Hey all ! *se cache* NOOOONNN ne me bombardez pas ! C'est pas ma faute je passais mon BAC !

Comment ça c'est une excuse naze ?

Bon plus sérieusement, je suis vraiment désolé pour ce long retard, et j'espère que vous m'en excuserez (un jour peut-être, qui sait...).

Vous rangez les bûchers si je vous offre un chapitre plus long que d'habitude ?

Enjoy !


Chapitre 6 : Prise en Main

Dire qu'Albus Dumbledore, directeur de Poudlard, président du Magenmagot et pourfendeur de Grindelwald (entres autres...), était surpris du nouveau comportement du jeune Potter serait totalement en dessous de la vérité. Le vieil homme était carrément ébahi face à cette rébellion ! Bien sûr, il avait caché et cachait encore aujourd'hui de nombreuses choses au Survivant, mais c'était pour le plus grand bien. Après tout, dans la guerre actuelle, qu'était la vie d'un jeune adolescent, puissant certes, mais seul, face à la paix et à la destruction de Voldemort et de son armée de fidèles ? Depuis le plus jeune âge d'Harry en temps que sorcier, Dumbledore avait tout fait pour qu'il surmonte les épreuves, et qu'il puisse s'en retrouver grandi et plus expérimenté et surtout, qu'il puisse haïr Voldemort au point de vouloir sa mort à tout instant.

La manipulation est le nerf de la Guerre.

Et puis, il y a un mois, Sirius Black était mort, inutilement. Oh, cette mort en soi n'attristait pas le directeur. Sirius était un élément remplaçable comme un autre. Non, ce qui attristait le plus le directeur était que Sirius avait été proche de Harry, plus proche que lui. Par conséquent, sa mort risquait de perturber le jeune Elu, et de le pousser à un sentiment extrême. Et Albus n'avait pas été déçu lorsque Harry avait littéralement saccagé son bureau. Et Dumbledore s'était préparé à cela, il en avait calculé le risque et avait répondu en conséquence. Il avait envoyé Potter à Privet Drive et avait bloqué tout moyen de communication avec le monde sorcier. Un charme anti-transplanage avait été apposé sur le quartier, idem pour le charme anti-Portoloin, les réseaux de Cheminette avait été bloqué, le téléphone enchanté pour ne recevoir aucun appel ne provenant de sorcier et enfin un sortilège avait fait en sorte à ce que les hiboux ne puissent plus passer. Tout avait été mis en œuvre pour que Harry reste seul, à s'enfoncer dans son chagrin. Ainsi, son esprit aurait été conditionné à s'accrocher désespérément à la première personne sorcière à lui ouvrir les bras. Et à la fin des vacances, Dumbledore serait passé chercher Harry, lui aurait proposé son aide et le Survivant l'aurait suivi et se serait entrainé avec acharnement et zèle.

Autant dire qu'il était tombé de haut lorsque la jeune métamorphomage lui avait fait son rapport. Dumbledore, qui prévoyait tout à la seconde près, n'avait pas prévu cela. Harry avait bien manigancé son coup d'après ce qu'avait vu le chef du Magenmagot dans l'esprit de Nymphadora. Apparemment, il avait un peu réfléchi à la préparation de son escapade. Albus ne savait pas si le garçon était toujours en colère contre lui ou si cela été un effet secondaire de la mort de Sirius. Mais si Harry était toujours en colère contre lui, il ne savait pas combien de temps attendre avant de pouvoir mettre ses plans à exécution. Ses projets ne pouvaient pas être retardés par la rage entrainée par le stupide deuil mal placé d'un gamin. Cela pouvait être vu comme étant dire sans cœur, mais Dumbledore n'avait jamais ressenti de peine pour la mort de quelqu'un, pas même pour ses propres parents. Les personnes étaient ici, dans ce monde, pour remplir un but ; et lorsque ce but avait été accompli, la personne mourrait. C'était là la façon de penser du directeur.

Bien sûr, les menaces de Harry n'étaient, pour Dumbledore, que poudres aux yeux. Le garçon ne risquerait jamais une telle action contre lui. Si il envoyait cette lettre à Fudge et à Sketter (ce qui était très peu probable, il les détestait l'un autant que l'autre), il risquerait la fermeture de Poudlard. De plus, Harry, ne pourrait jamais mettre ses menaces de violence envers un membre de l'Ordre à exécution, tout du moins sans magie. Mais mieux valait prévenir que guérir, c'est pourquoi il avait envoyé Severus en surveillance de l'Elu, son talent incontestable pour l'espionnage serait mis à profit comme cela. Son maître des potions et professeur, allait bien sûr rechigner, se plaindre, maudire les Potter sur cent générations, mais il accepterait, il n'en avait pas le choix. Après tout, Dumbledore pourrait très bien l'envoyer à Azkaban en l'accusant d'être un Mangemort. Le directeur ne ferait réellement jamais cela, mais Severus n'en savait rien. Il ne savait pas que Dumbledore avait peur qu'il ne balance toutes les informations sur lui à Fudge ou à Voldemort et donc il suivait gentiment les ordres d'Albus, qui n'hésitait jamais à employer cette technique du bâton et de la carotte.

Severus avait donc, comme prévu, eu des réticences, mais avait fini par accepter la mission, comme prévu également. Au bout d'une semaine de rapport de la part du maître des Potions, Albus était persuadé que son plan fonctionnait à merveille, le garçon ne sortait plus de chez lui, il devait certainement être anéanti par le chagrin. Il ne restait donc qu'à attendre que le chagrin l'emporte un peu plus. Cependant, Dumbledore préférait laisser en place la surveillance de l'enfant, sait-on jamais...

