Disclaimer : Les personnages tels que les Maraudeurs, Lily Evans, Severus Rogue... appartiennent à J.K Rowling. Les autres sont de mon cru.

Je suis désolée d'avoir mis du temps à l'écrire -pour les fautes, désolée, mais je n'ai pas le temps de vérifier, il est quand même 23h et je sors d'une journée éreinte-. Si vous avez des questions, n'hésitez surtout pas à me les poser. :)

En espérant que l'histoire continue à vous plaire..

Panda :)

Chapitre 05

La jeune femme regardait le brun se frotter la joue. Il était confus, il s'en voulait, il savait qu'il avait été trop loin mais il en avait marre qu'elle l'ignore. Il l'avait appelé plusieurs fois,en plein milieu de la Grande Salle. Elwing serra ses poings, essayant de se calmer. Elle prenait de grandes respirations pour ne pas perdre ses moyens, mais rien n'y faisait les paroles du garçon revenaient sans cesse.

Couche avec moi, Elwing. Ça encore elle y était habituée, elle avait arrêté de se prendre la tête. Mais la suite... Je suis sûr que tu es un bon coup, lui avait-il murmuré aux creux de l'oreille alors que Jesse lui souriait.

Elle avait fait volte-face et sans réfléchir, avait plaqué ses doigts que sa joue. Elle était sur le point de laisser couler ses larmes.

Elwing avait toujours su se défendre, envers et contre tout, mais une seule fois, elle avait perdu cette capacité. Et elle l'avait amèrement regretté.

« Si seulement, tu n'étais pas une sang de bourbe, avait-il fait en caressant ses cheveux de ses doigts fins et longs. Ah, si seulement, avait-il murmuré. On aurait pu faire de merveilleuses choses, toi et moi. Je t'aurais enlevé un à un ses vêtements superflus et je me serais amusé avec toi sur un de ces murs et t aurais cri é, crié et crié. Tu... »

« Suffit »

« Malfoy »

« Laisse-la, toucher une sang-de-bourbe, fit-il en retroussant le nez. »

« On s'amuse juste, n'est-ce pas ? » Et il reprit ses caresses.

« Je t'ai dit d'arrêter. »

« Ok-ok. Au revoir, petite. » Il commença à s'en aller avant de parler, d'une voix neutre mais son sourire trahissait ses envies. Elwing tentait de stopper ses tremblements, elle n'avait jamais eu aussi peur de sa vie, sauf le jour de sa mort. « Encore une chose, il brandit sa baguette (pas ce genre de baguette, petit(e)s pervers(es)!) Endoloris ! »

La jeune femme se mordit la lèvre si fort qu'elle reprit pied dans la réalité.

« Non mais tu te prends pour qui ? Je ne suis pas l'une de tes groupies en manque avec qui tu peux t'amuser ! Si t'es autant frustré sexuellement, va voir l'une d'entre elle, tire ton coup mais lâche moi, bordel ! .T' . . Alors, fous moi la paix ! »

« Ecoute El, je m'... »

« Ne t'excuse pas j'en ai plus rien à faire. Cinq ans que je vous supporte, quatre que ton copain a décidé d'emmerder ma meilleure amie. J'ai juste envie de vivre normalement, sans me faire stalker par des garçons immatures et irresponsables qui se croient au dessous de tout, juste parce qu'ils possèdent un surnom et qu'ils sont vénérés par des filles qui ne pensent qu'à leurs physiques. Vous ne pouvez pas me laisser vivre ma vie, hein ? Potter, fit-elle alors que celui-ci émit un hoquet de surprise, ne me demande plus jamais de te conseiller ou autre. »

« Mais je ne.. »

« Tais-toi ! Pettigrw et Lupin, bon sang, je n'aurais jamais cru à vous reprocher un jour quelque chose, mais vous fermez les yeux et attendez que ça se passe. Mais tu es préfet Remus ! C'est à toi de les calmer, pas à moi. Et toi, Black, espèce de petit crétin au cerveau de la taille d'un vif d'or contrôlé par sa libido, ne t'avise plus jamais de me regarder, sinon, je te rendrais aveugle, de me parler, je te couperais la langue, de me toucher, tu finiras sur le bûcher. Compris ? »

Il déglutit, c'était bien la première fois qu'elle était aussi en colère. Elle se dirigea vers les grandes portes, avant de se figer.

