Encore une fois, je m'éveillai dans le panthéon de Jashin. Celui-ci m'attendait, assis sur son trône les jambes croisé, son regard fixe et perçant posé sur moi. Il se calla dans son siège avant de croiser les bras, un sourire étirant ses lèvres.

-Je vois que tu as enfin pu te faire ami avec Hidan

-Ami? Ne rêvez pas tout de même, c'est un idiot et rien de plus, répondis-je à Jashin en grognant.

-Peu importe, la mission que j'ai donné à Hidan par ton biais s'adresse à toi aussi, ne l'oubli pas. Si Hidan ne veut se contraindre à mes ordres, tu devras allez chercher Hisan seule. Je la veux impérativement, que ce soit toi ou Hidan qui aille la chercher, peu m'importe, tant que je l'ai.

-D'accord… mais vous me demandez tout de même d'aller chercher une personne précise que je ne connais d'ailleurs pas parmi tout le tas de personne qui habite ce village!

-Oh si c'est ça qui te tracasse, rassure-toi tu vas la reconnaître que tu l'ais déjà vu ou non. Enfin bref, je compte sur toi pour partir le plus tôt possible, aujourd'hui si possible, seule ou non je veux te voir en route au plus vite.

-D'accord mais encore une chose, je ne sais même pas où je suis alors comment voulez-vous que je trouve ce foutu village?

-Arrange-toi et prend ça pour une épreuve que tu devras passer et que, si tu veux mon avis, tu passeras avec brio. Ne t'en fait pas, je veille sur toi

Comme si ça me rassurait. Aussi bien me dire qu'une harpie veillait sur moi! En parlant de veiller sur quiquonque, Konume était toujours posté aux cotés de Jashin elle et son air de pierre tombale. Ce qui me fit penser à Konan qui fit naître cette prochaine question :

-Je dois veiller sur l'ange aussi Jashin-sama ?

Jashin ricana. Encore quelque chose de rare chez lui. Je me demandais ce qui le faisait rire dans ce que j'avais dit. Je le dévisageais donc, attendant patiemment ma réponse qui me fût vite donné.

-Alors tu redemande du boulot alors que celui que je t'ai accordé te fait geignir? Elle est bien bonne celle-là! Vraiment je ne comprendrai jamais les Gardiens des enfers! Enfin bref, contente toi de la tache que je t'ai donné, je verrai ta demande plus tard.

Demande? Cela n'avait rien d'une demande! Ça y est, plus moyen de poser de question sans se faire prendre. Tss. Je tournai les pattes et me dirigeai vers la porte du fond, illuminé par je ne sais quel lumière. Quand je la franchis, je me sentie tomber…bas … très bas… si seulement ça avait pus m'emmener dans l'inframonde plutôt qu'où j'allais atterrir…

Quand j'ouvris un œil, le soleil ne s'était pas encore levé et Deidara m'avait lâché, m'abandonnant pour son oreiller qu'il serrait fort contre lui, ronflant comme un moteur. Bon d'accord j'exagérais. Je me décollai lentement de lui et descendis de son lit. Poussant la porte avec mon museau, je me rendis dans le couloir avant de m'arrêter devant une porte, celle qui menait directement à la chambre d'Hidan. Soupirant lourdement (enfin autant qu'un loup puisse le faire), je grattai la porte de mes pattes. Rien. Je répétai l'opération avant de me rendre compte que rien n'y ferait. Abandonnant mon objectif, j'entreprise de descendre au premier pour sortir. Erreur. Il me fallait quelqu'un pour ouvrir la porte. Ouaf ça craint ! Je remontai donc les marches une par une pour aller gratter la porte d'une personne au hasard. Du moins, hasard pas si hasardeux parce qu'il y en avait certaine que j'évitais. Donc en ordre : Kakuzu… je préférais éviter de le déranger en pleine nuit. Kisame… Il fallait que j'essaie pour en être sûre. Je grattai donc la porte doucement puis, avec un peu plus d'entrain pour le réveiller un peu. Le requin vint m'ouvrir assez rapidement, vite tanné du bruit que je causais. Il me regardait visiblement furieux que je l'ai tiré de son sommeil. Je tournai en rond en chignant puis parti vers l'escalier avant de revenir vers lui, histoire qu'il comprenne où je voulais en venir. Pour ajouter un peu plus de réel, j'avais même rentré ma queue entre mes pattes, simulant ainsi une envie pressante. Kisame grogna et descendit les escaliers alors que je lui tournais autour pour lui intimer de se dépêcher. Quand il parvint enfin à la cuisine, il m'ouvrit et je parti en flèche. Tant pis si il m'attendait avant de retourner se coucher, moi j'étais partie !

