour mon cul ?

- Tu le remercieras en le gardant intact.

- Quoi mon cul, Ro ?

- Non, ton short. Avec de la lessive spéciale textile délicat, tu le remercieras pour service rendu. Je doute qu'avec le peu de tissus il tienne très longtemps.

- Tu penses qu'il est condamné ?

- Hn. Il va mourir sur le champ de bataille. Un jour où tu te baisseras trop vite. Crack. Tu lui organiseras une cérémonie avant de le jeter à la poubelle.

-

BAMBI !

NON T'ATTENDS PAS CE JOUR COMME SI C'ETAIT L'ARRIVEE DU MESSIE !

MAIS BORDEL J'AI L'IMPRESSION D'ETRE A UNE MANIF D'ETUDIANTS !

UN PAS EN AVANT… TROIS PAS EN ARRIERE !

TU FAIS CHIER !!!

ET BIMBO ! LE RAISIN CA SE SUCE PAS, CA SE CROQUE. On t'as jamais dit qu'il fallait pas jouer avec la nourriture ?

Heero était revenu pendant la nuit apparemment et ce matin il portait un bermuda en jean avec ses chaussettes blanches et ses baskets noires.

Il était torse nu et tapotait à son portable, comme Wu Fei, tout en mangeant consciencieusement une barre céréalière au chocolat, assis sur un fauteuil d'osier.

Quelques lampées lui étaient restées sur les lèvres…

-

- Tu es trop… trop…

- Hn ?

-

… qu'il lécha méthodiquement sans jamais cesser de taper.

- Trop cruel, Ro.

-

Un rictus sans même quitter l'écran des yeux.

WOUAH la classe quand même, Monsieur connaissait ses effets.

Récupère tes neurones, Duo !

Hmph, bon, moi aussi.

-

- Hn.

-

Il donnait faim !

Et oh… Bimbo allait manger !

Héhéhé.

C'est pô bien de dévisager les gens comme ça !

Où sont tes bonnes manières ?

Ça va faire mal…

MAHAHA !

-

- Argh ! Putain je me suis mordu les doigts ! Trowa il reste du raisin ?

- Non, Heero en a mangé une bonne partie tout à l'heure.

-

Oh le regard rêveur… « Oh j'ai loupé ça ? »

Oh… les effets du massage sur ma petite personne PERSISTENT !!!

Hmm si j'y pense je vais être en format tour de Pise dans mon pyjama turquoise.

Quoi « encore » ? C'est pour les besoins de mon plan !

-

- Hn. Le raisin est riche en glucides, fibres, vitamines et oligo-éléments. Et le jus est bon.

- Ok. File-moi un pain aux raisins, steup ?

- On peut partager le mien si tu veux.

-

ET MON PIED AU CUL, TROWA ?

LE VALIDE !

-

- Oh oui, Tro, donne-moi un bout… pas que je veuille t'ôter le pain de la bouche mais c'est trop bon…

- Tu trouveras bien un moyen de me remercier, Duo.

-

A MORT !

-

- A mort ? Winner ?

-

Ah merde, j'ai parlé à voix haute ?

-

- Amor… Amor... Amor… léléléléléla - merde c'est quoi la fin de la chanson ? Léléléla dans ta face, nardin ta mère c'est ton père d'abord - nan je fredonnais une vieille chanson tendre…

- Ça ressemblait à une exécution Quat'.

- Je chante si faux que ça ?

- Je sais pas, je connais pas la chanson.

- Il chante faux.

-

Merci CONNARD LE BARBANT !

SI T'ETAIS PAS TOI, BAMBI, je t'aurais CASTRE.

-

- Je sais pas, comme j'ai dit, je connais pas. C'est juste ta tête. T'es bien pâle, vieux.

- Hn. Et tu n'as rien mangé.

-

OUI !

ENFIN BANDE DE SALAUDS ! VOUS REMARQUEZ PARCE QUE VOUS AVEZ MANGE, MORFALS.

JE ME SUIS ECRASE LE VISAGE SUR L'OREILLER POUR AVOIR L'AIR BOUFFI !

J'AI PAS COIFFE MES CHEVEUX POUR AVOIR L'AIR DE SORTIR DU PIEU…

OUI, PLUS QUE D'HAB !

J'ESSAIE D'AVOIR L'AIR CHIFFONNE ET SEXY MOI MONSIEUR !

Et je me suis pas encore douché… même pas pu faire un petit touche-Momo - Mokhtar (non, jamais je ne dirais popaul, c'est anticonstitutionnel)

L'air malade mais pas trop, ça se travaille !

-

- Winner ?

-

Allez, faisons pitié.

Prenons une petite voix mais pas trop.

Oh tiens, Trowa me regarde.

-

- Juste un peu fatigué, mais ça va aller.

- Ton pied ?

- J'ai pris mes anti-inflammatoires, Wu Fei. Et Rashid m'a massé.

-

VADE RETRO SATANAS.

J'AI VU DANS TON REGARD NOIR, WU FEI CHANG.

TU VOULAIS ME MASSER VU QUE T'ES A COTE DE MOI SUR LE CANAPE !

ET BEN VAS TE FAIRE TETER LES YEUX !

Nan.

NAN !

ME TOUCHE PAS !

ME TOUCHE PAS !

HEERO POURQUOI TU T'ES LEVE.

Et Trowa… pourquoi tu BOUFFES ? JE SOUFFRE !!

-

- Tu sembles avoir un peu de fièvre.

- - Vive l'air conditionné à fond, crétin - juste un rhume. Ça va passer, je vais pas en mourir non plus.

- Tu sais…

- Heero j'ai le nez qui coule, pas une pneumonie, merci de t'inquiéter.

- Hn. Si tu éternues en mission tu peux faire découvrir ta position. C'est parfaitement irresponsable.

-

JE T'ENVERRAIS BIEN TE FAIRE FOUTRE (PAR MOI DE PREFERENCE).

T'AS LES MAINS DOUCES…

Mais t'as pas tort.

D'ailleurs je vais te le dire.

-

- Tu n'as pas tort… et je sais que je suis réserviste, mais comme tu l'as dit toi-même, le risque zéro n'existe pas. J'ai un rhume, je vais le soigner.

- Et si tu es appelé ?

- Si je suis appelé, tant pis, Heero, je ferais ce que j'ai à faire. Je ne reculerais jamais devant une mission.

-

Oh ce regard de respect…

Trowa…

OH TROWA ????

TU PEUX ME REGARDER CINQ MINUTES STEUP ?

BIMBO N'EST PAS EN TRAIN DE RAMASSER QUELQUE CHOSE, NAN ?

-

- Quatre a raison, il a le nez qui coule. Rien de plus, Heero.

- Laisse-moi en juger.

-

Oh.

Oh… Trowa… t'as pas la sensation de te foutre de la gueule du monde, à coller au cul-cul du poom-poom short comme un caca kaki ?

Et tu la ramènes ?

-

- Le front est un peu chaud. Je vais prendre la température du cou.

-

Hmmm….

Ah ses mains…

-

- Sa température augmente. Je vais finir par croire que c'est moi.

- Ça se pourrait, Heero… et j'aimerais même, le moyen de me soigner serait radical et nettement plus agréable. Je ne me remets pas de ton massage.

-

YES !

IL FLIRTE, JE FLIRTE !

JE SUIS PAS UN LOSER D'ABORD !

Ah ce rictus…

Heero tu sens bon tu sais, tout près ?

-

- Ryoukai.

- Ah non, vous n'allez pas recommencer ?

- Duo… il prend juste ma température !

- Oui bon, il fait assez chaud comme ça.

-

Trowa, t'as l'air un peu soucieux… qu'est-ce que t'as ?

T'as les yeux froids, ils sont jamais froids. Ils sont à peine expressifs et quand on te connaît on voit les choses…

Mais là ils sont clairement froids

T'as pas l'air d'aimer…

T'as pas l'air d'aimer que Heero me touche ?

Non ?

NOOOOOOOOOOOOOOOOOON ??? DEPUIS QUAND ?

BON j'étais à l'ouest quand il m'a massé mais j'aurais remarqué s'il me regardait comme ça, hein ?

Et…

-

- Dring.

-

NON

ARRRRRRRRRRGH !

ARRIERE !

LAISSE-MOI APPROFONDIR MA PENSEE TELEPHONE DE MERDE !

-

- 'tain, c'est qui qui t'appelle à huit heures du mat' ? On bouffe, merde !

- Cette sonnerie… c'est ma ligne d'urgence Preventers ? Rashid…

- Voici votre téléphone. Souhaitez-vous enclencher le brouilleur d'ondes ?

- Oui, merci. Pouvez-vous mettre la conversation sur haut-parleur ?

