Nouveau jour, nouveau chapitre.
Voici donc le chapitre 4, avec certaines révélations, des moments de réconforts, des moments tristes.
Jane toujours là pour Lisbon, et Lisbon inquiète pour lui.
Des réalisations de la part de chacun.
Enfin, vous verrez bien.
Merci Solealuna, la seule et unique qui ose me commenter.
Bonne lecture, Sweety
Résumé: On pense que le pire arrive toujours aux autres, c'est ce que pensait Lisbon avant aujourd'hui. Elle décide de cacher la vérité à ses amis, mais Jane découvrira tout. Il tentera de son mieux de lui venir en aide, mais cela sera-t-il suffisent?
Chapitre 4
Lisbon se sentait bien, à l'aise, bien mieux qu'elle ne s'était jamais sentie depuis longtemps. Son oreiller était étonnement chaud et douillet, confortable et doux. Mais étrangement, il bougeait à un rythme régulier ce qui lui fit ouvrir les yeux. Elle constata alors qu'elle dormait sur le torse de Jane et en fut plus que surprise. Elle se demandait comment elle avait atterrit sur lui, elle se souvenait s'être endormie contre lui, pas sur lui. Mais une fois sa surprise passée, elle décida d'en profiter et referma les yeux. Elle en oublia presque sa maladie, mais de nouvelles nausées la prirent et elle se redressa d'un bond, réveillant Jane au passage. Il ouvrit vivement les yeux, se tourna vers Lisbon et se redressa lui aussi, l'inquiétude se lisant dans ses yeux et sur son visage.
-" Lisbon, ça va ?" demanda-t-il en posant une main dans son dos.
-" Non" eut-elle le temps de dire avant de se précipiter vers la salle de bain.
Jane la suivit pour la voir penchée au dessus des toilettes, vomissant tout ce qu'elle avait dans l'estomac, et à cette heure du matin, elle n'avait pas grand-chose. Le mentaliste se mis à genoux à ses côtés, lui releva les cheveux et lui massa le dos. Il l'aida de son mieux jusqu'à ce qu'elle aille mieux, puis il se leva, mouilla un gant et le lui passa sur le visage, la nettoyant un peu. Elle se laissa faire en fermant les yeux, savourant la tendresse qu'il témoignait envers elle. Pourquoi agissait-il ainsi ? Elle ne le savait pas. Pourquoi ne la fuyait-il pas ? Elle ne le savait pas plus. Mais elle en profita quand même, elle ne savait pas combien de temps elle pourrait encore y avoir droit, combien de temps il lui restait à vivre.
Elle rouvrit les yeux, plongeant dans le regard de Jane, ne pouvant rien voir d'autre que de la tendresse. Elle s'attendait à y voir de la compassion, de la pitié, mais non. Jane était différent des autres et elle s'en voulut de ne rien lui avoir dit plus tôt. Elle avait voulut le protéger, mais à présent elle se demandait si c'était bien lui qu'elle voulait protéger, ou alors elle. De se savoir sur le point de mourir lui avait fait si peur qu'elle avait voulut se couper du monde pour ne pas voir ses proches pleurer sa perte. Mais maintenant qu'elle était là, Jane à côté d'elle, l'aidant de son mieux, lui faisait du bien.
La jeune femme posa sa main sur celle de son consultant, le stoppant dans son mouvement. Elle lui sourit affectueusement, sourire auquel il répondit et elle se glissa dans ses bras. Elle posa sa tête contre son épaule, serra les lèvres pour ne pas pleurer, mais rien n'y fit, les larmes sortirent tout de même. Depuis qu'elle avait apprit pour sa maladie, elle ne cessait de pleurer, elle ne pouvait s'en empêcher. Mais aujourd'hui elle s'en fichait, elle était avec Jane, dans ses bras et il s'occupait d'elle. C'était comme dans un rêve, elle avait un homme avec elle, même si ce n'était que temporaire et qu'il n'y avait rien de romantique entre eux.
