Disclaimer : Game of Thrones n'est pas ma propriété, sinon Lancel serait le roi des Sept Royaumes.
Résumé : C'était décidé, Lancel restait dans notre monde aux côtés de sa protectrice qui l'aimait tant ! Mais comment tout cela va-t-il évoluer quand c'est Kevan qui débarque à son tour dans la ville de Jean Bart ?
Lancel à Dunkerque II : La Belle-Famille !
Chapitre 5 : Les familles des brus
A force d'observation, Kevan apprenait de plus en plus de choses à propos de cette jeune femme qui allait devenir sa bru. En dehors du fait que Lancel lui avait redonné le sourire, sans qu'il ne sache comment ni pourquoi, il avait réalisé deux choses : elle était une amie loyale et elle restait positive pour avancer. Une amie l'appelait car sa santé fragile lui jouait des tours ? Elle partait toute la journée pour l'aider au maximum avec son commerce tenu sur cet internet qui lui paraissait encore mystérieux. On lui demandait des broderies à réaliser à partir de nouveautés pour des salons ? Elle mettait le turbo. Une personne qui aidait à retrouver un emploi l'appelait pour un entretien ou autre ? Elle validait de suite, ne décalant jamais ses dates, étant ponctuelle et la connaissant, agréable et souriante. Et ces traits, Lancel semblait s'en être un peu imprégné. Il les avait déjà, mais la côtoyer les avait fait ressortir. Preuve en était, il essayait de passer le permis de conduire. Ce mot était étranger pour Kevan, aussi il avait regardé, depuis la bibliothèque, ce que cela signifiait. Et quand il vit son fils monter dans l'un de ses carrosses mécaniques en tôle, au poste de commandant, il ne put s'empêcher d'avoir peur. Pour le peu qu'il avait été amené à voyager dans cette machine, malgré l'habileté du conducteur, le fait que cet engin pouvait atteindre des pics de vitesse incroyables ne le rassurait pas. Mais pas du tout ! Surtout quand il savait, grâce à Monsieur Pyjama, ou Pujadas, il ne savait plus, que cette voiture, comme ils les appelaient, était une des plus grandes causes de mortalité dans le pays. Il savait Lancel prudent, il ne s'était lancé dans les galops à cheval qu'une fois les bases bien maîtrisées, mais il ne pouvait pas s'en empêcher, il avait peur qu'un accident arrive à son enfant, surtout qu'il était en train d'apprendre et qu'on le lançait déjà sur les routes avec les expérimentés. Pour autant, Lancel démarra et se lança avec aisance. Ce n'était pas sa première leçon, il le savait, mais l'angoisse ne le quitta pas jusqu'à ce que son garçon rentre, un peu fatigué de s'être autant concentré, Choupi jappant à ses pieds. Ce fut en remontant d'une séance, au milieu de l'après-midi, que Kevan réalisa que ce que le monde avait fait pour son fils, il était en train de le faire pour lui :
Les administrations ne se bloquaient pas.
L'univers s'était adapté à son existence.
La maisonnée avait reçu des papiers, les mêmes que ceux que Lancel avait reçu des mois plus tôt, lui octroyant un passé.
La France le connaissait sous le nom de Kevan Gerold Damon Lannister, né le 14 août 1958 à Noirmoutier. Diplômé avec l'équivalent du baccalauréat de l'époque, avec la mention maximale. Ancien professeur d'économie et de sciences politiques renommé, ayant travaillé sur Paris. En revanche, une chose le peina au-delà des mots. Si Dorna était bien inscrite comme étant sa femme, comme étant la mère de Lancel, la mention décédée était écrite en lettres rouges. Il savait que cela était faux. Dorna vivait, elle était à Port-Lannis avec Janei, mais le simple fait qu'elle fusse considérée comme morte dans ce pays lui brisait le cœur. Elle était son grand amour et il espérait mourir avant elle, il ne supporterait pas de devoir l'enterrer. Il continua sa lecture. Il trouva des copies de papiers de médecins, selon lesquels il avait passé des tests de fertilité. Cela ne le choqua pas outre mesure. A Westeros, Lancel était né seize ans après son mariage. Pendant longtemps, Dorna et lui avaient cru qu'ils ne pouvaient pas concevoir un enfant. La naissance de Lancel avait été un miracle, ainsi qu'une bataille. Dorna était une femme frêle et Lancel avait été un bébé bien en chair. Le travail et l'accouchement avaient été longs et éprouvants. Quatre ans plus tard, ils avaient les jumeaux. Qui étaient nés avec un mois d'avance. Par chance, sa dernière grossesse, quatorze ans après la venue au monde de Lancel, avait été aisée. D'ailleurs, selon ces documents, Dorna était morte des suites de l'accouchement. Suite à cela, Kevan était reparti s'installer en Vendée, où il s'était consacré exclusivement à son fils. Son beau-père tenait un camping à Angles et c'était ainsi que Marina avait rencontré Lancel, justifiant sa présence dans les souvenirs de la famille de celle-ci. D'ailleurs, quand on proposa à Kevan une énième mutation, il choisit d'enseigner à l'université de Dunkerque, habitant dans une petite maison de Saint-Pol sur Mer, permettant ainsi aux enfants de se retrouver et de jouer. Il était parti quelques mois en Vendée, deux jours après sa retraite, suite au décès de son beau-père, pour mettre de l'ordre dans ses affaires et pour gérer la succession du camping, puis il était revenu sur Dunkerque, seulement pour trouver sa maison détruite pas les flammes. A ce moment-là, Marina et Lancel vivaient déjà ensemble et ils lui avaient offert un toit. L'histoire lui convenait, après tout, elle avait le mérite de couvrir un minimum leur particularité. Le soir même, Marina recevait des appels de sa famille et le week-end fut vite planifié :
Samedi midi, on mangeait chez la famille paternelle.
