Coucou!
Je n'ai pas beaucoup le temps pour discuter aujourd'hui, donc je poste juste un chapitre vite fait entre deux-trois allers-retours chez moi. Je vous souhaite une bonne lecture et à très vite!
...
Drago et Blaise firent vivement demi-tour, et les yeux d'ambre de la louve en face d'eux étincelèrent de reproche, avant que soudain, comme si elle sentait un léger changement dans la tension craquelant l'air, elle disparut entre les arbres d'un énorme bond.
L'Alpha jura mentalement et, poussant un grondement sourd, détala à la suite de sa protégée.
Hermione laissa échapper un glapissement en s'apercevant que Malefoy la poursuivait, et elle accéléra, ses pas silencieux contre le sol glacé de la forêt. Elle savait qu'elle se comportait de manière stupide et irrationnelle : ils étaient en territoire ennemi, dans une zone qu'elle ne connaissait en rien, et sa fuite allait la tuer, si l'ancien favori de Voldemort ne le faisait pas avant. D'autant que cette même fuite pouvait mettre en danger toute la meute encore endormie...s'efforçant de ne pas songer à la petite Gabrielle roulée en boule contre le ventre de Pansy, Hermione sauta d'un bond élégant par-dessus un tronc d'arbre tombé en travers de sa route, et dévala à toute allure une pente raide, ses griffes tentant de s'enfoncer dans le sol pour aider sa descente, sans succès.
Certes, son comportement était dangereux, mais elle n'y pouvait rien. Un instinct sauvage, tenant davantage du loup que de l'humain en elle, lui avait commandé de fuir lorsqu'elle avait entendu son Alpha évoquer son meurtre. Et même si la Gryffondor qu'était Hermione Granger lui hurlait de s'arrêter, d'affronter le danger, d'éliminer la menace avant que la menace ne l'élimine, ses pattes foulaient toujours le sol à toute allure.
Elle parvint en bas de la pente et se redressa, avec un frisson, s'efforçant à reprendre de la vitesse pour continuer sa course folle à travers bois, mais un lourd poids vint s'encastrer brutalement dans ses côtes, lui ôtant le souffle immédiatement et l'envoyant au sol, glissant sur plusieurs mètres.
Malgré sa condition physique, Hermione s'empressa de se lever. Continuer, c'était vivre. S'arrêter, c'était mourir. Telle était la dure loi de la forêt. Telle était la dure loi de la vie.
Un grognement l'arrêta, et la louve leva la tête, haletante, son regard se heurtant aussitôt à deux orbes d'orage plissés avec menace. Voilà donc le responsable de sa chute. Hermione laissa échapper à son tour un grondement menaçant, se plaçant en posture d'attaque. Soit. Elle affronterait le danger.
Les yeux de Malefoy s'écarquillèrent imperceptiblement devant sa décision, et les deux adversaires se cerclèrent doucement, cherchant une ouverture. La moindre faiblesse devrait être exploitée. À sa grande satisfaction, Hermione nota que Malefoy était aussi pantelant qu'elle. La course les avaient épuisés.
Malefoy leva le museau avec un mépris palpable.
-Petite idiote. Est-ce la condamnation de la meute que tu cherches en fuyant ainsi ? Que le sort d'Astoria et mon sort te soient égal, je le conçois. Mais Gabrielle ?
Hermione sentit son cœur se serrer. En galopant à travers bois elle n'avait pas couvert ses traces. Les Acromentules auraient aisément pu les suivre pour retrouver la meute.
-Tu veux me tuer, répliqua-t-elle simplement.
-Et j'aurais pensé que la grande, la magnifique Hermione Granger aurait choisi d'affronter son sort avec dignité, vint la réponse foudroyante. Je te félicite pour ta réaction, cependant. Très...Serpentard, de ta part. Ta peau d'abord, celle des autres ensuite...finalement, tu n'es pas si déplacée au sein de ma meute.
Hermione ignora la moquerie.
-Tu veux me tuer, répéta-t-elle. Alors viens. Nous sommes seuls...tue-moi.
Elle constata qu'il se tendit légèrement.
-Je ne vais pas te tuer, Granger.
-Et pourquoi pas, cracha-t-elle. C'est pourtant ce que tu as confié vouloir faire à Blaise ! Heureusement que je me suis réveillée à ce moment-là...
