Salut et désolée pour mon léger retard ! Hum… j'ai pas eu grands commentaires pour le dernier chapitre… et c'est plate ! Sérieusement, si vous trouvez un chapitre POCHE, c'est dans mon avantage si vous me le dites ! Je peux pas le savoir sinon ! Et je ne peux pas m'améliorer ! Soyez honnêtes avec moi et laissez moi un peu de feedback pour que tout soit toujours meilleur :p !
MERCI AURORE ! T'es la seule à m'avoir reviewé loll !
Chapitre 6
Wrong information always shown by the media
Negative images is the main criteria
Infecting the young minds faster than bacteria
Kids wanna act like what they see in the cinema
Yo', whatever happened to the values of humanity
Whatever happened to the fairness in equality
Instead in spreading love we spreading animosity
(Where is the love? "Black Eyed Peas")
De : Adrienne Montclair
Envoyé : Jeudi, 27 octobre 20XX, 22 :12 :29
À : Marguerite Krux
Objet : De l'Europe
Illo ma belle Marguerite,
Je sais que tu as une nouvelle adresse, mais elle est trop formelle pour moi ! Et je sais aussi que tu continues à venir voir tes messages ici, alors me voilà.
L'Europe est merveilleuse. Le tournage se déroule très bien. Je m'ennuie de toi et Taylor. Sinon, je vais bien. J'ai rencontré un beau mec (lol, tu me connais, non ?).
Sinon, toi, comment ça va ?
Bizoux
Adibou xxxxxxxxxxxxxxxxx
Alan soupira en regardant le joint qui lui était tendu.
- Allez, prend. Ça va te relaxer.
Il dévisagea le garçon qui lui proposait et finit se résigner : « Pourquoi pas, après tout. Juste une fois, si ça peut m'aider. »
Il empoigna ce qui avait presque la forme d'une cigarette, mais qui était rempli de produits biologiques et chimiques à 50 inconnus, et aspira. Puis s'étouffa, provoquant les rires de ses camarades. Ils étaient dans la maison d'un de ceux là et il grimaça, avant de rire.
- C'est fort…
- Mais non, lui dit un des garçons, c'est juste que t'es pas habitué.
Il recommença à nouveau et cette fois, ne s'étouffa pas et sourit, amusé et heureux.
Marguerite haussa un sourcil en raccrochant le téléphone. Malone et Véronica avait été appelés par la directrice de Melody Sanford pour donner une conférence sur leurs carrières respectives, la journée d'Halloween, pour les élèves de quatrième et cinquième secondaires (N/A : 15-16 ans, 16-17 ans, pré-finissants et finissants pour les Européens lol). Elle avait également demandé à Roxton de parler de sa carrière au basket. Et là, elle venait d'appeler Marguerite qui avait été la grande Parsifal afin qu'elle explique à quoi consistait le site au départ et si elle était fière de la façon dont le concept avait évolué. Après tout, PAT avait toujours donné des critiques constructives sur tout, excepté les ISDA. Mais le site avait évolué en bien.
Bien sûr, elle avait accepté, mais quoi dire à ses jeunes ? Qu'à l'origine, ils en avaient assez des règlements prudes et puritains du collège et qu'ils avaient décidé de montrer le vrai visage du collège et de s'en prendre aux brutes qui détruisaient la vie de leurs collègues mais restant à l'école grâce à des pots-de-vins ? Hum, non. Peut-être qu'elle pourrait raconter qu'ils voulaient un moyen d'expression sans censure, disant clairement ce qu'ils pensaient et que s'en prendre aux ISDA et à certains autres n'avait peut-être pas été la solution, mais niveau liberté d'expression, ils avaient été comblés. Et ils avaient toujours gardé le respect dans tous leurs articles exceptés ceux concernés les ISDA. Innocents se disant admirés…
Marguerite sourit à ses souvenirs et se dit qu'après tout, cela avait été ses meilleures années.
Elle dirigea doucement vers le salon dans le but de s'écraser un peu sur le divan et de lire un peu, mais se retrouva face à Mélissa et Jack qui écoutaient un film. Elle soupira, empoigna le roman russe qu'elle avait laissé sur la table et jeta un coup d'œil au film. Noir et blanc.