« Non, j'ai mieux en faite, ce que j'ai dit à Black, vaut pour tous les Maraudeurs. Sans exception. »

°oOo°oOo°

Elle s'était rendue sur le terrain de Quidditch, le seul endroit avec la tour d'astronomie où elle se sentait à l'aise. Les nuages grondaient au dessus d'elle et la pluie avait fini par tomber en de fines particules. Elle aimait la pluie. Elle aimait le tonnerre. Elle aimait à se rappeler que face aux forces de la nature, elle n'était rien. Qu'une poussière dans l'espace infini.

La pluie avait étouffé les pas du jeune homme, il s'était installé près d'elle, la regardant. Elle avait les yeux fermés, la tête levée vers le ciel, et avait l'air d'accepter la pluie comme une délivrance.

Ses cheveux bouclés étaient mouillés, ses vêtements aussi et il était heureux qu'elle porte sa robe de sorcière sur sa chemise blanche, même si on voyait les bretelles de son soutien-gorge rouge.

Il s'éclaircit la voix, voulant mettre un terme aux images qui prenaient formes dans ses pensées. Elle sursauta et se tourna vers lui, surprise mais aussi en colère. Avant de reconnaître la personne.

Il lui offrit un petit sourire attendri.

« Tu vas bien ? »

« Je pourrais aller mieux. »

« C'était du grand art, ça faisait longtemps qu'on ne t'avait pas vu aussi énervé. Et puis, je ne pensais pas qu'un tel langage pouvait sortir d'une si jolie bouche. »

« He bien, disons que je m'étais faite à l'idée qu'ils n'étaient pas si idiots que ça..

« Mais ? »

« Mais, en faite, ils sont pires que ça ! Elle se leva, faisant les cent pas. Potter qui se prend pour je ne sais qui et ses trois toutous. »

« Je pensais que Black était l'un des chefs, fit-il en fronçant les sourcils. »

« Tu parle, les autres suivent parce qu'aucun d'eux ne veut se senti rejeter. Bien sûr, ils proposent les plans, les blagues et sont liés. Mais sans Potter, ils ne sont rien et ils le savent. Ils ne seraient jamais rencontrés. »

« He Elwing, calme -toi. Il se leva et se positionna derrière elle. Les mains sur ses bras, l'obligeant à s'arrêter. Tu ne peux pas refaire le monde, et le monde aussi rempli de crétins que de personnes censés, certes, les imbéciles sont bien représentés mais c'est à nous de nous démarquer et de faire en sorte que tout aille bien. Tu ne pourras pas t'occuper d'eux éternellement, tu sais. »

« Je sais, mais Remus est mon meilleur ami, mais je ne peux pas les laisser tomber. »

« Tu dois le laisser faire ses propres erreurs. »

« Ses propres erreurs ? Je suis l'une des rares personnes à qui il fait confiance, je ne peux pas décemment le laisser tomber ! »

« Tu n'es pas sa seule amie, il a la bande et d'autres personnes. »

« Je ne te parle pas d'amitié, mais de confiance, de sincérité. Les seuls personnes de son âge à le connaître, c'est les Maraudeurs, Lily et moi. »

« Je ne te demande pas de le laisser tomber, juste de prendre tes distances. Quand on sera sorti de Poudlard, nous devrons faire face à la Guerre. Je sais que tu voudras les protéger plus que quiconque, mais tu les laisseras devenir ta faiblesse et non ta force. »

« Mais je... je ne peux pas m'éloigner »

« Elwing, je te propose de passer moins de temps avec eux. »

« Mais.. »

« Fais un essai, d'accord. Passe la journée avec moi, à Pré-au-lard à la prochaine sortie. »

« Pardon ? »

« Oui, tu pourrais rester avec nous, et tu ferais la connaissance d'autres personnes »

« Je sais pas. »

« Allez ! Ça va te faire du bien, et c'est dans trois jours. »

« Tu es sûr ? »

« Puisque je viens de te le dire. »

« Bon, et bien d'accord. »

« C'est vrai ? »

« Puisque je viens de te le dire ! L'imita-t-elle, avant qu'il ne lui envoie un pichenette sur le nez.

