Helloooooow ! Ouais c'est re-moi ! J'vous avais manqué ? Ouais je SAVAIS que je vous avais manqué, c'est PAS possible que je ne vous ai pas manqué... 'Tain je suis sûre qu'avec mon retard de publication, j'ai perdu la moitié des lecteurs T0T... Et, grande nouvelle... MON RHUME EST PARTI ! A la place j'ai une super toux d'un mec qui aurait fumé pendant 50 ans non-stop ! Génial hein ? Ouais je sais, je suis exceptionnelle même dans la maladie. Ou pas hein. Ouais, sûrement la deuxième option. Ah, oui, au fait, pour les gens qui m'ont demandé si j'allais faire une death fic : j'en sais rien, mais sachez que j'ai un p'tit côté sadique vachement prononcé... Donc voilà, vous êtes prévenus U_U

REPONSE AUX REVIEWS ANONYMES ! (elle fait vachement style super importante cette rubrique...)

Billie : Bah t'as mis 2 reviews, mais c'est pas grave, ça fait style plus visitée et plus appréciée xD Donc, pour la death fic, bah tu regardes en haut et voilà quoi, désolée ^^' Oui, Tachika n'est pas super douée, on le verra à d'autres moments de la fic' (ce que je viens de dire est CRUCIAL) Et ravie que ce passage t'aie plu ! ... je fais une réponse à ta deuxième review aussi ? xD Merci beaucoup, chère potentielle fan !

Revy-chan : Mais naaaaan... Enfin si mais nan U_U ET, padam padam... J'AI LA SUITE ! Halleluya, doesn't it ? (I am bilingue !) Je suis à FOND dans la motivation : Je suis méga motivée ! Mais j'ai des crises de flemmitite aiguë et... Enfin voilà quoi ^^' Mais j'ai déjà plein d'idées pour le chapitre d'après ! Donc tout va ! Wééééééé ! Les gens y aiment mon OC \o Allez, merci (et désolée pour le retard !)

DISCLAIMER : Aloooors... Bah on va faire court : RIEN ne m'appartient sauf Tachika, Theme Of Day et la ville. Nikama est à un fantastique nénuphar-chat 8D

ENJOY !

(P.S : le premier qui trouve de qui je parle dans le petit poème (faites que j'ai pas fauté, I'm a quiche in english) gagne un bonus de son choix xD)


Debitto fut réveillé par une source lumineuse pour le moment inconnue. Il battit des paupières, maudissant Tachika qui avait roulé sur ses bras et qui l'empêchait donc de se protéger de la lumière, et chercha à savoir ce que c'était.

Le soleil. Pour la première fois depuis il ne savait même plus quand, le soleil brillait. Oh, pas très fort, il n'était que sept heures du matin. Mais, à cause de la pluie qui avait noyé la ville durant ces derniers jours, il en avait presque oublié que oui, il y avait bel et bien un astre qui éclairait leur planète.

Il poussa doucement la jeune fille brune qui avait élu domicile sur son torse, se dégagea de l'étreinte de Jasdero et alla regarder entre les stores. Quelques écharpes effilochées de brume grisonnante masquaient un peu le soleil, mais d'ici une demi-heure, elles se seraient évaporées. Il ouvrit la porte-fenêtre qui donnait sur le balcon et sortit à l'air libre. Il faisait froid, et des flaques formées par le Déluge des derniers jours renvoyaient des gouttes de lumière un peu partout. Il y avait très peu de voitures, ce matin-là. Même, pour être franc, il n'y avait personne. Il avait l'impression d'être seul au monde… Et c'était une impression très agréable. Tout était gris, gris pâle, gris foncé, gris souris, gris doux, gris acier, gris passé… sauf lui. Même le soleil était gris, l'eau était grise, le noir était comme délavé à cause de la pluie et avait décoloré sur le blanc. Il n'y avait que lui, où le noir et le blanc restaient ce qu'ils étaient.

Il était le seul habitant du monde.

Il attendit encore un peu. Le soleil finit par devenir éblouissant, la brume se dispersa, les voitures reprirent la route. Qu'y avait-il au bout de cette route ? Il avait l'impression que c'était toujours les mêmes voitures qui repassaient, comme dans un jeu vidéo un peu détraqué. Personne ne s'intéressait à personne. L'instant magique qu'avait été cette aube avait disparu. Les couleurs étaient revenues.

Il retourna dans l'appartement avec une idée bien précise dans la tête. Il y avait une des trois portes du couloir qu'il n'avait pas encore ouverte. Il sortit donc dans le couloir sombre et s'approcha de la porte qu'il regarda avant d'ouvrir. Des feuilles, beaucoup de feuilles avaient été accrochées dessus. Il en décrocha une au hasard et lut à mi-voix, les yeux glissant sur les formes tarabiscotées des lettres.

Follow me (suis moi)

Don't forget me (ne m'oublie pas)

Love me (aime moi)

And don't say nothing (et ne dis rien)

Order the blond (ordonne le blond)

I follow you (je te suis)

I don't forget you (je ne t'oublie pas)

I love you (je t'aime)

And I don't say nothing (et je ne dis rien)

Murmur the red (murmure le roux)

But you (mais toi)

Do you follow me ? (est-ce que tu me suis ?)