« You little bitch ! » cria Rosario Dawson à Alexis Bledel, dont les yeux bleus perçants laissés en couleur éclataient à l'écran.
Elle grimaça en reconnaissant Sin City. Bon film, elle l'avait apprécié. Mais sa sœur et son amoureux en était tombé fous amoureux et ne cessaient de l'écouter depuis beaucoup trop longtemps. Et elle commençait à faire une surdose de violence et de sang. Et puis, dans son métier, elle avait vu du sang et c'était jamais aussi « drôle » que dans ce film.
- Ça vous agresse pas, tout ce sang ? demanda-t-elle quand « Gail » se jeta sur « Becky » et lui arracha un morceau de peau et une veine du cou avec ses dents.
- Chut ! répliqua sa sœur, Le meilleur s'en vient.
- Quoi, c'est histoire de vous préparer pour l'Halloween tout ça ?
Voyant que ses interlocuteurs réagissaient plus au film qu'à elle, elle tourna les talons, découragée et empoigna son roman. Après tout, sa sœur étant enfant écoutait les Mortels Combats et les Hannibal comme des berceuses, détruisant romans et films pour enfants de sa cadette. Ce n'était qu'à l'âge de seize ans que Marguerite, grâce à Adrienne, avait pu voir les films de Disney. Et depuis, elle avait secrètement découvert toute la collection et adorait ces films…
Elle se dirigea dans sa chambre, dans le but de finir son roman et de se reposer un peu. Quand elle y entra, elle vit que sa messagerie ouverte lui signalait un nouveau message. Elle ouvrit son premier message et reconnut le style simple et discret de Hannah Faurtman.
Vous aviez raison, j'ai exagéré. Je ne commettrai plus cette erreur.
H.F.
Elle secoua la tête, prenant toujours en pitié la jeune femme, devenue adulte trop vite. Puis, elle sourit en relisant le e-mail d'Adrienne.
Enfin, elle put se jeter sur son lit et lire son roman. On était samedi le 29.
Quand le téléphone sonna dans l'appartement de Véronica et Malone, celle-ci s'éveilla en sursaut et les images du rêve qui emplissait son esprit se dissipèrent. Elle tenta de les retenir, mais rien à faire, tout disparut et elle oublia qu'elle avait rêvé. Elle secoua la tête et décrocha le téléphone. Elle s'était endormie en plein milieu de l'après-midi, épuisée par sa semaine. Malone semblait sortit pour faire des courses.
- Allô ? grommela-t-elle en constatant qu'il était cinq heures de l'après-midi.
- Nika ? Je te réveille ?
- Pour la cent millième fois, Finn, ne m'appelle pas Nika. Et oui, tu me réveilles.
- Oups, désolée… mais il est cinq heures de l'après-midi, bon sang !
- Mouais bien c'est que j'étais épuisée.
- Bon, je peux rappeler si tu veux.
- Non, non, vas-y je suis toute ouïe.
Elle s'assit dans son lit et bailla longuement avant de s'étendre à nouveau sur le dos.
- Alors tu vas bien ?
- Oui, répondit Finn. Mais vous me manquez tous.
- Tu nous manques aussi, Finn, répliqua son aînée. Comment ça se passe à l'Université ?
- Bah, c'est très dur. Mais je m'en sors. Les mecs sont insupportables et les filles compétitives à mort, mais j'ai déniché du monde sympa un peu partout. Et toi ? T'as toujours pas lâchée ton travail ? T'es pas encore enceinte ?
- Finn ! s'insurgea Véronica en riant. C'est pas parce que je suis en appartement que je vais tomber enceinte et devenir femme au foyer !
Malone ferma la porte doucement et tout ce qu'il entendit fut : « tomber enceinte et femme au foyer. » Il déposa le sac d'épicerie qu'il ramenait et haussa un sourcil, avant d'accrocher les clés et de tendre l'oreille.
- Fiiiiinnn… non, arrête, j'ai vingt-et-un ans. Je ne suis pas pour m'arranger pour tomber enceinte ! Enfin, pas tout de suite ! Non… non… mais… argh ! Ça suffit ! Pourquoi est-ce que la conversation finit toujours de la sorte avec toi !
