Hello dearies,
Je sais ce que vous vous dites : j'avais promis et encore une fois je suis en retard. Note à moi-même : « ne plus jamais promettre des dates à l'avance »… attendez, je n'avais pas déjà fait ça auparavant ?
Breffons, vous l'avez attendu et il est enfin arrivé. Beaucoup de personnes ont mis cette fic en alerte et je suis très heureuse que vous vous intéressiez à cette fic. À certains moments, j'ai cru que tout le monde allait décrocher après « The Amnesic Beauty » mais non, vous êtes toujours là.
Alors je dis un grand merci à CosPalp, RumpleGolden (dslée le point ne passe pas), AlissyaNamikaze, Hinanoyuki et Miluzine96. J'aime mettre des noms (des pseudos aussi) sur les chiffres des statistiques. Même si je ne publie pas souvent, soyez assurés que j'ai toujours une petite pensée pour vous.
Je n'oublie pas non plus ma fidèle Yakibaru qui est là depuis le premier jour, la première heure. Un OS spécial a été publié juste avant la mise en ligne du chapitre. C'est une fic que j'avais écrit dans le cadre d'un concours et que j'ai décidé de publier. Alors dès que vous avez fini ici, allez voir « Surprise ! ».
Bonne lecture !
New York – Chapitre V
Emma n'arrivait pas à dormir de la nuit. Le silence de la chambre était uniquement rompu par la respiration de Gold. La jeune femme essayait de remettre en place les différents éléments de sa vie. Neal était le fils de Gold, il venait du monde de la Forêt enchantée. Était-il au courant qu'elle était la sauveuse ? Était-ce à cause de ça qu'ils s'étaient rencontrés ou alors qu'il l'avait livrée à la police ? Neal ne lui avait pratiquement jamais parlé de son enfance, hormis cette fois sur le carrousel. Il lui avait parlé de son père … Elle se tourna vers Gold qui dormait profondément en lui tournant le dos. Elle ne lui avait pas encore dit qu'elle avait découvert l'identité de Baelfire.
La jeune femme secoua doucement l'antiquaire qui ne broncha même pas. Emma se leva sans réveiller l'antiquaire et sortit de la chambre. Elle descendit au bar de l'hôtel et commanda un cocktail au barman. Puis elle sortit son téléphone et tapa le nom de « Neal Cassidy » sur un annuaire en ligne. Il y avait une bonne centaine de résultats pour « Neal » ou « Cassidy » mais jamais les deux. Peut-être avait-il continué ses petites magouilles malgré les années passées. Si c'était le cas, il ne voulait pas être retrouvé. Manque de bol pour lui, c'était ce qu'elle allait faire et Giuseppe Nato s'estimerait chanceux par rapport à ce qu'elle lui réservait. Elle finit son verre et repensa au quartier qu'elle avait visité pendant que Gold était coincé chez Aïda. Il y avait plusieurs boites aux lettres sans nom. Il devait sans doute utiliser l'un de ses appartements… à moins qu'il ne vive chez quelqu'un d'autre ou n'utilise un faux nom.
Elle remonta ensuite dans la chambre et retarda le réveil de quatre heures avant de prendre sa veste, la carte et de s'éclipser hors de la chambre en prenant soin de mettre la pancarte « ne pas déranger » sur la poignée de la porte. Elle ne voulait pas avoir Gold dans les pattes pour ce qu'elle s'apprêtait à faire et plus tard il se réveillera, mieux cela se passera. Elle marcha jusqu'au quartier de Neal et se posta sur un banc à proximité de l'entrée du métro. C'était la station de métro la plus proche du quartier. Si Neal la prend, elle ne pourra pas le manquer. Emma resta sur son banc pendant des heures. Elle avait l'habitude de faire des planques mais cela faisait des années qu'elle ne l'avait plus pratiqué sans le chauffage d'une voiture. Elle tint néanmoins bon jusqu'à ce que le quartier se réveille avec l'arrivée du facteur et les premières personnes à entamer une nouvelle journée de travail. À sept heures, la foule de piétons était devenue tellement dense qu'elle avait de la peine à distinguer toutes les personnes qui pénétraient dans le métro. Une heure plus tard, alors qu'elle songeait à rentrer à l'hôtel, elle le vit enfin. Emma le connaissait tellement bien qu'elle aurait pu le reconnaître n'importe où. Elle le vit prendre le métro et se mit à le suivre de loin.