Il grogna.
-Cela suffit, Granger, je suis las de tes caprices. Reviens immédiatement au sein de la meute.
-Non, s'entêta-t-elle. Je préfère être louve solitaire que d'obéir à tes ordres.
-Je ne te laisse pas le choix. Tu mourras...
-N'est-ce pas ce que tu voulais ?
Malefoy soupira et ferma les yeux. C'était l'ouverture que la jeune louve cherchait. En un bond immense, elle coupa le cercle qu'ils esquissaient de leurs pas, et fut presque sur lui lorsqu'il ouvrit les yeux et, levant les pattes antérieures, réceptionna son corps agile en plein vol, la retournant et la plaquant au sol. Il l'avait piégée. Ses pattes appuyées contre le torse de Hermione, il grogna doucement, ses dents acérées étincelant à quelques centimètres du museau de la louve.
-Ne t'avise plus jamais d'attaquer ton Alpha, siffla-t-il d'une voix létale.
-Tu n'es plus mon Alpha, aboya-t-elle en retour, faisant haineusement claquer sa mâchoire près de la gueule du loup-garou dominant.
A son étonnement, les yeux de Malefoy se plissèrent d'un amusement froid.
-Je crains que si, Granger, vint la réponse calme. Parce que la seule option que tu as pour aider à la chute de Voldemort est à mes côtés.
Hermione voulut lui cracher au visage.
-Comment te faire confiance, grogna-t-elle, espèce de Mangemort.
Elle sut avec une sueur froide subite qu'elle était allée trop loin. Les griffes de Malefoy se plantèrent dans son torse, faisant perler des gouttelettes de sang contre son pelage clair, lui arrachant un aboiement de douleur, et elle le sentit se tendre dangereusement. Elle sut qu'il bataillait avec lui-même pour ne pas la blesser davantage.
-Comment oses-tu, souffla-t-il d'une voix mortelle. Je viens de perdre la presque totalité de ma meute pour tes beaux yeux, Granger, et tu oses m'accuser de traîtrise ? Les miens ont donné leur vie pour toi. Mes loups et mes louves sont morts pour toi. Euan est mort pour toi !
Sa dernière phrase fut hurlée et résonna à travers l'esprit de Hermione qui n'osa plus bouger, figée par la réalité des accusations que Malefoy faisait pleuvoir sur ses épaules.
-Oui, Granger, Euan est mort, reprit-il un ton plus bas. Euan, un Gryffondor comme toi. Un louveteau...un né-moldu que j'ai recueilli et protégé et qui aurait mille fois mieux mérité de vivre que toi !
La honte s'empara de la louve. Euan était mort. La meute était décimée. Et Malefoy avait raison. Tout cela, c'était pour la protéger de Volkodlak. Malefoy avait refusé de la donner à son ennemi, et la famille lupine du Serpentard en avait payé le prix le plus amer et le plus douloureux qui soit.
Et elle avait fui les quelques membres qui demeuraient en vie au sein de la meute.
-Et le pire, Granger, c'est que je les ai laissés mourir pour toi.
Lui jetant un regard lourd de rancœur entre ses paupières mi-closes, Malefoy la relâcha et Hermione se mit lentement debout, tremblante. Lorsqu'il parla à nouveau, sa voix était calme et douce, comme s'il ne masquait pas sa rage et son remords intérieur.
-Comprends-tu pourquoi je dis à Blaise que j'aimerais te voir morte ?
Elle comprenait. Oh oui, elle comprenait. Elle se dégoûtait elle-même. Jamais Hermione n'aurait pensé se conduire de manière aussi égoïste, mais la réalité était là. Elle n'avait rien demandé de cette situation, n'en était pas responsable- mais Malefoy non plus. Elle lui avait fait porter le poids de sa transformation alors qu'il souffrait autant qu'elle- même plus, à la différence près que Malefoy ne se morfondait pas sur son humanité disparue.
Il agissait. Il résistait. Il se battait.
Et les loups-garous l'avaient choisi tacitement comme Alpha pour d'excellentes raisons. Il était le Harry Potter de l'ombre. Elle le traitait en ennemi alors qu'en réalité, il était son allié.
Se détournant lentement d'elle, Malefoy s'avança dans les bois, de là où ils étaient venus, remontant leurs traces vers la meute.
