Annonce : Cette histoire ne m'appartient pas, et je ne touche pas d'argent sur ce travail. Le monde de Harry Potter appartient à J.K.Rowling et cette histoire est une traduction de Hand-Me-Down Clothes de Quillitch.

Voilà, voilà. Je n'ai absolument pas disparu de la circulation et je continus toujours la traduction de cette merveilleuse histoire. J'ai juste un petit peu (euh !) de retard. J'ai travaillé dur pour vous mettre ce chapitre aujourd'hui, j'ai eu pitié des impatients ! Je sais à quel point ne pas avoir la suite d'une histoire peu être frustrant, mais je dois dire que c'est plutôt agréable quand on est traductrice de faire patienter le lecteur (sadique !). En fait, les chapitres sont beaucoup plus longs à traduire (sept pages Word en anglais et dix en français !!), et j'ai mes examens finaux à préparer (bouh !). Je pense que le prochain chapitre n'arrivera pas avant fin mai, je suis désolé.

Pour les fans de Sévérus Rogue, vous allez le voir un petit peu dans cette fic (il fait une brève apparition dans ce chapitre ! Hourra !), ce n'est pas un des personnages principaux de l'histoire mais il n'en est pas absent, et ses apparitions sont parfois comiques. Je n'en dit pas plus.

Un grand merci à mes reviewers que j'adore (dix-sept cette fois, j'étais folle de joie !) et à tous mes lecteurs silencieux (je vous en prie, laissez-moi un message, ça vous prend deux secondes…ou trois !).

Merci à :

Adenoide, Eliel Imlaris, elise, ornaluca, harrypottermanga, vive bad harry, Touraz, NEPHERIA, lyly, Shinji, 666Naku, zaika, aele, Llemaluna, P'tite Lune, taraxacum.officinalis, celiawelling.

J'essaye de répondre à tout le monde, si vous n'avez pas de réponse, c'est que, soit je n'aie pas d'adresse, soit elle est incorrecte ou ma boîte se plante (ce qui est fort possible). Dans le dernier des cas, je vous présente mes excuses.

Bonne lecture,

Emmanuelle Dumbledore.

Les vêtements usagés.

Mrs McGonagall, Tante, Maman ou Grand-Mère.

Le matin suivant Harry Potter se réveilla à 6h15, heure tapante. De lourds rideaux écarlates masquaient des fenêtres immensément longues mais un interstice laissait passer la lumière gris-acier de l'aube. Harry prudemment s'assit dans son lit improvisé et regarda autour de lui, la nuit dernière il avait été trop endormi pour faire vraiment attention à ce qui l'entourait, mais maintenant il était bien éveillé et curieux.

Il remarqua immédiatement que son lit était situé au pied d'un énorme lit à baldaquin dans lequel on pouvait facilement y faire dormir sept personnes aux yeux de Harry (on pouvait y mettre en vérité seulement quatre personnes), et dedans se trouvait la forme familière d'une personne, recouverte par un édredon aux détails compliqués et ayant l'air assez lourd.

D'épais rideaux rouges étaient accrochés à de hauts montants travaillés et étaient maintenus par de larges cordons. Les montants eux-même étaient fait de bois de chêne poli, plus épais que l'envergure de la main de Harry. Regardant d'un bout à l'autre de la pièce, Harry aperçu, accroché au-dessus d'un buffet en cerisier, une énorme tapisserie qui atteignait le plafond ( en forme de dôme, haut au-dessus), représentant un lion, un serpent, un blaireau et un aigle dans des postures royales.

Harry trouva l'opulence presque écrasante et fut encore plus impressionné par la grandeur de la chambre, elle était ovale plusieurs grandes portes (qui étaient quelque fois fermées), le sol était recouvert par de nombreux tapis en différents états ( certains étaient usés et d'autres doux et luxuriant) et le mobilier, même si situé un petit peu de façon désordonnée, était somptueux et était pour la plus part et de loin beaucoup plus grand que le petit Harry. C'était une pièce digne d'un roi et Harry trouva que c'était la chose la plus magnifique qu'il n'ait jamais vu !