Et il fallait que sa surprise ne s'arrête pas là... Tom, le barman du Chaudron Baveur, l'avait contacté en lui affirmant que Severus avait attaqué le jeune Potter et qu'il était maintenant mal en point. Appelant Pompom en renfort, le directeur s'était précipité au près de son employé. Tom n'avait pas exagéré les choses, Severus était effectivement très mal en point, celui qui lui avait fait cela c'était acharné ! Pomfresh, qui était arrivée un peu après lui, lui avait assuré qu'il n'avait souffert d'aucuns sortilèges et qu'aucunes lésions internes profondes n'étaient à déplorer, juste une légère commotion et un certain nombre de plaies ouvertes et d'hématomes à cause des coups, virulents et brutaux sans l'ombre d'un doute.

Une fois que l'infirmière, extrêmement douée, avait rendu au professeur Rogue un visage convenable et lui avait prescrit une potion contre sa commotion, le directeur s'était empressé de demander le rapport de Rogue afin de savoir si il avait été interrogé et dans quelles mesures ils pourraient identifier le ou les agresseurs. Cependant, Albus n'avait pas demandé ce rapport, il avait essayé. Le maître des Potions n'arrêtait pas de tourner en rond dans la pièce et fulminait contre son agresseur.

- Severus, je vous en supplie, calmez-vous ! Comment voulez-vous que je vous aide dans cet état là ?

- M'aider ? Ah merci monsieur, vous m'avez bien aidé avec cette mission ! Je peux vous jurer par Salazar et Merlin, que lorsque je mettrai la main sur ce petit salaud, Bellatrix sera un enfant de cœur à côté de moi !

Et il était reparti dans une de ses diatribes très... colorées envers son agresseur. Dumbledore commençait à perdre patience, il n'avait pas que ça à faire. Aussi, il libéra une partie de son pouvoir, qui emplit tout de suite la pièce. Son petit tour de passe-passe eût l'effet escompté car Severus se tût immédiatement et regarda directement vers Dumbledore.

- Savez-vous qui vous a fait cela mon cher Severus ?

- Bien sûr que je le sais ! Il était en face de moi ! C'est votre damné sacrosaint Potter !

- Harry ?

- Oui, Harry ! Ce pitoyable mioche m'a agressé d'un coup ! Il m'a pris en traitre, par derrière et a expédié ma baguette à l'autre bout de la pièce !

- Mais enfin que faisait-il ici ? Demanda, abasourdi, le directeur.

- Voyez-vous, cet immonde reflet de son abruti de père à tout bonnement décidé de rencontrer le rat du Seigneur des Ténèbres, ici-même !

- Pettigrow ?

- Vous en connaissez d'autres ? Siffla Severus, acide. C'est par Légilimencie que je l'ai suivi, et ainsi que j'ai pu savoir qu'il avait ce petit rendez-vous.

- Mais comment vous a-t-il trouvé ?

- Je suis entré dans la chambre pour empêcher cette rencontre et vous l'amener, figurez-vous ! Et c'est là qu'il m'a eu par surprise ! Je vais l'éviscérer et le mettre sous Doloris...

Alors que Rogue partait une nouvelle fois dans ses délires, le cerveau du manitou en chef fonctionnait à plein régime. Alors comme cela, Harry avait rendez-vous avec un Mangemort, et qui plus est, le Mangemort qui avait vendu ses parents à Voldemort. C'était vraiment improbable ! Bien sûr, il y avait la possibilité que Harry ait pu manipuler Severus mais elle était encore plus improbable : le garçon ne maitrisait pas l'Occlumencie et il n'avait aucun moyen de savoir si il était suivi. La plus plausible des hypothèses était qu'il avait destiné ce traquenard à Pettigrow et que c'était Severus qui en avait été victime... A condition que ce dernier dise la vérité, bien entendu... Albus soupira, la plus grande qualité de Severus Rogue en temps qu'espion était aussi son plus grand défaut : son Occlumencie était vraiment parfaite, et même lui ne pouvait passer les boucliers mentaux de l'ex-Mangemort.

- Severus... Severus, je vous en prie ! Où est Harry ?

- Mais qu'est-ce que j'en sais moi ! Vociféra le maître des Potions. Je peux vous dire qu'il était bien joyeux de me frapper et que bientôt ça sera mon tour !

- Très bien. Severus, mon enfant, rentrez chez vous, vous avez besoin de vous reposer. Je m'occupe de Harry.

Dumbledore se dépêcha de rentrer au QG de l'Ordre. Il devait savoir où était Harry et savoir si c'était bel et bien lui qui avait fait cela. Il regarda l'heure, 18h30... Le garçon était sûrement rentré à Privet Drive à cette heure-ci. En chemin vers le salon, il croisa la bonne personne, celle que Harry pourra attaquer sans risque si jamais c'était bien lui qui avait fait cela.

- Remus ? Puis-je vous demander un service ?

- Bien sur ! Est-ce que cela a un rapport avec l'état particulièrement furieux de Severus ?

- Eh bien oui... Tom m'a contacté, apparemment Harry aurait attaqué et frappé Severus jusqu'à l'inconscience au Chaudron Baveur. J'aimerai que vous alliez à Privet Drive afin de le trouver, et de lui demander des explications sur ce qui c'est passé aujourd'hui.