Ned sourit en entendant la conversation. Finn n'avait pas la langue dans sa poche et elle n'hésitait pas à poser toutes les vraies questions qu'elle avait en tête, sans gêne aucune. Il entra dans la chambre et Véronica lui fit un petit sourire. Elle avait visiblement somnolé longtemps, mais restait belle comme un cœur. Il s'assit sur le lit.
- Finn… Non, arrête.
Elle ouvrit de gros yeux et :
- FINN LAYTON !
Elle se redressa, totalement en colère.
- Je t'interdis de me poser des questions de ce genre !... Non, je ne veux pas savoir ce que tu fais avec les futurs soldats, pitiéééeee !
Ned éclata de rire et secoua la tête. Véronica soupira et mit le haut-parleur à la demande de sa sœur.
- Salut, Neddy-boy !
- Salut, Finn, répondit le jeune homme en se rapprochant de sa bien aimée.
- Alors, tu prends bien soin de ma sœur, jeune homme ?
- Bien sûr, jeune fille, répondit-il en souriant.
- Très bien, parce que son patron est déjà assez vache avec elle qu…
- Finn, ça suffit maintenant, ordonna Véronica sérieusement sous les yeux étonnés de Ned.
- Bon bon. Alors à bientôt vous deux ! Oh et Véronica, appelle les parents, ils s'ennuient de toi !
- On soupe chez eux demain, Ned et moi.
- Et bien appelle-les quand même ! Allez, au revoir !
- Bye ! dirent les deux jeunes adultes en chœur.
Véronica appuya sur l'interrupteur et soupira. Malone la regarda, soucieux et demanda :
- Ton patron ?
- Oublie ça, elle dit n'importe quoi. Elle est persuadée que les patrons des mannequins sont des tortionnaires. Elle a des idées bizarres ma sœur.
Elle se leva doucement et se rendit dans la salle de bain. Elle fit face au miroir et empoigna sa brosse à cheveux. Elle se brossa doucement les cheveux, tentant d'oublier son patron, mais Malone la rejoint, toujours inquiet :
- C'est pas pour insister, Véronica, mais même quand ta sœur dit n'importe quoi… elle a raison.
- Oublie-la, Ned, c'est pas grave.
- D'accord, alors dit-le moi en me regardant.
Elle serra les dents et déposa brusquement sa brosse sur le lavabo. Elle inspira et tenta de se contrôler. Elle sentait les sanglots monter et elle ne souhaitait pas montrer sa faiblesse à Malone. Parce que si les autres connaissait la vérité, ils l'encourageraient à quitter son emploi. Et elle voulait continuer. Elle le devait.
Ils savaient qu'elle ne l'aimait pas vraiment parce qu'il était exigeant et jamais satisfait. Mais elle avait volontairement omis de mentionner qu'il ne cessait de l'harceler psychologiquement et que plus ça allait et plus elle sentait ses regards vicieux sur elle. Elle frissonnait de dégoût pendant les séances de photographies. Au début, il n'avait jamais posé son regard sur elle de cette manière, mais récemment il avait commencé et on aurait dit que constater que Véronica possédait une réelle beauté l'avait rendu encore plus harcelant, plus aigri et en colère.
Elle se calma et regarda Malone.
- Ça va. Oublie Finn, je suis parfaitement à l'aise à mon travail. Bon, le patron est exigeant et jamais satisfait, mais je ne m'en fais pas pour ça. Je suis perfectionniste, moi aussi.
Ned l'analysa un instant et discerna très clairement le mensonge dans ses yeux brillants. Il insista légèrement, mais elle le repoussa et l'implora de s'éloigner, elle se sentait un peu épuisée et ne voulait pas discuter de ça. Tout allait bien, lui assurait-elle.
Il n'insista pas, inquiet, mais se promit d'intervenir quand elle serait dans le bon état d'esprit.