Frottant ses yeux, Harry posa encore son regard sur la silhouette endormi dans l'énorme lit, doucement il se glissa hors de son propre lit d'enfant et silencieusement contourna la saillie du lit (qui était presque aussi haute que son épaule) pour voir s'il s'agissait de Mr Dumbledore.

A son silencieux mais intense soulagement ce l'était. Mr Dumbledore reposait sur son flanc, sa barbe argentée coincée sous lui, ses étonnants yeux bleus fermés paisiblement et ses mains inanimées retenant les draps autour de lui. De temps en temps, il laissait s'échapper un très léger ronflement suivi d'un soupir particulièrement lourd et sa moustache se soulevait, d'une manière plutôt cocasse. Harry ne put s'empêcher de rire, instantanément les yeux de Mr Dumbledore s'ouvrirent et Harry, de surprise, sursauta.

"Harry ?"Dit Mr Dumbledore, dont la voix ne sonnait pas aussi éveillé que ce que montrait son visage.

"Oui monsieur ?"Couina Harry, anxieux qu'on le réprimande pour avoir réveillé l'homme.

"Ah."Dumbledore tourna la tête pour regarder l'horloge sur l'armoire à côté de son lit, il ne put empêcher une légère grimace devant l'heure. "Qu'est-ce que tu fais debout de si bonne heure ?"

"Je me suis réveillé monsieur."Dit Harry avec la faculté sidérante pour pointer le flagrant. Dumbledore réussit à trouver suffisamment de force en lui pour glousser d'un ton bourru.

"N'es-tu pas fatigué ?"Demanda-t-il.

"Pas vraiment."Dit Harry, frissonnant, son pyjama ne l'isolant pas de l'air froid de l'aube. Dumbledore, voyant cela, s'éloigna du bord du lit et souleva l'édredon, grimaçant alors qu'il tirait en même temps sur sa barbe.

"Viens sous les couvertures Harry, tu vas attraper froid, et ce ne serait pas un commencement de bonne augure pour ton début de vie ici."

Harry dévisagea Dumbledore avec un air d'incompréhension sur son petit visage pâle.

"Monte, gamin."Répéta Dumbledore gentiment donnant au garçon un petit sourire.

Harry tortilla ses mains pendant encore un moment. Il pouvait se souvenir des moments où il avait eut des cauchemars et qu'il s'était glissé dans la chambre de son Oncle et de sa Tante et qu'il avait demandé à dormir avec eux, ce qu'il lui avait été cruellement refusé. Trompé et tout seul dans son placard, il avait essayé de tout son petit être de rester éveillé, se rongeant les ongles et serrant son oreiller de peur que son rêve revienne et sachant que si ça avait été Dudley qui avait eu ce cauchemar, il serait maintenant en sécurité et installer confortablement entre ses parents, étant réconforté par une mère aimante.

Harry s'était souvent demandé s'il y avait quelque chose qui n'allait pas avec lui, quelque chose qui le rendait repoussant.

Certaines de ses pensées s'exprimèrent sur son visage et dans la posture de son corps, et Dumbledore était très doué pour interpréter de telles attitudes, il était sur le point de faire un mouvement pour attirer le garçon quand Harry abandonna ses pensées et escalada le lit.

Nerveusement Harry gigota sous l'édredon, terrifié de devoir expliquer ses actions et d'être renvoyé chez les Dursleys. Il était couché, le corps raide, fixant les fils raffinés en or inscrit sur les couvertures du lit.

"Harry ?"Demanda Dumbledore, confus devant l'attitude froide et soudaine du garçon, et il pouvait être pardonné pour avoir quelques noires pensées envers et inquiétudes envers les actions des Dursleys à ce moment précis. Doucement il avança sa main et la posa sur l'épaule fluette du garçon. "As-tu bien dormi ?"

"Oui monsieur."Répondit Harry encore en train d'étudier les draps.

"Pourquoi ne m'appelles-tu plus 'Mr Dumbledore' ?"Demanda Dumbledore. "J'aimais plutôt bien cela."

"Um."Dit Harry.

"Veux-tu bien me dire ce qui se passe dans ta petite tête Harry?"Dit Dumbledore sur un ton qui laissait entendre que c'était plus une obligation qu'une possibilité. Cela fonctionna sur Harry qui laissa s'exprimer ses pensées à haute voix d'une manière grandement confuse et cela en l'espace de dix secondes et sans presque jamais marquer de pauses.

