Bonjour à tous ! :-) Me revoilà avec le chapitre 6 ! Finalement ce ne sera pas le dernier car je me suis rendue compte que j'avais beau noircir page après page, j'ai encore un tas de choses à écrire avant de boucler cette fanfiction. Pour mon plus grand plaisir, d'ailleurs, car j'adore écrire cette fic, j'y prends tellement de plaisir. Bon c'est moins drôle quand j'arrive dans un creux où l'inspiration se fait moins présente, mais cela fait partie du jeu, n'est-ce pas. Donc voilà... Bon, je vous l'accorde il se passe moins de choses dans ce chapitre, mais promis ça bougera plus dans le suivant ! Promis, juré ! ;-)
Fan-des-series: Bon ma Preum's, encore une fois fidèle au poste. :-) Merci pour ta review. Cela m'a fait très plaisir de le chapitre 5 t'ait conquis. J'espère que celui-ci te plaira aussi. Comme tu le dis, il y a encore quelques détails à régler, mais ce n'est pas pour aujourd'hui. Du moins ça se prépare.
Sur ce, bonne lecture à vous ! :-)
Quand ils s'installèrent dans la voiture, Bosco enclencha un peu le chauffage. Ils étaient restés un bon moment dehors, près de l'eau, et à cette heure de la nuit il faisait assez frais. Faith apprécia la douce chaleur qui vint la réchauffer et s'installa confortablement dans son siège, la tête reposant sur l'appuie-tête. Son partenaire mit le contact, baissa le son de l'autoradio qui diffusa alors une douce mélodie en sourdine, et démarra. Au bout d'un moment Faith s'adressa à son partenaire, sans ouvrir les yeux pour autant.
« Bos' ? »
« Hmm ? »
« Après ce soir, je voulais savoir si on était okay… »
« A propos de quoi ? »
Bosco restait concentré sur la route mais jetait régulièrement des œillades à la femme aux cheveux blonds à ses côtés. Celle-ci avait à présent ouvert les yeux et le regardait. Il y avait de l'hésitation au fond de son regard.
« A propos de nous. Je veux dire… tant que le divorce n'est pas prononcé c'est impossible, mais… Je veux vraiment construire quelque chose avec toi, quelque chose de plus que ce que l'on a. »
« Hey… Bien sûr qu'on est okay, Faith. »
Pour la rassurer, car il avait bien sentit sa crainte dans ses paroles, il posa la main sur sa jambe et y exerça une pression.
« Cela prendra le temps qu'il faudra, mais je serai avec toi. Je te le promets. »
Faith profita du feu rouge pour se pencher et embrasser Bosco en un remerciement silencieux. Quand elle se réinstalla correctement sur son siège elle laissa sa main gauche derrière la nuque de son partenaire, jouant distraitement avec ses cheveux courts. Le reste du trajet se fit sans un mot.
La voiture se gara juste devant l'immeuble et tous deux en descendirent. Quand ils sortirent de l'ascenseur Faith intima à Bosco de faire le moins de bruit possible, et essaya de faire de même en déverrouillant la porte de son appartement. Une fois à l'intérieur ils défirent leurs vestes et leurs chaussures avant de s'aventurer plus loin. Sur le canapé du salon, Emily s'était endormie, attendant que sa mère ne rentre. Celle-ci s'approcha d'elle et lui caressa le visage, mais cela ne la fit que bouger dans son sommeil. Bosco s'approcha alors des deux et proposa de porter Emily jusque dans son lit. Faith accepta et une fois dans la chambre elle tira les couvertures pour qu'il puisse l'allonger. Elle lui retira ses chaussettes et son gilet avant de la border. Après un dernier baiser sur son front et sur celui de son fils, elle quitta la pièce.
Son partenaire était en train de lui préparer de la tisane quand elle le trouva dans la cuisine. Doucement elle s'approcha de lui et se colla contre son dos en enroulant ses bras autour de sa taille.
« Tu veux rester ce soir ? Il est très tard, on repassera par chez toi demain. »
« Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, Faith. Pas encore. »
« Tu as sans doute raison… »
Elle avait dit cela dans un soupir et arborait une moue boudeuse quand Bosco se retourna pour la prendre dans ses bras.
« Bientôt Faith. Je te le promets. »
« Je t'aime. »
« Moi aussi. »
Après un moment à profiter de la chaleur de l'autre, Bosco se recula légèrement.