-

Mais qui cela peut-il être ?

-

- Oui ?

- Agent Winner ? Général Une.

- Général.

- Tenez-vous prêt à partir dans une demi-heure pour Sand Lake. Tous les paramètres de votre mission vous sont actuellement transmis via ligne sécurisée.

-

Ça vouvoie sec quand il y a du monde dans le bureau, hein ?

-

- Et merde ! Chouchou ? T'es plus en vacances !

- - CHOUCHOU TOI-MEME, LOPETTE - Attends un peu, Duo.

-

Heero lut les paramètres de mission par-dessus son épaule alors qu'il mettait à jour son mail professionnel pour lire la mission avec un air concentré.

Quatre ne savait pas ce que faisait les autres, il fallait qu'il ait l'air concentré sur son écran tout en écoutant la conversation.

-

- Sand Lake ?

- Oui Agent Yuy.

-

Insérez mode blonde.

-

- Pourquoi ? Combien de temps ?

- Prélèvements sur site, Agent Winner. Vérifications des activités des sociétés listées dans votre ordre de mission.

- Oui.

- Dans le cadre des investigations actuelles des agents Yuy et Chang.

-

Oh…

Wu il est pas content. Il racle sa gorge.

-

- Nous aurions pu le faire plus tard ce n'était pas une priorité.

- Avec tout le respect que je vous dois Agent Chang, c'est à moi d'en décider.

- Avec tout le respect que je vous dois, c'est vous-même, général, qui aviez décrété que ces vérifications n'étaient pas une priorité.

-

Oh…

-

- La situation a changé et si je puis me permettre aucune vérification d'une journée n'est une priorité. Mais elle peut le devenir si on la laisse prendre des proportions.

- Effectivement.

- Hn.

- Et nous ne voulons pas que cela prenne des proportions. De plus cela nous fait avancer et c'est ce qui compte.

-

Quatre pouffa. Très, très fort.

Il transforma son éclat de rire contenu en masque de souffrance.

OUAIS JE FAIS ENCORE MA BLONDE.

ET ALORS ?

-

- Aie…

- Agent Winner ?

- Winner ?

- Ça va, Général, Wu Fei. Merci.

- Bien. Votre enquête se déroulera sur la journée, arrivée en Floride prévue à 10h00 du matin heure locale.

- Ce qui veut dire que tu dois partir… ben là, vieux ? C'est chaud quand même.

-

Quatre acquiesça.

Heero eut un « hn » dubitatif qui le fit lever la tête de son ordinateur pour le regarder.

TAIN ! MEME PAR EN DESSOUS IL EST HOT !!

RO ? TU SAIS QUE J'ADORE TA POMME D'ADAM ?

C'EST MIEUX QUE REGARDER TES PECS HEIN ? PARCE QUE LA J'AI LA QUEQUETTE PLUS DURE QU'UN OS REDUIT.

-

- Si tard ?

- Oui, Agent Yuy. La couverture se fait de jour. Officiellement, l'Agent infiltré fait partie d'un groupe écologiste non gouvernemental et vient pour confirmer la propreté du site.

- Officieusement je cherche des preuves de manipulation génétiques, d'expérimentations animales à des fins terroristes, je vois ça.

- Oui Agent Winner. Œuvrer de jour joue la transparence. Vous nous donnerez vos conclusions à votre retour.

-

Quatre fit alors l'impensable, mettant son plan à exécution pour être le plus crédible possible.

Il se releva un court instant, mais sur le mauvais pied.

Et se laissa hurler sans restriction, sans sourire.

Un hurlement bref, aussi fulgurant que cette douleur qui lui transperçait toutes les terminaisons nerveuses, des orteils à son cœur, répondant à ses tempes.

-

- Aaack.

- QUATRE !

-

PUTAIN DE BORDEL DE MERDE DE TROU DU CUL DE MES DEUX SA RACE DE MORT TON PERE EN SLIP KANGOUROU ET TA MERE JE SAIS PAS CE QU'ELLE FAIT MAIS JE M'EN FOUS.

ARRRRRGGGGGGGGGHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !

Ce qu'il ne fallait pas faire…

Quatre tomba à la renverse et celui qui avait hurlé – Rashid – l'avait attrapé au vol.

Il avait paru si inquiet qu'il l'avait appelé « Quatre » tout court.

-

- Vous allez bien ?

- Non…

-

JE SAIS QUE JE TE PAYE POUR FAIRE SEMBLANT DE POSER DES QUESTIONS CONS MAIS TA QUESTION ELLE EST CON QUAND MEME.

JE T'AIME RASHID MAIS LA T'AS VRAIMENT UNE FACE DE PET HALLAL.

Te respecte dans mon manque de respect.

-

L'héritier, qui avait fermé les yeux sous la douleur, les rouvrit en voyant les radins continuer à manger leur petit-déjeuner tranquillement.

Puis Heero et Wu Fei vinrent examiner le pied de Quatre.

Ils se dévisagèrent.

-

- Une. Il ne saurait être opérationnel, deux de ses orteils sont cassés, cette fois.

-

AH MERDE !

NAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN !

-

- Heero assez, je dois juste me reprendre quelques minutes, après ça ira.

-

OH MAIS QUEL COMEDIEN !!!

GENRE JE DOIS ME REPRENDRE ? JE DOIS ME DROGUER OUAIS !

MAIS LE MASSAGE DES ORTEILS C'EST MORT, AH !

Par contre le reste… hm Heero ?

JE VAIS AVOIR DU MAL A DANSER MAIS JE PEUX ENCORE NIQUER, DIRIGER, FAIRE MES OPA, ALORS TOUT VA BIEN.

-

- Il s'est fait ça à l'instant ?

- Négatif, ils étaient luxés bien avant.

- Oui mais cela n'a aucune importance ! Aie.

-

OUI ! JOUONS LES MARTYRES JUSQU'AU BOUT.

ET IGNOREZ-MOI JUSQU'AU BOUT.

JE SUIS LA POTICHE DU COIN !!

LA BLONDE DE LA ROUE DE LA FORTUNE SANS NIBARDS !

Mais ptet que j'ai gonflé mes roubignolles ?

-

- Quatre reste assis.

- Trowa ! Je dois y aller !

- Comment s'est-il fait cela ?

- En allant chercher des médicaments à Maxwell mon Général.

- Maxwell ? Malade ?

-

TA GUEULE MACARONS.

Wu Fei daigna refermer son rapport – jusque là il suivait distraitement la conversation - et répondit.

-

- Guéri.

- Oh, je suis là ?

- Oui et tu devrais être un peu plus honorable, Maxwell. Je te trouve très peu concerné par la situation.

-

BEN AUTANT QUE TOI, WU VU QUE C'EST MAINTENANT QUE TU RAMENES TES FESSES.

Wu Fei… si prévisible Wu Fei…

Duo et le poom-poom short de l'apocalypse s'étaient levés, du coup Trowa aussi.

Hmph.

-

- De quoi que tu causes, Wu ? Il s'est vrillé le pied pas tiré une balle dans le trou de balle !

- Winner s'est blessé bêtement. En te portant secours alors que tu as fait preuve d'un manque de prudence intolérable.

- Ben je pouvais pas savoir c'était la première fois !

- Même. Tu rentrais de mission de trois ans. Le repos complet était préconisé.

- Parce que tu te serais reposé, toi ?

- J'aurais fait un peu de tai chi et j'aurais lu un livre de mes ancêtres.

- J'étais censé être opérationnel, Wu, pas mort.

-

Je suis d'accord avec toi, Bimbo.

Ce jour est à marquer d'une pierre blanche.

Quoique mes orteils cassés peuvent faire guise d'osselets ?

-

- N'insulte pas ma lignée.

- Je dis juste qu'ils sont morts, Wu. Et je ne mens jamais.

-

Oh Bimbo sourit…

Oh… Confucius aussi…

-

- Bref. Tu devrais te sentir redevable.

- Mais je me sens redevable, Wu…

- Ah bon ? On ne dirait pas

- Comment ça on ne dirait pas ? C'est pas parce que je suis pas expansif que je m'inquiète pas !

- Alors va en mission à sa place vu qu'il est indisposé. Je m'étonne que tu ne te sois pas proposé, Maxwell.

-

Oh, Bimbo pâlit.

Prenons un air de blonde.

-

- Quatre ?

- Oui Trowa ?

- Tu as des gaz ? N'hésite pas on est entre hommes ?

- Non, j'ai MAL.

-

CONNARD !

Mais la gueule que tire Bimbo… on dirait Némo tiens !

-

- Me proposer ?

- C'est pour une journée. Yuy et moi avons besoin de Barton ici.

