Déjà ? et oui, en fait je suis trop motivée pour retravailler mes chapitres alors j'en profite ! je bosse aussi sur un OS spécial Noël et peut-être une mini Dramione, à voir ! Ce chapitre va être assez court car on va entrer dans le vif du sujet, et surtout je ne suis pas parvenu à rajouter suffisamment pour rallonger un peu. J'espère que ce chapitre va vous plaire, je sais que certains attendaient l'arrivée de Ron dans le tableau. haha.

Bonne lecture ~

Cissy ~

PS: des fautes persistent. Désolé.


Chapitre 6

« Le rival »

Ils restèrent debout l'un en face de l'autre, se fixant avec une haine non dissimulée et prêt à se sauter dessus comme des chiens, au moindre faux pas, à la moindre parole. Weasley, le roux, le crasseux se tenait devant Drago, un bouquet de roses dans la main, ce qui eut pour effet chez le blond de provoquer une colère silencieuse qui commença à lentement le brûler de l'intérieur. Il pressa la poignée de la porte comme s'il s'agissait du cou de Weasley. Comment osait-il venir la bouche en coeur pour tenter de gagner le coeur d' Hermione alors qu'il avait juré de ne jamais le faire ? Mais Drago l'avait vite compris, ne jamais faire confiance à un roux et surtout pas à Ron Weasley.

-Weasley, comme c'est gentil de ta part, mais j'aime pas les roses. Sourit alors Drago.

-Que fais tu là ? Demanda Ron aussi froidement et méchamment qu'il le pouvait.

-C'est plutôt moi qui devrais te poser la question. Au fait, si ça t'intéresse tant que ça, je suis là pour surveiller Hermione. Tu n'es certainement pas sans savoir qu'elle doit être surveillée de très « près ». D'ailleurs, si j'en crois le bouquet que tu as là, tu sembles avoir envie de réécrire certaines choses, mais je ne suis pas forcément d'accord et PotyPoty-PotPot non plus. Tu sais que c'est lui qui me fait venir pour être là ? Avec elle ? T'as peut-être cru qu'au vu du danger je n'allais pas venir ? J'avoue au début tu aurais eu raison, mais en fait non, t'as tout faux, comme d'habitude Weasley est le roi des abrutis.

-Ferme ta grande gueule Malfoy.

-Rooh qu'il est malpoli ouistiti. Faut pas dire de gros mots, c'est moche tu sais.

-Je suis là pour lui offrir des fleurs parce que ça fait un mois que je suis partis en mission.

-Les chocolats c'est bien aussi, oh et elle dort.

-Les chocolats c'est cliché, comme les cons, genre toi. T'es le cliché du con.

-Et toi t'es le cliché tu type qui ne sait pas se faire une raison et qui doit venir bousiller la vie des autres pour avoir une chance, même infime de connaître le bonheur. J'ai eu du temps pour t'observer et me faire une idée et apparemment j'ai visé juste.

-Jte déteste.

-T'en fais pas, sentiment partagé. On a enfin un point commun, ha non, deux en fait.

La bonne humeur apparente de Drago se figea en un sourire glacial et effrayant. Il était en colère. Cette colère cachée par son sourire se manifestait au travers d'une veine apparente sur sa tempe qui fit légèrement reculer Ron d'un pas. Il ne pouvait pas faire ça, il ne pouvait pas entrer comme ça. Drago sortit sa baguette l'agita et le bouquet de roses se transforma en une énorme bulle d'eau qui éclata sur Ron, trempant celui-ci des pieds à la tête. Satisfait, Drago s'écarta.

-Maintenant tu peux entrer, mais sèche-toi avant. On prend pas les pouilleux. Drago se retourna et disparu dans l'escalier, les poings serrés.

Le jeune homme grimpa les marches quatre à quatre tout en se jurant que la prochaine fois il réduirait Ron en poussières ou qu'il le transformerait en pâté pour chat et trouverait enfin un terrain d'entente avec Pattenrond. Il devait aller dire à Hermione qu'il y avait un visiteur, car s'il ne le faisait pas il savait qu'il s'exposait à sa colère. Il n'avait jamais aimé voir Hermione en colère et ne préférait pas se souvenir des rares fois où elle l'avait été. Une fois devant la porte de la chambre de la gryffondor il pria pour que Weasley reste à cinquante centimètres d'elle au minimum et frappa.

-Granger ?

Il attendit quelques secondes et comme il n'entendait rien il réitéra son geste.