« On ferait bien de rentrer avant de tomber malade, et j'ai un match dans deux semaines. »

« Contre qui ? »

« Poutsouffles, tu viendras ? »

« C'est si gentiment demandé ! J'y réfléchirais, promit-elle. »

Il passa une main dans ses cheveux, puis secoua la tête, essayant d'enlever l'eau. Une goutte glissa le long de sa joue pour mourir aux creux de ses lèvres, la brune détourna le regard. Ils passèrent les portes en silence et se dirigèrent vers les escaliers mouvants. Ils en montèrent quelques uns, avant de se séparer.

« Bonne nuit, Elwing. »

« Bonne nuit, Jesse. »

Un peu plus haut, un garçon aux cheveux incoiffables et aux lunettes rondes donna un coup de coude dans les côtes d'un autre garçon.

« Vous avez vu ça ? »

« Arrête de bouger, on est assez serré comme ça ! Et on va finir par nous réparer, cape ou pas ! »

« Non, mais c'était bien Elwing et Jesse McLaverty ? Fit James halluciné. Complètement mouillés ? »

Sirius arrêta de gesticuler, et James savait qu'il avait l'attention de Remus.

« Regardez là-bas, Elwing est devant la grosse dame mais Jesse vérifie qu'elle rentre dans le dortoir. Que c'est mignon ! »

« Des fois, je me demande si tu n'es pas gay, James. »

« Oh vos gueules, grogna-t-il. »

« Qu'est-ce que tu vas faire, Remus ? Demande Sirius en fixant la jeune femme rentrer dans l dortoir avant de fusiller du regard le brun.

« De quoi tu parles ? »

« D'Elwing et du Serdaigle »

« Rien du tout. Et aucune de vous ne va y faire quoi que ce soit. »

« Je n'ai parlé à ces copains qu'une fois, fit Peter »

« Deux, déclara Remus »

« Trois, répliqua James. »

Sirius était le seul à se taire. Remus se tourna lentement vers lui, alors qu'il recommençait à gesticuler mal à l'aise.

« Sirius ? fit-il menaçant. Dis-moi que je ne me suis pas fait engueuler deux fois aujourd'hui par ta faute. »

« Je ne vois absolument pas de quoi tu parles. »

« La vache, Patmol, tu craques pour elle ? S'écrit le capitaine de Quidditch »

Les fantômes présents dans les cadres fixèrent l'endroit à la recherche de garnement à disputer, mais à leur grande surprise, il n'y avait personne.

« Quoi ? S'étrangla-t-il, bien sûr que non ! C'est comme une petite sœur pour moi. »

« C'est la même chose pour moi et Remus... »

« On dit Remus et moi, reprend machinalement le préfet. »

« Mais c'est pas pour autant qu'on a le droit de faire foirer ses relations, elle a le droit d'être heureuse, tu sais. »

« Je ne veux pas qu'elle souffre, c'est tout ! »

« Tu l'aime bien, souffle Remus, légèrement jaloux. »

« Les gars, je vous ai dit que c'était comme la petite sœur que je n'avais jamais eu. Remus t'a eu plus d'envies de meurtre que moi, alors que tu es sans doute le plus pacifique de nous trois. »

« Ce n'est qu'une question de violence ou non. C'est une question de respect. Elle faut les choix qui lui semblent bons, elle choisit les personnes qui lui semblent bonnes,tais-toi James, fit-il en se pinçant l'arrête du nez alors que celui-ci pouffait. Vous êtes vraiment des gamins tous les deux. »

« Eh oh, j'ai rien avoir avec ses histoires. »

« Tu as tout à y voir, comme moi quand je vous laisse faire. »

« Oh, tu vas pas nous faire la morale, hein ? C'est pas la première fois, qu'elle fait la gueule, c'est sûrement pas la dernière. »

« Je ne veux pas la perdre, cria-t-il. »

« Qui va la ? Fit un des portraits, vous devriez déjà être dans vos dortoirs. Retournez-y avant que je ne préviennes vos professeurs ou le directeur. »

« On en reparlera, marmonna Remus en grinçant des dents. »