Emma suivit Neal dans la station de métro et réussi à pénétrer dans la rame peu de temps avant qu'elle ne se referme. Elle fit attention à lui tourner le dos pour éviter de se faire repérer. La sauveuse le continuait néanmoins à le surveiller à travers le reflet des vitres. Heureusement, il était à moitié réveillé ne faisait pas attention à ce qui l'entourait. Une chance qu'il ne soit pas du matin, pensa Emma. Neal était quelqu'un qui avait besoin d'une bonne dose de caféine avant tout pour pouvoir fonctionner normalement. Il descendit quatre stations plus loin. La sauveuse le suivit encore sur quelques rues avant qu'il ne pénètre dans un immeuble. Emma le vit à travers la porte d'entrée parler quelques instants avec la réceptionniste avant de prendre l'un des ascenseurs.
Satisfaite, Emma sortit son téléphone et appela son deuxième contact :
- Salut Jérémy, j'ai enfin le nom du type que je cherche. Il s'appelle Neal Cassidy et il travaille pour la société Starlight Inc. Tu arriverais à me trouver son adresse ?
- Salut ma belle, tu appelles de plus en plus tôt ma parole, fit une voix endormie de l'autre côté du fil.
Jérémy était en quelque sorte son hackeur personnel. Elle l'avait rencontré pendant l'année où elle avait vécu à San Francisco et c'était lui qui lui procurait divers logiciel, en particulier celui qu'elle avait utilisé sur l'ordinateur d'Henry pour récupérer les données effacées lors de son premier jour à Storybrooke. Emma jeta un regard sur sa montre. Avec le décalage horaire, il était cinq heures du matin sur la côte Ouest.
- Désolée. Est-ce que tu pourrais me faire ça très vite ?
- Pas de problèmes. Je te fais le tarif habituel ? Dix pourcent de ton revenu.
- J'ai pas de revenu cette fois-ci. C'est une dette que je devais à quelqu'un mais je t'enverrai un petit truc. Ça te va comme ça ?
- Ouais, ça devrait aller. Mais fait gaffe, je surveille ton compte en banque. Tu sais ce qui arrive aux garants de cautions qui ne me paient pas.
- Bien sûr et de tous les trucs que j'ai affronté, tu es la dernière personne que j'aimerai avoir contre moi.
- Alors je t'envoie ça tout de suite.
- Merci Jérémy, je n'aurai rien pu faire sans toi.
- Mais tout le plaisir est pour moi. À plus ma belle.
Emma raccrocha et entreprit de retourner à l'hôtel. Elle reçut quelques minutes plus tard un message de Jérémy avec l'adresse de Neal. La jeune femme la compara avec le plan de Gold. BINGO ! Elle se trouvait en plein dans la zone.
- Je te tiens, murmura-t-elle.
-oOo-
Rumple se réveilla avec une gueule de bois alors qu'il se souvenait parfaitement de n'avoir pris aucun alcool. Pourtant, il avait l'impression d'avoir dormi toute la matinée. Il se tourna de l'autre côté pour lire le réveil. Une décharge lui traversa le corps quand il comprit qu'en effet, il avait dormi toute la matinée. Emma Swan n'était plus dans le lit. Il se redressa brusquement, et constata qu'elle n'était plus dans la chambre. Il se prépara rapidement et sortit dans le couloir, c'est alors qu'il vit la pancarte sur la porte.
C'est un complot, pensa-t-il.
Et il n'y avait qu'une seule personne qui avait pu le mettre à bien : Mlle Swan. Elle avait retardé le réveil et avait mis la carte pour que personne ne vienne le réveiller. Mais comment avait-elle fait pour le faire dormir aussi longtemps ? Rumple comprit l'astuce en un rien de temps : les tranquillisants qu'il avait achetés à l'aéroport, elle ne les lui avait jamais rendus. De plus, elle avait sûrement réduit les pilules en poudre avant de la verser dans sa tasse de thé hier soir pendant qu'il se rendait aux toilettes. Il se souvenait avoir trouvé le thé trop amer. C'était donc bien ça. Maintenant, il s'agissait de deviner pourquoi.