« Je vais devoir y aller. »
« Je sais… »
« Maintenant, Faith. »
« Uh-hu. »
Devant le manque de réaction de la jeune femme il rigola doucement. Lui non plus n'avait pas vraiment envie de partir. Il était heureux de cette nouvelle étape dans leur relation. Il se fit violence et se recula pour de bon après avoir placé un tendre baiser sur le front de sa belle. Celle-ci le raccompagna sur le pas de la porte.
« Je passe te prendre demain ? »
« Oui. Sois prudent sur la route. »
« Promis. Bye. »
« Bye. »
Ils échangèrent un dernier baiser sur le pas de la porte, long et tendre. La naissance d'une relation a toujours quelque chose de magique. Se quitter pour quelques heures est aussi difficile que de se quitter pour plusieurs années. Après avoir refermé la porte à clé, Faith alla prendre une douche rapide et se rendit dans la chambre de ses enfants où elle prit place sur le lit d'Emily.
ooo
Le lendemain matin, après avoir emmené ses deux trésors à l'école, Faith était rentrée chez elle et avait pris la décision d'appeler Fred. Elle se saisit du combiné mural et composa le numéro de téléphone de son futur ex-mari. Après quelques tonalités celui-ci finit par décrocher.
« Allo ? »
« Fred, c'est moi. »
« Faith ? Il y a un problème avec les enfants ? »
« Non, est-ce que l'on peut se voir demain avant que j'aille bosser ? »
« Euh… oui ça peut se faire. Est-ce que tout va bien ? »
« Très bien, alors retrouves-moi vers 12h à la friterie près de mon lieu de travail. »
« D'accord… Faith qu'est-ce qu'il se passe ? »
« Rien. Il faut juste que je te parle. »
« Tu as raison, on doit parler. Tu me man- »
Faith ne le laissa pas continuer et raccrocha. Il ne fallait pas qu'il se lance dans cette voie-là. Elle le savait, cela ne serait pas une partie de plaisir. Mais il n'était pas question de faire demi-tour. Fred avait fait un choix pour eux deux quand il avait commencé à la tromper, elle ne le laisserait revenir pleurer à ses pieds. Peut-être l'ancienne Faith l'aurait-elle toléré mais ce n'était plus le cas maintenant. Il faudra bien qu'il se fasse une raison.
Il lui restait encore quelques heures avant que Bosco ne passe la prendre pour aller travailler. Elle entreprit alors de faire un peu de rangement et de ménage. Elle commença par faire la vaisselle du matin. Ensuite elle se dirigea vers le placard qui servait de débarra et en ressortit quelques cartons pliés qu'elle mit en forme. En commençant par leur chambre, elle remplit les boites avec toutes les affaires qui appartenaient à Fred. Ses vêtements dans l'armoire, ses bibelots sur la table de chevet et le buffet, son bazar sous le lit. Elle fit la même chose pour la salle de bain et toutes les pièces communes. Au final elle se retrouva à fermer un total de 5 cartons. Elle les empila dans le salon, derrière le canapé pour ne pas qu'ils prennent trop de place. Elle avait glissé dans l'une des boites certaines photos des enfants qu'ils avaient faites en double. Elle n'était pas non plus sans cœur et pouvait comprendre qu'il veuille garder quelques souvenirs de ses enfants.
Quand Bosco arriva sur le seuil de l'appartement de Faith, il n'entendait rien d'autre que la soufflerie de l'aspirateur. Elle avait décidé de faire le grand ménage tôt le matin, donc elle était soit très en forme, soit énervée. Peut-être les deux. Il tenta de frapper même s'il se doutait qu'elle ne l'entendrait pas, ce qui s'avéra correct. Alors il tenta autre chose. Il décrocha son téléphone et composa un numéro bien connu. A travers la porte il put entendre le téléphone fixe sonner. Le bruit de l'aspirateur cessa presque instantanément, et il ne fallut que quelques secondes pour qu'il entende sa voix. Elle ne semblait pas énervée.
« Allo ? »
« Bonjour, pizzeria Boscorelli à l'appareil ! »
Faith éclata de rire. Il adorait vraiment son rire, et ce depuis leur première rencontre en fait.
« Très drôle Bosco ! Il y a un problème ? »
« En effet. »
« Bos' ? »
L'inquiétude dans sa voix le fit sourire.