-" Merci Jane" souffla-t-elle.
-" De rien Lisbon" lui répondit-il, " je serais là aussi longtemps que vous aurez besoin de moi."
-" Ça ne durera pas longtemps, rassurez-vous" lui dit-elle en baissant la tête.
-" Que voulez vous dire ?" S'inquiéta le mentaliste.
-" La maladie était déjà bien avancée lorsqu'on l'a découverte, le médecin m'a bien dit que le traitement ne ferait que prolonger mon temps de vie, mais que j'allais mourir."
-" Non" souffla-t-il, son regard changeant immédiatement.
Il n'en croyait pas ses oreilles, il ne pouvait pas y croire. Elle ne pouvait pas être sur le point de mourir, ce ne pouvait pas être vrai. Il ne voulait pas que ce soit vrai, il ne pouvait pas imaginer sa vie sans elle, il avait trop besoin d'elle. Lisbon était la seule à le comprendre vraiment, elle était la seule à savoir le gérer. Il avait déjà perdu sa femme, il ne pouvait pas en plus perdre Lisbon. Il ne survivrait pas à un autre deuil.
-" Le… le médecin est certain de ce qu'il dit ?" demanda-t-il, de l'espoir dans les yeux.
-" Certaine, elle me l'a bien dit" confirma-t-elle.
-" Et le traitement ?"
-" Elle m'a bien dit que ça ne ferait que prolonger ma vie, pas la sauver. Si j'ai accepte de le suivre c'est uniquement pour pouvoir régler certaines affaires avant de…"
-" De mourir" fini Jane pour elle.
-" Je voulais avoir le temps de m'assurer que mes frères vont bien, que tout se passe bien pour eux, pour mes neveux et nièces."
-" Vous avez fait ça pour eux, jusqu'au bout vous restez sainte Teresa" sourit Jane pour oublier la triste nouvelle.
-" Mais pas seulement pour eux, pour mes amis aussi et… pour vous."
-" Pour moi ?"
-" Je voulais être certaine que tout se passerait bien pour vous après ma mort, je voulais être certaine que vous ne seriez pas seul."
-" Et comment ?"
-" J'ai… demandé à mon frère Tommy de venir s'installer avec moi, il est le seul à savoir pour ma maladie. Je lui ai demande de veiller sur vous, de se rapprocher de vous et s'assurer que vous iriez bien."
Une fois de plus, Jane garda le silence. Alors Lisbon avait pris des dispositions pour s'assurer de son bien être sans rien lui dire. Il avait envie de lui en vouloir, elle n'avait pas le droit d'empiéter sur sa vie ainsi. Mais d'un autre côté, si elle avait fait ça, c'était pour lui, parce qu'elle tenait à lui. Elle avait accepté de subir ce traitement uniquement pour s'assurer qu'il ne serait pas seul après sa mort. Jusqu'au bout elle prenait soin de lui, elle souffrait chaque jour pour lui. Comment pourrait-il lui en vouloir ? C'était la première personne depuis Angela qui prenait tant soin de lui, il ne savait même pas pourquoi elle faisait ça pour lui. Après tout ce qu'il lui avait fait au cours des années, après toutes les nuits qu'elle avait passées à remplir des rapports de plaintes dont il était à l'origine. Après tout ça elle faisait encore en sorte que tout se passe bien pour lui, cette femme était incroyable.
Le mentaliste ne savait pas quoi lui dire après ce qu'il venait d'apprendre, depuis la veille au soir, il n'avait jamais autant été à cours de mots. Alors, comme il était dans l'incapacité de la remercier par des mots, il fit appel à la seule chose qui lui restait. Il la prit dans ses bras, la serra fort contre lui, enfouissant son visage dans ses cheveux, laissant même quelques larmes couler de ses yeux. Il sentit Lisbon répondre à son étreinte en lui entourant la taille de ses bras maigres. Elle reposa sa tête contre son torse en fermant les yeux. Ce fut le bip de la montre de Lisbon qui les sortit de leur moment d'intimité et Lisbon se leva difficilement pour retourner dans la chambre, Jane l'aidant à se déplacer. Ils se dirigèrent vers le bureau et le blond compris ce qu'elle voulait, il la détourna donc de sa route pour la conduire au lit.