- …

- Attendez…

-

Oh, Bimbo se décompose.

Et Bambi aussi.

-

- Le Général a dit que c'était urgent, le départ est imminent. Et cela allait nous permettre de compléter notre mission. Nous n'avons pas le temps de trouver quelqu'un d'autre.

- TU TE FOUS DE MA GUEULE, WU FEI ? ME SUIS BARRE TROIS ANS !

- Tu es réserviste. Selon le règlement, tu peux être réquisitionné n'importe quand. C'est un accord tacite qui te permet d'être en vacances.

- Hn. Et ce n'est que l'affaire d'une journée.

-

MAHAHAHAHAHA !

Ça frétille plus du short, hein ?

GI 'Ro qui s'y mettait aussi !

Autant avoir l'air compatissant.

Et défendre.

-

- Wu Fei c'est ridicule, je vais y aller.

-

Mais Confucius n'écoutait pas, empêtré dans son honneur.

MAHAHAHAHA !

Et Une qui s'y mettait…

-

- Vous êtes l'un de nos meilleurs agents. Et je n'ai plus le temps de trouver quelqu'un d'autre. Et vous êtes Américain, vous retournez chez vous en quelques sortes.

-

Oh Bimbo me regarde avec un air méchant.

Enfin pas méchant, exaspéré.

Et je lui lance un regard « c'est pas de ma faute si t'as fait de l'urticaire »

-

- PUTAIN… JE VIENS DE L2, MES ANCETRES JE LES CONNAIS PAS ET JE M'EN TAPE.

- Et tu dois ta guérison à Winner. Il est ton meilleur ami. Qu'est-ce que tu fais encore là ?

- PUTAIN…

- Alors c'est décidé. Aucune communication avant votre retour Agent Maxwell. Je vous transfère les données sur votre ordinateur. Soyez prêt au décollage dans dix minutes.

-

Oh il y a de l'électricité dans l'air…

Moi je hurle dans ma tête au moins ! Héhéhé.

Bimbo frémit et son regard se fait dur, même s'il me rend service.

Parce que je dois l'admettre, je le vois là, dans ses yeux, que ça ne le dérange pas de me rendre service, on a l'habitude.

C'est juste… ses vacances ?

Et puis il va laisser bébé Bambi derrière une journée ?

Mais t'inquiètes pas mon minet, je vais bien m'occuper de lui en ton absence !

Au fait, tu peux me prêter ton poom-poom short que je l'essaye ?

MAHAHAHA !

Par contre Une a intérêt de faire un geste parce qu'il va la tuer en revenant.

-

- Bien évidemment vous aurez une compensation. Une, terminé.

- Duo… je suis désolé…

- Il se comporte de manière honorable.

- Hn.

- …

-

Oh, un sourire amical mais pas trop.

Mais amical quand même.

T'ES VERT HEIN ? MAIS T'AS PAS LE CHOIX SURTOUT !

-

- Mah c'est juste la journée quoi et c'est le métier aussi. Et t'aurais fait la même chose.

- - sous la torture - Bien sûr, Duo !

- Et puis je vais bien me marrer ! C'est pas comme s'il faisait pas chaud en Floride, je vais ramener mon short ! Je ferais couleur locale !

-

Oh Bambi me lance un regard : « Quatre, c'est pas de ta faute mais c'est de ta faute ».

T'ES DEG, HEIN ?

-

- Ouais !

- Et puis Sand Lake c'est une ville super connue pour un truc mais je me rappelle pas quoi…

- M'en rappelle pas non plus, tiens.

- Hn.

-

Heero fronce les sourcils.

Bimbo zappe.

-

- M'enfin. Mais Quat', rends-moi service. La prochaine fois que tu voles à mon secours, marche, hein ?

-

Oh les sourires de l'amitié…

Tout est bien qui finit bien.

Mais Trowa le regardait comme s'il allait le bouffer. Les chéri-bibis allaient être séparés par huit milles bornes…

On va les plaindre les choupis.

-

- Ok. Si la prochaine fois que tu nages dans la piscine tu fais pas trop d'efforts.

-

QUE T'OUBLIES PAS QUE C'EST DE TA FAUTE (MEME SI C'EST UN MENSONGE MAIS JE M'EN FOUS, JE SUIS PAS TOI)

Il se leva, le sourire habituel aux lèvres.

-

- Promis !

- Sois prudent, hein ?

- Toujours, Quat ! Les gars, à plus !

-

Il s'approcha et…

Non…

NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON

QU'EST-CE QUE TU FOUS ????

RECULE !

RECULEEEEE !

-

- - Hmmmm - à ce soir, Tro.

- - lèche ses lèvres - Sois sage, Duo.

-

Un clin d'œil.

Et il se barre.

C'EST CA, CASSE-TOI ! TIRE-TOI !

VIRE-MOI CE SOURIRE BAMBI OU JE TE LES BRISE COMME MES ORTEILS ?

Nan mais c'était quoi.

C'ETAIT QUOI CA ?

Un smack ?

Je vais lui apprendre, moi à LEVRE-EN-FEU !

Tu vas en avoir des baisers sur tes fesses.

DES BAISERS AVEC DES CANINES MEME !

-

- Bon, on va pouvoir reprendre notre travail, Yuy ? Yuy ?

- Hn.

- Quatre, ça va ?

-

VAS TE FAIRE FOUTRE, TROWA.

Là je veux me barrer cinq minutes parce que je bous de rage.

Juste cinq minutes et après je me mettrais devant l'ordi. Pour bosser. Entre autres.

Mais là je veux me barrer et éviter de refoutre un coup de pied dans le mur par colère.

J'essaie de me relever et merde j'ai les mains qui tremblent, c'est pas LE MOMENT BORDEL.

Je peux PETER UN VRAI CABLE ? ILS S'EMBRASSAIENT PAS AVANT ? QU'EST-CE QUE J'AI LOUPE AVEC LES CAMERAS DE SURVEILLANCE, HEIN ???

Mais Heero me retient, effleure encore mon front, plisse ses yeux bleu démentiel et pose les lèvres quelques secondes sur les miennes.

Chaleur. Chaleur. Chaleur.

Puis il me parle suffisamment fort pour que le reste entende, suffisamment bas pour que ce soit un chuchotement.

-

- Ton front et tes lèvres sont chauds. Ta fièvre augmente.

- …

- Il va falloir bander...

- ...

- ce pied.

-

Il a ce petit rictus. Soldat toujours prêt, toujours efficace à prendre ma température avec ses lèvres (mieux et plus glam qu'un thermal dans l'fion)... Oui, j'ai un peu de fièvre...

-

- Oui…

- Et il va falloir que tu prennes une douche.

- Quoi ?

-

ATTENDS JE PUE ???

-

- Attends, je pue ?

- Hn. Tu pues. Tu vas avoir besoin d'un coup de main. Tu tiens à peine debout.

- Oh.

- Je peux le faire si tu veux, Quatre. Wu Fei a besoin de toi, Heero.

-

VAS TE FAIRE FOUTRE LA JE VEUX PAS TE VOIR, BAMBI.

-

- C'est gentil Trowa mais je préfèrerai que ce soit Heero, là. Comme ça il pourra me faire un massage sous la douche.

-

Un petit rictus envers Bambi.

-

- Ryoukai. Tu préfères que je te tienne par la taille ? Ou que je te porte ?

- Par la taille, je peux avancer, même si c'est laborieux.

-

Oh…

Bambi n'était pas content du tout.

Ben oui, maintenant que Bimbo était parti, Bibi devenait intéressant ?

Et ben NARDIN TOI !

Mon jeu. Mes règles.

VAS TE FAIRE SNIFFER LE PETIT PAR UN CHAMEAU !

-

- A tout à l'heure Wu Fei ! Trowa…

- …

- A plus tard.

- Si tu veux Trowa, quand Wu Fei et Heero reprendront leurs notes et vu qu'on ne pourra pas aider Duo dans sa mission avant son retour…

- ?

-

METS-Y DU TIENS, COCO !

-

- On pourra jouer à ce jeu vidéo que nous testons en ce moment…

- C'est quoi le jeu ?

- Driver. Tu verras c'est super. Quand Duo rentrera je suis sûr qu'il voudra y jouer.

- Bonne idée. Le temps change. On risque pas d'être d'extérieur. A moins qu'on ne soit appelé pour une mission.

- Effectivement. A tout à l'heure Trowa. Wu Fei…

-

Bimbo parti la mort dans l'âmeuuuh

Bambi qui m'attend pour que je sèche ses larmeuuuh…

Wu Fei qui fera son tai chiii

Et moi sous la douche avec Heero Yuyyy

Elle est pas belle la vie ?????

HA HA JUSTICE aie.