Do you don't forget me ? (est-ce que tu ne m'oublies pas ?)

And do you love me ? (et est-ce que tu m'aimes ?)

Please… Don't keep silent (s'il te plaît… Ne te tais pas)

And tell me this (et dis le moi)

Il était signé de deux A imbriqués l'un dans l'autre, en haut, dans le coin droit. Il raccrocha la feuille et baissa la poignée…

Une rafale de vent glacé charriant une tornade de feuilles l'accueillit et fit claquer la porte avec un bruit sec. Il entendit des pas légers sur le parquet et une voix pousser une exclamation étouffée.

- Mes dessins !

Tachika se jeta sur les feuilles en désordre, les serrant contre son cœur comme le plus précieux des trésors, comme un petit enfant qui viendrait de tomber. Elle y jeta un œil et haussa les sourcils.

- Ah, tiens, je ne m'en souvenais plus, de celui-là…

Il le regarda un peu et s'étrangla. Il y avait deux garçons, face à face, séparés par un miroir. D'un côté, des traînées bleues et noires piquetées de rouge et d'argent s'entremêlaient sur le papier, côtoyant des arbres sans feuilles parmi lesquels de petits personnages dansaient, et un cimetière où voletaient des lucioles. De l'autre, des traces dorées et blanches s'élevaient, dansant entre les tours d'une ville sans âge et sans forme, emportant d'autres petits personnages lançant des points brillant en l'air, et une mer calme où un bateau solitaire voguait. L'un des garçons avait des cheveux noirs et ébouriffés, l'autre de longs cheveux blonds ondulés.

C'était... Magnifique.

- « Le Jour est mots et rage », murmura Debitto. « Le Jour est ordre, terre et or. Il est les philosophes dans leurs cités Il est les cartographes sur leurs terres en friches. Il est les routes et les jalons, Il est panique, rire et sobriété le blanc, et toutes les choses énumérées. Il est la chair Il est la revanche Il est visibilité. »

- « La Nuit est bleu et noir », continua Tachika. « La Nuit est silence, poésie et amour. Elle est les danseurs dans leurs forêts d'ossements Elle est toutes les choses qui se transforment. Elle est destin, Elle est liberté. Elle est masques, argent et ambiguïté Elle est le sang, Elle est le pardon Elle est l'invisible musique de l'instinct. »

Les deux conclurent par une seule phrase.

- Où est quand ?

Ils éclatèrent de rire, très stupidement, à cause de leur synchronisation. Il l'aida à ranger les dessins et les écrits en vrac, mais elle l'interdit de rentrer dans sa chambre.

- C'est mon monde, ma chambre. Personne n'y entre sans mon autorisation, j'y tiens trop.

Jasdero se leva un peu plus tard, bâillant sans retenue et se coiffant en même temps, quand la porte de la librairie s'ouvrit. Tachika releva la tête comme un chien aux aguets et descendit les escaliers à toute allure. Une seconde plus tard, d'étranges bruits résonnèrent en bas, certains métalliques, d'autres provenant certainement de Tachika et de la personne qui venait d'entrer. Jasdero soupira longuement et termina de se brosser les cheveux.

- Qu'est-ce qu'il y a, demanda Debitto.

- Les sœurs Lobacat sont réunies, soupira encore Jasdero. Elles vont mettre le bordel partout, j'en suis sûr…

- Qui ?

Deux personnes remontèrent, en échangeant des commentaires surexcités. Il y avait Tachika et une autre jeune fille aux longs cheveux violets et aux vêtements plutôt chics. Il fronça les sourcils. Qui était-elle ?

- Debi, dit Jasdero avec un demi-sourire, je te présente Nikama, la jumelle de Tachika ou tout du moins elle le croit. Nya, voici Debitto.

Elle ne s'embarrassa pas de détails, le serrant dans ses bras comme si elle le connaissait depuis très longtemps.

- Bonjour, comment vas-tu, très bien, parfait, oui un temps magnifique, moi aussi je vais bien, non je ne suis pas folle, merci, ce fut un plaisir de te revoir, adieu, débita t-elle d'une traite, les yeux verts-jaunes pétillants. Tach ! Faut que je te montre les trucs, lança t-elle à l'intention de la brune qui s'étouffait de rire derrière elle.

Elle la prit par la main et rentra dans la chambre de la jeune fille. Les présentations avaient duré une trentaine de secondes. Debitto était un peu perdu tandis que Jasdero posait une main sur son épaule, compatissant.

- Et encore, c'est la plus calme des deux, on ne dirait pas mais…

La journée fut caniculaire, après les jours de pluie ininterrompue. L'air était chaud et humide, tout semblait fonctionner au ralenti, les immeubles devenant brûlants et renvoyaient le soleil avec force, les rendant immaculés. Au loin, les nuages noirs qui avaient pesé sur leur ville formaient une ligne sombre à la surface du ciel, laissant parfois échapper un grondement sourd ou une ligne blafarde et tremblotante.