Il entra dans l'ascenseur et appuya sur le bouton du rez-de-chaussée. Tandis que la cabine descendait, le mage noir se mit à réfléchir. Depuis qu'ils étaient arrivés à New York, elle avait toujours fait bande à part en le laissant d'abord chez Aïda et maintenant en le droguant dans la chambre. Il y quelque chose que la sauveuse ne voulait pas qu'il voie. Ses méthodes peut-être ? Non, ce n'était pas aussi simple. Peut-être qu'elle savait quelque chose sur son fils et qu'elle ne voulait pas qu'il le découvre ? Il appela Emma sur son téléphone mais il sonna dans le vide. Rumple n'aimait pas ça du tout. La situation lui échappait, et s'il y avait bien une chose qu'il détestait, s'était de perdre le contrôle.
Alors que la cabine de l'ascenseur s'ouvrit sur le rez-de-chaussée, Emma apparut en face de lui, revenue d'où il ne savait. Ni une ni deux, il l'attrapa par le bras et la tira dans la cabine avant d'appuyer rageusement sur le bouton du dix-septième étage.
- Où étiez-vous ?
Rumple avait le visage impassible et avait parlé calmement et pourtant la colère bouillait en lui. La coupe était pleine. Il en avait marre d'Emma Swan qui ne lui disait jamais rien, qui avait refusé son aide, qui s'était montrée désagréable avec lui depuis le début de ce voyage alors qu'il prenait sur lui toutes ses dépenses, qu'il essayait de se montrer patient et poli.
- J'ai retrouvé votre fils, annonça-t-elle.
Le cœur du mage noir loupa un battement. Elle avait donc réussi ? Il allait revoir Baelfire. Seulement, il en fallait beaucoup plus pour calmer sa colère. Il ne fallait pas penser qu'en lui annonçant une bonne nouvelle, si s'en était bien une, qu'il allait tirer un trait sur tout ce qui s'était passé. Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent à nouveau à leur étage. Rumple entraîna Emma dans leur chambre et ferma à clé derrière lui avant de s'appuyer contre la porte. Il était hors de question qu'il la laisse partir avant d'avoir eu les réponses à toutes ses questions.
- Qui est-il ?
- Il se fait appeler Neal Cassidy, continua Emma. Il a trente-deux ans et il est comptable dans une société du nom de Starlight.
- Comment avez-vous fait pour le trouver ? Hier soir encore, vous n'aviez que des visages. On ne retrouve pas une personne rien qu'en le regardant.
- J'ai retenu tous les différents visages qu'il pourrait avoir, répondit-elle. Je suis allée dans le quartier et je l'ai vu prendre le métro. Je l'ai suivi jusqu'à son lieu de travail et grâce à un contact, j'ai pu avoir son adresse.
- Comment avez-vous déduit tout cela ?
- Si votre fils avait un travail, il fallait bien que ses fiches de salaires arrivent quelque part. Je connais un hackeur qui a piraté les fichiers du personnel et a comparé les adresses des employés. Il n'y en avait qu'une qui correspondait avec la zone que vous aviez indiquée.
Rumple sourit intérieurement. La sauveuse n'était pas la seule à avoir son super pouvoir. Après plusieurs siècles d'existence, il savait parfaitement discerner la vérité du mensonge. Emma ne mentait pas quand elle disait l'avoir trouvé et l'avoir suivi jusqu'à son boulot. Ce qui sonnait un peu moins bien, c'était cette histoire de fichiers du personnel. Depuis plus d'un an qu'elle vivait à Storybrooke, il avait réussi à cerner la personnalité d'Emma. Elle était minutieuse dans son travail et cherchait la preuve accablante avant d'accuser. Alors comment avait-elle pu trouver Baelfire du premier coup avec autant d'éléments aléatoires. Le mage noir soupçonnait qu'elle lui cachait quelque chose, une information qui lui avait permis de retrouver son fils.