Salle de bain, quelques minutes plus tard

-

Heero était nu devant Quatre– et à dévorer sans savoir par quel bout musclé, lisse ou raisonnablement viril ou carrément vertigineux où il faut -

MERCI DE M'AVOIR AIDE A MONTER LES ESCALIERS MAIS LA T'ES EN TRAIN DE MONTER MES OEUFS EN NEIGE, HEY JE SUIS UN WINNER, FAUT RETABLIR LA VERITE ET CHANGER LA PHRASE.

REPRENONS ET RENDONS-MOI JUSTICE.

MERCI DE M'AVOIR AIDE A MONTER LES ESCALIERS MAIS LA T'ES EN TRAIN DE MONTER MES NOIX DE COCO EN PINA COLADA.

Hey, ça fait longtemps.

Hm.

Heero...

... achevait de l'aider à le déshabiller... sous de bien piètres protestations.

-

- Je peux le faire moi-même, merci.

-

Un sourire narquois alors que Quatre attrapait le gel douche Black Coconut.

-

- Tu peux tout faire toi-même. Même aggraver ton cas, Quatre. Et les Preventers ont besoin de tous leurs éléments.

-

NON MAIS IL ME FAIT QUOI, LA ?

Il a pas besoin de m'aider à me déshabiller pour me faire un massage…

C'est le pied qui est blessé ! Et c'est un peignoir ! Héhé.

Je suis irrésistible. NO DOUBT, tout me sourit, là !

-

- On va arrêter de perdre du temps et faire les choses à ma manière pour te rendre opérationnel.

- Si c'est le genre Wu Fei...

- Je ne suis pas Wu Fei, Quatre. Et tu le sais très bien.

-

GI 'Ro déplaça lentement Quatre jusque à le plaquer contre le mur tiède de la douche.

-

- Il ne faut pas mouiller ton pied... alors je vais le prendre.

- Hein ?

-

Heero eut un regard impassible.

-

- Ton pied. Je vais le tenir hors de l'eau pendant que tu te laves. Tu ne tiendras pas à cloche-pieds. Si c'est pour que tu te blesses plus on ne va pas s'en sortir.

-

Quatre se décolla du mur et avança, forçant son gardien à reculer de deux pas.

-

- Tu l'as déjà enfermé dans un sac plastique.

- Le regard et le sourire se firent énigmatiques.

- Le sac pourrait se trouer. Tu n'as pas le meilleur des matériels...

- Je n'avais pas prévu de sac indéchirable pour mes orteils cassés, gomen nasai sumimasen comme qui dirait.

-

NON MAIS SANS DECONNER...Si j'avais même prévu ça j'aurais été suspect !

Oui la part d'imprévu est prévisible !

Ou alors... même en n'étant pas suspect je parais suspect ???

Non. J'ai tout prévu. Je suis nickel. Je suis très près du but. Ce n'est pas le moment de me prendre la tête.

-

- Tu n'as pas le meilleur des matériels, Quatre. Mais je suis là.

- Jusqu'à preuve du contraire tu n'es pas waterproof, Heero.

-

HA HA !

-

- Rien ne passe avec moi, Quatre. Tu devrais le savoir.

- Tu serais ma Human Capote ?

-

Nan, il fait juste du zèle.

Ca fait du bien d'être irrésistible !

Ca fait plaisir à mon ego surdimensionné comme son sexe qui a souffert dans son amour-propre.

Parce que merde. J'aime Bambi. Quand je le vois si con c'est dur de m'en rappeler...

et quand je vois Super Soldier à poil c'est dur aussi....

Quoi ? JE SUIS HUMAIN !

Jouons cartes sur table même si je carte un as dans ma manche.

Je triche. Je ne veux pas que d'autres trichent avec moi.

-

- Si je te plais faut le dire, Heero. Tout le monde le croit.

- Ils croient ce qu'ils veulent. Je suis professionnel.

-

C'est qu'il en était capable, ce con. Mais quand même après le massage ?

Pro jusqu'au slip !

Pro...

Vraiment. Pro. Trop ?

-

- Il n'est cependant pas interdit d'allier l'utile à l'agréable... n'est-ce pas ?

-

Quatre eut juste le temps d'entrouvrir les lèvres avant que Heero n'ouvre le jet, l'eau s'échappant du plafond en débit contrôlé.

NARDIN C'EST FROID !

...

NARDIN CES PECS !!!

-

- Quatre. Tu vas péter ton gel douche à force de le presser. Décale-toi légèrement, je vais t'aider à te laver. Et après je te ferais un bon massage…

-

Black Coconut explosa dans la main de Quatre.

Heero leva les yeux au plafond et claqua sa langue contre son palais.

-

- Tu vas te couper. Et après tu vas dire que tu n'as pas besoin de moi.

...

-

- Ce serait dommage de perdre tout ce gel-douche. Laisse-moi faire...

- Qu'est-ce que tu fais, Heero ?

-

Question conne ? Il venait de le dire !

Mais nardin vous seriez pas encore plus blonds, vous, avec Yuy à presque poil (l'est pas trop poilu) sous la douche ? Un métis au corps de dieu grec sans une once de féminité ?

Sauf que je suis blond et que je suis stratège (nananère) même si mes plans marchent tout en étant indéniablement géniaux et diabolique (et un brin foireux mais c'est le manque de chance !)

Mes radars s'allument en même temps que mon dard. May-day, may-day.

Ils croient ce qu'ils veulent...

Ils croient ce que tu veux qu'ils croient, Heero.

Tes mains sur mon torse sont… rrrrrrrrr

-

- Je fais la guerre, Quatre. Comme toi. Reste à savoir si tu es mon prisonnier... ou mon allié.

- Oh... Oh ? Oooooooh...

---

Quatre était revenu, bien plus tard, en peignoir tout blanc avec un sourire vanné.

Heero était vraiment quelqu'un de très… intéressant.

Il le savait sexy, méthodique, intelligent. Quatre l'avait découvert...

Machiavélique.

Quatre retourna au salon avec un regard diabolique. Bambi revenait dans le salon.


Sand Lake, 14H30, heure locale

-

Duo, en short, basket, t-shirt vert, fourni par Une, était arrivé sur le site de Sand Lake et analysait les données alentours à bord d'un petit bateau à moteur.

Il avait fait du charme aux grands pontes et aux petits vigiles des sociétés soupçonnées et menait sa petite enquête tranquillement.

Il faisait très chaud ici aussi, et humide, la Floride avait un climat tropical et le Sand Lake, l'un des plus grands lacs de cet Etat, était quelque peu marécageux. Même si le site était protégé, on pouvait y faire tout et n'importe quoi.

-

- 'Tain, je m'emmerde. Fait trop beau pour bosser. Quat' tu me paieras ça.

-

Il contrôlait à présent le taux de toxicité de l'eau et conclut qu'il avait nagé dans bien pire.

-

- Pfff. Saleté de moustiques de merde. Wow il est énorme quand même. 'reusement que 'Ro a fait le nécessaire. Sacré Ro quand même.

-

Il mit un petit produit top secret dans le lac et…

-

- Ben merde. Le révélateur confirme l'utilisation de produits illégaux. Bande de salauds vous n'avez rien déclaré ni payé la licence… et en plus vous pouillez l'écosystème. Nous on le fait hein, mais en toute légalité !

-

Il y avait un ciel bleu magnifique…

Et tout à coup le temps se mit à changer.

-

- Mais c'est quoi ce bordel… on est pas sur une colonie pourquoi ça change comme çà ?

-

TONNERRE.

ECLAIR.

ORAGE

MISERE !

-

- Ah merde, climat tropical… doucement petit bateau, tu ne vas pas te renverser, hein ?

-

Duo se retrouvait sur le radeau de la méduse, l'air des Walkyries de Wagner résonnant à ses tympans.

TEMPETE.

Le petit bateau à moteur, discret, résista une fois, deux fois, puis il chavira. Duo avec.

-

- Gnyaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa - splash - PUTAIN DE BORDEL DE MERDE, VA FALLOIR NAGER.

-

Duo nagea.

Le bateau sembla reculer, les vagues.

-

- Bon, je suis pas tombé trop loin.

-

Duo nagea.

Le bateau sembla reculer.

Encore.

-

- Bordel.

-

A chaque fois que Duo voulait rejoindre le bateau, il s'éloignait, les bourrasques étant trop violentes.

-

- PUTAIN ! Mais arrête de t'éloigner bordel ! Je vais battre le record du monde de natation à ce rythme !

-

Duo s'échina à nager, nager et encore nager après le bateau, en vain.

Quand il sentit un mouvement particulier, faisant s'envoler les oiseaux qui n'avaient pas encore fui l'orage.

