Bonjour, bonsoir !
... Aie aie aie quel retard ... ! Mais ... C'était pour la bonne cause : j'ai eu mon bac ! (thank god.) Maintenant que je suis en vacances et que la paperasse pour l'année prochaine est presque terminée, je peux enfin me consacrer à des choses qui me plaisent, et en particulier, l'écriture ! Je suis donc de retour ! Avec un chapitre un peu plus long, cette fois-ci (en remerciement pour votre patience peut-être ... ? haha), et, pour ceux qui l'auraient loupé, la sortie de ma nouvelle fiction : "La (sur)vie des ombres" ! Je vous invite à aller y a jeter un coup d'œil rapide après, le premier chapitre est déjà posté !
Sinon, encore désolée pour mon absence et ce temps d'attente pour ce chapitre ... ! J'espère que celui ci saura me faire pardonner !
Bonne lecture !
(Je réponds à tous les commentaires du dernier chapitre ici, n'ayant pas eu le temps de répondre personnellement à chacun avant !)
TheFireHana
J'ai mangé mes 5 fruits et légumes ces dernières semaines ! Et je vais mieux haha
Gilbert n'est pas vraiment boulimique ... Il souffre de troubles alimentaires ("food disorder" en anglais) qui peuvent être liées à la boulimie mais, cette dernière est plutôt marquée par des périodes alimentaires compulsives. Là, Gil à juste un appétit très variable, mais ne mange pas forcément plus on va dire. (et en plus il a envie de vomir régulièrement) J'attends d'ailleurs tes MP sur ce sujet s'il faut en parler plus ! Sinon ... BROMANCE POWER.
Ravie que les personnages te plaisent ! Et ... Continue donc de faire des hypothèses uhuh.
Après pour mes fautes ... Merci d me prévenir à chaque fois ! Vraiment ! Je me dépêche souvent d'écrire eeet les majuscules sur les noms de pays passent souvent à la trappe ... Et le /span./span c'est ff qui me fait des copier/coller bizarres vu que j'ai plus word haha.
Après pour "Braginski", j'ai pris le nom donné par Himaruya et utilisé dans le fandom ... ! (avec wikihetalia comme ref je crois) Donc bon ... L'effet polonais n'était pas voulu.
Bisous ! Et encore merci à toi pour tes reviews ! 3
Lyra Romanova
Que j'aaaaime tes reviews uuh.
C'est promis, je vais essayer de me caler à un rythme plus régulier et espacé maintenant que je suis en vacances ! D'ailleurs, j'essaye aussi maintenant d'écrire sur mon téléphones, dans mes notes, pour éviter de me retrouver trois heures derrière mon ordi à chercher des idées haha.
Tous les personnages auront droit à des passages consacrés à eux seuls dans la suite ! Et je suis ravie que la présentation t'aie plu !
IvAAAAn hhhu yesyes (rhooo on à tous des penchants sadiques ;))
Encore mille mercis pour ton petit mot, et j'espère que, depuis ta Bretagne, la suite de cette enquête te fera vivre de nouvelles sensations et émotions !
Biise
Sinon, encore et toujours merci au guest, qui me laisse toujours un petit mot, qui malgré tout, me permet de continuer à écrire et à fournir du plaisir dans mes fictions ~ (u are da best)
(L'oeuvre d'Hetalia et ses personnages ne m'appartiennent pas)
Tout le monde retint son souffle pendant plusieurs secondes, tous incapables de réagir correctement à la situation. Il flottait dans l'air comme de l'électricité, prête à fondre sur la première personne à s'opposer aux événements à venir.
Ce ne fut que lorsque le reste des policiers et les médecins précédèrent l'arrivée des trois premiers que le temps reprit son court habituel. Les agents se postèrent au quatre coins de la pièces, ou auprès des tables. Les médecins, eux, se dirigèrent aux sanitaires, au plus près de la scène de crime. Arthur Kirkland, Allistair et Peter commencèrent à se déplacer vers le cœur de la brasserie, jetant chacun des coups d'œils rapides aux personnes présentes, qu'ils côtoyaient désormais depuis plusieurs jours, entre les interrogatoires et les passages au poste.