-" Mais Jane" s'opposa-t-elle.
-" Je m'occupe de tout" expliqua-t-il.
-" Mais vous ne savez même pas ce que je dois prendre" tenta-t-elle de nouveau.
-" Tout doit être inscrit sur les boites, et je sais lire Lisbon."
C'était bien Jane ça, toujours à trouver le mot pour rire dans les situations difficiles. Et voilà pourquoi Lisbon s'était autant attachée à lui, pour ça en plus d'autres choses. Elle l'appréciait pour sa gentillesse envers les victimes, surtout lorsqu'il s'agissait d'enfants, du moins lorsque les victimes étaient toujours en vie, ce qui n'était pas souvent le cas. Elle aimait sa compagnie car il savait toujours comment détendre l'atmosphère, il avait toujours des blagues dans les poches, mais parfois il en faisait même un peu trop. Et puis, il était charmant, toujours prévenant avec elle, toujours attentif à ses besoins. Elle aurait bien envisagé pendant un temps quelque chose avec lui, si seulement il n'était pas encore amoureux de sa défunte épouse, s'il voulait bien passer à autre chose et refaire sa vie. Elle savait qu'il ne pourrait jamais oublier Angela, elle ne le lui demanderait jamais, mais son cœur était bien assez grand pour aimer quelqu'un d'autre. Malheureusement pour elle, il était trop tard et elle ne pourrait jamais tester cette éventualité.
De se savoir si proche de la fin lui avait fait réaliser tout ce qui manquait à sa vie, à commencer par l'amour. Lisbon aurait tant aimé pouvoir vivre la vie parfaite qu'avaient eut ses parents avant le drame qui les avaient touchés. Son père et sa mère avaient été le plus heureux des couples à ses yeux de petite fille. Ils s'aimaient, ils le montraient chaque jour, ils avaient quatre merveilleux enfants qu'ils adoraient plus que tout et c'était ça que la jeune Teresa voulait avoir plus grande. Mais le destin en avait décidé autrement et elle était devenue flic, elle n'avait pas rencontré l'homme idéal à aimer, elle n'avait pas eut la famille parfaite à adorer. Et aujourd'hui, le seul homme qu'elle aimait ne l'aimait pas en retour, il n'était que son meilleur ami et elle s'en contentait. Si c'était tout ce qu'elle pouvait avoir, alors elle le prenait volontiers, au moins il était dans sa vie, pour quelques temps encore.
Elle observa Jane prendre les boites de médicaments, lire les annotations, prendre le nombre exact de comprimés pour les disposer sur la petite assiette que Grace utilisait toujours pour ça, aller lui remplir un verre d'eau dans la salle de bain et revenir avec le tout vers elle. Il les posa sur la table de nuit, donna le verre à Lisbon et lui tendit les comprimés un à un, attentif à ce qu'elle les prenne bien mais pas trop vite. Lorsque sa main se mit à trembler, il posa la sienne par-dessus et l'aida à boire avant de reprendre le verre et de le poser sur la table de nuit. Il reprit ensuite sa place sur le lit avec la jeune femme et elle se réinstalla contre lui, comme la veille au soir, comme ce matin au réveil. Elle s'imagina qu'elle n'était pas malade, que Jane et elle s'étaient tout simplement avoués leurs sentiments l'un pour l'autre et qu'ils passaient une nuit ensemble. Elle voulait tant que ce soit ça, mais non. Alors elle rêvait, c'était la seule chose qui lui restait.