La fin de semaine se termina lentement et lundi, à l'heure prévue, tous les quatre se rendirent à Melody Sanford. Ils y étaient tôt, à peu près sept heures, bien que leurs conférences ne commençaient qu'à huit heures. Ils se promenèrent un peu dans les couloirs pas trop encombrés, leurs vêtements de tous les jours les démarquant des étudiants de tout âge coincés dans leurs uniformes. Certains de secondaire 5 les reconnurent, ayant étudié en secondaire un alors que la petite bande était en cinquième secondaire. Une jeune fille s'arrêta et regarda Véronica :
- Vér… Véronica Layton ?
Cette dernière dut faire un gros effort de concentration pour se rappeler du nom de l'adolescente, une jeune fille qui faisait partie des moutons de Danielle à l'époque. Elle avait terriblement changé et semblait indépendante d'un certain groupe :
- Marianne Longpré !
- Oui, sourit celle-ci, Et Ned Malone, John Roxton et Marguerite Krux… alias Parsifal. C'est tout un honneur. Pour vous tous. Vous savez, l'école ne se cesse de se vanter en vous nommant en exemple. J'aimerais qu'on cite mon nom aussi souvent dans une année !
Les quatre jeunes adultes sourirent ou rirent, Véronica plutôt gênée et Malone, habitué à ce genre flatteries, même s'il croyait que beaucoup exagéraient en lui adressant de telles éloges. Ils saluèrent la jeune fille et continuèrent leur chemin, avant de se retrouver en biologie, devant M. Sumerlee qui préparait sa classe, ils sourirent et entrèrent dans la salle. Quand le vieil homme les aperçut, il sourit :
- Ohlà, des revenants ! Comme je suis content de vous voir ! Des élèves comme vous, on n'en a pas toutes les années !
À travers l'école, ils revirent M. Sumerlee, M. Challenger, leur professeur excentrique de chimie qu'ils avaient tant apprécié, Jessie Vivian, leur ancienne professeure de français qui avait finalement mariée Georges Challenger et plusieurs autres professeurs qu'ils avaient adorés.
Ils ressassèrent plusieurs bons souvenirs et le cœur de Véronica se pinça : elle était une grande nostalgique. Elle se rappelait comme elle avait apprécié les murs de ce collège, les journées ensoleillées et celles pluvieuses, les classes chaleureuses, les professeurs intéressés, intéressants et inquiets pour leurs élèves. Elle avait pleinement accepté de passer à l'étape suivante puisque cela faisait partie de la vie et ne pourrait que lui apporter des avantages bénéfiques. Mais la banlieue Melody Sanford et son enfance, son adolescence et cette atmosphère chaleureuse lui maquaient. Elle aimait – adorait – sa vie présentement, mais en restait terriblement nostalgique. Elle serra plusieurs professeurs dans ses bras, toujours aussi affectueuse et Ned, Roxton et Marguerite en profitèrent pour la traiter de « téteuse », comme ils l'avaient fait au secondaire.
Puis l'heure des conférences arriva bien vite. Ils semblaient retombés au secondaire : tous prêts avec leurs petits cartons, comme s'ils allaient présenter un oral en avant de la classe.
Marguerite et Roxton passèrent en premiers et allèrent doucement se promener dans l'école. Ils se retrouvèrent vite devant le gymnase où une grande maison hantée avait été emménagée pour l'Halloween. Puis, ils se retrouvèrent devant la porte du 5e étage, aile D, un vieux grenier abandonné où des cours de théâtre se donnaient parfois. Ils rirent un peu avant de crocheter la serrure. Enfin, avant que Marguerite ne la crochète.
- Wouah, t'as un don avec les serrures toi !
Elle sourit et le laissa entrer, en prenant soin de refermer la porte derrière elle : dans cette école la loi disait qu'on pouvait toujours ouvrir les portes de l'intérieur d'une pièce.
Ils montèrent lentement les marches grinçantes en bois du « grenier » de l'école. La salle poussiéreuse, complètement en plancher de bois franc et couverte de miroir sur les murs restait nettement propre et le soleil matinal plombait dans la salle. On voyait la poussière voler dans les airs et du matériel de théâtre reposait dans le coin de la pièce : des textes, des costumes, des accessoires et etc.