-

- Mais il se passe quoi, là ?

-

Duo tourna légèrement la tête et vit…

-

- Et… merde… Sand Lake, site protégé, connu pour être la patrie des… oh putain, in nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti je veux pas MOURIR !

Duo repéra des alligators et après environ 200 signes de croix en 10 secondes se mit à nager très, très vite, vers le bateau, alors qu'il filait aux grès des flots.

-

- MAMAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAANNN !

-

Duo investi de la puissance divine (ah c'est facile de se prendre pour un Shinigami avec un Gundam... sans Gundam c'est Shiniglouglou et t'appelles n'importe quel Dieu, comme tout le monde), battit le record de l'univers de natation...

-

- PAPAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !

-

...avant de se décider à appuyer sur sa ceinture et décoller des flots. Bon, dans le ciel on pouvait se la péter et se la jouer en faisant pipi dans son froc mais on sentirait rien puisqu'on était mouillé et qu'on avait les CHOCOTTES !

-

- YAHOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO ! SHINIGAMI LIVES !

-

Un alligator à deux doigts de lui croquer les pieds.

Bien sûr qu'il était armé, et ce depuis le début mais il ne voulait pas se faire repérer (professionnel malgré la peur)

Tu parles ! Devant un ban d'alligators tu penses à fuir avant de dégainer !

N'ayant pas suffisamment d'énergie pour atterrir sur la terre ferme, il le fit sur le bateau qui ne bougeait plus, enfin, l'orage étant terminé. Il démarra en trombe sans demander son rêve, se permettant de faire un bras d'honneur à l'alligator une fois en sécurité.

-

- TIENS !

-

Il avait fini sa mission plus tôt que prévu, s'il n'avait pas terminé de toute façon, il aurait été repéré. Et s'il avait tué l'animal, il aurait encore plus été repéré et Une aurait mis son derrière à vendre sur G-Ebay. Une faisait peur et l'absence de macarons et des lunettes n'y avait strictement rien changé.

Elle rivalisait de sadisme. Mieux ne valait pas la contrarier.

Une seule question subsistait.

-

- J'aurais juré que l'alligator après mon cul avait les dents limées ? J'ai dû rêver…


Bruxelles, minuit.

-

Quatre, allongé sur son canapé, avait passé un moment très intéressant avec Trowa, à jouer à Driver.

Bon, Bambi lui avait rabattu les oreilles avec Bimbo et à sa grande déception il n'avait à aucun moment mentionné Heero (ce qui était éventuellement un signe)

C'EST UN SIGNE ! C'EST UN SIGNE !

Puis le rouquinou avait fini par se détendre sans qu'il ait été drogué par un truc de sas chevalière (exploit !!!)... avant d'être à nouveau réquisitionné par Wu Fei et Heero.

L'héritier Winner était donc seul et souriait doucement, se remémorant une conversation intéressante qu'il avait eue la veille…

-

« Flash-back le jeudi, 22h30 »

-

- Oui, Winner.

- Une ? J'aurais un service à te demander…

-

Une inspira très fortement au téléphone alors que Quatre verrouillait la porte de sa chambre, y activait les brouilleurs d'ondes et isolants auditifs, que personne n'intercepte cette conversation.

-

- Pourquoi je sens que je ne vais pas aimer ?

- Parce que tu n'aimeras pas.

- Quatre…

-

OH LE MACARON ?

TU VAS PAS LA RAMENER, HEIN ??

-

- Une, Une, Une… détacher tes cheveux ne t'a pas fait oublier comment on ramassait les pots de vin, sinon mes comptes bancaires n'auraient jamais été débités toutes ces années.

- Quatre, tu sais quels sont tes privilèges et…

- Et tu sais très bien que tout se négocie. Tu sais où sont tes intérêts aussi.

-

Une eut un soupir exaspéré.

-

- Oui. Mais si je t'accorde quoi que ce soit de plus…

- Une. Je ne vois pas pourquoi tu la ramènes dès que je te demande quelque chose, ça commence à devenir pénible.

-

Quatre essaya désespérément de faire les cent pas un portable à une main, un ordinateur portable de l'autre mais trébucha et réussit à s'éclater un peu plus son gros orteil.

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRGGGGGGGGGGGGH !

Mais piapiapia dans son corps parce qu'il n'allait pas piailler devant Zoubida enfin Une.

Il réussit à poser l'ordinateur sur sa table de chevet sans encombre.

Puis il reprit, s'asseyant sur son lit God Size, aux draps et couvertures blanc et turquoise, assortis à son pyjama, ses tongs et le loup qu'il mettrait sur ses yeux pour s'endormir.

Oui, plus grand qu'un King et un Emperor. Non l'Emperor size n'existait pas mais il était Quatre alors il valait bien qu'on crée un lit spécialement pour lui.

-

- Enfin merde quoi, je fais mon job, je mets mes moyens, ma technologie, mes hommes à ta disposition.

- Je sais…

- Je loge des nez de bœufs bouffeurs de halouf ingrats alors arrêtes de faire ta pucelle, t'as été baptisée aux pots de vins. Il serait temps de dessaouler. Chez Oz t'avais moins d'état d'âme !

- Ce n'est pas ça… seulement un avantage de plus et on se poserait des questions…

-

LA MADAME EST UNE FEMELLE REPENTIE EN MAL D'ACTION.

Donc on va réagir comme on fait avec une madame, il s'était dit.

On va la prendre pour une conne avec le sourire et lui faire croire bien des choses…

En gros, le charme gay prêt à virer sa cuti s'il n'était pas si gay, justement…

Les femelles pouvaient être pathétiques dans leur constante envie de plaire.

Comment ça les mecs ?

Il posa son ordinateur sur son lit et le ralluma.

Puis il ouvrit son tiroir pour y prendre un chewing-gum qui soi-disant « pouvait remplacer le brossage des dents » parce qu'il avait la flemme de se relever.

-

- C'est qui le chef, c'est toi, non ?

- Non. On aurait presque l'impression que c'est toi.

- - Bien sûr, crétine -. Non c'est toi le chef, sinon je n'aurais pas été obligé de négocier avec toi. Et tu es es très, très dure en affaire, tu sais…

-

Ma parole c'est qu'elle couine ???

ON VA DRAGUER LA GOUDOU REFOULEE GENRE ELLE A ASSEZ DE CHARME POUR ME FAIRE AIMER LE CHOU-FLEUR.

J'en deviendrais végétarien si les carottes n'étaient pas des légumes !

-

- C'est vrai.

- Hmm…

-

EUUURKK !

MAIS MEME PAS EN REVE JE FAIS LE RUMINANT MOI, JE LA FUME L'HERBE, JE LA BROUTE PAS !

On sait que tu rêves de te taper Noin mais elle se tape BARBIE LOPETTE !

HEY JE PEUX ENVOYER LE ZECHS SUR ORBITE POUR TE RENDRE SERVICE SI TU VEUX ! MARS C'EST PAS ASSEZ LOIN !

-

- Bon. Qu'est-ce que tu veux, Quatre ?

- Que tu envois dès demain Maxwell en mission à Sand Lake, en complément de celle de Heero et Wu Fei.

- Quoi, tu as invité Maxwell chez toi et tu veux déjà le virer ?

-

OUI !

-

- Pas du tout ! Ce serait l'affaire d'une journée, il reviendrait le soir même.

- Négatif. Il est parti trois ans. A sa demande d'ailleurs.

- QUOI ?????????? - s'étrangle en avalant son chewing-gum -

-

HEIN ???

-

- Maxwell a demandé…

- Comment ça « demandé » ? Tu ne l'as pas « assigné » ?

-

ET SOUPIRE PAS FACE DE PET DE FOUFFE' !

ME DEMANDE PAS COMMENT JE VAIS HEIN ??

TU VOIS PAS QUE JE MEURS ??

-

- Non, il a demandé son assignation.

- Je croyais que tu avais désigné Duo…

-

DE QUOI ?

-

- Enfin, Quatre, ne fais pas ta blonde, tu vas me dire que tu as gobé ça, que je l'avais désigné ?

-

HE HO ELLE VA SE CALMER LA POUFFIASSE ?

J'ETAIS CENSE LE SAVOIR CA ?

SURTOUT QUAND ON ME LE DIT PAS ?

-

- Gober quoi ? Les missions à rallonge c'est tout le temps. C'est précisément l'une des raisons pour lesquelles je te graisse la patte.

- Quatre, Quatre, Quatre, Les Preventers aussi graissent des pattes, notamment celles de nos meilleurs agents.

- …

- Une organisation gouvernementale ne propose pas une mission aux Bahamas sans contrepartie, voyons. On n'est pas dans la croisière s'amuse.