Jane ne parvint pas à se rendormir tout de suite, ce que venait de lui dire Lisbon tournait encore dans sa tête. Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi elle faisait une telle chose pour lui, pourquoi elle acceptait de souffrir autant, tout en sachant que ça ne la sauverait pas, pour lui. C'était insensé, il n'y avait pas de logique et pourtant Lisbon ne faisait jamais rien sans avoir une bonne raison. Mais quelle était-elle ? Elle avait dit qu'elle s'inquiétait pour lui, et il la croyait car elle s'inquiétait toujours pour lui. Mais là, c'était beaucoup plus important, elle avait en plus mêlé Tommy à cette histoire. Pourquoi faire ça ? Le mentaliste ne comprenait plus rien, ou du moins ne voulait-il pas comprendre la raison la plus logique, mais aussi celle qui lui faisait le plus peur. Il savait que Lisbon tenait à lui, mais se pourrait-il qu'elle tienne plus à lui qu'il ne le pensait ? Se pourrait-il qu'il représente plus pour elle qu'un simple ami, même un meilleur ami ? Quand il voyait la façon dont Lisbon agissait avec lui, il commençait vraiment à se le demander.
Jane baissa les yeux vers la jeune femme endormie contre lui, admirant son visage, ses cheveux, son nez, ses lèvres. Il commençait à ressentir pour elle bien plus que de l'amitié, il se rendait compte aujourd'hui que si elle venait à mourir, il ne pourrait pas s'en remettre, même si Tommy était là pour l'aider, même si ses amis étaient là pour l'aider. Sans elle il n'était plus rien, il ne pouvait pas la laisser mourir, il devait faire quelque chose pour la sauver, n'importe quoi. Il déposa un tendre baiser sur le haut de sa tête et lui murmura quelques mots avant de s'endormir à son tour.
- oooo -
Grace gara sa voiture devant le bâtiment de Lisbon, comme tous les Samedi, puis elle en sortit en prenant avec elle un petit sac en papier avant de se diriger vers l'appartement de sa patronne. Elle aimait venir aider la jeune femme, même si cela lui prenait beaucoup de temps, se savoir utile dans un moment pareil lui faisait du bien. Et comme à son habitude, elle apportait le petit déjeuner. Bien entendu elle savait que Lisbon ne mangerait pas beaucoup, elle ne mangeait presque jamais ce que Grace lui apportait, mais le médecin avait insisté sur le fait qu'elle devait veiller à ce que son amie mange un peu. Alors elle s'obstinait à apporter des beignets qui finissaient toujours dans la poubelle.
La rouquine ouvrit la porte avec la clé, entra dans l'appartement et se dirigea directement vers la cuisine pour préparer du café. S'il y avait au moins une chose que Lisbon acceptait d'avaler le matin, c'était son café. Mais lorsqu'elle arriva vers le placard pour prendre des tasses, elle remarqua qu'il y en avait déjà deux dans l'évier. Lisbon se serait-elle levée durant la nuit ? Ce serait étrange car habituellement, la nuit suivant son chimiothérapie, elle était toujours très fatiguée et n'arrivait jamais à se lever de son lit sans l'aide de quelqu'un.
Grace lança la préparation du café et monta à l'étage. Elle s'arrêta devant la porte, entendant deux fortes respirations et elle se demanda un instant qui pouvait bien se trouver avec Lisbon. Elle hésita un moment avant d'ouvrir la porte et se figea à l'entrée. Dans le lit dans la chambre, se trouvaient Teresa Lisbon et Patrick Jane, dormant dans les bras l'un de l'autre. Comment Jane avait-il pu se retrouver avec la jeune femme alors qu'elle refusait de lui dire quoi que ce soit ? Elle décida qu'elle leur poserait la question plus tard, ils semblaient si bien dormir qu'elle ne voulait pas les déranger. Mais alors qu'elle tirait la porte pour la refermer, elle vit que Lisbon se réveillait et tournait son regard vers elle.