L'avantage avec le Lycan, c'est qu'il consistait aussi quelqu'un de proche pour Harry. Hors le garçon était, et tout le démontre, perturbé en ce moment. Si la seule personne encore proche de Harry venait pour lui faire des reproches, le mental du Survivant cassera certainement les ponts avec Remus.

- J'y vais tout de suite ! S'exclama Remus, choqué.

- Merci à vous.

Et le loup-garou était parti, entrainant avec lui l'attente de la vérité pour Albus. Et si il y avait bien une chose qu'il n'aimait pas, c'était de ne pas savoir. Mais il ne pouvait pas se soustraire à ses obligations, et il avait présidé une nouvelle réunion de l'Ordre. Enfin la délivrance arriva lorsque le directeur vit son ancien professeur de Défense Contre les Forces du Mal entrer dans la pièce un peu avant la fin de la réunion, mais qui avait durée un temps infini pour Dumbledore.

Ce dernier s'attendait à voir Remus inquiet, mais quand même pas à ce point là si il en jugeait par la tête du lycanthrope. Et quand celui-ci lui avait dit la raison de son inquiétude, à savoir la confrontation entre Harry et son oncle, Dumbledore avait certainement dû avoir la même tête. Savoir ce que Harry avait fait avait poussé Dumbledore à remettre ses plans en question. Comment Harry pourrait-il l'écouter avec autant de violence en lui ? Albus devait absolument savoir la vérité sur l'agression de Severus. Mais Albus n'était pas homme à croire au dicton « La vérité sort de la bouche des enfants », pour lui la vérité était ce que l'esprit montrait. Et il savait que sa tâche serait facilité par le manque de protection dans l'esprit du garçon...

Imaginez un peu alors la tête (intérieure bien entendu) de Dumbledore lorsqu'il s'était heurté à un bouclier mental complet ! L'esprit du jeune Potter était une véritable forteresse, un bouclier global fait de magie brute entourait des souvenirs que Albus devinait être de moindre importance. La quantité d'énergie fournie à cette barrière était tout bonnement phénoménale ! Cependant ce qui inquiétait le plus le directeur était que chaque barrière d'Occlumencie suivait un schéma, or le schéma suivi par celle de Harry n'était semblable qu'à celui d'une seule personne que le mage avait croisé... Voldemort.

Et pendant que Harry était en train de régler le problème de la mère de Sirius, Albus Dumbledore s'inquiétait des contrecoups de la possession de l'esprit de Harry par Jedusor. Le jeune Potter semblait suivre le même modèle que son ennemi juré, et Dumbledore avait pour devoir d'arrêter cela de manière douce... ou forte lorsque la situation l'exigera... Il ne laisserait pas les choses dégénérer aussi loin qu'avec Tom !

Sortant de ses pensées de cette journée et revenant à l'instant présent, Albus esquissa un léger sourire en voyant Alastor jeter un sort de silence dans les escalier et monter discrètement en direction de la chambre de Harry. Au vu des nouvelles « aptitudes » de Harry, des mesures en conséquences s'imposaient...

*Revenons à Harry...*

En sortant de l'inconscience, Harry s'était attendu à faire face aux yeux rouges de Voldemort, ou bien à se prendre un Doloris, ou tout autre type de torture. Mais certainement pas celle-là ! En effet, une personne était en ce moment même en train d'étouffer notre pauvre Harry en le serrant de toutes ses forces dans ses bras. Ce n'était que lorsqu'il sentit des sanglots contre lui qu'il se dit qu'il n'était certainement pas dans l'antre de Voldemort.

- Hermione, laisse-le un peu respirer...

En fait, il n'avait même pas quitté le QG !

- Ron ? Hermione ? Mais qu'est-ce que vous faites là ?

C'est alors qu'il remarqua que tous les membres de l'Ordre qu'il connaissait ainsi que la famille Weasley était présents.

- JOYEUX ANNIVERSAIRE HARRY ! Scandèrent-ils tous en cœur.

Dire que Harry était touché aurait été en déca de la vérité. Ils avaient tous prix du temps pour le voir, et en ces temps troublés cela lui fit chaud au cœur. Pressé par ses amis, il ouvrit tout les cadeaux qu'il avait reçu. Le constat final était le suivant : de nombreuses sucreries de la part des Weasley (sauf Fred & George qui avaient optés pour des Farces et Attrapes), des livres sur la Défense Contre les Forces du Mal de la part d'Hermione, Remus, Maugrey, Tonks et Kingsley, et enfin une montre qui avait certaines particularités (« à toi de les découvrir » disait le mot de Dumbledore). Après cela, tout le monde se dispersa dans la pièce pour profiter du buffet froid organisé par Molly Weasley. Harry, lui, après avoir remercié tout le monde, se dirigea vers ses meilleurs amis :

- Harry ! S'exclama Hermione.

- Hey ! Qui m'a assommé ? Demanda le concerné avec un sourire.

- Relax vieux, c'était pour que tu te doute de rien ! S'empressa de répondre Ron.

- J'en doute pas, mais qui ?

- Maugrey... murmura Hermione.

- Oh ! S'exclama Harry. Je reviens.

- Harry ! Attends !

- Vous inquiétez pas, je ne vais pas faire grand chose, les rassura-t-il.

Et cela n'était pas pour rassurer les deux jeunes amis, et leur inquiétude monta d'un cran quand ils le virent s'approcher discrètement de Maugrey qui était contre un mur.

- Vous n'avez pas l'air de vous amuser... constata le jeune Potter.

- Mmph... Vigilance Constante, Potter ! N'oublies jamais ça !