D'une certaine façon, Dumbledore compris Harry, et alors qu'il était secrètement très soulagé que ses inquiétudes n'aient pus prendre forme, il s'empressa de répondre aux croyances non fondées du garçon.

"Harry, tes parents t'aimaient énormément."Il n'y eut pas de réponse, les parents de Harry étaient morts et Harry n'avait même jamais vu une photographie d'eux, il ne pouvait pas non plus se souvenir de ses parents. "Tu es un garçon tout à fait adorable, et je suis absolument sûr que tu vas trouver beaucoup de personnes prêtes à t'adopter ici à Poudlard."

"Tu ne vas jamais retourner chez les Dursleys, Harry. Quel que soit ce que tu feras de mal dans les temps à venir, je ne te punirais pas en te renvoyant chez les Dursleys, et je ne vais pas non plus te punir pour être venu me voir au milieu de la nuit à cause d'un mauvais rêve."

"Vraiment ?"Demanda Harry, se souvenant des fois où Dudley avait passé des nuits pelotonnées entre sa mère et son père, et qu'il avait toujours été laissé tout seul dans son petit placard.

"Vraiment."Dit Dumbledore, souriant. Il étouffa un bâillement puis abaissa son regard pour voir les yeux vert émeraude imbibés d'adoration de Harry fixés sur lui. "Penses-tu que je puisse dormir un petit peu plus maintenant Harry ? Je suis un vieil homme et j'ai besoin de repos !"

Harry émit un sourire timide et fut soulagé de voir qu'il lui fut retourné avec deux fois plus de force et d'éclat.

"Oui, Mr Dumbledore."Dit Harry, et alors que le vieil homme fermait ses yeux et lâchait un profond soupir, Harry prudemment se blottit contre son protecteur et posa sa tête contre son épaule. Sans ouvrir ses yeux, Dumbledore passa solidement un de ses bras autour du garçon et le serra contre son cœur. Mais malgré le fait qu'il était censé dormir, il se faisait du souci et ses pensées étaient toutes dirigées vers un garçon qui se croyait lui-même indigne d'être aimé.

Plus tard ce même matin, au environ de huit heure, Dumbledore s'éveilla de son petit somme (tout ce qu'il avait été capable de prendre), pour trouver Harry profondément endormi, sa tête reposant légèrement contre lui. Le petit garçon présentait une image adorable avec ses longs cils noirs, ses joues un peu rouge et ses mèches noires désordonnées.

Aussi prudemment qu'il le put, Dumbledore entreprit péniblement de se dégager du garçon sans le réveiller et réussit à l'allonger contre les oreillers de cotons blancs (avec un monogramme aux armoiries de Poudlard dessus), l'enfant toujours tranquillement endormis. Malheureusement, alors qu'il sortait du lit, le matelas craqua et Harry se réveilla et ouvrit ses yeux encore troubles pour voir Mr Dumbledore assit sur le bord du lit habillé de son pyjama violet (ne posez pas de questions !).

"Il est l'heure de se lever, Mr Dumbledore ?"Demanda-t-il encore endormi.

"Tu n'as pas besoin de te lever si tu ne le veux pas Harry, il est encore très tôt."Répondit Dumbledore.

"Est-ce que je peux s'il vous plaît ?"Demanda Harry qui voulait avoir son autorisation avant de se lever.

"Oui Harry, bien sûr."

Dumbledore attendit qu'Harry se soit dégagé des couvertures du lit pour l'emmitoufler dans une robe de chambre qui était beaucoup, beaucoup trop grande pour lui, et fit signe à l'enfant de le suivre. Dumbledore mena Harry devant une des grandes portes, qui malgré sa masse imposante s'ouvrit facilement quand il s'en approcha. A l'intérieur se trouvait une salle de bain, et quelle salle de bain ! La baignoire ressemblait à une piscine pour le jeune Harry et les murs semblaient ne pas avoir de limites. Le vaste carrelage était décoré de façon impressionnante et il y avait un tableau avec un tableau représentant un bois où les arbres se balançaient vraiment sous l'effet de la brise, et une licorne pointa brièvement sa corne avant de disparaître en galopant.