Quand je fus assez loin du repaire, je m'arrêtai un peu, reniflant l'air à plusieurs reprises. Bon je devais récapituler tout le chemin que j'avais parcouru. Enfin … ca aurait été beaucoup plus facile si je ne m'étais pas laissé prendre par le sharingan de Madara. Cette pensée me fit pousser un grognement agacé. Je me demandais vraiment ce que Jashin voulait faire à la fin… mais comme ce n'était pas de mes affaires, je me contentai d'avancer dans une direction au hasard. Bon Konoha était le village caché dans les feuilles, ca c'était pigé ! Le village était proche du pays d'Ame, le village de la pluie qui était aux abords du pays de Suna et D'iwa soit respectivement le pays du sable et des pierres. Il y avait aussi le pays caché dans les herbes suivit du pays de la cascade et du pays le plus récent jusqu'à maintenant, celui du son. Le reste m'importait peu, trop loin pour que je puisse même songer à passer par là. Après tout Le pays de la foudre (ou des nuages si vous préférez) était perché haut dans les montagnes et celui du brouillard était une petite île. Chaque pays avait son point de repaire, en se moment je devais être dans le nulle part de précis et il me suffisait d'avancer et de trouver un des pays pour pouvoir m'orienter comme il se devait par la suite. Ça craint. J'allais devoir parcourir des miles pour peut-être revenir sur mes propres empruntes ? Vraiment je ne pense pas que je pouvais tomber vraiment plus bas.

C'est ainsi que je parcouru des miles pour me ramasser tremper. Ça craint. Alors comme ça j'étais au pays de la pluie ? Bon eh puis il ne me restait qu'à marcher encore un peu pour tomber sur le village des feuilles, de l'herbe ou des pierres. 1 chances sur trois… c'était déjà bien non ? Cependant, dépendamment de ma position, si je continuais à marcher tout droit j'avais de bonne chance de tomber sur Kono-noix (quand je suis tanné de quelque chose je le parodie rapidement). Ca ne pris cependant pas 10 minutes que je grelottais comme une folle, la température corporelle en baisse, mouillée comme poisson dans l'eau, c'est-à-dire jusqu'aux os. Je me promenais comme ca dans le village, ayant toute la misère du monde à réussir à mettre une patte devant l'autre sans tituber. Ne vous inquiétez pas, dès que je trouvai un magasin j'y entrai, ruisselante de partout. Ma fourrure toute mouillée me faisait paraître encore plus maigre que je ne l'étais déjà. Le magasin était un magasin de brioches au porc et il était dirigé par une vieille dame à l'air amicale. Quand elle me vit, elle me fit signe d'approcher et elle me flatta un peu avant de se lever et d'aller chercher une serviette pour m'essuyer un bon coup. Ah enfin des personnes avec du cœur ! Pour la remercier je la gratifiai de quelques coups de langue et elle me donna un peu à manger. Mon dieu que ses brioches étaient délicieuses ! Je restai un moment avec elle jusqu'à l'heure de la fermeture en fait. Revigoré et presque toute sèche, je sortis du magasin lui adressant un hochement de tête conciliant et je continuai ma route. Bon tant qu'à voler autant le faire pour se mettre à l'abri ! Quand je passai devant un magasin de ciré, ce qui ne pris pas beaucoup de temps, j'entrai en vitesse alors que le préposer comptait son argent et je volai un ciré avant de m'enfuir avec en courant. Le plus génial c'est que le garçon ne me vit même pas ! Plus loin, j'entrepris de me l'étendre sur le dos le mieux que je le pouvais et je continuai de nouveau ma route, mais cette fois au sec.