- Ça... je ne risque pas... soupira-t-il. C'est une belle fête.

- Oui... C'est important la joie en pleine guerre, cela évite de sombrer dans la dépression voulue par l'ennemi.

- C'est sûr... Mais il ne faut pas se laisser aller à trop d'allégresse, comme vous l'avez dit : nous sommes en guerre.

- Ne t'inquiète pas pour cela, chacun des membres de l'Ordre présent dans cette pièce le sait. Chacun d'eux est prêt en cas d'attaque.

- Je vois ça. Vous allez repartir tout de suite ?

- Non, il y a une réunion de l'Ordre demain à dix heures, je dois y assister. Je repartirai après.

- Oh ! Très bien. Murmura Harry.

- Bon je te laisse. Molly a encore repéré un épouvantard dans une commode là-haut.

Alors que Maugrey s'apprêtait à partir, Harry donna rapidement un coup contre la cheville de la fausse jambe de Fol-Œil. Celle-ci se sépara subitement de son propriétaire, entrainant celui-ci dans une rencontre soudaine avec le sol. La salle était silencieuse, tout le monde regardait Maugrey étalé par terre. Harry, inconscient de tout cela, ajouta en regardant l'Auror à la retraite :

- A charge de revanche pour tout à l'heure.

Hermione et Ron en étaient sûr, ce coup-ci Harry était allé trop loin, ils savaient qu'il avait saccagé le bureau de Dumbledore, mais là, il avait agressé un membre de l'Ordre ! Et la réaction du dit membre ne se fit pas attendre :

- MWAHAHAHA ! s'écria l'ex-Auror. Alors toi on peut dire t'as du cran ! J'aime ça !

Harry lui sourit doucement, « sa du cran... il va m'en falloir maintenant... » pensa-t-il.

- J'espère que tu vas continuer comme ça !

- Vigilance constante, monsieur.

- Exactement ! N'oublies jamais ça comme je viens juste de faire ! S'exclama l'homme en replaçant son postiche. Ben alors, pourquoi vous ne parlez plus ? Prenez pas cette tête là, il a juste montré qu'il a des tripes ! C'est bon à savoir !

« Et je n'ai pas fini de les montrer, attendez de voir demain à dix heures... »

Et l'Auror repartit chercher son épouvantard en donnant à Harry une grande claque dans le dos. Cela sembla finir de prouver à tous que Maugrey n'en voulait pas le moins du monde à Harry, tout le monde se remit donc à parler, et la salle à bourdonner de conversation.

- Harry ! Es-tu fou ?

- Non Hermione, je montre juste que maintenant on ne m'attaque plus sans conséquences.

- Oui mais tu aurais pu faire mal à Maugrey !

- Ah ça... Sa m'étonnerait, il est résistant comme bonhomme et surtout très marrant.

Devant les têtes ébahis de ses meilleurs amis suite à sa dernière déclaration, il ne put s'empêcher d'ajouter :

- Laissez-moi vous raconter mes vacances...

Harry leur indiqua de le suivre dans les escaliers jusqu'à sa chambre. Une fois arrivés à destination, il commença à leur narrer son mois de vacance. Son entrainement (bien qu'il omit de parler du livre d'Occlumancie et son voyage dans l'Allée des Embrumes), sa rencontre avec Tonks et Rogue, et enfin la raison de sa présence ici. A la fin de son récit, Hermione semblait choquée, alors qu'au contraire, Ron semblait plutôt ébahi. Et il n'hésita à le dire :

- Eh ben mince alors ! Toi on peut dire que tu sais t'amuser pendant les vacances !

- Non Ron ! Harry, tu n'aurais pas du faire cela ! L'Ordre ne fait que te protéger !

- L'Ordre s'immisce dans ma vie alors qu'il n'en a aucun droit. Je prend ma vie en main désormais.

- Mais Dumbledore...

- Dumbledore n'est que le directeur de l'établissement scolaire que je fréquente, pas mon tuteur. Il m'a toujours caché des choses pour m'emmener dans la direction qu'il voulait, je n'étais que son pantin.

- Mais c'est un adulte expérimenté... protesta encore Hermione.

- Sirius aussi ! Mais Dumbledore l'a tellement forcé à rester ici et empêché d'avoir des contacts avec moi qu'il a précipité sa mort.

Alors qu'Hermione ouvrit encore la bouche pour protester, Ron l'interrompit :

- Laisse-le Hermione... Tu as l'air d'en savoir plus que nous, Harry...

- Oui, et malheureusement, j'ai étais forcé à ne rien dire... soupira-t-il.

- Ce n'est pas grave, je te fais confiance, lui assura le roux. Mais dis moi, tu peux me raconter tout ce que tu as fait à Rogue ? Demanda-t-il avec avidité.

- Non Ron, je n'en suis pas fier. Mais Dumbledore n'a pas l'habitude que ses protégés frappent leurs protecteurs et il fallait que je le choque suffisamment pour qu'il m'écoute. Rogue à l'habitude de travailler avec Voldemort, ce qui signifie sous Doloris, il se remettra vite de ce que je lui ai fait.

Devant l'air déçu de Ron, il ajouta :

- Je ne suis pas fier de ce que j'ai fait, crois-moi. C'était mauvais, nécessaire certes, mais mauvais tout de même.

- Es-tu vraiment sûr que cela était nécessaire Harry ? Demanda Hermione. Tu aurais pu juste demander à parler au professeur Dumbledore.

