Notes de l'auteurJe me demande vraiment d'où je tire des idées pareilles…
Avertissement
C'est un léger UA, plus exactement une petite aventure ne correspondant à aucun moment du Canon Harry Potter. Mais Harry est en troisième année, pour ceux qui veulent situer l'âge des personnages.
Disclaimer
Rien n'est à moi, sauf l'idée. Tout est à J. K. Rowling.
La Grande Terreur des Jumeaux
Fred pleurait. À côté de lui, son frère jumeau était recroquevillé en position foetale, tremblant.
Plus jamais, plus jamais ! Il ne voulait plus jamais voir ni entendre parler de… de cet enfer !
Une petite paire de jambes passa devant eux et le roux s'accrocha à la robe du sorcier. Il releva le visage et chuchota à l'élève surpris :
— Je serais sage, pas le placard, je serais sage, pas le placard, je serais sage…
Colin Crivey fit la seule chose qui lui parut sensée : il se dégagea des grands bras et courut droit à l'infirmerie comme si un Feudeymon était à ses trousses. Peut-être était-ce même pire : les jumeaux Weasley, connus pour être des farceurs sans peur, étaient terrorisés. Rien, absolument rien, n'était censé pouvoir produire un résultat pareil !
Plusieurs heures plus tard, et après maintes examens, Mme Pomfresh déclara qu'ils pouvaient recevoir de la visite et qu'ils étaient dans un simple état de choc qui passerait rapidement _ elle espérait. Elle n'avait su comprendre pour quelle raison ils étaient ainsi.
Percy vint en premier, mais n'obtint aucune réaction de leur part. Lee aussi.
En effet, quelque soit la personne en face des jumeaux, ils ne bougeaient pas. Qu'importe que ce soit leurs amis et leurs frères et sœur.
On les crut catatoniques, mais quand le directeur arriva, ils recommencèrent à supplier pour un pardon quelconque sans jamais dire pourquoi.
Mais étrangement, ce fut un troisième année qui apporta une réponse aux interrogations communes : Harry Potter.
Il n'avait pas fait un pas dans l'infirmerie que les roux hurlèrent tels des mandragores, et l'infirmière dû leur lancer un charme pour qu'ils arrêtent d'essayer de s'enfuir.
On questionna le jeune brun pour avoir des réponses, sans résultats flagrants. Il ne leur avait rien fait, il l'avait confirmé sous Veritaserum, comme proposé par le professeur Snape.
On retraça ce qu'ils avaient fait ce jour-là, sans plus de succès. Les élèves et les fantômes ne les avaient pas aperçu et, comme ce jour était un samedi, les professeurs ne les avaient pas particulièrement surveillé. Les tableaux étaient certains de les avoir vus au deuxième étage en début de matinée, alors qu'un simple Tempus indiquait que le dîner approchait.
Hagrid s'était occupé d'un hippogriffe peu coopératif toute la journée et Rusard avait surveillé des élèves en retenues.
Pour résumer tout ce que les professeurs avaient comme éléments : absolument rien ! Ils avaient simplement disparus plus d'une dizaine d'heures sans que personne ne le remarque et, même si l'on pouvait être certains qu'ils étaient restés à Poudlard, il n'y avait rien pour indiquer une quelconque chose qui aurait pu produire cet effet sur eux.
L'enquête touchait à son terme quand, par le coup du sort, un nouvel élément fit son apparition : une chouette blanche comme neige se posa, innocemment, devant le principal suspect de l'affaire, le soir même et en pleine Grande Salle.
Le fait, en soi, n'avait rien d'extraordinaire, même si il n'était pas commun à cette heure. Du courrier en retard, sûrement.
Sauf que Harry commença à rire. Ce n'était pas le petit rire discret et timide qu'on lui connaissait. Il ne gloussait pas non plus.
Non, c'était le rire hystérique que l'on entend d'un savant fou venant d'accomplir l'impossible.
Hermione soupira.
— Harry, tu n'as pas fait ça, n'est-ce pas ?
Entre deux hoquets et les larmes aux yeux, le troisième année réussi à répondre quelque chose ressemblant vaguement à un "J'ai rien fait ! C'est Hedwige !".
Accuser sa chouette… Une première !
Toute la salle suivait ce qui allait se passer avec un intérêt évident, et personne ne fût déçu: la brunette pinça des lèvres dans une belle imitation de la sous-directrice, ferma les yeux quelques secondes, pour finalement se laisser emporter par le rire.
Quand on voulut savoir la raison de cette hilarité, ils ne répondirent qu'une phrase somme toute assez banale : "J'aurais bien voulu être là pour voir ça !".
Voir quoi ? fut une pensée commune à tous.
Un mois plus tard, dans sa grande miséricorde _ ou peut-être pour ne plus avoir à subir des questions sur ce qu'il c'était passé ce jour-là, Harry raconta, dans la Grande Salle et à voix haute, l'histoire incroyable de la Journée Incompréhensible, comme les élèves l'avaient appelé.
Tout avait débuté par une soirée normale deux semaines avant l'événement. Les jumeaux plaisantaient sur le hibou de Malfoy Jr qui, disaient-ils, était tellement idiot qu'il ne faisait que décorer la volière de l'école et qui ne savait sûrement pas livrer une lettre.
Hermione l'avait vaguement défendu en prétextant qu'il ne fallait pas juger avant qu'il n'ait du courrier.
Ce à quoi les deux roux rétorquèrent qu'un oiseau c'était forcément dénué d'intelligence.
Harry n'avait pas été d'accord sur ce fait et il leur avait parié qu'Hedwige pourrait faire ce qu'ils voudraient, pour prouver qu'elle n'était certainement pas un "piaf sans cervelle".
Fred, ou George, avait dit en riant :
— Le jour où elle nous enfermera dans le placard de Dumbledore, on pourra reconsidérer la question !
Et Harry avait demandé à sa chouette de les enfermer dans le placard de Dumbledore et de prendre le papier sur sa table de chevet pour le lui livrer quand ça serait fait.
Il avoua à la foule ébahie ne pas savoir lui-même les détails de l'affaire, mais ne pas vouloir les connaître.
Et c'est ainsi que depuis, à Poudlard, on dit non pas "Il ne faut pas juger un livre sur sa couverture" mais "Il ne faut pas juger une chouette sur son plumage".
Car, si elle était belle et bien blanche comme neige, Hedwige n'était certainement pas aussi innocente que cela !
Fin