Bella était assise à la même place qu'il a quelques jours, installée entre Antonio et son petit-frère, Gabriel. La jeune femme avait le regard dans le vide, et tentait vainement de ne pas grimacer devant la situation où ils se trouvaient tous.
- Tout ira bien, lui dit l'hispanique en remarquant son air quelques peu crispé. Du moins, j'espère surtout qu'ils ne nous garderont pas toute la journée ici …
Le détective britannique tourna immédiatement la tête vers l'homme qui avait brisé le silence, l'air visiblement contrarié. Quand il croisa le regard de Bella, sa fureur passa cependant aussitôt. Il la salua rapidement avant de repartit suivi de sa famille vers le bar.
- Mmmh. Tant qu'il ne te touche pas et qu'il ne te fais pas goûter une de ces plats anglais répugnants, je promets de ne pas intervenir, ça te va ? demanda Antonio à la belge en grimaçant, toujours un peu ennuyé par le rendez-vous auquel elle s'était rendue avec Kirkland.
- Je compte sur toi pour me tirer de toute expérience culinaire douteuse, bien sûr … ! répondit-elle en riant sincèrement cette fois.
Ils se sourirent chaleureusement. Malgré la tension, le duo savait toujours gérer les tracas à leur manière, pendant un certain temps.
Le détective, de son côté, s'installa seul à une table. La table de la victime. Ou du moins, celle dont se souvenait Francis et les serveurs.
- Allons ... Un peu d'entrain ... ! commenta-t-il en voyant que la salle restait dans un silence religieux. Je veux que vous agissiez tous comme si rien ne s'était passé. Imaginez-vous être un vendredi soir banal, vous êtes dans cette brasserie, et vous passez du bon temps !
Bella vit son cousin Francis grimacer et soupirer depuis son bar. Plus facile a dire qu'à faire, d'ignorer les événements qui s'étaient produits ici, pour le propriétaire !
Arthur fit signe a son frère, son assistant et aux autres policiers de s'approcher de sa table. Il leur tendit chacun un morceau de feuille où étaient inscrit une liste de questions et d'interrogations.
- Chacun se rend a une table, et vous interrogez l'ensemble des personnes présentes.
Un policier s'apprêta à faire une remarque. Le jeune homme le coupa, sans sourciller.
- Je sais. Chacun est déjà passé au poste pour un interrogatoire. Mais là, l'ambiance est parfaitement propice à de nouvelles questions, plus banales sur la soirée, et je veux m'assurer que tout colle avec ce qu'ils m'ont avoué ces deux derniers jours. Après, nous retracerons les déplacements de chacun. Je compte sur vous pour avoir le plus de détails.
Tout était clair, et aucun agent n'osa ajouter une remarque au plan du grand détective. Il y allait pas à pas, et tenait a bien faire les choses, sa famille, et ses collègues désormais, le savaient. Et c'était pour cette raison que Scotland Yard l'avait mis sur le devant de la scène internationale. Toutes les forces intérieures d'Europe le voulaient pour agent.
La belge et sa famille vit ainsi arriver Allistair, le frère d'Arthur, à leur table, mâchonnant son crayon à papier tout en lisant la liste que son cadet lui avait confié.
- Bien, commença-t-il. Je sais que vous en avez déjà répondu a beaucoup mais j'ai encore quelques petites questions a vous poser, mesdames et messieurs.
Son arrivée et sa proclamation en fit soupirer plus d'un. Lars et Antonio les premiers.
- Vous perdez votre temps autant que vous nous faites le notre ... souffla ce dernier.
Le nouveau venu le fusilla du regard. L'hispanique se souvint subitement qu'il avait affaire aux forces de l'ordre et se tut bien rapidement, lançant un air désolé a son interlocuteur.