- Même si j'aurais voulu lui parler, je n'aurais pas pu. Dumbledore c'est bien débrouillé pour qu'il soit impossible pour moi d'avoir des contacts avec le monde sorcier... Bon, je vais dormir, demain je me lève à six heures.

- Quoi ? Croassa Ron. Mais pourquoi ? On est en vacances !

- Oui... Mais je m'entraine depuis le début du mois, et je ne veux pas me laisser aller.

- T'entrainer, t'entrainer... Et tu penses à t'amuser quand ?

- Quand Voldemort cessera de vouloir ma peau, répondit calmement le brun.

A son réveil, Harry avait bien veillé à ne réveiller personne (ce qui fut particulièrement difficile en passant devant la porte de Mrs Weasley), il déjeuna rapidement avant d'aller dans le sous-sol de la maison. L'endroit était relativement spacieux, bien éclairé grâce à des torches magiques sur les murs, mais surtout le plus avantageux pour Harry était le fait que pratiquement personne ne venait dans la cave, de plus celle-ci possédait également un sortilège permanent de silence. Le jeune garçon connaissait l'endroit car Sirius lui en avait parlé lorsqu'il était au Quartier Général (apparemment le sortilège de silence servait à ne pas entendre les elfes que les maîtres de maison décapitaient, ni les enfants qui se faisaient « corriger » selon les termes de Sirius).

« Oui, ce sera l'endroit idéal... » pensa le garçon en regardant une barre solidement accrochée en hauteur.

Son entrainement commença alors, il n'y avait pas un exercice négligé par Harry. Les pompes, les tractions, les abdominaux, même sa frappe fut entrainée car Harry avait trouvé de vieux sacs remplis de graines et de farine qu'il avait suspendu avec une corde. Bien sûr, il savait qu'un entrainement pareil, durant un peu plus de deux heures, allait le rendre endoloris pour toute la journée, mais il ne pouvait pas faire autrement. Il avait besoin d'être bien réveillé pour son rendez-vous avec l'Ordre, rendez-vous qui s'annonçait très houleux.

A neuf heure, c'est un Harry complétement épuisé physiquement qui se traina jusqu'à l'une des salles de bains du domaine. Une fois à l'intérieur, il se dépêcha de se déshabiller et de se précipiter vers la douche bien chaude, promesse de détente. Malheureusement, il ne pouvait pas trop s'y attarder si il voulait rentrer dans le salon avant que celui-ci ne soit irrémédiablement verrouillé. Décidé à faire impression, Harry revêtit un jean noir et une chemise légère, noire elle aussi. Cela pouvait paraître simple, mais ce noir seyant au corps du garçon faisait étrangement ressortir le vert de ses yeux. Il laissa ses cheveux sécher d'eux-mêmes, conscient des épis qu'ils allaient former. L'ensemble donnait à Harry une impression de grâce et de confiance en soi inouïe. En bref, mission donner bonne impression, réussie.

Le Survivant regarda l'heure, neuf heure quarante, le spectacle pouvait commencer. Il descendit doucement les escaliers et se prépara à rentrer dans le petit salon qui servait de salle de réunion lorsqu'il se fit intercepter par Mrs Weasley.

- Harry, mon chéri, désolé mais l'Ordre à une réunion.

« Sans blague ! Je croyais qu'il y avait une soirée crêpe ! » pensa sarcastiquement Harry-mon-chéri.

- Je suis désolé, mais tu ne peux pas y assister comme les autres enfants. Rajouta la matriarche Weasley avec l'air d'une personne qui explique une chose à un petit enfant.

Harry dut compter mentalement jusqu'à sept pour éviter une répartie plus que cinglante, à la place il resta dans son plan :

- Je vous cherchais, j'ai peur que les jumeaux n'aient ensorcelés les couverts du buffet, sa pourrait devenir dangereux mais ils ne veulent rien entendre...

- Quoi ? S'exclama la femme. Oh ceux-là, ils vont m'entendre !

Elle partit, baguette au poing, vers la cuisine. Dans sa colère, elle oublia qu'elle laissait le passage libre pour le garçon.

« Hop là ! Exit le Cerbère ! Je deviens vraiment bon dans ce domaine... » pensa Harry avec dérision.

Résolument, il entra dans la pièce. Apparemment, il ne manquait que Mrs Weasley., cela entraina évidemment tout les regards de la pièce sur lui. Restant stoïque, Harry prit une chaise dans un coin et s'assit à côté de Maugrey, indifférent face à ces regards. Après tout, il avait passé cinq années de sa vie à ne pas pouvoir se déplacer sans que tout les regards ne soit braqués sur lui.

- Que faîtes-vous ici, Potter ? Demanda sèchement MacGonagall.

- Assister à la réunion bien sûr. On m'a dit que ceux qui voulait la chute de Voldemort était ici...

- Les membres oui !

- Alors considérez-moi comme un membre.

- Vous n'avez rien à faire ici ! Rugit Rogue.

- Voyons Severus (Harry fit semblant d'ignorer l'expression choquée des membres face à l'utilisation du prénom du professeur)... Essayerez-vous de m'interdire l'accès à une pièce de MA maison ? Dumbledore, vous ne leur avez pas dit que Sirius m'a tout légué, y compris cette maison ?

Devant l'air déçu du directeur, Harry supposa que non. « Dans l'os professeur... Vous empêchez Sirius de sortir, Sirius vous empêche de me sortir. »

- Harry, tu dois comprendre que nous parlons ici de choses sérieuses.