Dimanche midi, c'était la famille maternelle.
Et lorsque Kevan remarqua son fils en train de préparer du bicarbonate de soude, il comprit que son garçon allait avoir la panse qui allait exploser.
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L'accueil chaleureux des grands-parents paternels de Marina ne surprit pas Kevan. Pour eux, Lancel avait tout du messie. Il avait réussi à se fiancer à leur petite-fille si particulière et ils avaient des gros espoirs pour qu'il change ses idées à propos de la maternité. Ce à quoi Marina avait répondu que s'il y avait des enfants, cela serait avant tout pour eux et pour personne d'autre. Tout comme Lancel s'était dit heureux à l'idée d'être avec elle et que les enfants étaient un joli bonus, mais comme tous les bonus, optionnels dans son désir de bonheur conjugal. Ce qui les avait soufflés. Cependant, ils étaient bien heureux de constater que Marina avait trouvé quelqu'un qui la comprenait et la soutenait. On présenta à Kevan, ou on le représenta car pour eux, il était là depuis longtemps, aux parents de Marina, à sa tante, à son oncle ainsi qu'à son cousin. Même Théo était de la partie. La ressemblance entre Marina et sa mère était saisissante. Il éprouvait beaucoup de respect pour le père de sa future bru, ainsi que pour sa tante, travaillant respectivement dans la livraison et dans la banque.
Tout comme il respectait encore plus sa bru pour son coup de fourchette !
La table était pleine de mets ! Des mets sains, certes, mais en quantité folle. Il avait un appétit correct, il avait même un meilleur appétit que son fils, mais même pour lui, c'était de trop ! Il comprenait mieux les précautions de son fils avant de partir ! Le plat principal était fini qu'il pouvait s'arrêter là mais non ! Il restait le fromage, le dessert, le café et les gâteaux...
- Mange Lancel, n'hésite pas, je peux en refaire, il y en a encore ! Disait la grand-mère
Lancel acquiesçait gentiment et en reprenait un peu pour faire plaisir, mais vraiment pour faire plaisir.
- Je vais finir par casser mon lit. Avait-il plaisanté
- Allons bon ! T'es fin comme une brindille, faut manger ! Rétorqua le grand-père
Face à la mine dépitée de son fils, Kevan se retint de rire, par solidarité.
- Mouais, mais moi, Pépé, si j'étais Lancel, je ferais attention à Marina, elle le bouffe du regard, la morfale ! Blagua le cousin
Lancel rougit, Marina rit et elle lui embrassa la joue.
- Pardon d'avoir bon goût ! Se défendit-elle en souriant
- Et Marina peut me grignoter quand elle veut. Je ne suis ni trop gras ni trop calorique. Lança le jeune homme une fois sa gêne passée.
Le repas se passa sans problème, ce fut celui du dimanche qui fut plus animé, pour plusieurs raisons. La première était la différence dans les personnes présentes. Les grands-parents maternels, la deuxième tante de Marina et son compagnon qui avaient des blagues bien à eux, une cousine de Marina et sa fille. Tata Lyly, comme disait Marina, avait un humour particulier mais qui faisait mouche et avec son compagnon, ils formaient un duo détonant. Mais la seconde, la plus importante, était que la grand-mère maternelle de Marina ne portait pas les professeurs dans son cœur. Elle ne niait pas que certains l'étaient pas vocation, d'ailleurs elle voyait bien que le désir d'enseigner de Lancel était un souhait de transmission et non pas de privilèges, mais elle était convaincue que la majorité l'était pour les vacances, la retraite anticipée et les heures de travail. Aussi, Kevan, professeur dans ce monde, se sentit un peu comme un intrus.
- Vous êtes professeur ? Lui avait-elle demandé
- J'étais. D'économie et de sciences politiques.
- Lancel nous a expliqué. Je trouve cela formidable que vous ayez privilégié votre famille à votre carrière.
Kevan remarqua que la mémoire des gens autour s'était également adaptée. En revanche, il craignait pour son estomac et pour celui de son fils. C'était presque autant de mets que la veille, voire plus.
- Ressers-toi, n'hésite pas ! Disait la grand-mère à Lancel
- Ah ça, gamin, fallait pas te fiancer à une fille dont la famille aime bouffer si tu manges pas beaucoup ! Plaisanta le compagnon de Tata Lyly
- Mais moi, ce que je péfère dévorer, ça se dévore avec les yeux et ça s'appelle une Marina. Lança Lancel
Marina rit de bon cœur alors que Lancel l'embrassa.
- Mais c'est qu'ils sont mignons ! Dit Tata Lyly. Ca va nous faire un beau mariage ça !
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Le dimanche soir arriva assez vite et personne n'eut envie d'avaler quoi que ce fusse. D'ailleurs, si Lancel prépara de quoi manger le lendemain, il grignota à peine. Kevan était content d'avoir pu rencontrer la famille de sa future bru mais il se demanda ce qu'il avait fait aux Sept pour mériter ça, malgré la gentillesse de celle-ci :
Pourquoi avait-il fallu que Lancel tombe amoureux d'une jeune femme avec une famille aussi déjantée maniaque de la bouffe?!
A Suivre