Harry était enchanté. La robe de chambre qu'il portait tomba sous forme de plis autour de ses pieds et le freina dans son désir d'exploration, mais il était plutôt satisfait de simplement pouvoir admirer la pièce encore et encore.

"Aimes-tu cela ?"Demanda avidement Dumbledore. "Je l'ai fait faire pour moi-même, l'ancien directeur avait une plage hawaïenne,"Dumbledore fit une grimace de dégoût, "pas vraiment mon genre. Alors je l'ai changé en cela. Mais malheureusement encore de temps en temps, une personne bien vivante arrive encore étonnamment à traverser ce paysage, ce qui peut-être embarrassant, mais heureusement ça n'arrive pas très souvent."

Harry dévisagea Dumbledore, "Des gens arrivent à le traverser ?"

"Oui. Une fois j'étais dans le bain et un couple de moldu sortant leur chien l'a traversé, terriblement difficile à expliquer,"dit Dumbledore, fronçant les sourcils en repensant à ce souvenir.

Harry le fixa simplement, quelque fois Mr Dumbledore était très étrange.

"Viens,"dit brusquement Dumbledore. "Nous devons laver ce visage encore endormi et donner à tes dents un coup de brosse, nous ne voulons pas qu'elles tombent !"

Avec cette déclaration surprenante, il mena énergiquement Harry devant un lavabo ayant l'air étonnamment normal, le souleva pour le mettre sur une caisse qui apparût soudainement et demanda une flanelle avant de retourner rapidement dans sa chambre pour se changer. L'unique chose inhabituelle, pensa Harry alors qu'il recrachait son dentifrice un petit peu plus tard, fut le fait que le lavabo avala le surplus d'eau et de dentifrice avec un gloup gloup amical, et que le miroir lui dit de se brosser les cheveux.

En sortant de la salle de bain il croisa un Albus Dumbledore habillé d'une robe qui était aussi extravagante que l'autre jour, seulement cette fois elle était d'un vert foncé avec les bordures argentées.

"Terminé avec la salle de bain, Harry ?"Demanda Mr Dumbledore.

"Oui, merci."

"Tiens, voici tes vêtements, j'ai rétréci la chemise un petit peu, mais je crains que ce soit tout ce que je puisse faire pour le moment. Nous allons devoir faire des courses rapidement."

Harry fut de nouveau laissé seul pendant qu'il se changeait avec les vêtements des Dursleys (comme il les avait silencieusement baptisés) et trouva que la chemise ne tombait pas jusqu'à ses genoux et que soudainement le pantalon tenait à sa taille. C'était une nouvelle expérience pour Harry et il passa un moment à étirer et relâcher le nouvel élastique du pantalon usagé des Dursleys.

Un léger bruissement d'ailes annonça l'arrivée de Fumseck qui fut ravi de voir Harry et le montra en se positionnant en vol stationnaire devant lui et en avançant la tête vers le garçon pour être caressé.

Quand Albus Dumbledore revint de la salle de bain, ce fut pour trouver Harry en plein ciel, tenu de manière protectrice par Fumseck qui faisait des montés et des descentes en piqué dans la pièce et Harry laissant échapper des "wouhou" de sa bouche. Pendant un moment il crut que son cœur avait cessé de battre.

"Fumseck ! Redescend Harry immédiatement !"S'exclama Dumbledore en essayant de ne pas laisser sa voix se briser.

Fumseck obéit et lâcha le garçon exactement en face de Dumbledore de manière à ce qu'il puisse l'attraper. Harry riait tellement que Dumbledore ne put trouver en lui la force de le gronder et dit à la place,

"Descendons prendre le petit déjeuner Harry."

Heureusement ce n'était pas encore la période scolaire, on était à la fin août et les professeurs étaient tous rentrer une semaine en avance pour préparer la nouvelle année scolaire qui commençait le premier septembre, mais aucun étudient n'était encore présent.