-" Bonjour Grace" salua-t-elle entre deux bâillements.
-" Bonjour Teresa" salua Grace en retour. " Je… je descends à la cuisine pour faire du café" dit-elle en tirant la porte.
Lisbon sourit avant de reposer sa tête contre le torse de Jane. Elle se sentait vraiment bien ce matin, comme si le traitement était raiment efficace, comme si elle était sur le point de se remettre complètement. Oh, elle savait bien que ce n'était pas le cas, qu'elle était toujours et resterait malade. Mais de se réveiller dans les bras de Jane, pour la seconde fois aujourd'hui lui fit le plus grand bien et elle voulu graver cette image d'eux au fond de sa mémoire pour l'avoir avec elle au moment de la fin. Elle laissa ses doigts s'amuser avec les boutons de la chemise du mentaliste, ce qui le réveilla et elle le sentit lui prendre la main dans la sienne pour ensuite porter sa main à ses lèvres où il déposa un baiser.
La jeune femme ferma les yeux, savourant la chaleur et la douceur des lèvres de Jane sur sa peau. Elle se sentait définitivement bien et ne voulait plus jamais se réveiller sans lui dans son lit. Mais elle savait que ce serait la dernière fois, alors elle en profita un maximum et se serra un peu plus contre lui, ferma les yeux et huma l'odeur de son consultant si particulière. Il n'avait pas de parfum, pas d'eau de toilette, juste son odeur à lui, si masculine et si agréable à son nez. Si seulement elle n'avait pas été en train de mourir, si seulement ils étaient tout simplement en train de vivre une vie normale, une vie où Jane ne soit pas obsédé par sa vengeance, une vie où elle ne soit pas en train de mourir d'une maladie. Elle aurait voulut pouvoir avoir cette vie de rêve, celle où elle était heureuse avec l'homme qu'elle aimait.
Lisbon sentit la main de Jane lâcher la sienne pour se poser dans ses cheveux, y glissant les doigts délicatement, tendrement alors que ses lèvres repassaient là où étaient passés ses doigts. C'était un geste si tendre, si intime et Lisbon ne savait même pas pourquoi il faisait ça, pourquoi il se montrait si tendre avec elle. Mais le moment intime se brisa lorsqu'elle se rappela que Grace était en bas.
-" Jane, Van Pelt est dans la cuisine" souffla-t-elle, ne voulant pas briser la quiétude du moment.
-" Van Pelt ?" S'étonna-t-il. " Mais que fait-elle ici ?"
-" Elle vient m'aider comme tout les week-end" répondit-elle.
-" Oh."
Jane semblait déçu et elle savait parfaitement pourquoi. Elle savait qu'il lui en voulait encore pour ne lui avoir rien dit plus tôt, même s'il prétendait le contraire. Elle s'en voulait elle aussi, mais elle ne pouvait pas changer le passé, ce qui était fait était fait, il fallait aller de l'avant. Elle se redressa et vint poser une main sur la joue de son consultant, le forçant à relever les yeux vers elle.
-" Je suis désolée Jane" s'excusa-t-elle encore. " Je sais que vous auriez voulu le savoir plus tôt et…"
-" Lisbon, Teresa" la coupa-t-il, " je mentirais si je disais ne pas être déçu, mais je le sais maintenant, et je suis là pour vous, c'est tout ce qui compte."
-" Alors, si on se levait pour aller prendre le petit déjeuner ?" proposa-t-elle.
-" Ça me parait être une bonne idée" sourit-il en se redressant.