« Le problème c'est que je suis devant l'appartement d'une femme extraordinaire, mais elle ne répond pas quand je frappe à sa porte. Alors je me suis dit qu'en tant qu'officier de police vous pourriez peut-être faire quelque chose pour moi... ? »
Faith lui raccrocha littéralement au nez. Un instant plus tard et elle était en train d'ouvrir sa porte d'entrée, faisant face à Bosco. Celui-ci affichait un sourire de gamin content de sa blague, ce qu'il était tout simplement. Faith, quant à elle, tentait d'afficher un air blasé pour contenir un autre éclat de rire qui gonflait dans sa poitrine.
« Abruti… »
Bosco fit semblant d'être vexé et lui fit sa moue de chien battu. Il n'en fallut pas plus pour que Faith éclate de rire une bonne fois pour toute. Elle l'attira à elle par le col de sa veste et lui planta un baiser sur les lèvres. Elle lui fit signe d'entrer et referma la porte à clé.
« Alors, grand ménage ? »
« En effet. J'ai profité d'avoir rassemblé les affaires de Fred dans des cartons pour faire un brin de rangement. »
Bosco constata en effet que derrière l'aspirateur étaient empilés plusieurs cartons. Le temps que Faith range l'appareil il ôta sa veste et l'accrocha au porte-manteau.
« Tu veux que l'on mange ici où bien tu veux qu'on aille quelque part ? »
« Oh, miss Mitchell accepterait de s'afficher en public avec moi ? »
Bosco avait dit cela pour plaisanter, mais voir une sincère expression de surprise sur le visage de sa partenaire le fit douter de lui.
« Est-ce que j'ai dit quelque chose de mal ? »
« Non. Non Bos' c'est juste que personne ne m'appelle par mon nom de jeune fille. »
« Il va falloir t'y habituer Faith, parce que si tu divorces tu vas reprendre ton nom de jeune fille… enfin je crois ? »
« Bien sûr. Je ne garderais pas le nom de Fred. Pour les enfants on s'arrangera pour qu'ils portent les deux noms. Cela fait bizarre tout de même. Je n'ai plus l'habitude. »
« Je veux bien te croire. Cela fera la même chose au poste, tu verras. »
« Certes. Mais cela ne répond pas à ma question. Et pour ton information, cela ne m'a jamais dérangé de m'afficher avec toi. Simplement je ne veux pas de démonstration d'affection en public, du moins pour le moment. Et tu le sais. »
« Oui je sais. Je plaisantais. Que dirais-tu que l'on cuisine ici même ? »
« C'est parti ! »
ooo
Quand ils arrivèrent au poste en milieu d'après-midi pour entamer leur service, tout le monde leur jetait de drôles de regards. C'est vrai que ce n'était pas dans les habitudes de Bosco d'arriver en avance pour être prêt à l'heure pour le briefing. En plus de ça tout le monde pensait que les deux partenaires de 55-David étaient toujours en très mauvais termes. Du moins c'était le cas jusqu'à la veille au soir. N'y prêtant pas vraiment attention les deux se rendirent aux vestiaires pour se préparer tout en discutant. Lors du briefing Swersky ne mentionna pas l'évènement mais il couvait du regard les deux partenaires de 55-David. Il était soulagé de voir que ses officiers avaient réglé leurs différends. Il considérait ses subordonnés comme sa famille et même s'il n'en montrait rien, il était surtout très attaché à Faith – une des rares femmes sous ses ordres – et à Bosco qu'il considérait comme son neveu.
Depuis qu'ils avaient fini leurs classes et avaient commencé à patrouiller ensemble, Faith avait toujours eu ce don pour canaliser le tempérament ardent de Bosco. Elle était surtout la seule à le supporter. Il n'avait jamais réellement compris comment elle y parvenait, mais il était content. Grâce à elle, il avait au moins un pilier solide dans sa vie. Les années passant, plus qu'un simple pilier elle était devenu sa meilleure amie. Mais aujourd'hui le Lieutenant Swersky se doutait qu'il y avait davantage derrière tout cela. Peut-être pas depuis longtemps certes, mais c'était bel et bien là. Comment l'avait-il deviné ? Eh bien tout simplement avec leur dernière dispute. En général c'était Bosco qui était le plus énervé des deux et cherchait par tous les moyens à éviter la jeune femme. Il arrivait que ce soit l'inverse, mais jamais comme cela. Mais la dernière fois les choses ne s'étaient pas passées exactement de la même manière, et c'était là qu'il avait vu la différence.