-Granger ? T'es debout ou il faut que je rentre pour te faire réagir ?

N'entendant aucun hurlement de colère, pas même une insulte ou un livre venant s'abattre sur la porte, il entreprit d'entrouvrir celle-ci. Elle était allongée sur son lit et dormait... encore. Comment faisait-elle pour dormir autant ? Il allait devoir demander des explications à Harry. Drago referma donc la porte et descendit en bas afin de rejoindre, non sans avoir envie de le tuer, Weasley. Celui-ci était debout dans le salon et regardait les trophées de quidditch exposés dans une grande vitrine. C'était ceux gagnés par James et Sirius. Harry les avaient retrouvés dans le grenier, rangés dans un immense carton et avait décidé de les mettre en vitrine pour avoir toujours un oeil dessus et avoir un souvenir d'eux près de lui. Ron se retourna en entendant des pas dans l'escalier et vit Drago. Il regarda a gauche, puis à droite, mais ne vit pas Hermione.

-Où est-elle ? Demanda Ron.

-Comme je te l'ai déjà dit Weasmoche. Elle. Dort.

-Tu mens.

-Si je mentais, elle serait déjà ici. Sers-toi de ton petit cerveau pour réfléchir, je sais que c'est très dur, mais tu peux le faire. Maintenant tu peux partir, tu sais où est la porte non ?

-Je vais rester là Malfoy et attendre.

La simple expression faciale de Drago fit comprendre à Ron qu'il ne souhaitait qu'une chose, qu'il parte aussi vite que possible, mais il n'avait d'autre choix que d'accepter qu'il reste. Pourtant, d'un côté, ce petit entrevu allait permettre de mettre quelques choses au clair. Drago sourit et s'approcha de Ron, tout en contrôlant sa respiration et ses gestes afin de ne pas l'envoyer dans le décor.

-Et si on en parlait Weasley ?

-De quoi ?

-De la raison pour laquelle tu te pointes avec des roses ? Tu pouvais venir avec n'importe quoi, un neurone en plus qui t'apprendrait qu'on ne touche pas ce qui ne nous appartient pas ?

-Elle n'est pas un objet. Ton nom n'est pas écrit sur elle.

-En effet, mais c'est tout comme et tu le sais.

-Pourriture.

Ron se tut. Il se savait en tord, il savait ce qu'il était en train de faire et était pleinement conscient que son attitude était plus que répréhensible, mais il s'en fichait complètement. Drago agita sa baguette et le service à thé vint voleter jusque sur la table basse du salon. Le thé était brûlant et une fine fumée sortait du bec de la théière.

Les deux jeunes hommes se fixèrent et prirent chacun place dans un fauteuil, de sorte à se trouver séparés par la table. Ron s'affala sur le fauteuil et Drago se contenta de s'asseoir au fond du sien, bras et jambes croisés. Le silence s'installa et le thé menaçait de refroidir.

-T'as vraiment décidé de lui faire retrouver ses souvenirs ? Finit enfin par demander Ron.

-T'as vraiment décidé de la draguer sous mes yeux, tout en sachant que tu as toujours juré de respecter notre relation.

-Cette relation n'a plus lieu d'être. Siffla Ron. Si elle retrouve la mémoire elle va frôler la mort. Tu ne le veux pas. Alors, laisse-la.

-J'ai pas l'intention de te la laisser et Potter est d'accord. C'est lui qui est venu me chercher alors que j'avais abandonné l'idée de revenir. T'as aucun respect pour autrui et c'est moi le sale con ? On n'a pas la même définition du mot je crois.

-Non, j'ai aucun respect pour toi, c'est pas la même chose. Ron s'avança sur son fauteuil. Crois bien, que si j'ai toujours dit oui aux autres, c'était pour faire bonne figure. J'ai promis sans le penser une seule seconde. Hermione et toi c'était pas possible. Je ne t'ai jamais cru concernant ta soudaine envie de devenir « gentil » et je ne te crois toujours pas.

-Pourtant, ça s'est fait.

-Et défait.

-Si elle n'était pas au premier, je t'aurai déjà foutu dehors à coup de pied au cul, mais elle m'en voudrait et je ne te ferai pas ce plaisir.

-Elle te déteste Malfoy, elle a la même haine qu'autrefois et là on est plus à Poudlard. La situation n'est plus la même.

-Et alors ? Tu crois que ça va changer quelque chose ?

-Elle pourrait mourir parce que tu décides de te conduire en égoïste.

-Cela n'arrive pas et l'égoïste ici c'est bien toi.