Sereinement, Marguerite s'avança jusqu'à la fenêtre et regarda la rivière, le soleil, les couleurs orangées du temps. Seule la ville gâchait le paysage en face d'elle. Paradoxal.
Elle sourit et se tourna vers Roxton.
- En cinq ans, je ne suis venue qu'une fois ici et à peine trente secondes.
- Même chose pour moi.
Ils restèrent silencieux encore quelques instants et tandis que Marguerite admirait la vue qu'ils avaient de l'endroit, Roxton la dévorait des yeux, elle. Chaque jours, il constatait comment il était chanceux de l'avoir elle… et pas seulement physiquement. Pour l'instant pourtant, il se régalait de ses longs cheveux noirs bouclés, sa silhouette découpée au couteau et son souffle régulier au rythme des mouvements de ses yeux qui balayaient le paysage.
Marguerite sentit bientôt le regard de John posé sur elle et elle se tourna vers lui, en souriant.
- Tu profites de la vue ?
- Oh oui, sourit ce dernier en allant doucement prendre sa main.
La jeune femme frissonna à son contact. Comme elle aimait Roxton et comme elle s'empêchait parfois de lui montrer, par orgueil. Ils ne discutaient pas souvent de choses très sérieuses, sauf quand ça en devenait absolument nécessaire et profondément, Marguerite craignait. Elle craignait de le perdre parce qu'elle lui cachait des choses et parce qu'elle n'agissait pas comme toutes les autres filles. Elle n'était pas douce, ni très concédante, plutôt têtue et souvent renfermée sur elle-même et pour Roxton, percer l'univers de sa bien-aimée s'avérait une aventure quotidienne. Par exemple, comment prenait-elle le fait d'être adoptée, ses rêves profonds, la période d'adolescence qu'ils n'avaient pas passé ensemble et des tas de choses comme ça restait toujours secrète avec Marguerite. Elle et lui avaient été très amis enfants (Voir Les dessous du Collège Melody Sanford), s'étaient perdus de vue pour se retrouver en cinquième secondaire. Mais elle avait énormément évolué entre les deux étapes et elle se taisait toujours sur ce moment de son existence.
Bien sûr, elle s'ouvrait parfois et dévoilait des choses à Roxton que jamais elle n'avait sut dire à personne d'autres. Mais elle craignait qu'il ne se lasse. Et lui, il patientait parce qu'il savait qu'elle n'était pas encore prête à s'ouvrir : en cas contraire, elle l'aurait déjà fait.
Marguerite haussa un sourcil et répliqua :
- Et la vue est belle ?
- Magnifique.
Il se pencha lentement et glissa ses doigts sur le cou de Marguerite avant de l'embrasser doucement. Elle répondit tendrement à son baiser et leur étreinte se resserra doucement. Quand leur baiser s'enflamma légèrement et que Marguerite sentit la main de Roxton glisser sous son chandail, elle se retira, surprise et rigola légèrement :
- John… pas ici quand même…
- Humm… pourquoi pas ?
- Une école, un plancher de bois franc, dans un grenier poussiéreux ?
- Et on pourrait nous surprendre ! s'amusa Roxton, Tu ne trouves pas ça excitant ?
Il rigolait et se moquait un peu d'elle. Mais restait sérieux en partie. Et sa main était toujours baladeuse.
- Non ! fit Marguerite en éclatant de rire.
Puis, elle croisa les yeux de Roxton et eut un sourire coquin.
- Bon, un peu. Mais on doit aller rejoindre Véronica et Malone…
Il lui enleva un dernier baiser délicat, avant de se décoller.
- Si tu insistes, fit-il, les mains toujours sur les hanches de la jeune femme.
Mais aucun d'eux ne bougea et ils s'embrassèrent de nouveau, ne souhaitant pas mettre terme à leur petit jeu et voulant expérimenter le plancher de bois franc…
Le soir venu, les quatre jeunes gens, après leur journée de congé au profit de l'école Melody Sanford, comme l'halloween apporterait des enfants affamés de friandises aux portes, ils décidèrent d'aller chez les parents de Véronica. Ils distribueraient des gâteries aux enfants.