Il s'arma de patience. Emma n'était pas quelqu'un de facile à duper et il allait devoir ruser pour découvrir son secret. Mais pas tout de suite, il devait attendre le bon moment.
- Beau travail, dit-il simplement. Si vous voulez bien m'excuser, je vais aller manger un morceau… à moins que vous n'ayez l'intention de me séquestrer quelque part ? Vous l'avez fait deux fois en moins de deux jours. C'est quoi la prochaine étape ? La salle de bain ?
- Ce n'était pas contre vous. Aïda travaille plus rapidement avec les proches des disparus et je ne voulais pas que vous me ralentissiez ce matin si j'avais dû courir pour suivre votre fils. Plutôt que des reproches, vous devriez me dire « merci ». Je nous ai fait gagner énormément de temps.
Rumple grommela dans sa barbe. Il n'aimait pas quand les autres reprenaient ses phrases mais un merci se glissa quand même hors de ses lèvres. Le voyage n'avait été que piques et coups bas, mais la sauveuse lui avait quand même permis de retrouver son fils, chose qu'il n'aurait peut-être pas réussi tout seul.
- Maintenant que j'ai accompli ma part du marché, reprit Emma. Je vais rentrer à Storybrooke le plus rapidement possible.
- Vous vous êtes acquittée de votre dette Mlle Swan. Je n'ai donc aucune raison de vous retenir. Je crois qu'à partir de maintenant, je vais me débrouiller tout seul.
- Vous allez vraiment rester ici ?
- Oui. Je n'ai plus rien ni personne qui m'attends à Storybrooke.
- Et votre fils ? Je ne connais pas vos affaires de familles mais imaginez un instant qu'il ne veuille pas de vous dans sa vie ici.
- Alors cela reviendra au même : je serai seul.
Un silence pesant s'abattit un instant. Rumple sut que c'était l'heure des adieux. Lui allait sortir guetter l'arrivée de son fils et Emma allait repartir pour le Maine.
- Ce fut un plaisir Mlle Swan, dit-il en lui tendant la main.
Emma la serra et ils se séparèrent ainsi, dans un couloir d'hôtel. Alors qu'Emma regagnait la chambre, Rumple descendit au restaurant de l'hôtel. Son téléphone vibra et vit un message d'Emma. Ce dernier contenait le nom et l'adresse de son fils ainsi qu'une image de son visage tirée du programme d'Aïda. Le mage noir mangea rapidement et sortit de l'hôtel pour se rendre dans le quartier de son fils. Il pénétra dans son immeuble et se trouva devant une grille qui barrait l'accès à l'immeuble. Il avisa dans un coin un système d'interphone. Il détailla chaque nom mais il ne trouva aucun Cassidy. Comment Diable Emma avait-elle fait pour le repérer ? Peut-être s'était-elle trompée ou alors elle avait fait exprès de désigner quelqu'un d'autre ?
D'un coup sec, il tira son téléphone et composa le numéro de la sauveuse. Heureusement pour elle, elle répondit :
- Vous avez oublié quelque chose ?
- Non. J'ai besoin que vous restiez encore quelques heures. Il y a dans vos méthodes quelque chose que je n'arrive pas à cerner.
- Vous êtes encore bloqué là-dessus Gold ? C'est un secret professionnel.
- Professionnel, c'est ça : vous piégez à chaque fois vos « clients » avec votre fameuse robe comme le disait Aïda Claremont. C'est votre signature. Alors, pourquoi ne pas l'avoir fait cette fois pour vous assurer qu'il s'agissait bien de mon fils ?
Le silence d'Emma qui suivit fut plus évoquant que n'importe quel aveu.
- Vous ne l'avez même pas rencontré ! Que s'est-il passé pour que vous ne vous en soyez même pas approché ?
Il y eut un nouveau silence avant qu'Emma ne réponde :
- Écoutez Gold. Le visage correspond parfaitement au portait d'Aïda et il vit dans la zone que vous m'avez indiquée. Il n'y a aucune autre personne qui correspond. Je sais ce que j'affirme quand je dis qu'il s'agit de votre fils alors pour une fois dans votre vie, faîtes-moi confiance.
- Restez quand même dans les parages, répondit Rumple en raccrochant.