-T'en ai incapable. Tu peux toujours essayer de montrer le meilleur de toi-même et tenter de jouer au plus fin, mais tu finis toujours par te foutre dans la merde Malfoy. C'est comme ça que ça marche dans ce bas monde, chez les gens normaux et réalistes. Les méchants sont punis et toi, t'es un méchant. A vouloir jouer et tu vas la tuer, c'est tout ce que tu vas réussir à faire. Moi, j'ai l'avantage de ne pas être l'objet du sortilège, moi je peux réussir.

-Ce n'est pas un jeu Weasley et si tu vois ça comme ça, dis toi que je suis déjà à la ligne d'arrivée et depuis un moment.

-Non, t'es de retour à la case départ et crois-moi tu vas passer par la case prison si tu continus.

-Si tu fermes pas ta grande gueule, Weasley, je jure que je me lève de ce fauteuil et tu vas regretter le jour ou ta mère a eu le malheur de te mettre au monde. Grogna Drago sentant ses nerfs lâcher lentement.

-Moi. Elle m'aimera et ce sera vrai.

A cet instant la rage le rattrapa et Drago, qui ne se contenait plus, se leva. Il attrapa Ron par son col de chemise et le força à se lever. On pouvait lire la colère dans son regard, les orages les plus meurtriers y dansaient. C'était un regard noir et sans amour, juste de la haine. Les traits de son visage s'étaient durcis et l'on ne pouvait plus rien en tirer de bon. Il serrait les dents, mais savait qu'il ne pourrait pas le faire plus longtemps. Il devait parler, faire quelque chose et vite, car si elle le voyait, c'était terminé. Il souleva un peu plus Ron qui ne s'était pas attendu à cette réaction et n'arrivait pas à atteindre sa baguette, dans le fond de sa poche.

-Mais ça va pas ou quoi ?! S'égosilla une voix familière.

-Je propose à Weasley de lui refaire le portrait comme tu peux le voir. Je l'examine de plus près et y a du travail.

-Malfoy lâche-le, ça ne sert à rien. Fit Harry en posant son sac et ses dossiers sur le sol. Si Hermione vous voit elle vous fou dehors et j'ai aucune envie de subir sa mauvaise humeur.

-Autant qu'elle le fasse. Siffla Drago. Le Crasseux se pointera plus avec un bouquet de roses dans l'espoir de détruire tout ce qui se trouve sur son passage et qui ne lui plaît pas.

-Ron...

Harry les sépara et Ron parvint à retrouver son souffle avant de se tourner vers son meilleur ami.

-Bordel Harry ! Comment t'as pu le laisser faire ?

-Ron, tu sais très bien que Malfoy ne lui veut pas de mal. Il nous l'a prouvé.

-Moi, il n'a jamais réussi à me prouver quoi que ce soit ! Merde tu sais très qui il est ! Il ment comme un arracheur de dent !

-Je sais ce que tu en penses et je te comprends, mais...

-Non, t'as pas l'air de comprendre et c'est le problème. Hermione est notre meilleure amie et on l'a laissé se faire alpaguer par un connard !

-Je suis là hein. Fit Drago qui tentait de se calmer en faisant un peu d'humour.

-On s'en fout. Continua Ron. Harry, sois sérieux cinq minutes, on ne peut pas le laisser avec Hermione. Il va la tuer ! On n'a pas besoin de lui dans nos vies. Il en a déjà assez fait.

-Je vous arrête. Fit Harry. J'ai reçu la visite de Londy votre elfe. Elle est venue à mon bureau au ministère. Elle m'a donné des renseignements que ta mère a trouvés, Drago. Donc, maintenant on va s'asseoir et on va fermer sa bouche pour m'écouter. D'accord ?

Un peu comme des enfants pris sur le fait d'une grosse bêtise, Drago et Ron allèrent se rasseoir sur leur fauteuil respectif et Harry se servit du thé avant d'aller prendre place sur le canapé entre les deux fauteuils. Le survivant prit son sac, fouilla à l'intérieur et trouva un parchemin qu'il déplia. Il le relu silencieusement avant de s'adresser à Ron et Drago qui faisaient de leur mieux pour ne pas en venir aux mains.