Hermione n'hésita pas un seul instant à le suivre.
…
La meute entière était réveillée à leur retour, et le jour se couchait déjà. Blaise, semblable à une panthère, fendait la clairière de long en large, surveillant étroitement leurs environs. En tant que Beta, il savait que si quelque chose arrivait à Drago, il devrait alors prendre la place de chef de la meute.
Le soulagement fut visible sur son visage canin lorsque les deux arrivants parurent entre les arbres.
-Merlin merci, souffla Pansy.
Astoria, clairement rongée par l'angoisse d'avoir peut-être perdu son compagnon, galopa jusqu'à lui et lui lécha le museau. Drago lui rendit distraitement sa caresse, suivant du regard Granger qui vint s'allonger près de Gabrielle en silence. La louvette s'empressa de câliner la née-moldue.
-Debout, ordonna l'Alpha d'une voix douce mais autoritaire. Nous avons beaucoup de chemin à parcourir, et nous avons assez perdu de temps.
L'air épuisés, les loups entreprirent de marcher à sa suite hors de la clairière et vers l'hostilité des arbres. Ils avaient faim et soif, étaient fatigués et apeurés, endeuillés également. Ils avancèrent en silence, têtes baissées, ignorant les grondements produits par leurs ventres se serrant de faim, bravant avec l'énergie du désespoir le calme glacé de la nuit nouvelle. Parfois, Malefoy s'arrêtait, levant le nez au vent, sentant l'air, changeant alors légèrement sa route ou poursuivant tout droit.
Hermione ignora combien de temps la petite Gabrielle pourrait encore tenir. Et aussitôt qu'elle eut formulée cette pensée, les petites pattes frêles de la louvette se dérobèrent sous elle et elle s'écroula avec un soupir à peine audible. Hermione fut à ses côtés en un bond, la poussant du museau.
-Gabrielle...Gabrielle, s'il te plaît, ma chérie, lève-toi...il faut que tu te lèves...
-Cinq minutes, vint la réponse éloignée et épuisée. Cinq petites minutes...dor...mir...
Malefoy se glissa près de la louvette, lui léchant le museau, un éclat inquiet dans ses yeux d'orage. Le cœur de Hermione rata un battement. Ainsi donc, le glacial Alpha était capable de montrer ses sentiments...elle ignora ce constat cependant, tournant son attention vers Gabrielle.
-Si elle s'endort, elle ne se lèvera plus, chuchota-t-elle pour les oreilles de Malefoy. Plus jamais.
Les oreilles du loup blanc pointèrent en avant, signe qu'il prenait en compte ce qu'elle disait. Hermione perçut cela comme un encouragement, et continua à harceler Gabrielle du museau et des pattes.
-Debout, Gabrielle. Debout...
Malefoy poussa un léger grognement d'agacement.
-Elle ne peut pas, Granger.
Il glissa son propre museau sous le ventre de Gabrielle, et releva le nez abruptement, soulevant son poids et jetant le corps à peine en vie de la louvette à travers ses épaules. Hermione le fixa, effarée.
-Tu ne peux pas porter son poids, Malefoy. Tu vas t'épuiser.
Il lui montra brièvement les dents, menaçant.
-Ne discute plus jamais mes décisions, siffla-t-il simplement avant de faire demi-tour, Gabrielle évanouie sur son dos, et de reprendre sa marche.
Hermione le regarda s'éloigner, muette. Une douce chaleur se répandit doucement dans sa poitrine, obstruant sa gorge, et elle chercha un instant la cause de cet effet étonnant, lorsqu'elle la reconnut.
C'était une sensation qu'elle avait éprouvée, petite, pour ses parents. Puis pour le professeur Dumbledore en apprenant ses accomplissements. Pour Harry et Ron aussi, à chacun de leurs exploits.
De l'admiration.
Secouant doucement la tête, Hermione ferma la marche, pensive.
…
Pansy s'arrêta soudainement, une patte levée, oreilles en avant et sens en alerte. Hermione savait que l'ancienne Serpentard avait sans doute aucun le meilleur odorat de ce qu'il restait de leur meute, ce qui en faisait une chasseresse aussi redoutable. Elle s'arrêta tandis que le regard de Pansy s'assombrit. Les loups regardèrent la femelle Beta, attendant son verdict. Elle se lécha sèchement les babines, et prononça un seul mot qui mit tous leurs sens en émoi.