Harry fut séduit par le Grand Hall, sa fascination fut clairement visible car il regardait autour de lui avec de grands yeux, comme s'il essayait d'en voir le plus possible en une seule fois, pointant vivement les chandelles qui flottaient dans les airs et les quatre tables polis des maisons à Mr Dumbledore. Quand Dumbledore montra à Harry son propre siège, il considéra que la réponse de l'enfant était appropriée et satisfaisante. Le garçon âgé de sept ans poussa des "oh !" et des "wah !" devant l'ornementation incrustée d'or et le rembourrage d'un satin écarlate. Finalement la faim remplaça l'enthousiasme et la curiosité, et Harry fut assit (avec l'aide d'un large coussin- remerciement au professeur Flitwick) sur une chaise à côté de Dumbledore et de Minerva McGonagall.

"Bonjour Harry,"dit Mrs McGonagall d'une manière concise qui lui était propre, "Albus."

"Bonjour Minerva."Répondit avec un visage radieux Dumbledore qui était de bonne humeur. "Harry, veux-tu du lait ou du jus d'orange ?"

"Du jus d'orange s'il vous plait Mr Dumbledore. Bonjour Mrs McGonagall."Dit Harry s'ajustant sur Albus et souriant à la dame qu'il avait rencontré la nuit d'avant. "Comment allez-vous ?"

"Je vais très bien, je te remercie."Répondit Minerva McGonagall, incapable d'empêcher ses lèvres de légèrement se crisper.

"Harry et moi-même avons besoin d'aller faire des courses un plus tard, pour lui acheter quelques nouveaux vêtements,"commença Dumbledore, abordant le sujet avec Minerva. "Je me demandais si cela vous dérangerait de venir avec nous, étant donné que j'ai très peu, voir pas du tout d'expérience du tout en achat de vêtements pour enfant."

"Eh bien, je n'en n'ai pas plus Albus ou avez-vous soudainement oublié que je n'ai pas d'enfant ?"Dit Minerva, levant les yeux au ciel en signe d'exaspération.

"Deux têtes valent mieux qu'aucune."Répondit Albus.

"Deux têtes valent mieux qu'une, Albus."Corrigea Minerva.

"Il me semblait pourtant que vous disiez toujours que ma tête était entièrement vide, excepté pour les confiseries et autres douceurs sucrées ?"

Minerva McGonagall intérieurement commença le décompte des jours qui la séparaient des prochaines vacances d'été où elle pourrait une fois de plus s'évader.

"Venez Mrs McGonagall,"dit Harry, se rapprochant pour tirer sur sa manche, "Mr Dumbledore a dit qu'ils faisaient du miel et du pain grillé à la crème glacée là-bas."

Minerva pinça les lèvres et jeta un coup d'œil vers Albus Dumbledore qui lui fit un visage de bébé. Elle le regarda furieusement et farouchement avant de céder et de rire.

"J'adorerais venir Harry, et je crois que nous achèterons des nouvelles lunettes pour toi pendant que nous y sommes."Dit McGonagall, scrutant à travers ses propres lunettes celles malmenées de Harry.

"Je n'ai pas d'argent !"Réalisa soudainement Harry en ayant l'air affolé.

"Ce n'est rien Harry, nous en avons."Dit sérieusement Albus sur un ton de confidence, les bords de sa bouche s'étirant en un petit sourire assuré.

"Vous n'avez pas à le dépenser pour moi."Protesta Harry semblant vraiment bouleversé.

"Je suis maintenant légalement ton gardien Harry,"dit Dumbledore passant au-dessus du fait qu'il n'avait pas en fait officiellement dit à quiconque qu'il avait prit le garçon avec lui, malgré le fait qu'Arabella allait indubitablement donner un rapport informatif au Ministère. "C'est mon devoir de prendre soin de toi, et en plus,"Dumbledore se pencha et chuchota dans l'oreille de Harry, "je suis riche."

"Vraiment ?"Demanda Harry qui semblait poser souvent cette question.

"Vraiment."Confirma Albus, reconnaissant ici un petit rituel. Minerva le regarda d'un air désapprobateur, alors il haussa les épaules en signe d'impuissance vers elle, lui indiquant qu'il n'avait pas beaucoup de choix.

"Ne veux-tu rien manger ?"Demanda Minerva, semblant inquiète devant l'assiette et le bol vides de Harry.

"J'attendais que tout le monde ait terminé."Dit Harry en levant le regard vers elle avec ses grands yeux innocents qui disaient simplement la vérité. Minerva McGonagall prit un air contrit et lança un regard plein d'excuse vers Albus tout en mordillant l'intérieur des ses joues pour s'empêcher d'être grossière envers les Dursleys.