-

ARRETE DE TE FOUTRE DE MA GUEULE ! UN SOURIRE CA S'ENTEND !

BIMBO M'A JAMAIS DIT QU'IL AVAIT CHOISI !

A côté de ça… il ne lui avait jamais dit qu'il n'avait PAS eu le choix…

-

- Nan, tu m'apprends quelque chose.

- Apparemment, oui.

-

PETASSE !

JE VAIS TE PETER TON STRING !

-

- Bref, Maxwell a dit « trois ans au soleil, aux frais de la princesse et deux ou trois petits meurtres légaux, ça se refuse pas »

- Ah…

-

Bon, les Bahamas c'était pas la Sibérie.

Ça se tenait.

-

- Comme il partait très longtemps, et aux vues de son degré d'expertise, il a pu choisir son partenaire.

- Parce que Trowa n'avait pas été assigné d'office non plus ?

-

HEINNNNNN ?

DE QUOI ?

IL ETAIT PAS OBLIGE ???

ET BROUTEUSE ? ARRETE DE ME PARLER COMME SI J'ETAIS UN DEMEURE DE LA VIE CA ME FERAIT DES VACANCES !

-

- Non, c'était Yuy. Mais Maxwell a insisté pour qu'on lui assigne Barton, question d'affinités.

-

????

EUH… QUELLES AFFINITES ???

AVANT LES BAHAMAS Y AVAIT PAS D'AFFINITES ! Enfin euh pas vraiment ?

ET J'ETAIS PAS CENSE ETRE SON MEILLEUR AMI ??? POURQUOI PAS ME PROPOSER DE PARTIR AVEC LUI HEIN ?

A côté de ça… c'était pas comme s'il aurait pu y aller non plus.

-

- Euh…

- Maxwell a dit « je veux pas bosser trois ans avec un sado-maso. Ouais le constipé du spandex qui m'a demandé de lui foutre un pain dans la gueule avant de m'en retourner une et de me péter six côtes ».

- Je vois.

-

Quatre reconnaissait que Bimbo n'avait pas eu tort sur ce coup-là.

Et qu'en plus à l'époque il ne s'entendait pas si bien que ça avec Wu Fei, ce qui s'était bien arrangé avec la distance, les mails rapports, tout ça.

Avec Yuy aussi ça s'était arrangé, avec le temps.

Ça expliquait tout.

Cependant…

-

- Durant toutes nos correspondances ces dernières années, Duo n'a jamais mentionné le choix de son affectation. Trowa non plus, d'ailleurs.

- Oui… et ?

- Et toi non plus. Pas une seule fois en trois ans.

- Et…

- C'est inhabituel. Me demande juste pourquoi.

-

Pourquoi tant de mystère ?

BIMBO M'A PARLE DU TEMPS QU'IL FAISAIT, DE LA LONGUEUR DE SA MISSION ET DE SES OBSERVATIONS A LA CON.

AU LIEU DE ME PARLER DES FESSES DE TROWA.

MAIS BON IL POUVAIT PAS SAVOIR HEIN ?

Quatre ne lui avait jamais parlé de son attirance envers Trowa après tout. C'était son jardin secret et Trowa serait la pelle…

Oh il voulait bien se faire retourner la terre bien comme il faut, et pas se prendre de râteau surtout.

-

- Par omission ? Parce que cette mission ne t'était pas assignée et que par conséquent personne n'avait à te fournir de détails ?

- …

-

C'EST CA FOUS-TOI DE MA GUEULE.

-

- Parce que tu ne l'as pas demandé, en tous cas pas à moi ? Je t'aurais répondu.

- …

-

DEMANDER QUOI ?

ON PEUT PAS DEMANDER SI ON SE POSE PAS DE QUESTION !

C'est comme soupçonner un mec d'être gay sans signe avant-coureur !

-

- Parce que tu n'as pas à tout savoir, éventuellement ?

-

C'EST CA OUAIS, COMME SI JE DEVAIS PAS LA MOITIE DE MA FORTUNE PERSONNELLE AU DELIT D'INITIE.

BIEN SUR QUE J'AI A TOUT SAVOIR, PETASSE !

Même un truc tout con…

-

- …

-

Qui ne disait mot consentait. Qui ne réfutait pas laissait croire.

Ce qui n'était pas dit était tu, volontairement ou non.

Et ce qui était tu était caché.

Et quand le ciel était bleu il faisait beau.

Et l'oscar de la blonde revenait à….

-

- De toute façon… Quatre ? Quatre tu es là ?

-

Quatre mit son oreillette et commença à se masser les tempes, sentant venir une migraine imminente.

Pourquoi ne pas lui avoir dit « j'ai signé pour une mission de trois ans aux Bahamas » et pas « je dois me barrer trois ans en mission »

Pourquoi faisait-il aussi attention aux mots prononcés ?

I run, I hide… pour ne pas avoir à mentir, peut-être ?

C'était bizarre.

-

- Oui, oui, je t'écoute, j'avais des problèmes de son. J'ai mis mon oreillette. C'est bon.

-

Pourquoi quelqu'un censé parler de tout et de rien omettait ce petit rien du tout comme les véritables circonstances de son départ ?

Etait-ce vraiment une omission ?

Ou était-il paranoïaque ?

Peut-être… mais s'il n'était pas parano il serait mort aujourd'hui.

Mort et pire.

Ruiné.

Horreur.

-

- Je disais. De toute façon ton emploi du temps n'aurait jamais permis que tu prennes la place de l'un d'entre eux.

-

Non j'aurais pas pu.

Mais j'aurais pu essayer hein ?

C'était ptet ça le problème ?

Hein Bimbo ?

-

- Tu n'aurais rien pu faire. Alors quelle importance ? Qu'est-ce que ça aurait changé ?

-

Peut-être rien mais il savait une chose.

Quand ça sentait le pet et qu'on avait une sensation de chauffe entre les douces collines et qu'une mouche gisait par terre sur le dos, les égouts n'y étaient pas forcément pour quelque chose.

Trop de bénéfice du doute tuait le bénéfice du doute.

CA PUAIT CE TRUC.

PIRE QUE LES PIEDS DE BIMBO APRES UNE PARTIE DE BASKET.

-

- Pas de quoi en faire un fromage, non ?

- Je n'en fais pas un fromage, Une. J'aime bien avoir une longueur d'avance tu le sais. Comme toi.

-

Etre zen et passer pour un con sans le vouloir j'ai l'habitude.

A cause de Bimbo.

-

- Je comprends mais ce sont mes hommes. Je ne vois vraiment pas où est le problème.

-

Hm… Une n'était pas conne, autant ne pas l'oublier.

Reculons un peu, qu'elle nous soit encore utile…

Et après seulement je la ferais virer.

Il ne fallait pas qu'elle oublie qui sortait la thune.

On n'attirait pas les mouches avec du vinaigre mais les insecticides n'étaient pas faits pour les chiens.

Et si je n'avais plus de DDT il restait toujours la semelle de mes bottes, il pensa.

Il ouvrit une page internet et observa le site où il voulait envoyer Bimbo.

Et sourit.

-

- Et il n'y en a aucun. Tu m'as pris au dépourvu et cela n'arrive pour ainsi dire jamais. Ce n'est pas donné à tout le monde, tu sais ?

-

PETITE VOIX SENSUELLE HISTOIRE DE FAIRE TREMBLER SON PANIER A SALADE A LA GOUDOU.

JE SUIS SEXY QUAND JE VEUX ! ET MEME QUAND JE VEUX PAS.

D'abord.

-

- Je sais.

-

Un sourire.

Et hop !

Quatre mit son loup sur son front, attendant de le descendre sur ses yeux pour dormir.

Il était fatigué et son pied l'élançait, en même temps que ses tempes.

Ce n'était VRAIMENT PAS LE MOMENT DE LE SAOULER.

-

- Bon, revenons à l'objet de mon appel…

- Je ne peux pas donner de mission à Maxwell sans raison.

-

'TAIN T'ES FRUSTREE OU QUOI ?

Ah ouais, il av ait oublié.

-

- Et tu n'en auras pas.

- Alors je ne peux pas donner de mission à Maxwell tout court.

-

MAIS FAIS-TOI TITILLER LE CHOU QU'ON EN FINISSE !

-

- Très bien. Alors attribue-moi une mission sur le secteur que je t'ai donné, je me débrouillerai pour que Maxwell la fasse.

- Ecoute…

-

Trouver quelque chose.

Vite.

-

- Non, c'est toi qui va m'écouter. Maxwell a pu se positionner sur une mission, je peux me positionner sur une autre. Le reste me regarde.

- Quatre.

- Oh, je termine ?

-

ELLE VA PAS ME GONFLER NON PLUS.