Ce que je trouvai bizarre cependant fut que chaque magasin ou presque avait un origami d'ange en papier devant sa porte. C'était vraiment étrange. Puis je me souvins, d'un coup pourquoi. Konan et Pain habitait apparemment dans ce village, c'était leur repaire secret. J'avais affaire à me dépêcher si je ne voulais pas me faire coincé. En se moment, le corps de Tendô (ou Yahiko si vous préférez) était à la base… mais il y en avait encore 5 encore inutilisé qui pouvait être entreposé n'importe où ! Ça craint ! Pressant un peu plus le pas mais pas trop pour ne pas perdre mon manteau, je traversai le village. Alors que je venais juste de passer par le centre et que je m'éloignais, j'entendis un grognement sourd derrière moi. Un cabot, ici, par ces temps ? Ça m'aurait beaucoup étonné ! Le temps de me retourner que j'entendais d'autre grognement autour de moi. Il y avait derrière moi, 3 molosses bruns, un énorme piercing au nez munit de petites ailes inutilisables mais, le pire… ils avaient tous des rinnegans. Voilà ! J'étais faite comme un rat ! Pain m'avait retrouvé ! Aussi vive que l'éclair de parti en courant, ignorant comme je le pouvais les grondements et les jappements des bêtes qui me poursuivaient. Mon manteau était parti au vent après ce décollage grand V mais au diable le ciré ! Il y avait plus important, ma vie était en jeu. Les maudits chiens couraient et sautaient partout, leur capacités à contrôler le chakra leur permettait même de courir sur les murs et les plafonds. Aïe aïe aïe ! J'étais mal pavé, très mal pavé ! Jashin au secours ! De nouveau, une source de puissance exaltante fit accélérer le mouvement de mes pattes ce qui augmenta ma vitesse. C'était fou je ne voyais même plus mes propres pattes bougé moi-même ! Bon, pas le temps de pensé à ca, il fallait que je les sème. Mais ce n'était pas comme ça que j'allais y arriver ! Alors que j'allais me concentrer pour formuler une demande à Jashin, un des chiens sauta à coté de moi avant de se donner un élan rapide pour me jeter par terre. Je remercierai toujours mon instinct et Jashin d'avoir intervenu à ce moment là. Avant que la bête ne se jette à ma gorge, je fis un bon de coté moi aussi, adhérant au mur ! Yahoo ! Profitant de ce pouvoir, je commençai à sauter au peu partout toujours en courant comme une dingue. La partie était gagné jusqu'à date et je gagnais du terrain. 3 bonnes minutes plus tard, il n'y avait plus aucune trace des molosses qui me harcelait. J'en profitais donc pour souffler un peu. Sincèrement, j'aurais du continuer à courir toute patte dehors.

J'avais le souffle à peine repris que je sentis la terre trembler… mais régulièrement. Le son de métal fracassé et malmené confirma mon hypothèse. Les chiens avaient cédé le passage volontairement à une autre créature. Je reparti donc à pleine vitesse alors que le bruit et les tremblements se rapprochait. Un simple coup d'œil par-dessus mon épaule me fit accéléré de plus belle dans un «KAÏ» plaintif. Derrière moi courrait et fracassait un rhinocéros géant. Cette fois-ci, je perdais du terrain, beaucoup de terrain. Quand je me dis que ca ne pouvais pas vraiment être pire, des grondements retentirent et les chiens sortirent de chaque coté de moi. Il y en avait maintenant 4 dont un à 9 têtes ! Foutu ! J'étais foutu ! Alors que je faisais mes adieux à ce monde cruel, une voix retentit dans ma tête.

«Penses-tu sincèrement que je te laisserais mourir comme ça ?»

Jashin ! Enfin c'était Jashin ! Il allait enfin faire quelque chose ! En faite… c'était plus de nouveau mais bon ! Mon cœur se serra et une grande chaleur se diffusa tout le long de mon corps. J'en avais des palpitations. J'eu une douleur au dos… aux pattes à la mâchoire et à la queue. Je me transformais. Cette fois-ci, mes pattes avant avaient plus de prise sur le sol et l'air fendait mes… AILES ! Sans plus me poser de question je les utilisai sans hésiter, et je fus vite hors de porter de toutes ces méchantes bébêtes qui en voulait à ma vie ! Encore mieux ! J'étais redevenu moi-même ! Cependant, Pain avait plus d'un tour dans son sac et l'heure n'était pas encore aux réjouissances…

À sUiVrE !