- Je le sais, Albus. Voulez-vous que je dise à tout le monde ici pourquoi j'ai réellement ma place ici ? Demanda lentement Harry. Refusez ma présence, et j'ai bien peur que vous ne devrez vous mettre à chercher plus qu'un nouveau Quartier Général. Finit-t-il en lançant un regard entendu au directeur.

A ce moment précis, Mrs Weasley rentra dans la pièce :

- Excusez mon retard, mais Harry m'a fait croire que les jumeaux avaient fait une mauvaise blague.

- C'est ce que nous avons cru voir, Molly. Dit doucement Dumbledore en indiquant la place du garçon.

- Harry ? Mais... mais... Albus vous n'allez pas laisser faire ça !

- J'ai bien peur que nous n'ayons pas le choix, Harry nous a menacé de nous exclure du Quartier Général.

- Mais tu ne peux pas faire cela Harry !

- Bien sûr que si, Sirius m'a légué cette maison. J'ai déjà commencé les travaux, vous n'avez pas vu que l'on peut faire du bruit dans le salon maintenant ? Acceptez-moi comme membre, ou vous partez tous avec les restes de feu Mrs Black.

Remus et Tonks ne purent s'empêcher de sourire devant le petit jeu de mot du garçon. Pour eux c'était simple, Harry devait être présent. Pour Tonks car le garçon lui avait prouvé clairement qu'il savait se débrouiller, et pour Remus car Harry était le fils de deux membres importants morts au combat, et l'ennemi principal de Voldemort.

- Mais enfin ce n'est qu'un enfant ! S'exclama Mrs Weasley.

- Maintenant y'en a marre ! Rugit Harry en se levant brusquement, faisant tomber sa chaise sur le coup. Laissez-moi vous poser une question à tous ! Qui ? Qui ici à déjà affronté Voldemort en combat singulier ?

Certains tressaillirent en entendant le nom maudit. Mais d'autres levèrent la main, Maugrey, Dumbledore, Kingsley et Remus comprit.

- Vous dîtes que vous vous battez contre lui, mais moi un enfant prononce son nom sans crainte ! Maintenant j'aimerai savoir, qui à déjà survécu à plus de quatre rencontres avec lui ?

Cette fois-ci seul Dumbledore garda la main levée. Harry, lui, leva lentement la sienne.

- Bien et maintenant... Qui, ici, dispose d'une connexion mentale contrôlée avec Voldemort qui lui permet de savoir où se produisent les attaques les plus mortelles ?

Cette fois même Dumbledore baissa la main, alors qu'Harry laissa la sienne levée.

- C'est bien ce qu'il me semblait... murmura de façon tout à fait audible Harry. Maintenant pour rester dans le concret, le premier qui tente de m'empêcher de prendre part à une guerre, qui me concerne quatre fois plus que la plupart d'entre vous, prend ma main dans le nez avant de passer à travers la porte sans même l'ouvrir et de prendre un sortilège d'Oubli, menaça doucereusement Harry.

Son regard se porta sur Mrs Weasley.

- Je tiens également à préciser que seuls mes tuteurs peuvent m'interdire de faire cela. Quelqu'un veut aller leur demander de me mettre hors d'un danger qui pourrait me tuer ? Demanda ironiquement Harry.

Étant donné que personne ne répondit, Dumbledore prit la parole :

- Bien dans ce cas, j'ai bien peur que nous ne pouvons refuser ta candidature plus longtemps... Bien, la réunion peut commencer.

Molly Weasley s'assit, l'air visiblement vexée. Harry en ressentit un élan de culpabilité, mais il n'en laissa rien apparaître, pas après un discours pareil. En écoutant la réunion, Harry apprit que chaque membre devait surveiller un mangemort. Très peu risqué et totalement inutile selon Harry. Les membres se contentaient de rapporter les déplacements des mangemorts, mais jamais ils ne cherchaient à les arrêter. Aucun membre n'agissait réellement... Troublé, il posa une simple question.

- Pourquoi ne pas les arrêter ?

- Stupidement Gryffondor bien sûr... susurra Rogue. Azkaban est officieusement au main du Seigneur des Ténèbres !

- Oh ! Mais, par exemple, pourquoi ne pas enfermer les Mangemorts capturés dans un endroit protégé par Fidelitas et des charmes Anti-Transplanages, Anti-Potoloin et de Silence. Les cellules seraient individuelles et ne seraient que quatre murs où l'on métamorphose une porte de temps en temps pour placer le Mangemort à l'interieur. Et on leur lance un Oubliette pour qu'ils oublient toutes traces de l'endroit où ils sont. Il suffit juste de réfléchir intelligemment pour oser une action courageuse et agir de façon rusé. Et ainsi, nous restons... loyaux à l'un de nos principes qui est de défendre des vies en empêchant la mort des futures victimes de Mangemorts capturés. Vous voyez ce que je veux dire Severus ?

- C'est une idée intéressante, Harry... répondit calmement Dumbledore. Mais le sortilège d'Oubli est sous contrôle strict du ministère, tout comme les permis de bâtir. Et Voldemort a ses espions partout.

- Très bien, je vous demande juste de ne pas oublier cette idée.

- D'accord. Remus, pouvez-vous contacter la communauté des loups-garous du Nord de l'Écosse et voir si Tom ne nous a pas précédé ?

- Entendu Albus.

- Severus, connaissez-vous les derniers plans de Voldemort ?

- A vrai dire non... le Seigneur des Ténèbres commence à se méfier de tout le monde. Il ne parle de ses plans qu'à Bellatrix...

- Je vois.

