Salut tout le monde !
Merci pour les reviews, vraiment !
Pline : Dans ce chapitre va y avoir un petit rappel de Stone (c'est lui qui a empoisonné Tony et McGee), mais pour les détails le mieux est de relire Carpe Diem. Trop de fics? Je comprends, tiens bon!
Comme je suis dans un bon jour, (pourquoi, j en'en sais rien) je vous poste deux chapitres, oui m'sieurs dam', vous avez bien lu, DEUX chapitres, et moins d'une semaine après les deux précédents.
Ca doit être les reviews, sitôt que j'en vois au moins une je suis sur un petit nuage ! Hem... Passons.
Bonne lecture!
Chapitre 6 - Tensions
Les défauts de l'âme sont comme les blessures du corps. Quelque soin qu'on prenne de les guérir, les cicatrices paraissent toujours et elles sont à tout moment en danger de se rouvrir.
François de la Rochefoucauld
.
McGee sursaute lorsque Gibbs pénètre dans l'open space. L'homme est en colère, très en colère même.
- McGee, sortez-moi tout ce qui concerne Stone.
Le jeune homme se fige à l'entente de ce nom. Et il n'est pas le seul au vu de la réaction de stupéfaction de sa coéquipière.
- Patron ?
- Je me suis mal fait comprendre, McGee ?
- Non, mais... pourquoi ?
- Faîtes-le, c'est tout ce que je vous demande.
- Gibbs ? interroge Ziva. Qu'est-ce-qu'il se passe ?
- Plus tard. Je monte voir Vance, je veux que tout soit prêt à mon retour.
Il s'élance à toute vitesse vers l'étage.
La porte valse sur ses gonds pour laisser entrer un Gibbs hors de lui dans le bureau du directeur. À peine est-il à l'intérieur qu'il la claque violemment pour la refermer.
- Gibbs ?
- Tu savais ?
- Pardon ?
- Tu savais que Stone était un homme du Fantôme ?
- Non.
- Je ne te crois pas.
- Je n'ai pas de comptes à te rendre, Gibbs.
- Ce qui veut dire...
- Je l'ignorais.
- C'est tout ce que ça t'inspire ?
- Que veux-tu que je te dise ? On sait maintenant pourquoi la CIA nous refuse sa collaboration. Mais je ne pense pas que cela nous aidera à l'avoir quand même. Quant à l'enquête, je ne vois pas ce que cela peut nous apporter.
- Alors c'est tout, tu laisses tomber ?
- Qu'attends-tu de moi, Gibbs ?
- Maintenant, plus rien.
Toujours aussi remonté, il part rejoindre ses agents.
Il leur fait signe de pendre ce qu'ils ont et de le suivre. Ils se retrouvent dans le labo. Abby et Ducky, prévenus par McGee, les y attendent fébrilement.
- Qu'est-ce-qui se passe, Gibbs? questionne aussitôt la gothique.
- Vous avez ce que je vous ai demandé ?
- Oui, répond Tim.
- Gibbs, répond moi !
La jeune femme ne le laissera pas tranquille tant qu'il n'aura pas répondu. Las, l'homme capitule.
- Stone fait partie du réseau du Fantôme.
La surprise est totale.
- Qu'est-ce-qu'on sait sur lui ? reprend-il.
McGee lui tend un dossier tout en récapitulant l'essentiel.
- William Stone, 43 ans, docteur en pharmacologie à l'hôpital de Bethesda. Fils unique, orphelin à treize ans suite à l'incendie de leur maison. Il a été élevé par ses grands-parents et s'est servi des études pour couper les ponts. Il a changé souvent de lieu de travail sans raisons apparentes. Il s'est posé à Bethesda, où il travaillait depuis quatre ans. Tous les mois, il créditait de fortes sommes d'argent venant d'une entreprise mexicaine spécialisée dans l'import-export de marchandises exotiques. Plusieurs cadres de la société sont rattachés à Cuba par leur famille. Il revendait aux cubains des produits de son invention. Rien ne nous a jamais laissé penser qu'il faisait partie du réseau du Fantôme.
- Eh bien, maintenant, on le sait.
- D'où tiens-tu cette information, Jethro ? veut savoir Ducky.
- Fornell.
- Et maintenant, on fait quoi ?
La question de Dwayne est pertinente. Les regards se tournent vers le chef d'équipe.
- On rend visite à Stone, décide-t-il. J'ai deux mots à lui dire.
Gibbs, Ziva et McGee patientent dans un couloir de la prison. Les murs ternes et l'ambiance des lieux font écho à leurs pensées. Les souvenirs ont ressurgi, les mauvais surtout.
L'attente commence à être longue.
Enfin, un homme apparait, il s'agit du directeur. Il a l'air ennuyé. Gibbs fronce les sourcils, ce n'est pas bon signe.
- Directeur.
- Agent Gibbs.
- Où est Stone ?
- Eh bien...
L'homme a le regard fuyant. Ce n'est décidément pas bon signe.
- Où est-il ?
- Il n'est pas là.
- Quoi ?
- La CIA l'a emmené.
- Quand ?
- Je ne sais pas exactement, il faut que je fasse des recherches...
- J'ai demandé quand !
- Il y a plusieurs mois déjà.
Gibbs laisse le temps à l'information de faire sa place dans sa tête. Plusieurs mois ! Cela veut dire que...
- Pourquoi ne pas m'avoir informé ?
- Ils ont expressément demandé à ce que cela reste confidentiel.
- Qui étaient ceux qui sont venus le chercher ? Leurs noms !
- Je l'ignore.
- Pardon ?
- Ils avaient un document officiel émanent du secrétaire d'état indiquant que M. Stone était à présent sous leur juridiction. Il leur a donné tout ce qu'il fallait pour agir. Je ne pouvais pas m'opposer au transfert du prisonnier.
Gibbs bouillonne, il est sur le point d'exploser. Conscient de ce qui risque de se passer, McGee enchaîne.
- Vous avez d'autres informations ?
- Non aucune.
- Merci, au revoir directeur.
L'homme salue et part sans demander son reste, le regard noir du patron vissé sur lui. Il a les nerfs à fleur de peau depuis la disparition de Tony. Une fois le directeur disparu, il semble toutefois reprendre le dessus.
- Allons-nous-en. Nous n'avons plus rien à faire ici.
Tim lui emboite le pas alors qu'il s'éloigne, suivi par une Ziva au visage impénétrable.