Durant toute la journée, ils virent passer les deux jeunes filles plusieurs fois, toujours transportant quelque chose dont ils ne comprenaient pas l'utilité. Un masque violet, une botte noire cloutée, des chaînes, des bonbons, des feutres, un tissu noir bleuté, des ciseaux, une guitare électrique, des lanières de cuir, un porte-glaçons, une fausse rose rouge, deux coussins… Elles emportaient de tout, et ne voulaient absolument rien leur dire, conservant jalousement leur secret. Au bout d'un long moment, vers le milieu de la journée, elles commencèrent à jouer. Debitto ferma les yeux et écouta attentivement. C'était une musique qu'il connaissait bien désormais puisque Tachika la fredonnait souvent. C'était, s'il ne se trompait pas, le thème 2 de L, un des personnages de manga préféré de la brune. Elle était vraiment bien jouée, il devait le reconnaître. Même les paroles qu'elles avaient inventées pour la mélodie correspondaient. Oh, bien sûr, elles décrivaient le personnage, mais c'était tellement bien tourné…

- Elles comptent faire quelque chose de leur musique ? Je veux dire, la vendre ou quelque chose comme ça ?

Le blond haussa les épaules. Il était passablement énervé car sa sœur avait pris ses cigarettes avec elle et il était en manque.

- Je ne sais pas… Sûrement. Sinon elles ne s'entraîneraient pas autant.

Elles virent chercher la glacière et à manger vers vingt-deux heures, leur front luisant de sueur, à bout de souffle et de forces. Mais elles continuaient. Ils remarquèrent aussi que les deux portaient de nombreuses traces de coupures aux mains et que quelque chose avait griffé le bras pâle de Tachika. Ils commençaient à s'inquiéter, mais elles tinrent bon, butées, affirmant que ce n'était pas un problème. Que tout allait bien.

Ils s'endormirent deux heures plus tard tandis que les deux jeunes filles s'activaient encore, chantant à voix basse, répétant un même morceau de partition avec juste une note changée pour voir la tonalité que cela prenait…

Un grincement.

Deux grincements.

Un long gémissement continu suivi d'une imprécation et d'un sifflement.

Des pas furtifs.

Un « bam » sonore suivi d'une exclamation le plus vite étouffé.

- C'était quoi, chuchota une voix à peine perceptible dans le noir.

- Mon genou, répondit une voix tout aussi inaudible.

- Nan mais que t'as cogné ?

- Mon genou.

- Contre quoi ?

- Je ne sais pas, le mur je crois.

La première voix soupira et sa propriétaire continua à avancer en direction de la cuisine, suivie de près par son amie.

- C'est ta faute, dit la seconde voix. Je t'avais dit que les glaces au lait allaient rater. On ne serait pas montées si on n'avait pas eu que ça à manger.

- Genre c'est moi qui les aie faites tomber…

- 'Porte quoi toi…

- T'y es ?

- Ouais attends faut que je trouve la lumière… Tu rentres vite, ok ?

- Ok ! Tu trouves ?

- Nan… Ouhouh, interrupteur ?

- Chut, tu vas nous faire repérer !

- Nya…

- Quoi ?

- J'ai envie de chanter, je peux ?

- Non, trouve la lumière, on verra après.

Le glissement d'une main sur un mur, l'infime bruit d'un tâtonnement…

Un déclic suivi d'un flash lumineux très bref. Les deux corps se faufilèrent dans la cuisine et fermèrent la porte en hâte.

- Mission accomplie Shi, souffla Nikama, hors d'haleine, simplement vêtue d'un boxer et d'un débardeur.

Un pyjama.

- Mettons nous au travail, répondit Tachika qui était habillée de la même façon, un pyjama toujours. Je crois qu'on a… Pas grand-chose… Peut-être qu'il nous reste des sardines en boîte…

- Ouais, c'est la folie, ironisa la jeune fille aux cheveux violets. Des sardines, fantastique ! Voilà un véritable festin !

- Oh te moque pas hein, rétorqua Tachika, les joues écarlates. C'est déjà super bien, des centaines de gens crèveraient pour mes sardines…

- On peut savoir ce que vous foutez, debout en pyjama à… 3 heures du matin ?

La porte s'était ouverte et les deux garçons les fixaient d'un regard noir. Pour toute réponse, elles leur offrirent leur plus beau sourire et partirent sans se soucier de répondre à la question, la brune attrapant les sardines au passage.

Jasdero et Debitto les regardèrent passer en songeant que, non, même si elles étaient proches d'eux, ils ne pourraient jamais les comprendre totalement.

Sûrement que c'était mieux comme ça. Ils auraient trop peur de devenir comme elles.

Quant aux filles, elles ne se préoccupaient pas de ce que pensaient Debi et Dero. Elles étaient deux, elles étaient ensembles, elles se suffisaient à elles-mêmes.

Alors quelle utilité de se soucier des pensées des autres à leur égard ?