"Tu peux commencer à manger quand tu veux ici, Harry."Dit Dumbledore. "Veux-tu du pain grillé ou des céréales ?"

"Des céréales s'il vous plait."Dit Harry qui paraissait petit et perdu assit à côté de la grande chaise excessivement décorée d'Albus.

"De quelles sortes ?"Demanda Albus faisant un geste de la main dans la direction de six paquets de céréales pour sorcier aux couleurs éclatantes. Harry les regarda bouche bée, il n'avait jamais entendu parler de tels paquets avant. Il y avait les Croqué du Chaudron (les préférés de Severus Rogue, au plus grand et secret amusement de tous), les Merveilleuses Baguettes au Blé, les Transfigurations des Tortues (elles se transformaient d'abord en pot à thé puis en tortues), les Poupées étourdies (avec des visages aux couleurs brillante qui auraient un petit peu plus la stature de poupée si elles arrêtaient de tituber autour de votre bol comme si elles étaient ivres), et tout cela fait avec des ingrédients qui étaient véritablement comestibles.

"C'était le tour d'Albus de prendre les céréales cette semaine,"expliqua Minerva McGonagall à un Harry légèrement dépassé. "Il prend toujours les plus saugrenus."

"Directeur."Retentit subitement une voix répugnante. "Pourquoi Harry Potter est-il ici ?"

"Bonjour Sévérus."Dit Dumbledore évasivement. "Je suis le nouveau gardien de Harry."

"Oh non."Dit la voix d'un timbre qui montrait qu'il avait reçu la pire nouvelle qu'il ait jamais craint d'entendre. "S'il vous plait, dites-moi que vous plaisantez. Qu'est-ce qui n'allait pas avec ses précédents gardiens, il a passé ces six dernières années avec eux !"

"Ah bien,"dit Albus, ressentant une nouvelle vague de culpabilité à ce rappel. "Ils étaient inappropriés, et par conséquent Harry va désormais rester avec moi."

Tous les enseignants à la table des professeurs étaient, sans distinction, en train d'écouter la discussion pour simplement obtenir les réponses aux questions qu'ils mouraient d'envie de poser.

"Inapproprié ? Qui s'en souci ? Pourquoi l'avoir amené ici ?"Grogna pratiquement la voix.

"Je suis son gardien, après sa famille."Expliqua Dumbledore insensible à l'intensité de la voix. Harry prit 'Transfiguration des Tortues' et prudemment en versa un peu dans son bol. Il les regarda éclater au hasard en différentes formes et parut inquiet.

"Qu'est-ce qu'il y a Harry ?"Demanda McGonagall, le regardant observer les céréales.

"Est-ce qu'elles vont encore se transformer dans mon ventre, Mrs McGonagall ?"Demanda Harry l'air soucieux.

"Non Harry,"répondit Mrs McGonagall, étouffant un rire. "C'est simplement un enchantement, une formule magique qui prend fin une fois que ça arrive dans ton ventre."Elle lui versa du lait et Harry commença à manger avec délectation.

"Mrs McGonagall ?"Dit la voix offensante. "Depuis quand le Professeur McGonagall est-elle mariée ! Quelle vision improbable, la prude directrice de Gryffondor remontant l'allée-"

"Ça sera tout Sévérus."Ordonna fermement Dumbledore, Rogue avait franchit la ligne qui menait vers l'insulte. Les autres membres de l'équipe éducative étudièrent leur petit déjeuné. Quand Dumbledore parlait de cette manière, ils avaient tous l'impression de redevenir de simples étudiants.

"Je, simplement-"Commença la voix boudeuse.

"Ce sera tout."Répéta Dumbledore sans même élever la voix, il était inquiet pour son amie de longue date, Minerva McGonagall, qui semblait vexée ou en colère.

"Etes-vous mariée Mrs McGonagall ?"Demanda Harry, prenant innocemment la défense d'un de ses deux nouveaux amis.

"Je l'étais une fois."Dit Mrs McGonagall très doucement, néanmoins comme ses collègues tendaient l'oreille en quête d'information, tout le monde l'entendit.

"Qu'est-ce qui s'est passé ?"Demanda Harry, touchant la main de Mrs McGonagall alors que son visage s'assombrissait.