- Hum, reprit Allistair. Je disais donc que j'aillais a nouveau vous poser deux trois questions, juste pour contextualiser la scène, telle qu'elle était l'autre soir. Alors ... Euh a quelle heure êtes vous arrivés déjà ?
- Tous aux alentours de vingt heures. Nous avons attendu Bella et Lars quelques minutes avant de réellement commencer la soirée, répondit simplement Elizabeta.
- Très bien. Vous êtes tous assis a la même place ?
Le groupe hocha la tête a l'unisson.
- Ensuite ... Combien de verres, pintes ou autres avez-vous bu chacun ?
- Deux pintes chacun je crois bien ... essaya de se remémorer Gabriel.
- Moi, c'était trois a vrai dire ... !
Antonio se retourna vers Bella en riant silencieusement. La jeune femme l'avait toujours épaté par sa résistance à la bière. Lars, lui, lança plutôt un regard froid à sa jeune sœur, craignant sûrement que trop de détails ne la mettent dans une situation difficile dans l'enquête. Bella avait commencé par rire à sa propre remarque sachant que les hommes s'en trouvaient souvent plutôt étonnés, mais en voyant l'air que son grand-frère affichait, elle se rembrunit. Son sourire se perdit entre deux petits rires inaudibles, baissant les yeux, et culpabilisant quelques peu sur son attitude. Heureusement pour elle, le britannique ne releva pas ses états d'âme et continua sa série de questions, notant simplement l'honnêteté de tout le groupe.
Antonio prit la main de son amie.
- Très bien ... continua Allistair en griffonnant quelques mots sur son carnet. Vous vous êtes tous déplacés dans la soirée ?
- Oui monsieur ... Au moins une fois chacun, approuva Élise.
- Pour commander des nouvelles boissons en général ?
- En général oui, dit Sebastiano.
- Êtes vous aller discuter avec d'autres clients ?
- Je suis allée voir mon frère, Francis, a deux reprises, avoua Serena. Mais, tout le monde s'est plus ou moins levé pour commander, et à la fois, bavarder
- Je vois ... finit Allisatair, l'air presque déçu.
Il arrivait au bout de sa série de questions. Cependant, il se permit d'en ajouter une, que son demi-frère avait omis de poser a certains lors des premiers interrogatoires.
- Par ailleurs ... L'un d'entre vous aurait-il donc eu l'occasion d'échanger un mot avec Feliks, notre victime ?
- • -
- Pas une seule marque de strangulation, d'agression ou de coups ... Seul un filet de sang s'écoulait de sa bouche. L'arrêt cardiaque est forcément, et seulement lié a quelque chose qu'il aurait ingéré.
- Exact monsieur Kirkland.
Le jeune détective était retourné sur le lieu du crime, pendant l'ultime interrogatoire des suspects, entouré des médecins et d'une partie des policiers. Il tenait fermement sous son bras le compte-rendu de l'équipe médicale qu'il avait reçu la veille. Il avait passé sa nuit a éplucher toutes les notes, et avait tenu a se rendre a nouveau le matin même a la morgue, et sur le lieu de mort du polonais un peu plus tard. C'était chose faite.
- Bien bien ... Les hypothèses de bagarre, d'affrontement, ou même d'infiltration dans les sanitaires par l'extérieur sont donc à exclure, continua t-il.
- Totalement. De plus, il aurait dû se débattre, ou se défendre s'il avait été agressé, ajouta un médecin.
- Exact Patrick, approuva Arthur. Maintenant, reste a savoir combien de temps ce poison a mis de temps a faire effet ...
- Les médecins mobilisés a la morgue font de leur mieux monsieur. Je doute qu'il soit possible t'identifier quoi ce soit ...
- C'est pour cela qu'il me faut des détails. Plus de détails. Il y a forcément un des suspects qui a agi de manière plus ou moins suspicieuse ce soir là ...
Les hommes mobilisés autour de lui l'entendirent se parler a lui même plusieurs secondes. Aucun n'osa faire de remarque.