- Je pense qu'il serait interessant d'avoir des oreilles à ce moment-là, intervint à nouveau Harry, j'arrive à contrôler de mieux en mieux ma connexion avec lui.

- C'est trop risqué Harry, Voldemort pourrait s'en rendre compte et utiliser à nouveau cette connexion contre toi, lui explica Kinglsey.

- Je ne pense pas... Cette connexion est un atout précieux. Et il m'est désormais possible de reconnaître si une pensée m'est donnée par Voldemort.

- Es-tu sûr de vouloir essayer ? Lui demanda Remus.

- Oui, ne t'en fais pas, mon Occlumancie à largement augmentée depuis la dernière fois.

- Dans ce cas Harry, tu essayeras une première fois sous ma supervision, au cas où Voldemort décide de te posséder. Severus, quand Voldemort parle-t-il de ses plans à Bellatrix ?

- Généralement, juste après une réunion.

- Bien alors, dès lors que Severus sera convoqué, Harry tu viendras avec moi.

- Entendu, monsieur.

Etrangement, le fait que Dumbledore le supervise lors de ce futur premier espionnage mental ne donna à Harry aucun sentiment négatif. Dumbledore était après tout un grand sorcier, c'était indéniable, et de plus il savait que si Jedusor tentait de le posséder (ce que Harry avait envisagé), Albus repousserait la possession comme la dernière fois.

- Pour continuer à te donner ta mission, Harry, nous allons profiter de ta nouvelle nomination en tant que membre de l'Ordre pour te demander de chercher des futurs mangemorts dans ton environnement.

Alors que certains membres semblaient ne pas comprendre les paroles du directeur, Harry lui répondit :

- Je suppose que je ne me limite pas à Serpentard...

- En effet, Harry, cela serait plus judicieux.

- Attendez ! Vous voulez dire qu'il y a de futurs Mangemorts à Poudlard ? Demanda Mrs Weasley.

- Futurs ou non. Certains, plus âgés comme les septièmes années n'ont pas la Marque mais envoient tout de même des informations à Voldemort. Répondit Harry. Certains suivent leurs parents, d'autres y vont par conviction, et d'autres encore font les deux. « Comme Malfoy par exemple... » se retint-il de dire, il n'avait aucune preuve contre le blond... pour le moment.

- Dans ce cas pourquoi ne pas se limiter à Serpentard, les Mangemorts sont issus de là-bas ! S'écria Kingsley.

- Vraiment stupide comme remarque, Shacklebolt, qui prouve encore que les Aurors ne réfléchissent jamais... renifla Rogue.

- Ah oui Rogue ? T'as une preuve de que t'avances peut-être ? Le maître que tu sers réellement a du t'en parler, n'est-ce pas ! S'exclama l'Auror en question

Alors que le maître des potions allait répliquer une remarque cuisante, une voix mi-triste, mi-colérique l'interrompit :

- Pettigrow...

Tout le monde se tourna vers Remus. Celui-ci avait un regard dur et déterminé.

- La voilà ta preuve Kinglsey, Peter était un Gryffondor, et on a vu ce que ça a donné de ne pas s'en méfier !

De nombreux regard qui se voulurent discret coulèrent vers Harry. Celui-ci les encaissa stoïque, son regard visé dans celui de Remus. Il hocha doucement la tête à son attention pour le remercier. C'était la sa raison de ne pas se limiter aux Serpentard, il ne voulait pas se limiter à un préjugé et reproduire le cas Queudver.

- Très bien. Quelqu'un d'autre à une suggestion à faire ?

Voyant le manque de réponse, Dumbledore reprit :

- Alors la réunion est terminée. Je vous contacterai pour la date de la prochaine réunion.

Les membres sortirent tous lentement de la salle. Apparemment Rogue suivait le directeur comme son ombre, si le directeur attendait, le maître des potions attendait derrière lui.

« Brave toutou... Bon je vais aller m'entrainer un peu... Il faut aussi que j'explore la bibliothèque des Black, il pourrait y avoir des livres intéressants. Mais avant cela, il faut que je parle à... »

- T'aurais pu nous prévenir !

Harry sortit brusquement de ses pensées. Devant lui se tenaient Ron et Hermione et le cadet des Weasley semblait assez... remonté.

- Pardon ?

- Tu aurais pu nous dire comment tu avais fait pour rentrer dans l'Ordre ! Mais non, nous ne le méritons pas hein ? Nous ne sommes pas assez célèbre pour ça hein ?

Harry, qui avait été abasourdi et étonné au début de la tirade du rouquin, sentit vite la colère s'emparer de lui et cracha, les dents serrés :

- Tu veux ma méthode ? Alors écoutes ! Tu te débrouilles pour devenir orphelin, fils unique, et que ta seule famille restante te détestes. Ensuite tu deviens le pire ennemi du maniaque enragé et assoiffé de sang qui a descendu tes proches et tu as peut-être ta chance !

Ron avait subitement pâli suite à la tirade mordante de Harry.

- Le jour où tu comprendras que je donnerai tout pour ne pas être aussi célèbre mais avoir une famille aimante comme la tienne, fais-moi signe !

Avant de disparaître dans les escaliers, Harry se retourna vers Hermione :

- Si tu me cherches, je serai dans la bibliothèque des Black en fin d'après-midi.

Le garçon vit clairement le froncement de sourcil d'Hermione, il se doutait bien que cela devait avoir un rapport avec le type d'ouvrage contenu dans la bibliothèque familiale, mais contrairement à ce qu'il pensait, elle ne fit que demander :

- Et où seras-tu en attendant ?

