Bonjour j'espère que vous allez bien.
Merci encore pour vos reviews et votre confiance.
Jeudi matin
Sirius est en retard.
Conformément à leur accord, il est supposé arriver à 10h. Mais non ! Monsieur Black est trop bien pour les horaires.
À 10h30 Séverus n'en peut plus.
Il met Harry dans son parc et se dirige vers la salle de bain et commence à tambouriner sur la porte.
« Il est 10h30 sale clébard c'est ton heure. »
La porte s'ouvre sur Sirius.
À moitié nu, les cheveux dégoulinant qu'il essuie avec une serviette, le corps fin et musclé, Séverus ne peut s'empêcher de le dévisager jusqu'à ce que son ennemi le regarde goguenard.
« Tu vois quelque chose qui te plait ?» dit-il d'un air charmeur.
Séverus lève les yeux au ciel en priant pour ne pas être rouge comme une pivoine. Pour se calmer il commença à réciter son corps d'anatomie, poumons, système veineux, afflux sanguin… non pas par là.
« Eh bien ? » Black se rapproche.
Merlin cette peau, ces cheveux…
« C'est bien, Black, tu as réussi à supprimer une partie de l'odeur de chien mouillé».
Sirius rit « Veux-tu connaitre mon secret pour cela? »
Severus s'efforce de rester de marbre mais il se sent rougir « sans façon ! »
« Bien frotter partout » répond quand même Sirius en se frottant avec la serviette d'une manière suggestive.
Bon sang, comment est ce que cette réplique ridicule peut l'exciter et lui donner envie d'explorer le corps nu de son rival ?
Après avoir balbutié une phrase sans queue ni tête sans l'importance des horaires, Severus s'enfuit les joues et le corps en feu.
Il entend la voix criarde de Walburga. Qu'est ce que cette mégère est encore en train de raconter comme horreur devant Harry ?
Il courre dans le salon et reste stupéfait. Dans un tableau champêtre, Walburga est entrain de raconter une histoire à Harry.
« …3 petits sorciers qui apprenaient la magie. Le premier était un né-moldu, le second un sang mêlé et le 3ème un sang pur. »
Séverus s'apprête à intervenir quand il voit Harry absolument fasciné par les gesticulations de la vieille dame. Alors, bien décidé à profiter de ce moment de calme, il se prépare un thé tout en écoutant distraitement l'histoire.
« Un jour, vint un grand et méchant moldu avec une de ces horribles machines qu'ils appellent grue. Il alla trouver le né-moldu et lui dit
Ta magie ne vaut rien. Je parie que ta magie n'est pas capable de bâtir une maison par la que je ne pourrais détruire avec ma grue.
Alors le né-moldu se concentra et fit apparaître une maison de paille. Le moldu n'eut qu'à souffler dessus pour la faire disparaître.
Ensuite la machine humaine se tourna vers le né-moldu pour l'écraser.
Mais le grand méchant moldu se dirigeait déjà vers le sang-mêlé. « La magie ne vaut rien. Je parie que ta magie n'est pas capable de bâtir une maison, que je ne pourrais détruire avec ma grue. »
Alors le sang mêlé se concentra et fit apparaître une maison de bois.
Le moldu dût s'y reprendre à 3 fois pour détruire la maison mais le sang mêlé finit sous les terribles roues de la grue.
Il se dirigea enfin vers le sang pur
« La magie ne vaut rien. Je parie que ta magie n'est pas capable de bâtir une maison, que je ne pourrais détruire avec ma grue que je ne pourrais détruire avec ma grue. »
Alors le sang pur le regarda avec mépris, se concentra et fit apparaître une immense maison de briques. L'ignoble machine se brisa contre cette maison si belle et si solide.
Résolu à la détruire brique par brique, le moldu passa par la fenêtre et fut réduit en cendre par le sort de protection que le sang pur avait pris soin de lancer.
Et c'est ainsi que le bon sang pur triompha du grand méchant moldu et de sa machine infernale.
Harry bat des mains, ravi mais Séverus lève les yeux au ciel. « Subtil ! »
« Les contes contiennent la sagesse des anciens, sang-mêlé. » se rengorge la vieille dame.
« Absolument et la grue est un instrument légendaire ! »
L'arrivée de Sirius interrompt le débat. Walburga s'enfuit et Sévérus se rend dans sa chambre pour travailler.
Le soir même Black lui annonce qu'il va « faire un tour ».
Le lendemain, il revient au petit matin, soul et débraillé.
Évidement, incapable de s'occuper d'Harry.