Il sursautèrent cependant tous quand Kirkland releva la tête d'un coup sec, avant de sortir en trombe des sanitaires.
- Allistair ! Peter ! Dehors. Maintenant !
A l'entente de leur prénoms et de l'ordre donné par leur supérieur, les deux britanniques ne se firent pas prier et laissèrent pour le premier, la table de suspects qu'il questionnait, et pour le second, son poste d'observation de la brasserie, un tabouret. Ils empoignèrent leurs vestes, chapeaux et autres écharpes, et suivirent le pas dynamique d'Arthur pour sortir dans le froid et le vent, laissant une salle remplie de spectateurs interloqués et intrigués par tout ce manège. La porte d'entrée claqua.
- Bon , petit demi-frère … commença Allistair en grelottant malgré son manteau en cuir. Qu'est ce qui se passe encore ?
- Aveugle … J'ai été aveugle ! Je tourne en rond depuis trois jours. TROIS JOURS ! hurla le détective.
- Arthur qu'est-ce que- … essaya d'intervenir Peter.
- J'essaye de me mettre dans l'ambiance et dans les possibles actions commises par tous ces clients l'autre soir, mais je tourne en rond … Il sont beaucoup trop ! D'ordinaire, il est facile, avec trois témoins de savoir qui ment, qui n'était pas là à l'heure prévue, ou qui agit de façon suspicieuse ! Il faut trouver un autre moyen pour cette affaire …
Son demi-frère et son petit cousin le regardèrent en silence, à la fois intrigués et admiratifs.
- Bon … J'ai besoin de votre avis. Comment l'auriez vous tué ? lança-t-il finalement sans plus de détails.
- Pardon … ? Tu veux dire que … répondit le roux visiblement pris au dépourvu.
- Oui … ! Pour vous, pour quelle raison ce crime s'est-il passé ici ? Qu'auriez vous utilisé ? Quel rôle auriez-vous joué … ?
Un silence suivit sa déclaration. Seuls les pas des passants, et la circulation de quelques taxis et autres véhicules lui répondirent.
Arthur vit Peter, son jeune assistant, se concentrer intensément sur le problème posé. Malgré le froid et le vent, le jeune homme ne pensait plus qu'à la scène de crime, à la victime, au coupable ... Du moins, dans son esprit, il était désormais le coupable. Le détective savait que le jeune blond était capable d'une réflexion posée et très souvent utile en tout point. Il en avait fait l'expérience au cours de ses dernières enquêtes, et les temps de résolutions auraient été bien plus longs sans l'aide de sa famille. Peter se mettait à la place des autres, trouvait les options les plus plausibles et qui pourraient mener quelqu'un à aboutir à un meurtre. Allistair, lui, repérait les moindres détails anormaux et arrivait à lire les visages des suspects comme un livre ouvert.
- Un poison serait facile à faire ingérer sans le faire repérer par n'importe quelle boisson ou plat ... Être un membre de l'équipe de restauration serait donc pour moi la manière la plus simple pour réaliser ce meurtre ... conclut Peter.
- C'est vrai ... Dès que nous rentrerons à nouveau, j'envoie directement un agent dans le garde-manger … Et je m'occuperai personnellement d'aller interroger de nouveau ce Francis Bonnefoy … répondit Arthur en serrant le poing.
- Personnellement, les membres de l'équipe de restauration, cuisiniers comme serveurs, me semblaient bien plus chamboulés qu'autre chose … Le patron est lui même très embêté. A chaque fois que je nous sommes venus ici, il n'avait l'air d'attendre qu'une chose, qu'on lui donne le nom d'un coupable, et que ses ennuis se terminent, intervint Allistair.
- Évidemment qu'il est impatient que cette histoire se termine … ! Ainsi que tous les innocents de cette affaire ! Mais il y a pourtant quelqu'un … Quelqu'un qui à décidé que cette brasserie serait le dernier lieu où notre victime pourrait fouler …
Un nouveau silence tomba sur le trio. La fatigue commençait à faire son effet, et Arthur s'énervait un peu plus à chaque réflexion.