JE NE SERAIS PAS POUSSE PLUS LOIN QUE JE NE LE SUIS.

J'espère qu'elle aura l'intelligence de le comprendre.

Comme j'ai l'intelligence de comprendre jusqu'où aller avec elle.

Reprendre en douceur.

-

- Fais donc.

- Ok. Je voulais organiser quelque chose pour Duo, pour son retour. Le meilleur moyen pour qu'il ne se doute de rien est qu'il ne soit pas dans les parages.

- Ah. Mais Trowa aussi n'a pas droit à quelque chose ? Lui aussi est de retour, non ?

-

BAMBI IL A DROIT A MA CAROTTE D'ABORD.

Grosse maligne.

Mais j'ai de quoi répondre HE.

-

- Wu Fei et Heero ont réquisitionné Trowa pour leur mission - complément d'informations. Là il est vraiment consultant externe, contrairement à ces trois dernières années.

- Je vois. Mais les mails existent. Et Sand Lake se trouve au fin fonds de la Floride, pourquoi envoyer Maxwell si loin ?

-

Rebondir.

Non, NE PAS PENSER à un ballon de basket.

-

- Parce que Trowa est réquisitionné sur place ? Pour faire dans l'utile ? Il était prévu d'envoyer quelqu'un à Sand Lake.

- Mais ce n'était pas une priorité…

- Aucune vérification d'une journée n'est une priorité, Une, je ne t'apprends rien. Mais elle peut le devenir si on la laisse prendre des proportions.

- Certes.

- En même temps cela te fait avancer. Une pierre deux coups ?

-

'Tain je suis trop bon.

Tiens donc, Fouffe-en-feu réfléchit.

-

- Je vais te dire, Quatre. Je ne te prends pas pour un imbécile, fais-en de même pour moi, veux-tu ?

- …

- Il est hors de question que je donne une mission d'une journée à Maxwell après trois ans non stop. J'ai beau apprécier nos transactions, j'ai envie de vivre pour pouvoir en jouir.

-

Grognasse n'avait pas tort sur ce coup-là.

-

- Je vais donc faire semblant de croire à ta surprise si Maxwell rentre vivant de cette expédition je ne saurais perdre un excellent élément, même pour toi.

- Bien sûr qu'il rentrera vivant ? Qu'est-ce que tu vas imaginer ? C'est mon meilleur ami !

-

AVOIR L'AIR CREDIBLE !

T'es dure en affaires mine de rien toi.

Vivant ?

Mouais ok, c'est mon ami après tout, même s'il me gonfle grave je l'aime.

Mais je peux l'abîmer un peu ?

-

- Mais rien du tout, voyons. Négocions ma compensation, veux-tu ? Pour m'aider à croire, enfin… pour rendre cette mission « officielle »

- Trois semaines aux Seychelles pour Noin et toi, où tu lui fais découvrir la frisée aux lardons. Et je m'arrange pour que Merquise découvre combien les aubergines peuvent être bonnes. Et les concombres aussi. Et les courgettes.

- Et les carottes ?

- - NON PAS LES CAROTTES -. Pourquoi pas. A mes frais évidemment. Et en open les billets/locations, départ quand tu veux. Là je te maile le contrat sur lequel tu apposeras ta signature électronique. En toute discrétion, comme d'habitude.

-

SOUS ENTENDU SINON JE T'EXPLOSE ET AU MIEUX TU VAS EN TAULE PARCE QUE MOI JE SUIS TROP RICHE POUR Y ALLER.

SOUS-ENTENDU NOUS SAVONS TOUS LES DEUX QUE SI JE LE DECIDAIS LES PREVENTERS SERAIENT UNE SOUS-BRANCHE DE MES MAGANACS.

La maligne ne me demandait même pas comment il savait pour ses préférences.

Et elle ne se posait pas de questions sur ses connaissances potagères non plus.

Hmph, si transparent ?

-

- Il ne saurait en être autrement, je connais la procédure. J'ai eu le contrat. Je l'ai relu. Je signe et te le retourne immédiatement.

- Je l'ai reçu, merci. Appelle-moi demain à 09h30. Tu recevras les billets et réservations électroniques par mail à la même heure.

- C'est toujours un plaisir de faire des affaires avec toi, Quatre.

- N'est-ce pas ? Je te laisse finir ta garde. Bon courage, merci et à demain.

-

Toujours saluer le courage d'une femme, surtout si elle fait le travail d'un homme.

Elle y croyait.

Toujours remercier.

Même si tout nous est dû.

Ça donnait l'impression qu'on nous accordait une faveur alors qu'on avait tout prévu depuis le début. Tout.

Prévu de se faire attribuer une mission pour la filer à Maxwell soit dit en passant.

Une, Une, Une tu es si prévisible…

Quatre éteignit son ordinateur et le plaça dans le second tiroir de sa table de chevet, doté d'un digicode. Puis il verrouilla le tout électroniquement.

-

- A demain. - raccroche -

-

Par contre il n'avait pas prévu que Bimbo ait tout prévu aussi.

Quel intérêt à le laisser croire qu'il n'avait pas choisi sa mission ?

QUEL INTERET HEIN BIMBO ?

Pardon.

Duo.

Le hasard n'existait pas chez les pilotes de Gundam.

Et s'il reprochait qu'on oublie souvent qu'il était autre chose que blond et gentil, lui avait commis l'erreur de prendre un ancien pilote réputé farceur invétéré pour un demeuré.

Son meilleur ami qui plus est. Qu'il devait connaître comme sa poche.

Il avait oublié que l'habit ne faisait pas le moine. Que le col du confesseur cachait la face d'un tueur.

Il s'était payé le luxe de pécher par orgueil.

Comment avait-il pu oublier… que son meilleur ami n'avait jamais été l'idiot du village ?

Il utilisa son interphone privé à oreillette, pour être le seul à entendre même si la chambre avait été isolée.

On n'était jamais trop prudent.

-

- Rashid ?

- Je vous apporte le thé Gandja Super Star.

- Merci mais ce n'était pas pour cela que j'appelais.

- Vous n'en voulez pas ?

- Vous voulez rire ? Mon pied ne ressemble à rien. Bref, avez-vous fait bon voyage ?

-

ARRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGH

-

- Oui monsieur. Nous sommes rentrés il y a quelques heures.

- Je le sais bien, raison pour laquelle je vous ai laissé vous reposer.

- Merci. Monsieur Duo n'a pas eu les mêmes scrupules. Il avait faim et pas de carottes. Et il s'est étonné de ne pas me voir de la journée.

- Ce n'est pas comme si c'était la première fois. Et vu ce qu'il a fait aujourd'hui il n'avait aucune chance de vous voir.

- Je lui ai répondu que la propriété était grande et lui ai demandé comment il se sentait.

-

Quatre sourit en se glissant un peu mieux sous les couvertures.

-

- Vous avez donc changé de sujet en douceur en ayant fait attention à ne pas vous rendre suspect.

- Oui. De toute façon après manger monsieur Duo est parti se coucher. Il ne savait pas que le hammam et le tai chi chuan pouvaient être si fatigants.

- Peut-être la menthe à effet soporifique retardés qu'Abdul a laissé dans la cabine ? Wu Fei doit dormir comme un bébé à présent.

- Certes.

-

HEHE !

NAN MAIS SANS DECONNER !

VOUS AVEZ VRAIMENT CRU QUE J'ALLAIS LE LAISSER TOUT SEUL COMME CA AVEC BAMBI ???

MAHAHAHAHA !

ET C'EST PAS ANORMAL DE BIEN DORMIR APRES UN HAMMAM D'ABORD.

Et la substance soporifique étant indétectable… héhéhéhé.

-

- Avez-vous bien fait ce que je vous avais demandé ?

- Oui, tout a été fait selon vos désirs. Mes hommes s'en sont chargés.

- Tout a été bien limé ? Les brouilleurs placés ? Les capteurs intégrés ?

- Tout ce qui devait être limé l'a été. Tout est en ordre. Ne manque plus que notre « invité ».

- Bien. Voulez-vous m'apporter mon thé je vous prie ? J'aimerais boire à sa santé.

- Certainement.

- Oh et demain ?

- Oui ?

- Faîtes un maximum de bruit dès sept heures du matin et arrangez-vous pour que l'odeur du petit-déjeuner soit encore plus merveilleuse. Privilégiez les viennoiseries, pains au chocolat, croissants aux beurres ou aux amandes, chouquettes, chaussons aux pommes dorés, pains aux raisins… des fruits aussi, pour l'équilibre, de l'Arabica de Blue Mountain ou de Huehuetenago, grande occasion oblige. Du thé blanc aussi, il faut vraiment que Duo Maxwell se lève à l'appel de son estomac.