Il repéra l'immeuble dans lequel vivait son fils. Il pénétra à l'intérieur et commença à examiner l'entrée. Comme Emma avant, il se mit à lire les noms sur l'interphone. Il n'y avait aucune trace de Neal Cassidy, juste des noms et un appartement vide, le 703. Selon la sauveuse, Baelfire vivait bien dans l'appartement 703. Cela raviva plusieurs questions quant aux capacités de détective de la sauveuse. Pouvait-il vraiment lui faire confiance ? Elle l'avait tenu loin des recherches depuis le début. L'idée du coup monté pour se débarrasser au plus vite de lui remonta à nouveau dans son esprit. Le mage noir décida d'attendre finalement. Pinocchio avait réussi à se jouer de lui car il connaissait son historie. Si cet homme n'était pas son fils, il le découvrirait rapidement. Il sortit de l'immeuble avec l'intention d'y revenir le soir même.
-oOo-
Rumple se trouvait devant la porte de l'appartement 703. Il n'avait pas eu besoin d'utiliser l'interphone, il avait juste profité de la bienveillance d'une mère de famille en lui expliquant qu'il avait oublié ses clés. Celle-ci devait être idiote car elle lui ouvrit avec le sourire. À Storybrooke, tout le monde se connaissait, à New York, c'est à peine si on se souvenait de la tête du voisin de palier.
Le mage noir prit une profonde inspiration et toqua à la porte. Un faible « un instant s'il vous plaît » se fit entendre de l'autre côté de la porte. L'appartement était donc bien occupé. Un point pour Mlle Swan. L'instant d'après, Rumple se retrouvait face au fameux Neal Cassidy. La première chose qui le frappa fut sa ressemblance avec le portait d'Aïda, deuxième point pour la sauveuse. Il était exactement tel que l'artiste l'avait dessiné dans sa trentaine et il était très grand. Rumple lui arrivait à peine aux épaules et devait lever la tête pour croiser son regard. Le jeune homme devint aussitôt aussi blanc qu'un linge en le voyant, comme s'il venait de voir un fantôme. Le mage noir dévia son regard sur son poignet gauche qui s'appuyait au chambranle de la porte. Il y avait une petite cicatrice qui dépassait de la manche de la chemise. C'était un détail qu'il n'avait révélé à personne. En suivant son regard, Neal Cassidy tira sur sa manche pour la camoufler.
- Baelfire, dit-t-il simplement.
C'était bien lui son fils. Cette petite cicatrice en était la preuve. Il s'avança d'un pas vers lui, mais Bae en fit deux en arrière. Il semblait prêt à lui claquer la porte au nez.
- Que fais-tu ici, demanda-t-il d'une voix dure.
- Je suis venu pour toi. Je n'ai jamais cessé de te rechercher depuis… depuis la dernière fois. Je voulais te dire que je suis désolé. Je n'aurai jamais dû te lâcher.
- C'est désormais chose faite. Tu peux t'en aller maintenant.
Bae allait lui fermer la porte au nez mais Rumple eut assez de réflexe pour la coincer avec sa canne.
- Il y a autre chose. Est-ce que je peux entrer ?
- Non.
- Je dirais quand même ce que j'ai à dire, que ce soit à l'intérieur ou à travers la porte. Mais je ne garantis pas de la discrétion de tes voisins.
Baelfire semblait peser le pour et le contre avant de s'écarter pour le laisser entrer. Rumple pénétra dans le petit appartement de son fils. Il n'avait jamais vu de logement aussi petit à Storybrooke. Il pénétra dans le salon qui était meublé au minimum vital d'un canapé, une télévision et une table basse. Apparemment, il mangeait devant la télévision s'il en jugeait par le plat de nouilles à l'emporter qui refroidissait lentement. Rumple remarqua aussi la petite armoire métallique en forme de casier de vestiaire, à moins que c'en ne soit vraiment un. La pièce ne contenait qu'une fenêtre qui donnait sur l'escalier de secours. Il y avait deux autres portes qui devaient mener à la salle de bain et à la chambre. Son fils ne l'invita pas à s'asseoir ni ne lui proposa quelque chose à boire. Il se contenta de prendre son plat et de le mettre dans le four microonde et de programmer la cuisson pour deux minutes.