- Bon … Je n'aime pas faire ça mais …
Le blond sortit un carnet de la poche intérieure de son manteau, et le tendit à son demi-frère.
- Voici la liste des personnes qui me semblent agir de manière suspecte, ou qui … Ne me plaisent tout simplement pas, avoua-t-il en grimaçant l'air peu ravi. Tu les fais surveiller jusqu'à la prochaine fois que je les convoque, et tu me récupères les réponses aux questions que j'ai fait poser à tout le monde aujourd'hui.
- Rude, commenta Peter en suivant des yeux le carnet que le roux récupérait en hochant la tête.
- Oui et bien … Tu verras toi aussi quand tu auras avancé dans le métier … ! rougit presque le détective. Des fois, il faut faire des hypothèses et … Certes, ce n'est pas très correct de classer ces suspects, en général des citoyens innocents et lambda, sur des critères tels que leur caractère ou leur physique sans réellement les connaître mais … Là je n'ai plus le choix ! Il faut avancer !
- Je te taquine … ! avoua Peter, surpris par la réaction de son cousin. J'imagine bien que c'est difficile avec autant de monde …
Arthur se calma. Le jeune garçon semblait vraiment désolé, et Allistair attendait patiemment un ordre de sa part avant de retour dans le bâtiment. Tous deux lui faisaient entièrement confiance, et le suivraient n'importe où. C'était maintenant qu'il s'en rendait compte. Devant cette brasserie, par un froid matin, un 2 février, à Paris. Autour d'eux, la ville continuait de vivre, les voitures et bus allant et venant de toutes part, les passants les esquivant sur le trottoir, dames parées de fourrures et de bijoux, comme hommes d'affaires, mallette sous le bras. Dehors, le meurtre semblait si loin, et si flou. Pourtant, derrière la porte floquée d'un « Le Conquérant » écrit en lettres d'or, des dizaines d'hommes et de femmes attendaient. Ils attendaient des réponses. De pouvoir retourner chez eux. D'être débarrassés de ce fardeau qu'était la victime. Le corps semblait hanter les esprits de tous, policiers comme suspects, riant presque de leur désarroi commun, et du temps qu'ils mettaient à trouver la vérité.
Le détective releva la tête vers la vitrine du restaurant. Il était prêt. Les connections se faisaient à nouveau dans son esprit. Il voulait trouver ce meurtrier. Il le voulait tant ! La route restait cependant longue … Il le savait.
- Bien. Allons-y.
- • -
- Monsieur Gilbert Beilschmidt, vous allez devoir être suivi par un agent de police dans les jours à venir.
Gilbert et Ludwig ouvrèrent les mêmes yeux étonnés. Ils avaient certes été assez proches des gardiens de la paix ces derniers jours, sachant qu'ils avaient pris l'adresse de leur hôtel et étaient venus vérifier à plusieurs reprises leurs positions avant et après les interrogatoires, mais devoir partager la plupart des heures de la journée avec l'un d'entre eux … Ils n'en voulaient pas, et n'auraient jamais cru que cela ait un jour lieu !
- Il doit y avoir une erreur monsieur … commença Ludwig en s'adressant le plus calmement et poliment à Allistair Kirkland.
- Ordre de monsieur Arthur Kirkland. Mais ne vous en faites pas, vous ne serez pas les seuls. Nous avons simplement … Sélectionné quelques suspects pour faire avancer la situation le plus rapidement possible, continua le roux d'un air très professionnel.
- Sélectionné … Bien sûr. Ne me prenez pas pour un imbécile … Les policiers allemands disaient la même chose à mon frère, quand nous étions encore au pays, lorsqu'il se faisaient arrêter sur la voie publique pour aucune raison particulière … !