"Il est mort,"dit-elle brièvement, laissant Harry glisser sa main dans la sienne. "Il y a longtemps."

Harry était un petit garçon sensible, sûrement parce qu'il avait manqué d'amour lors de son éducation et qu'il allait le chercher là où il pouvait le trouver, et qu'il arrivait à voir les signes de douleur et de tristesse, les ayant connus lui-même. Glissant de son siège, en tombant à moitié, Harry dans une démonstration atypique d'affection, (il n'avait jamais eut personne pour lui montrer comment faire avant) monta sur les genoux de Minerva McGonagall et passa ses bras autour d'elle dans une étreinte. Elle enfouit son visage dans cheveux en bataille et le serra en retour fortement contre elle, tous deux trouvant du réconfort dans les bras de l'autre.

"Ma maman et mon papa sont mort,"dit Harry un moment plus tard. "Je ne me souviens pas d'eux du tout, mais ils me manquent. Je suis sûr que Mr McGonagall vous manque aussi."

"Oui."Dit indistinctement Minerva.

"Nous pouvons être la famille de l'un et de l'autre, parce que nous n'en avons plus une du tout en vrai."Dit timidement Harry.

"Qu'est-ce que tu veux dire ?"Demanda faiblement Minerva McGonagall, se calant un peu plus dans son siège pour qu'ils soient plus confortablement installés.

"Je ne sais pas vraiment,"dit Harry qui avait l'air maintenant contrit. "Je suis désolé."

"Non, ce n'est rien Harry, j'aimerais bien faire parti de ta famille."Minerva sourit à Harry, et alors que le petit garçon lui faisait un large sourire, elle se pencha vers lui et embrassa tendrement sa joue.

"Oh !"S'exclama fortement Harry. "Nous avons oublié Mr Dumbledore !"

"Oublié quoi ?"Demanda Albus qui avait sursauté à l'exclamation de Harry.

"Le cadeau de Mrs Figg à Tante Minerva,"lui rappela Harry qui faisait des petits bonds sur les genoux de Tante Minerva comme elle venait juste d'être baptisé.

"Tante Minerva ?"Se demanda confusément cette dame.

"Oh oui,"murmura Albus, fouillant dans les poches de sa robe, une tartine de pain grillé encore dans la bouche.

"Grand-Mère ?"Demanda Harry en examinant avec attention le visage de Minerva. "Maman ?"

"Harry !"Protesta Minerva, ne pouvant cependant s'empêcher de rire.

"Désolé."Dit le garçon repentant mais soulagé de l'entendre rire.

"C'est bon."Approuva Minerva, élevant sa main pour retirer la tartine de pain grillé de la bouche d'Albus, dont les yeux, qui scintillaient brillamment, se moquaient d'elle.

"Ah, le voici."Dit Albus en sortant le 'présent' d'une de ses poches sans fin.

"Vous aviez une robe différente hier."Fit remarquer Harry qui se demandait comment le présent avait était déplacé d'une robe à l'autre.

"Magie !"Dit Dumbledore en faisant un clin d'œil à Harry. "Tenez, ma chère, ceci est pour vous. C'est apparemment vos préférés. Ne tuez pas le messager."Albus donna le présent à Minerva et se crispa d'avance face à l'explosion qui allait probablement arriver.

"Oh, j'adore ceux là !"S'écria Minerva. "Mais on ne trouve les meilleurs que dans les super marchés Moldu. Etrange non ? Je pense que la magie fait quelque chose à leur saveur."

Albus se détendit, se redressa de sa position défensive et dévisagea d'un air incrédule sa sous directrice.

"Vous aimez le poisson."Dit-il.

"Mmm-hmm,"approuva Minerva qui montrait le papier d'aluminium à Harry. "C'est toujours meilleur avec une abondante sauce riche en lait."

Dumbledore fixa Minerva du regard, comme le faisait toutes les personnes qui n'avaient pas encore quitté la table.

Levant son regard vers le directeur, Minerva éclata de rire devant la physionomie de son visage. "J'adore quand j'arrive à vous piéger." Elle chanta, tout en gloussant sa victoire.

Elle ne put s'arrêter de rire pendant un long moment.

Fin du chapitre !