En effet quand Faith s'était présentée en retard au poste et avait demandé à s'entretenir avec lui avant le briefing alors que Bosco, lui, était arrivé en avance, il avait su que quelque chose clochait. Elle était celle qui cherchait à éviter l'autre mais elle était aussi celle était au plus mal. Il n'avait rien dit sur le moment, acceptant juste sa requête, mais il s'était promis d'avoir le fin mot de l'histoire. Et aujourd'hui les deux partenaires étaient arrivés en même temps, discutant comme si rien de tout cela n'était arrivé.
Laissant ses pensées de côté, Swersky se recentra sur le briefing. Aujourd'hui allait être assez long puisqu'avait lieu un marathon qui traversait une bonne partie de la ville, organisé par des associations caritatives. Il y avait donc beaucoup de monde dans les rues. Bien entendu les officiers se retrouveraient exceptionnellement à pieds. Ils seraient là pour soutenir les équipes de sécurité qui borderaient les rues le long des barrières séparant les coureurs de leurs supporters. Les officiers du service précédent resteraient une petite demi-heure le temps de faire la jonction et que la relève prenne ses marques. Tous ne reprendraient leur patrouille en voiture qu'en soirée, quand la foule se sera dispersée et que l'équipe de sécurité sera en mesure de gérer seule la situation. Un dernier rappel de leurs valeurs en tant que policiers, et le Lieutenant leur donna l'autorisation de se mettre au boulot.
« Yokas, Boscorelli j'ai besoin de vous voir une minute. »
Les deux partenaires échangèrent un regard surpris et attendirent que tous leurs collègues aient quitté la pièce, non sans leur avoir lancé un énième regard étrange. Une fois qu'ils ne furent que tous les trois, Swersky ferma la porte et s'adressa à ses deux subordonnés qui s'étaient approchés.
« Est-ce que je peux vous faire confiance pour aujourd'hui ? »
« Bien sûr Lieutenant, pourquoi ? »
« C'est quoi cette question Boss ? »
« Ecoutez, j'ai bien vu que ça avait déraillé entre vous deux ces derniers temps. Alors je voulais savoir si oui ou non je pouvais compter sur vous à 100% aujourd'hui ? »
Les deux officiers se sentirent un peu stupides face à leur chef, comme deux enfants en train de se faire rabrouer par leur père après s'être chamaillés. Après lui avoir assuré que tout allait bien entre eux désormais, ils furent autorisés à aller récupérer leur radio et à partir en patrouille.
ooo
Cela faisait un moment que les officiers patrouillaient au milieu de la foule et se faisaient quelques fois bousculer. Bosco grognait à chaque fois que cela arrivait mais faisait tout son possible pour ne pas énerver les gens. Manquerait plus qu'une émeute éclate à cause d'un policier. Du coup, quand les choses semblaient tendues, Faith et sa diplomatie légendaire intervenaient.
« Faites attention. »
« Désolé Officiers ! »
« Ça ira pour cette fois, mais rappelez-vous que vous n'êtes pas tout seul. Allez, bonne après-midi. »
« Oui. Merci, vous de même. »
« Merci. Aller en route Bosco. »
De leur côté les deux partenaires de 55-Charlie n'en menaient pas large non plus. Surtout Sully en fait. Le vieil officier détestait les endroits bondés de monde, sauf peut-être sa friterie préférée et le bar où il passait du bon temps avec ses collègues. Mais en dehors de cela, tous mouvements de foule comme ce jour-là lui faisaient horreur. Il se serait volontiers porté pâle ce jour-là, mais il ne voulait pas laisser son partenaire patrouiller seul.
« Je ne comprends pas pourquoi les gens font ça… »
Davis ne releva pas le grognement de l'ancien. Ce n'était pas le premier, ni le dernier qu'il entendait.