Ludwig le savait. Le fait que son frère soit albinos, et qu'il puisse déranger par son physique n'étaient pas pour rien dans cette soi-disant « surveillance aléatoire ». D'ordinaire, le blond était le portrait typique, voire cliché du bon allemand. Grand, musclé, sérieux, droit dans ses bottes, ne haussant le ton que lorsque nécessaire, analysant toujours les situations pour trouver les réponses les plus logiques et justes … Cependant, et cela depuis qu'il avait compris comment le monde traitant les gens différents, il partait dans des crises de colère dès que son frère était jugé différemment des autres de part sa nature.
- Ludwig, ne t'énerve pas s'il te plaît … Ce n'est pas nécessaire … tenta d'intervenir son aîné l'air embêté et fatigué.
- Si, Gilbert. C'est nécessaire. Une fois de plus, pour une raison futile, tu te retrouves dans une position désagréable. Réagis un peu … !
- Messieurs, je vous en prie … intervint Allistair, posant sa main sur l'épaule de Ludwig.
- Ne me touchez pas !
- Ludwig ! hurla l'albinos à bout de nerf.
- Grand-frère … ! J'essaye de te défendre là ! Tu as des droits, comme nous tous, et tu devrais penser un peu plus à te battre pour les faire valoir ! Chaque fois c'est pareil et-…
- LUDWIG !
Les quelques personnes présentes aux côtés des deux frères et du roux dans la brasserie se retournèrent dans un sursaut. Après un regard mauvais aux deux allemands, ils se dispersèrent, soit vers la sortie, soit vers les policiers pour régler les derniers détails de cette journée d'interrogations.
Le blond envoya un regard surpris à son frère. Jamais il n'avait haussé le ton sur lui.
- Laisse-moi régler ça, ajouta Gilbert en soufflant. JE suis l'aîné, et JE peux me débrouiller seul. Je vais discuter calmement avec monsieur, essayer de comprendre, puis nous rentrons. Accompagnés d'un policier s'il le faut.
- Mais enfin, bruder …
- Attends-moi dehors.
Le ton n'était pas seulement fort cette fois. Il était glacial. L'albinos semblait s'être contenu des années durant, et cette colère lui était encore inconnue, pour lui comme son frère. Ce dernier ne comprenait d'ailleurs toujours pas la réaction qu'il avait eu quelques instants plus tôt. Il eut presque peur, et n'osa ajouter aucun mot, se contentant de tourner le dos aux deux hommes, sans oublier de jeter un regard noir à Allistair Kirkland.
Il traversa la brasserie, les yeux rivés sur le sol, toujours troublé et énervé. La matinée avait déjà mal commencée, par cette nouvelle convocation sur le lieu du crime, et ne pouvait que plus mal finir. Il venait de s'énerver contre son frère. Et inversement. Cela n'était jamais arrivé. Toutes ces années, ils s'étaient serrés les coudes, rêvant d'un avenir meilleur dans un pays où ils seraient accueillis à bras ouverts, loin de la pauvreté de l'Allemagne, et loin des modes de vies traditionnels européens. Mais depuis qu'ils avaient quitté leur pays … Rien ne se passait comme prévu.
Il ne prêtait aucune attention aux personnes qu'il bousculait en quittant le bâtiment, percutant un serveur blond à l'air surpris, ou encore des suspects qui attendaient l'autorisation de la police pour quitter les lieux. Il poussa d'un coup énergique la porte, ne se souciant pas de la présence d'une personne derrière celle-ci. Il aurait dû. Il entendit d'abord un petit hoquet de surprise avant de bousculer la propriétaire de cette petit voix. Le choc ne fut pas violemment, mais suffisamment pour finalement sortir le blond de ses sombres pensées, et le faire retrouver son attitude droite et honnête habituelle. La bousculade fut cependant plus violent pour l'inconnue qui agrippa comme elle put au costume de jeune homme pour éviter de s'écrouler sur le sol.
- … Excusez-moi ! Je suis vraiment navré, je n'ai pas du tout fait attention et- … commença à bafouiller Ludwig en redressant la jeune femme.