-Bon, selon ce que ta mère a trouvé. Il relu le parchemin. Apparemment, Bellatrix avait pour but de torturer psychologiquement ses victimes et notamment quand elles étaient deux et proches. Le but était de faire souffrir l'un en faisant oublier l'autre et de promettre un retour de souvenirs à condition que l'autre ne lui dise ce qu'elle voulait savoir. Mais cela allait plus loin, elle a expérimenté le sortilège sous diverses formes et divers résultats allant de la souffrance physique, aux hallucinations pour la victime du sortilège. Bref, de ce que je peux lire, ta présence rend actif le sortilège. A chaque fois que tu feras quelque chose qui pourrait lui rappeler quelque chose que vous avez vécu, elle aura un flash, ou un rappel et plus il y en aura plus sa santé va se dégrader, mais il ne faudra jamais lui dire ce qu'il se passe. Elle pourrait avoir un retour trop brusque de ses souvenirs et ça pourrait la tuer. Pour quelle retrouve ses souvenirs sans y passer et bien... heu...

-Potter on n'a pas toute la nuit.

-Y'a rien de plus, la page du journal était déchirée.

-Donc, elle doit retrouver la mémoire, mais dans un temps limité visiblement. Genre avant qu'elle ne rampe par terre en criant qu'elle a des flashs et ne meurt ? Demanda Ron.

-Oui, c'est l'idée. Termina Harry en rangeant le parchemin que Drago avait lu en le lui arrachant des mains.

-Génial. Donc sa vie repose dans mes mains et on n'a rien de plus sur comment faire pour pas la tuer ? Je me sens beaucoup mieux.

-Y a une solution, tu peux partir et ne plus l'approcher. On te retient pas tu sais. Fit Ron.

-Mais ferme là.

-Arrêtez de vous chercher ! On est plus à l'école et j'entends la porte de la chambre d'Hermione.

En effet, quelques secondes plus tard Hermione apparu dans le salon et sembla surprise de voir que quelqu'un s'était ajouté au tableau. Elle sourit et vint alors prendre Ron dans ses bras, Ron qui en profita, car Drago ne pouvait rien dire et serrait les dents.

-Mais où étais tu ? Demanda Hermione tout en scrutant son ami comme si celui-ci avait changé.

-J'étais en mission avec d'autres aurors. Je ne pouvais pas envoyer de parchemin. J'avais un cadeau, mais... il a eu du mal à arriver. Je l'ai perdu. Fit le jeune homme en fixant discrètement Drago fier de lui.

Et lorsqu'Hermione demanda à Ron où il était allé en mission, les trois amis se retrouvèrent et commencèrent alors à parler, rire tout en allant s'asseoir. Demeuré seul, debout au fond du salon, Drago ne mit pas longtemps à se sentir en trop dans l'équation. Il se racla alors bruyamment la gorge et tout en faisant le tour du canapé pour rejoindre l'escalier, il se tourna vers eux.

-Bon, elle a plus besoin d'être surveillée donc, je vais monter. La vision du crasseux me file la nausée. Je veux bien être gentil, mais j'ai des limites. Oh, Potter tu me donnes le « papier » que tu voulais que je regarde pour toi ? Demanda Drago, faisant comprendre à Harry qu'il désirait jeter un oeil au parchemin envoyé par sa mère.

-Oh, oui. Harry prit le parchemin et le donna à Drago. Au fait, les murs sont peints et neufs.

-Merci, j'avais pas vu.

Bien sûr que non. Il n'allait pas tenter d'abattre le mur avec ses mains pour se défouler. Il ne le faisait plus. Il avait arrêté, car cela faisait bien trop mal et ne plaisait pas à sa mère. Tentant de ne pas écouter les rires des trois amis, rires auxquels il n'avait plus le droit, Drago monta dans sa chambre et alla s'asseoir sur son lit afin d'étudier plus attentivement le message de sa mère.

Il examina le parchemin, en long, en large et en travers, mais ne trouva rien que Harry n'ait déjà lu. Tout était là et il n'y trouvait pas de solution, car la solution ne devait être connu de personne. Si c'était un sortilège de sa tante, il ne devait y avoir aucun survivants. Ce n'était donc plus qu'une question de temps et cela le terrifiait, surtout si Weasley devait s'y mettre et apporter des fleurs tous les quatre matins. Drago avait toujours aussi peur de lui faire du mal, mais à présent il savait qu'il n'avait plus le choix. En bas leurs rires s'étendaient dans la maison et lui restait seul dans une pièce qui commençait à s'assombrir, car la nuit descendait silencieusement et il n'avait pas allumé la lumière, ni même la cheminée. Il ferma les yeux, il se sentait mort depuis si longtemps qu'il en oublia de respirer quand elle éclata de rire. Quelque part, une petite voix murmurait que Ron n'avait pas tort et une autre prenait le relais pour faire taire cette petite voix qui n'avait pas son mot à dire. Ils étaient amis, ils riaient, rien d'anormal, sauf cette immense anomalie plantée dans la tête d'Hermione.