-Eau.
Blaise fut à ses côtés immédiatement, griffant le sol d'excitation.
-En es-tu certaine, Pans ?
La louve renifla encore, doucement, puis hocha la tête, yeux brillants.
-Il y a un ruisseau, murmura-t-elle.
En un bond, elle ouvrit la marche, et ils la suivirent, cœurs battants. Hermione trottina presque, l'espoir lui donnant une énergie nouvelle qu'elle ne s'imaginait pas posséder. Soudain, elle sentit elle aussi. Une odeur froide, en mouvement...de l'eau.
Les poils de Hermione se dressèrent sur son dos. Il fallait qu'elle boive. À la pensée de l'eau fraîche et claire coulant dans sa gorge, elle faillit...non, elle secoua la tête. Elle ne devait pas se laisser distraire. Elle pourrait bientôt se désaltérer, mais elle ne devait pas oublier le danger qui était partout, les guettant à chaque instant. Elle n'avait pas bu depuis bien avant la bataille...lorsqu'Astoria avait tué le cerf. Cela lui semblait être à des années lumière de l'instant présent.
Soudain, un rayon de lune éclaira, à travers les arbres, une masse sombre, et le cœur de Hermione fit un bond.
Le ruisseau accueillant était là, à quelques mètres.
Hermione parvint à peine à s'arrêter sur le tapis de feuilles glacées, ses pattes antérieures endolories par la marche venant troubler la clarté sombre de l'eau, les rafraîchissant délicieusement. Hermione baissa immédiatement la tête, lapant l'eau goulûment. Rien ne lui avait jamais paru aussi bon, aussi vivifiant. Du coin de l'œil, elle constata Blaise, Astoria et Pansy l'imiter.
Malefoy, en revanche, ne les rejoignit pas de suite. Il fit doucement glisser Gabrielle de son dos, se délestant avec un soulagement palpable de son poids, et attrapa le cou de la louvette entre ses mâchoires puissantes avec toute la douceur dont il pouvait faire preuve dans une telle situation, tirant la petite Française vers l'eau. Le nez de Gabrielle remua quelque peu, puis sa petite langue rose sortit, tâtant l'eau. Malefoy l'encouragea d'un mouvement de tête dans les côtes de sa protégée, et Gabrielle se mit à boire comme elle pouvait, visiblement épuisée. Satisfait qu'elle parvienne à laper sans son aide, Malefoy baissa à son tour la tête pour se désaltérer. Hermione constata qu'elle l'observait, et s'empressa de plonger le museau dans l'eau, vaguement gênée.
…
-C'est tout ce que tu es parvenue à trouver ?
Il y avait longtemps que Hermione n'avait pas entendu le ton méprisant et plaintif d'Astoria, la louve ayant été étonnamment silencieuse depuis qu'ils étaient arrivés dans le territoire des Acromentules, et la Gryffondor put s'avouer en toute confiance que cela ne lui avait pas manqué.
Pansy lâcha un grognement en réponse à la question rhétorique de la louve.
-Bien évidemment, les proies courent en toute liberté ici. Il n'y a qu'à tendre la patte pour se remplir le ventre, répliqua-t-elle avec fougue. Puisque tu es si maligne, Greengrass, pourquoi n'irais-tu pas chasser toi-même ? Ah non, j'oubliais : la très haute et très grande Astoria Greengrass ne chasse que lorsque la proie lui court dans les griffes.
Astoria montra les dents en un geste carnassier.
-Je ne vois pas pourquoi Drago réfère à toi comme la meilleure chasseresse de la meute, siffla-t-elle en retour.
Elle montra l'unique lapin mort qui se tenait au milieu de la clairière, aux pieds de Pansy.
-Cela ne fait aucun doute que nous allons festoyer comme des rois ce soir, grâce à tes talents, ajouta-t-elle avec un dédain cuisant.
Hermione jeta un regard à Gabrielle, roulée en boule près d'elle, dormant paisiblement. Les deux mâles encore en vie de la meute étaient partis de leur côté pour chasser également, et Pansy avait ramené ce qu'elle avait pu.
-Je te déconseille de me reparler sur ce ton, grogna Pansy en se mettant en posture d'attaque. Je suis la femelle Beta de cette meute, et toi, tu n'es rien.