- Tu as deux minutes pas plus.
Rumple hésitait, il ne savait pas par où commencer et que dire en si peu de temps.
- Je suis venu jusqu'ici sans magie.
- ça a dut être un exploit pour toi, ironisa Bae.
- Et je compte bien rester dans cette ville. J'aimerai racheter ma conduite, Bae, et tenir ma promesse de vivre ensemble dans ce monde sans magie. C'est ce que tu avais souhaité.
- Tu peux vivre dans cette ville comme ça te chante, mais je n'en ai rien à foutre. T'as perdu tout droit d'être mon père dès l'instant où tu as lâché ma main. Pour les remords tu as deux cent ans de retard. Pendant que tu faisais je ne sais quoi, moi j'ai dû me battre pour survivre dans ce monde et j'ai réussi. Toi, tu n'aurais pas survécu. Tu ne peux pas vivre sans pouvoirs.
- Je n'en ai plus. J'ai quitté Storybrooke il y a deux jours et j'ai pu parvenir jusqu'ici. Si j'ai pu tenir deux jours sans magie, je pourrai tenir toute ma vie.
- Je ne parle pas de magie. Tu as quand même du pouvoir. À voir tes vêtements, tu dois être plein aux as. L'argent, c'est ça le plus grand pouvoir de ce monde. Et te connaissant, je parierai que cet argent obtenu a fait souffrir de nombreuses personnes.
Rumple ne répondit pas. Son fils avait parfaitement raison. Tout cet argent avait été obtenu par la peur. À combien de familles avait-il sous-entendu qu'il pouvait les jeter à la rue le jour même si elles ne payaient pas le loyer dans les temps ? Beaucoup. Le microonde tinta, indiquant que les deux minutes étaient passées.
- Le temps est écoulé. Rentre chez toi maintenant et ne remet plus jamais les pieds ici.
Le mage noir se contenta d'hocher la tête. Il avait essayé de retrouver son fils et il avait réussi, du moins en partie. Il comprenait maintenant ce qu'avait voulu dire la sauveuse quand elle l'avait mis en garde. Bae avait grandi, il était devenu un adulte. Ce n'était plus le petit garçon qu'il avait élevé. Mais il n'allait pas désespérer maintenant qu'il l'avait retrouvé. Il lui fallait maintenant du temps et de la patience.
Il rajusta le châle autour de son cou tandis que Baelfire lui ouvrit la porte, signifiant clairement qu'il voulait qu'il s'en aille rapidement. Son geste attira l'attention de son fils puisqu'il demanda :
- C'est quoi cette espèce d'écharpe miteuse ?
- Tu ne reconnais pas ce châle ? C'était le tien pourtant le tien. Ta mère te l'avait confectionné. C'était le dernier cadeau qu'elle t'avait offert. Je l'ai imprégné d'un sort de protection avant de partir. Il me protège d'un effet secondaire de la malédiction
- Quel effet secondaire ?
- La mémoire. En quittant la ville sans protection je perdrai tous mes souvenirs de toi, de tout ce que j'ai vécu et de qui je suis. Ton châle me protège. Le sort que j'ai utilisé ne marche que sur un objet qui a une très grande valeur sentimentale. Que tu le veuilles ou non Bae, tu me protèges.
Baelfire s'approcha doucement de son père. Rumple le regarda tendre sa main et effleurer le tissu rêche du châle. Il leva le regard vers son fils et il vit aussitôt qu'il était bouleversé. Ses yeux étaient remplis de larmes.
- Je t'aime Papa.
Ce n'était qu'un murmure. Le mage noir n'eut pas le temps de répondre alors que Baelfire lui retirait le châle d'un coup sec.
Tadaaa !
Fin de chapitre horrible, je sais (je sens déjà les ordinateurs voler vers moi). À défaut de donner une date, je promets de revenir très rapidement avec la suite. En attendant, allez jeter un œil à « Surprise ! » Vous ne serez pas déçus !
Je vous souhaite à tous une bonne fin de week-end et à très bientôt !
KIsara Hamagasaki