« Sully, c'est pour une bonne cause que les gens viennent des quatre coins du pays pour courir. »
« Je ne parles pas de la course en elle-même, mais des gens qui se rassemblent pour les observer. Ils peuvent très bien faire ça de leur salon… »
« Tu es vraiment désespérant Sully… De voir autant de monde réunit pour la cause qu'ils défendent et pour les encourager c'est important pour les coureurs. Ça leur donne une raison de se donner encore plus. Et puis imagine le truc, si tout le monde restait chez soi qu'on filmait des rues désertes avec quelques personnes en train de courir. Tout de suite ça n'a pas le même effet. »
« Hmf… Quand même… »
« Arrêteras-tu un jour de râler mon pauvre Sully ? »
Le vieux Sullivan ne répondit rien, vexé. L'après-midi se passa sans encombre et, après la remise des récompenses à l'arrivée, tout le monde se dispersa assez rapidement. Les soirées commençaient à se rafraîchir. 55-Charlie et 55-David se retrouvèrent sur le chemin du retour et en profitèrent pour discuter un peu. Ce n'est qu'en début de nuit que le mouvement commença. Principalement des bagarres entre ivrognes qui étaient venus célébrer la fin du marathon comme il se doit, disaient-ils. En attendant, les propriétaires n'appréciaient généralement pas que quelques poivrots massacrent leur établissement et dérange leurs clients plus tranquilles. Par chance pour les quatre collègues, aucun d'entre eux n'eut à nettoyer l'arrière de leurs véhicules. Pas d'odeur de vomit collée à l'uniforme ni aux sièges. C'était le signe d'une bonne soirée pour tout le monde.
De retour au poste ils croisèrent Swersky qui leur souhaita une bonne soirée. Dans les vestiaires Davis proposa alors de se rendre chez Haggerty pour boire un verre à leur tour. Sully accepta tout de suite. Bosco se tourna vers Faith pour savoir ce qu'elle voulait faire.
« Allez-y sans moi les gars. Je vais rentrer me coucher tout de suite. Demain je vois Fred pour lui faire signer les papiers du divorce, alors j'ai besoin de passer une bonne nuit pour me donner du courage. »
« Tu veux que je te ramène ? »
« Non Bosco, c'est gentil. Vas profiter de ta soirée. On se voit demain. Bonne nuit tout le monde. »
« Bonne nuit. Appelles-moi s'il y a quoi que ce soit, d'accord ? »
« Promis Bos'. »
« Bonne nuit Faith. »
« Bonne nuit Faith, et bon courage pour demain. »
« Merci. »
Quand la jeune femme quitta la pièce, les deux partenaires de 55-Charlie se tournèrent vers leur collègue.
« Alors, les choses ont l'air de s'être arrangées entre vous ? »
« Ouais, et ce n'est sûrement pas grâce à toi Sully… »
« Eh, je t'ai déjà dit que j'étais désolé ! »
« C'est bon Sully. Comment ça s'est passé ? »
« Je lui ai demandé de me laisser une chance de m'expliquer et elle a accepté. On a mis les choses à plat et voilà. Fin de l'histoire. »
« Mais… et entre toi et Faith, ça en est où alors ? »
« J'ai dit : fin de l'histoire. C'est si difficile à comprendre, Davis ? »
Sur ces paroles Bosco quitta le vestiaire, aussitôt imité par ses deux collègues. Davis ne lâcha pas pour autant le morceau.
« Oh aller Boscorelli, ne la joue pas comme ça avec nous ! »
Une fois à l'extérieur Bosco s'arrêta et soupira. Quand les deux autres l'eurent rejoint il se tourna vers eux.
« Vous n'allez vraiment pas me lâcher avec ça, pas vrai ? »
Comme les deux hommes secouèrent la tête et il se résigna à leur parler.
« Bon, okay… Il est possible qu'il y ait quelque chose de plus entre elle et moi, désormais. »
Devant leur mine réjouit, il s'empressa d'apporter une précision.
« Mais ! Tant que son divorce ne sera officiellement prononcé, il ne se passera rien d'officiel. Et j'aimerais que vous gardiez ça pour vous. Si elle apprend que je vous en ai parlé, elle me fera la peau. Alors pas de sous-entendus et de regards déplacés, c'est clair ? »
Encore une fois ils hochèrent la tête positivement. Mais ils gardèrent cet air réjouit qui agaçait Bosco. Sully glissa de manière peu discrète à Davis qu'ils auraient au moins une bonne raison de boire un verre ce soir. Bosco lui lança un regard blasé qui fit sourire le plus jeune des trois officiers, mais au fond il appréciait sincèrement que ses collègues et amis soient contents pour lui et Faith.
Alors, qu'avez-vous pensé de ce sixième chapitre ? =)