Il ne su combien de temps il resta là, dans le noir, sans bouger, à penser à elle, à se souvenir de choses et d'autres, se demandant si tout aurait pu être différent. Son regard ambré dans lequel il aimait se perdre. Ses gestes d'une douceur infinie, des gestes toujours pour lui, toujours accompagnés des mots doux. Ces mots qu'il taisait jalousement au reste du monde. Mais alors qu'il s'enfonçait lentement dans les souvenirs et qu'il sentait son coeur se noircir un peu plus, on frappa à la porte. Il se leva et alla ouvrir.

-Alors, t'as rien trouvé ? Demanda Harry.

-Non, rien de plus. Je suppose qu'il n'y a pas de solution, car personne n'a eu le temps de la trouver...

-T'as l'air...

-Potter ne me demande pas comment je vais. Tu le sais. T'as même pas besoin de poser la question. Le Crasseux n'est plus là ?

-Non et évite de l'appeler comme ça, c'est encore mon ami.

-Bah, je te plains.

-PAR MERLIN VOUS FICHEZ QUOI ? Hurla la douce voix d'Hermione en bas.

-A la base, je venais te dire qu'on passe à table.

-Potter, la prochaine fois que tu veux dire un, deux, trois, tu commences pas par la lettre M.

-Ouai, c'est ça.

Se poussant dans l'escalier comme des enfants en bas âge, Drago et Harry arrivèrent en bas sans encombres et entrèrent dans la cuisine, à l'intérieur de laquelle régnait une divine odeur de viande. Trois assiettes étaient posées autour de la table. Hermione était aux fourneaux et s'affairait encore.

-De l'aide Granger ou tu arrives à atteindre les étagères du haut toute seule ? Demanda Drago d'un air moqueur en la voyant se mettre sur la pointe des pieds pour attraper un bocal d'épices.

-Va... te pendre Malfoy. Grogna l'adolescente en se tournant vers lui, le bocal à la main.

-Les dames d'abord. Il sourit.

-C'est bien pour ça que je te passe mon tour. Elle sourit à son tour.

Une fois l'entrée terminée, Hermione se leva et prit les assiettes des garçons pour les servir, puis elle revint s'asseoir.

-Bon appétit fit Hermione tout en regardant Drago entamer sa première bouchée qu'il manqua de recracher.

-Bordel... Granger... de l'eau vite... il but une gorgée d'eau et la foudroya du regard, mais elle souriait.

-J'ai peut-être eu la main lourde sur les épices, quelle gourde je fais. Elle lui sourit de plus belle et en reprenant le plat pour débarrasser le trop plein d'épices. Il me semble que c'est une vengeance et c'est divinement agréable. Je comprends pourquoi tu nous en faisais voir de toutes les couleurs. Ca détend.

-Tu veux jouer Granger ?

-J'adore jouer Malfoy.

-On devrait parvenir à trouver un terrain d'entente alors.

-Fais attention, j'ai tendance à ne pas me laisser faire.

-Je suis tenace, ne t'en fais pas pour moi.

-Merlin... sortez-moi de là... Souffla Harry en les regardant.

Ils s'étaient levés, les mains sur la table, leurs visages proches, à tout juste quelques centimètres l'un de l'autre. Harry connaissait ce regard. C'était un regard de défit, un regard qu'ils avaient toujours aimé se lancer, mais avant lorsque cela se produisait il était rare qu'Hermione revienne dormir à la tour des Gryffondor et il n'était pas rare de la voir sortir à pas de loup de la salle sur demande, au petit matin. Mais après tout... c'était par ce regard et un pari complètement stupide que tout avait commencé.

.

Flash-Back

Ils se fixaient depuis déjà un moment, les insultes ne fusaient plus, ils avaient arrêté de se menacer de leurs baguettes, seul le silence les entourait et régnait en maître. Ils étaient seuls dans un couloir peu fréquenté et il planait dans les parages une étrange tension. Penché l'un vers l'autre, comme pour tenter de prendre le dessus sans y parvenir. Hermione serrait son grimoire contre elle, comme s'il s'agissait d'un rempart entre elle et son abruti d'homologue, les mains dans les poches, un mince sur le visage.