Une paire d'yeux verts comme une émeraude se posa sur lui dans une lueur de surprise. C'était la jeune femme qu'il avait fixé deux jours plus tôt dans la salle d'attente du commissariat. Comme lui, elle faisait partie de cette sombre affaire, et de sa myriade de suspects. Il essaya un instant de se souvenir de son prénom, qu'il avait entendu lorsque son tour était venu d'être convoquée dans le bureau du détective. Un prénom doux, simple, qui respirait la générosité et la beauté …
- Oh euh … Ce n'est rien, je n'ai pas fait attention non plus … ! lui répondit-elle en se redressant sur ses talons.
- Vous n'êtes pas blessée … ? s'inquiéta tout de même l'allemand.
Son naturel prévenant revenait au galop.
- Non, non ! Pas du tout … ! Je vous assure que tout va bien …
- Permettez-moi au moins de vous raccompagner chez vous … Je ne voudrais pas que ma maladresse vous cause quelques ennuis …
- C'est très aimable à vous … Monsieur … ?
- Beilschmidt. Ludwig Beilschmidt.
- Enchantée monsieur Beilschmidt. Je suis Bella Campbell.
Ils se serrèrent la main, toujours devant l'entrée du « Conquérant ». Autour d'eux la ville pouvait bien grouiller, hurler, et faire son raffut. Plus rien ne comptait que cet instant. Ce regard.
Bella. Ludwig s'en souvenait maintenant. Et il ne s'était pas trompé. Un prénom doux, et simple.
- Vous permettez que je vous abandonne quelques secondes ? J'avais oublié mon écharpe à la brasserie en partant et j'étais venue la récupérer avant que …
- Oh bien sûr ! Je vous en prie.
Il lui ouvrit la porte, et la vit s'éloigner en trottinant vers une des tables du fond. De l'autre côté de la salle, il vit son frère, encore en pleine discussion avec l'écossais. Tant pis pour lui. Il le retrouverait plus tard. Ludwig n'était absolument plus d'humeur à lui adresser la parole.
La jeune femme revint vers l'entrée, un grand sourire aux lèvres.
- Allons-y !
Ludwig se mit à ses côtés, prêt à la suivre dans les rues parisiennes.
Il y eut d'abord une longue minute de silence. Non pas désagréable, mais plutôt polie, et réservée. Leur rencontre ne datait encore que de quelques instants. L'Allemand réalisa d'ailleurs qu'il était en train de raccompagner une inconnue chez elle, alors qu'il n'était qu'un simple touriste, ne connaissant que le chemin jusqu'à son hôtel.
- Vous n'êtes pas d'ici, n'est-ce pas ?
Il sursauta presque. Cela se voyait-il tant que cela ?
- En effet … Je ne suis que de passage à Paris.
- Et … Vous êtes allemand non ?
Sa voix semblait être devenue plus faible et méfiante sur cette dernière phrase. Ludwig ne lui en voulut absolument pas. C'était bien normal. Dix ans plus tôt, son pays se lançait dans une guerre interminable contre une bonne partie de l'Europe. Et la France n'était pas encore complètement guérie de ses pertes, tentant comme elle pouvait de les oublier dans les cabarets, les bars et la musique.
- Oui.
- Vous n'avez pas un accent très marqué … Vous avez appris le français jeune ?
- Ma mère était Alsacienne, j'ai toujours entendu du français chez moi … C'est d'ailleurs étonnant que vous l'ayez remarqué si tôt, si je puis dire.
- Et bien, je suis belge donc … J'ai assez bien côtoyé la culture allemande, si je peux présenter ça ainsi.
- Vraiment … ? Mais alors enfant vous …
- Oui. L'année 1914 n'a pas été la plus heureuse …
Ludwig n'osa ajouter un mot. Son père avait été appelé à combattre en Belgique. Et, chez lui, près de la frontière française, la douleur avait fait partie de son quotidien. Il ne pouvait que comprendre la jeune femme.