Astoria se contenta de la dévisager froidement, ne répondant pas à la provocation, et rétorqua d'une voix mielleuse,
-Certes, ô Grande Beta. Et moi je suis la petite amie de Drago, l'Alpha, l'as-tu oublié ? Crois-tu qu'il va te favoriser face à moi ?
-Drago a à cœur le fonctionnement hiérarchique de cette meute, et il a sans doute d'excellentes raisons de ne pas t'avoir officiellement nommée femelle Alpha, répliqua Pansy.
Elle se redressa lentement.
-Un jour, Drago sera lassé de tes caprices. Il se fatiguera de toi.
Astoria se contenta d'éclater de rire, son hilarité se traduisant par une pluie d'aboiements aigus.
-Lorsque je serai officiellement cheffe de cette meute, je m'occuperai personnellement de t'enseigner ta place, ricana-t-elle.
Ses beaux yeux en amande se posèrent à la dérobée sur Hermione.
-Ainsi que celle de la Sang-de-Bourbe qui a stupidement fait massacrer la moitié de notre meute en refusant de se rendre à Volkodlak.
Hermione s'apprêta à répliquer, tout en sentant, une nouvelle fois, le poison mortel de la honte se répandre dans ses veines, mais Pansy vola à son secours.
-Ose me dire que tu l'aurais fait, Astoria, grogna-t-elle. Ose m'affirmer que tu aurais désobéi à Drago.
-Ce que j'aurais fait ou non n'est pas ton affaire, Parkinson. D'ailleurs, j'aurais été ravie de me débarrasser de Daphné une bonne fois pour toutes une fois leur prisonnière- j'aurais eue plus de fierté que Granger, déclara Astoria froidement. Ou alors non...Blaise est encore amoureux de ma sœur, n'est-ce pas Pansy ? Le cœur ne se commande qu'à lui-même et il la déteste autant qu'il l'adore. Quel effet cela te fait de savoir que tu ne l'auras jamais ?
Le grondement menaçant sortant de la gorge de Pansy aurait fait reculer des ennemis plus puissants qu'Astoria, mais la favorite de Drago se contenta de plisser les yeux et de poursuivre son attaque haineuse. La fatigue, la faim, le froid et le deuil avaient clairement raison de leurs réticences. Un cocktail mortel.
-Blaise aime Daphné, siffla-t-elle avec un ton de finalité. Trouve-toi un autre loup, Pansy. Peut-être qu'alors tu cesseras de tenter d'attirer son attention en faisant amie-amie avec la Sang-de-Bourbe Granger et en te battant avec moi, sa sœur.
Pansy bondit, toutes dents et griffes dehors, sur Astoria, qui roula au sol avec un jappement de colère, mais rétorqua en conséquence, juste au moment où Blaise et Drago pénétraient dans la clairière, visiblement bredouilles de leur chasse. Avec un simple aboiement de la part de l'Alpha, les deux rivales se séparèrent, haletantes et se guettant en chiens de faïence.
-Elle m'a attaqué, affirma aussitôt Astoria en tournant ses yeux vers Drago.
-Je ne veux rien savoir, grogna-t-il.
-Mais-
-J'ai dit-
-Je suis ta petite amie-
-Cela suffit-
-Je refuse de me soumettre à cette-
-Assez !
Tous se tournèrent vers Hermione qui s'était levée d'un bond. La jeune louve les ignora, cependant, oreilles pointant vers la forêt à sa gauche. Elle se coucha sous leurs yeux intrigués, un grondement léger sortant de sa gorge sans qu'elle ne s'en aperçoive. Malefoy fut à ses côtés en un instant.
-Qu'est-ce qu'il y a, Granger ?
Un frisson glacial traversa la colonne vertébrale de Hermione tandis que ses oreilles repéraient à nouveau un bruit- une branche qui craquait sous un pas. Son poil se dressa, menaçant.
-Granger, répéta-t-il avec plus d'urgence dans la voix. Qu'as-tu entendu ?
Hermione se concentra, tous ses sens lupins en alerte.
-Nous avons de la visite, murmura-t-elle.
...
En espérant que vous avez aimé, laissez-moi une petite review pour me dire ce que vous en avez pensé please, à bientôt.
DIL.