Tout était prétexte à aller emmerder Granger et Drago avaient trouvé la pire manière de la faire sortir de ses gonds. La mettre au défit sur un devoir, une note, lui faire peur en lui faisant entrevoir un potentiel échec. Il venait de lui proposer un pari sans avoir rendu clair les termes du contrat. Il attendait la réponse de Granger et de son égaux sur-dimensionné. C'est alors, qu'en serrant son livre et en souriant, accentuant son expression faciale figé par la colère, Hermione ouvrit la bouche et débita lentement, syllabe, par syllabe :

-Tu-vas-per-dre.

-Granger, je suis un Malfoy et un Malfoy ne perd jamais.

-Sauf au Quidditch. Sourit Hermione

-Tsss... ok Granger. On va faire un pari.

-T'es un serpentard. Il y a anguille sous roche, mais vas-y, je t'écoute.

-Si tu as un score supérieur au mien, je te laisse en paix durant un mois.

-Intéressant...

-Mais si je gagne... je demande la chose la plus humiliante qui soit pour toi.

-Et qu'est ce qui serait si humiliant ?

-Un rencard.

Hermione Granger avala de travers son bonbon au caramel et émit un bruit étrange qui ressemblait à un étranglement mêlé à un cri de surprise. Elle fit tomber son énorme livre par terre et fixa Malfoy de son air le plus surpris et furieux.

-T'es pas sérieux. Tu... toi ? On se déteste. Tu cherches juste a te foutre encore de moi en fait ? Siffla la gryffondor.

-Pas plus d'une heure.

-Pourquoi?! Dis-moi, donne... donne-moi une raison.

Elle vit alors les joues du serpentard prendre une teinte légèrement rouge. Il semblait gêné et tourna la tête. Une attitude timide qui ne lui ressemblait pas du tout. Elle pencha la tête en espérant y voir de la moquerie, mais il leva les yeux et lui sourit. Il parvenait toujours à cacher ce qu'il ressentait, elle l'avait toujours su.

-J'ai peut-être envie de connaître un peu plus la personne que je déteste. En tout cas, si tu ne veux pas, tu devrais réussir ce devoir de métamorphose Granger.

Il avança vers Hermione et pendant qu'il parlait il vint tapoter le nez de la jeune femme avant de filer. Cloué sur place sur place l'espace d'un instant, il n'en fallut pas plus à Hermione pour courir à la bibliothèque ou un devoir l'attendait et peut-être un rencard...

Une semaine plus tard, ils se retrouvèrent dans ce même couloir. Ils ne s'étaient pas lâchés du regard depuis la remise des copies de sorte que l'autre ne trafique pas sa note. Hermione tremblait et palissait à vue d'oeil. McGonagall avait depuis peu prit l'habitude d'ajouter en plus de la note habituelle un petit score afin de vraiment donner un ordre et une véritable note aux devoirs. La note la plus basse était zéro et la plus haute cent. Le coeur battant, le regard qui en disait long sur leurs pensées, l'idée de défit était toujours présente et excitante à souhait. Ils se tendirent leurs copies et regardèrent les notes.

-Bon.. fit Drago. Disons demain 16h à Pré au lard ? Et te défile pas. Un pari est un pari. A demain Granger.

Le pas léger et son Optimal + 85 Drago laissa Hermione seule avec son Optimal + 84, 95 et le regret d'avoir accepté ce pari et par conséquent ce rencard, le tout premier et le plus humiliant.

Flash-back End.


Vous l'aurez compris, je n'aime pas Ron. Enfin, je le déteste pas non plus hein, mais je ne le vois juste tellement pas avec Hermione, c'est juste... NON xD mais c'est mon avis, vous pouvez ne pas être d'accord !

Sinon concernant ce chapitre, je me suis vraiment amusée à écrire les dialogues entre Ron et Drago, je trouve que leur rivalité serait plus intéressante qu'une rivalité entre Drago et Harry, de plus cette rivalité en plus de l'entente entre Harry et Drago met sous tension l'amitié entre Harry et Ron.

La """"rivalité""" entre Hermione et Drago commence enfin à se développer et... on va s'amuser héhé, en tout cas, moi ça m'amuse beaucoup. Le prochain chapitre est probablement mon préféré et j'ai hâte de vous le faire découvrir ! peut-être avez vous une GROSSE idée de quoi il s'agira ? *faciiile*.

Pour le sortilège, je le développe encore car je refuse d'en arriver à un truc mélodramatique dépressif.

Alors, qu'en avez vous pensez ? N'hésitez pas à me le dire, je vous répond au plus vite :)

Cissy,