Le mentaliste sortit du lit en premier, retirant les couvertures du lit avant de se pencher vers la jeune femme et de l'aider à se lever aussi. Bien qu'elle n'aime pas qu'on l'aide et qu'on l'assiste ainsi, elle le laissa faire avec joie. Elle joua le jeu, entoura la nuque de Jane qui passa ses bras dans son dos et la tira contre lui. Comme tout les Samedi matin, Lisbon se sentait faible et inutile, incapable de marcher seule, de se laver seule, de faire quoi que ce soit seule. Mais par chance, elle n'était pas seule, elle avait Grace, et maintenant elle avait Jane. Sa collègue l'aiderait à se laver tandis que Jane l'aiderait pour le reste, lui tiendrait compagnie.
Il l'aida à descendre l'escalier menant au salon et l'installa sur le canapé tandis qu'il allait dans la cuisine pour aider la jeune rousse à préparer le petit déjeuner. Elle les attendit sagement et en profita pour réfléchir. Elle avait autre chose à avouer, à leur avouer à tout les deux, ainsi qu'à ses autres collègues. Elle le savait depuis la veille mais n'avait pas osé leur dire, c'était déjà bien assez difficile à admettre pour elle. Mais elle devait le leur dire, maintenant, elle ne pouvait pas le remettre à plus tard. Et lorsque ses amis arrivèrent avec les tasses et les beignets, elle prit sa décision, c'était main tenant qu'elle devait le faire.
-" Grace, Patrick" commença-t-elle, appelant son consultant par son prénom pour la première fois, " il y a quelque chose que je dois vous dire."
-" Rien de grave j'espère" s'inquiéta Grace.
Jane ne dit rien, mais il posa les tasses sur la table basse et vint s'installer sur le canapé à coté de la brunette, prenant ses mains dans les siennes, conscient qu'elle allait avoir besoin de soutien pour ce qu'elle avait à dire.
-" Hier, le médecin m'a annoncé que… je ne pourrais plus travailler" avoua-t-elle enfin.
-" Plus travailler ? Ce qui veut dire ?" demanda Jane qui eut peur de la réponse.
-" Mon corps est à présent trop faible, je ne vais plus pouvoir rien faire seule, je vais avoir besoin d'assistance. Je suis dans l'obligation d'abandonner mon travail" finit-elle en retenant ses larmes de son mieux.
Jane ne résista pas à l'envie de la prendre dans ses bras et de la serrer fort contre lui. Il savait ce que ça voulait dire, il savait que le traitement devenait lourd pour son corps, qu'elle ne le supporter it plus très longtemps et que la fin arrivait, petit à petit, sans lui laisser la possibilité d'espérer. Bientôt, Lisbon devrait entrer à l'hôpital pour pouvoir avoir les soins nécessaires, son état allait se dégrader et rien ni personne ne pourrait faire quoi que ce soit. Jane était dans l'incapacité de la sauver, la seule chose qu'il pouvait faire c'était d'être là pour elle, de la soutenir de son mieux, de ne pas la laisser seule.
Lisbon ferma les yeux et ses larmes coulèrent sur ses joues sans retenue. A quoi cela servirait-il de les cacher ? Elle allait mourir, elle n'avait plus de raison d'être forte, c'était la fin. Elle sentit la main de Grace dans son dos, la massant de façon réconfortante et Lisbon la remercia silencieusement. Ils allaient avoir besoin les uns des autres plus que jamais, seuls, ils ne supporteraient pas cette épreuve.
TBC…
Un petit mot avant de vous laisser.
Je constate que personne ne me commente, sauf Solealuna, et pourtant, beaucoup on classé ma fic en fic alerte, ce qui veut dire qu'ils reçoivent un mail à chaque nouveau chapitre. Autant ça me fait plaisir, mais ça me déçoit aussi un peu.
C'est bien de me mettre en alerte, mais ce serait encore mieux de laisser un petit mot de temps en temps.
Je sais, ça fait un peu la fille qui réclame, mais j'aimerais raiment beaucoup savoir ce que les lecteurs pensent de mon travail, si ça vaut la peine de continuer ou s'il vaut mieux que j'arrête.
Voilà, pensez-y.
Sweety 05/11/12