- Le dernier repas du condamné ?

- Rashid j'aime votre pensée.

-

Quatre déverrouilla la porte à distance pour permettre à Rashid d'entrer. Il avait déjà pris ses anti-inflammatoires pour la journée et il ne pourrais pas en reprendre avant le lendemain.

Sa tisane plus que chargée prise, il s'endormit, le loup sur les yeux et le sourire aux lèvres, en pensant.

I run, I hide… mais tu m'as pris pour un con fini.

Oh… je ne sais pourquoi tu as agi ainsi, Bimbo, mais une chose est sûre…

Je ne te prendrais plus jamais pour un con fini parce que sur ce coup-là, j'ai été bien blonde.

Mais ça va se rattraper très, très vite.

« Fin du flash-back »


Le même jour, à pas d'heure

-

Il était tard.

Très tard.

Et il pleuvait fort, très fort, c'était le premier orage de toutes ces vacances. De toute la saison d'ailleurs.

Un éclair qui tombe à cinquante centimètres de la figure.

Une porte, celle de l'entrée principale donnant sur la véranda blanche, qui s'ouvre, se referme et se verrouille en enclenchant les multiples alarmes automatiquement.

-

- Je hais la flotte.

-

Un interrupteur qui s'enclenche, une lumière qui fait mal aux yeux de l'arrivant.

Une figure trempée jusqu'aux os, ex sex-symbol espion tout de noir reconverti en york mouillé jusqu'à la raie du cul, la pluie n'ayant aucune pitié pour le look.

Une figure qui lâche son sac à dos waterproof antichoc au sol en pestant contre ses rangers waterproof tant que l'eau ne rentrait pas à l'intérieur.

Parce que ouais. Tout était waterproof tant que l'eau ne rentrait pas à l'intérieur.

Et l'eau aimait particulièrement rentrer dans les godasses. Particulièrement par la languette ou par les trous des lacets.

La figure avait les chaussettes mouillées QUI PUAIENT LE POISSON, ce qui était le cadet de ses soucis.

Il n'aspirait qu'à une chose : un bain chaud, sécher, manger, dormir.

Comment ça, ça faisait pas un ? C'était un pack d'abord !

-

- AAAAAAAAAAATCHHHHHHHHHHHHHHHHHHHAAAAAAAAAA !

- A tes souhaits.

- Quatre ?

-

Un blond au pied bandé et au doigt orné d'une chevalière ivoire, allongé sur un long canapé d'osier près de son ordinateur portable, dans un peignoir aussi blanc que son salon.

Un blond élégant, propre, dégageant une odeur de cassonade grillant doucement au four attendant d'être savourée en crème brûlée à la noix de coco.

Un blond avec un petit air inquiet et ce qui ressemblait à un joystick dans la main.

-

- Oui c'est moi, je t'attendais. Les autres finissent d'étudier les données que tu nous as transmises. Comme ils n'avaient pas besoin de moi ils m'ont dit d'aller me reposer.

- Et tu m'as attendu ?

- Oui. On ne peut pas dire que ce soit du travail de t'attendre. Est-ce que ça va depuis tout à l'heure ?

-

Un regard turquoise curieux contre un sourire coquin aux yeux indigo.

-

- Oh, tranquille ! Mouvementé pour un contrôle de routine, j'ai failli rouler une pelle à plusieurs alligators mais ban, j'avais besoin de ça.

- D'embrasser des alligators ?

- Non patate, d'action. Je commençais à rouiller.

- Duo… tu n'avais pas eu d'action ces derniers temps ?

- C'était des accidents domestiques.

- Oui, comme tu dis.

-

Un sourire blond si vrai qu'on aurait pu jurer qu'il était faux.

Un regard violet qui se fait doucement inquisiteur.

-

- D'ailleurs c'est ptet à cause de ça que j'ai fait de l'urticaire ! Vu les efforts que j'ai fait, je me demande bien comment j'ai fait pour ne pas refaire une crise !

- Tu as toujours été solide, Duo. Tu caches bien ton jeu. Tu l'as toujours bien caché d'ailleurs.

- Je te renvois le compliment, Quat'

-

Un corps mouillé qui ôte ses chaussures et qui avance.

Un regard en signe de « tu permets ».

Un sourire et un haussement d'épaule « vas-y ».

-

- Merci d'y être allé à ma place, mon ami.

- De rien ! T'aurais fait la même !

- Evidemment.

-

Un silence.

De l'eau qui coule sur le sol carrelé.

Tip.

Tip.

Tip.

Le silence est rompu.

-

- Bon, je vais monter.

- Si vite ? Tu ne veux pas parler un peu ? On a jamais vraiment eu l'occasion depuis le début de tes vacances…

- Euh, ça peut pas attendre que je sèche mon slip ?

-

Un sourire doux, si doux qu'il en devenait narquois.

Un sourire aux yeux d'ange.

-

- Si bien sûr. Mais je voulais te remercier.

-

POUR LE FOU RIRE.

-

- De rien…

-

Un blond qui se lève et qui rejoint un chien mouillé pour le prendre dans ses bras.

Un éclair encore.

-

- Et te dire que tu m'as manqué, Duo.

- Tu m'as manqué aussi mon pote.

-

Une accolade rompue.

Deux corps qui se dirigent vers les escaliers, allant dans la même direction puisque leurs chambres étaient voisines.

-

- Tu veux un coup de main pour les marches ?

- Je veux bien, j'ai le pied lourd. Tu me lâches pas, hein ?

- Mais non, penses-tu. C'est parti. Ah merde, mes pompes.

- Laisse, elles sont foutues de toute façon.

-

J'ABUSE ET JE M'EN TAPE !

Un chien mouillé qui aide un pseudo ange en peignoir.

Un pas après l'autre.

Un joystick dans une poche.

Un mini ordinateur portable dans l'autre.

-

- Demain on passe une partie de la journée ensemble, dis ? Rien que tous les deux ?

- Ouais, Quat'. On a plein de choses à se dire. Le temps perdu, tout ça…

- Oui. On le trouvera le temps. T'inquiètes pas pour ça.

-

Une dernière marche.

Quelques pas et un blond raccompagné jusqu'à sa chambre.

Une porte qui s'ouvre.

-

- Merci pour la ballade, Duo.

- No prob.

- Bonne nuit.

- Bonne nuit. Oh, au fait ?

-

Un regard indigo presque enfantin.

Un regard turquoise presque innocent.

-

- Oui ?

- Tu faisais quoi en m'attendant ?

-

Un regard faussement ingénu.

-

- Je jouais sur mon PC.

- Oh. A quoi ?

- A piloter un bateau. Entre autres.

- Oh. Et c'était bien ?

- Oui. Tout à l'heure Trowa jouait. Incapable de me laisser le joystic.

- ...

- On a beaucoup, beaucoup ri. Ne manquait plus que toi.

-

Un regard indigo indéchiffrable.

Puis un sourire carnassier.

-

- Tro y a joué ?

- Oui. Ni lui, ni moi ne sommes vraiment doués pour le pilotage virtuel. A notre décharge le niveau était exceptionnel. C'est dur de manoeuvrer un bateau dans la tempête et contre des requins blancs.

- Ca m'a l'air trop cool. Tu me prêteras ton jeu, dis ?

- Quand je l'aurais fini.

- …

- Fais de beaux rêves, Duo…

-

La porte se referme doucement.

Derrière elle, un sourire.

Je ne te prêterais jamais mon jouet, Duo… Game Over.

Devant elle…

Un sourire aussi.

Je n'ai pas fini de jouer avec Tro', Quat'…

Des pas dans le silence.

-

- Intéressant.

- Oui, Barton. Très.

-

-

TSUKURI !


Alors ça vous plaît toujours après tout ce temps ?

Bibi arrivera-t-il à ses fins ? Quels sont les plans de GI 'Ro ? Et Bimbo il veut quoi à part titiller les amygdalles de Bambi ?Et Bambi va-t-il revenir du pays des gentils faons libidineux ? Et Confucius ? Et Macarons ?

Pour ceux que la tournure étonne, je vous remets l'objet du pari.

Défi Hlo : Mithy, t'es pas cap' d'écrire une fic où Quatre doit mettre en avant tout son savoir-faire pour détourner les yeux (que dis-je! l'oeil) de Trowa de la silhouhette de Duo, de laquelle, hélas, il se morfond. Trowa, amoureux de Duo, qui finit avec un Quatre qui est loin d'être un ange, Duo en vrai connard, Wufei et Heero tu en fais ce que tu veux
Alors? Tu marches?
Me demande ce que ça donnera...

A peluche, Mithy ¤se marre ¤