- Enfin … C'est le passé … ! Dites-moi plutôt ce que vous pensez de Paris, Ludwig !
De nouveau, le même sourire qu'abordait la jeune femme quelques instants plus tôt était réapparu sur ses lèvres, comme par magie. Elle l'étonnait, l'intriguait … Lui plaisait presque. Elle avait cette touche d'optimisme qui lui manquait, cette joie de vivre, et la capacité de s'émerveiller sur les plus petits détails de la vie. Son cœur se réchauffait presque à ses côtés.
Le reste du trajet se déroula dans la bonne humeur et la chaleur. La jeune femme lui expliqua son lien avec le patron de la brasserie, Ludwig lui raconta en partie son idée de voyage avec son frère … Quand ils arrivèrent devant l'entrée de l'immeuble où logeait Bella, ils eurent quelques instants de silence, un peu gênés et tristes de se quitter.
- Et bien … Je vais essayer de retrouver mon chemin jusqu'à l'hôtel maintenant … dit finalement Ludwig en brisant le silence.
- Prenez donc le bus au bout de la rue, il vous ramènera en centre-ville.
- Ce sera parfait, merci.
- Encore merci à vous de m'avoir raccompagnée Ludwig … Ce fut une promenade très agréable.
- Je suis tout à fait de votre avis … D'ailleurs …
Il toussota, les joues un peu rouges. Il n'osait croire ce qu'il allait dire à la jeune femme. Cette dernière attendait la fin de sa phrase, toujours le sourire aux lèvres, ses grands yeux verts pétillants d'un air malicieux. Il observa une dernière fois Bella. Ses cheveux châtain, son nœud dans les cheveux, son long manteau noir, sa taille fine …
- … Accepteriez-vous que l'on se revoie ? J'aurai bien besoin d'un guide dans cette ville, vu que nous sommes encore bloqués ici pour plusieurs jours avec cette enquête …
- Avec plaisir ! Oh, attendez …
Elle sortit un papier et un style de son sac, griffonnant quelques mots.
- Voici mon adresse. Sinon, vous pouvez toujours vous adresser à mon cousin, Francis … Enfin, je suppose que nous nous reverrons au moins une fois pour le dénouement de l'enquête … !
- C'est vrai … Merci ! répondit-il en prenant le papier, sans quitter des yeux la belge.
Elle lui fit finalement un petit signe de la main avant d'ouvrir la porte d'entrée de l'immeuble, pour s'y engouffrer et quitter le froid et la neige.
Ludwig resta interdit quelques instants, ne sachant s'il devait partir ou non. Au bout d'une minute, il prit la direction de l'arrêt de bus.
Cette rencontre avait été … La bonne nouvelle de cette matinée. Elle avait, certes, très mal commencée, mais la douceur sur laquelle elle s'était achevée ne lui en laissait que de bons souvenirs. Cette femme pouvait bien être la coupable du meurtre de la brasserie, une sorcière, ou n'importe quel être peu digne de confiance. Il s'en fichait. Son cœur était bien plus léger, comme libéré d'un poids terrible, d'un fardeau. Il le savait. Cette jeune femme n'était pas comme les autres. C'était celle qu'il attendait. Qui allait le libérer des ses ténèbres.
Il était temps de passer à un peu de GerBelg non ... ? ;)
Sinon, Patrick le médecin est République d'Irlande.
Voilà ! Comme d'habitude, j'espère que cela vous aura plu ! J'attends vos réactions dans la rubrique 'reviews', et je vous embrasse très très fort !
Je pars en Ecosse dans une semaine, donc le prochain chapitre ne sera pas là avant le 7 ou 8 août je dirai ... D'ailleurs, n'oubliez pas de découvrir ma nouvelle fiction ! Le chapitre 2 sera publié dans quelques jours si possible ! Et puis sinon, n"hésitez pas a aller faire un tour sur mon profil pour suivre les mises à jour et l'avancée des chapitres, j'essaye de vous tenir au courant !
BISOUS ET MERCI ENCORE
ROSIE