Ils soupèrent rapidement et les parents Layton – Finn avait bien hérité d'eux son caractère – se montrèrent légèrement indiscrets sur plusieurs questions (comme d'habitude, mais Roxton, Marguerite et Ned s'y étaient habitué et trouvaient plutôt amusant de voir Véronica se fâcher contre ses parents).
Puis, vers cinq heures, le premier enfant sonna à la porte. Véronica y répondit et le plat de bonbons dans les mains, elle se mit à la hauteur de l'enfant de cinq ans.
- Hé, mais c'est Harry Potter que je vois ! Allez, on peut pas aller à l'école des sorciers sans bonbons, non ?
Il secoua la tête, en souriant.
- J'en ai besoin de beaucoup beaucoup !
Véronica éclata de rire.
- Et qu'en dis-tu si je t'en donne cinq ? Quand tu auras vingt maisons, si tout le monde t'en donnes cinq, tu auras 100 bonbons ! 20 maisons, c'est toute la rue.
- 100 bonbons ! D'accord !
Elle sourit et lui donna les bonbons et c'est ainsi que la soirée commença. Elle fut chargée et un certain moment donné, les quatre jeunes adultes durent sortir à l'extérieur pour distribuer les bonbons.
Et vers neuf heures, alors que les gens dans la rue étaient encore abondants. Ils rentrèrent à l'intérieur, fermèrent les lumières pour signaler le manque de bonbons et s'assirent sur le canapé. Et comme les filles insistèrent afin d'éviter un film d'horreur, ils décidèrent d'écouter… la mélodie du bonheur.
Tom, en train de plier du linge, fronça les sourcils vers dix heures. Il reconnaissait la voix de Julie Andrews au rez-de-chaussée, puisque sa femme venait d'ouvrir la porte de la chambre. Il lança un regard interrogateur à Abigaïl qui sourit.
- Ce sont les jeunes, viens, voir.
Il laissa son panier de linge et suivit sa femme à l'étage inférieur. Et sourit devant le portait qui s'affichait à lui.
Éclairés d'une lumière bleutée, les quatre jeunes adultes dormaient profondément, étendus sur le long canapé. Marguerite, dans les bras de John et Véronica dans ceux de Ned. Et les respirations des quatre jeunes gens s'accordaient parfaitement, suivant la mélodieuse chanson qui résonnait dans la pièce. Et Tom sourit à la vue de sa fille aînée, si belle, si paisible, si heureuse…
À quelques maisons du bonheur, Alan dormait chez un ami pour l'halloween, malgré l'interdiction de ses parents. Et cet ami qui la semaine passé l'avait initié au « bonheur » du cannabis lui tendait aujourd'hui un nouveau produit.
- T'es un dur à cuire, Alan. Même la plus forte de la mari qu'on ramène ne t'assomme pas autant que nous.
- Ouin, ben elle m'assomme quand même là…
- Bah, la première fois t'as peut-être un peu flippé. Mais regarde, on a quelque chose de mieux.
- Nah… j'ai pas envie d'essayer plus.
- Allez tu vas voir c'est super géant ! Ça te repompe un max !
- Repompe un max ? Qu'est-ce que ça veut dire tout ce charabia ! Non, je suis déjà assez gelé pour aujourd'hui.
- Essaie. Juste une fois. Tu vas voir, tu ne pourras plus t'en passer.
Étendu sur le lit, il soupira et se releva avec difficulté et non sans étourdissements. Il fit face à ses trois amis et regarda avec incrédulité la seringue qui lui était tendue. Il se recoucha et secoua la tête.
- Je déteste les seringues.
- Ta sœur a bien raison, t'es une poule mouillée !
Il se releva d'un bond et grimaça.
- Quoi quel est le rapport avec ma sœur ?
- Bah la dernière fois que je suis venu chez toi, elle n'a fait que te rabaisser. Je ne la croyais pas, mais…
Alan, frustré, empoigna la seringue qu'on lui tendait et n'hésita pas à déplier son bras. Si cela ne pouvait que contredire sa sœur ou bien faire honte à ses parents, il n'y avait plus à se poser de questions.
UNE PETITE REVIEW ? Lolll... S'il vous plait ! (Chuis polie là, vous pouvez pas résister !)