- Dans la chambre de Sirius... J'en ai besoin...

- Oh ! Très bien...

Et cela était la vérité, il allait dans la chambre de Sirius. Mais contrairement à ce que pensait Hermione, il n'en avait pas besoin pour se recueillir mais pour être tranquille. En fermant la porte, Harry prit soin de poser le livre qu'il tenait sur la table de droite. Son ouverture ne releva que des pages blanches. Harry sourit légèrement et baissa ses boucliers d'Occlumancie.

- Bonjour Allistair...

L'encre suinta alors des pages devant lui, se regroupant, s'allongeant pour former des phrases :

- Bonjour jeune maître Harry.

- Je vois que tu ne veux toujours pas juste m'appeler Harry.

- Vous êtes celui qui m'utilise, vous êtes mon maître. Vos boucliers ont l'air puissant, c'est du beau travail.

- C'est à toi que je le dois, Allistair.

- En effet.

- J'aimerai que tu m'aides à continuer mon apprentissage.

- Vous voulez apprendre la Legilimancie, jeune maître. Cette phrase n'était pas une question.

- Exact, ça peut m'être utile dans un combat.

- Votre esprit est rivé sur le combat...

- Car c'est la destination de ma vie. Je le sais maintenant, je ne m'en étais jamais rendu compte, mais c'est ainsi, le combat m'attend pour décider de ma vie. Et je prends ma vie en main.

- Si tel est votre choix jeune maître, commençons. Comme vous le savez, la Légilimancie est l'art de pénétrer les esprits. Il faut pour cela être avant tout un Occlumens accompli, et ce afin de pouvoir détecter les esprits.

- Détecter les esprits ?

- Oui... Selon votre façon de penser, cela se rapproche plus d'une radio. Les esprits sont les fréquences et votre habilité à l'Occlumancie, l'antenne. Vous avez plusieurs fréquences qui vous entourent mais vous n'en choisissez qu'une seule.

- Je vois.

- Une fois que vous avez détecté l'esprit d'autrui, vous devez vous connecter mentalement à celui-ci. C'est là la partie la plus dure, car il faut créer un lien immatériel et unique.

- C'est cela que font les personnes avec un sort ou un regard ?

- Oui. Il existe plusieurs façon de créer un lien mental. Je vais tâcher de vous les résumer du plus simple au plus difficile. Le plus simple est évidemment d'utiliser l'attaque mentale que vous bloquez avec votre bouclier pour la retourner contre son utilisateur, le lien mental étant déjà créé. Viens en suite le contact grâce à un sort.

- Legilimens.

- Exact, ce professeur Rogue dont vous vous souvenez vous l'a bien montré. Il s'agit là de la façon la plus utilisée par les Legilimens accomplis. Ensuite, un sorcier avec une forte volonté et une forte puissance magique peut se passer du sort et simplement utiliser un contact visuel ou auditif.

- Auditif ?

- Oui, cela ressemble plus à de l'hypnose.

- D'accord. Dumbledore et Voldemort utilisent beaucoup le contact visuel.

- Oui, ce sont tout deux de grands sorciers selon vos souvenirs. Enfin, il existe une dernière technique, le lien ultime. Les Moldus appellent cela de la « télépathie ». Le sorcier est capable de créer un lien sans même avoir la personne près d'elle, il suffit de se concentrer suffisamment sur quelque chose représentant cette personne, une image ou un nom.

- Alors là, c'est balèze.

- En effet, seul mon créateur et Merlin y sont parvenu à ce jour...

- Comment le sais-tu ? Des personnes y arrivant ne t'ont peut-être pas utilisé.

- Mon créateur à fait en sorte que je puisse ressentir toutes ces personnes.

- Je vois.

- Bien... Nous commencerons l'entrainement plus tard, votre esprit est plein d'information aujourd'hui. Tâchez de méditer ce que nous avons dit, jeune maître Harry.

- Attends Allistair, je me sens b...

- A demain, mon jeune maître.

Harry ferma le livre en soupirant, Allistair était vraiment la personne la plus têtue qu'il connaissait.

Il rangea soigneusement le livre dans la commode de Sirius, en veillant bien à ce qu'il ne soit pas visible. Son trajet jusqu'à la bibliothèque des Black se fit rapidement et dans le silence, le garçon ressassant toujours les « paroles » du livre. Il fallait qu'il deviennent un Legilimens aussi fort que Dumbledore ou Voldemort. Harry se sentait un peu prétentieux de penser cela, après tout il n'était qu'un gamin... mais un gamin qui avait une armée et une prophétie aux fesses... Cela changeait la donne, non ?

La bibliothèque des Black portait bien son nom, noire. Ambiance noire, livres noirs, et évidemment Magie Noire. En parcourant le rayon le plus proche de lui, Harry put lire des titres d'ouvrages comme : « Grandeur et Décadence de la Magie Noire », « Comment faire obéir et faire apprendre sa place à un Elfe de Maison », « Les meilleurs sortilèges pour bien éduquer ses enfants, la noblesse des Sang Purs » ou encore « Appliquer correctement les Sorts de Pourdlard sur les moldus, année par année ». En bref, des livres très... noirs. Harry rechercha un livre susceptible de l'aider à travers les rayonnages en essayant de faire abstraction de certains titres (« Faire passer l'intérieur à l'extérieur, application sur un être vivant. » était l'un de ceux qu'il n'arrivait pas à oublier). Soudain, sa main se figea, il sortit délicatement un livre, le titre était des plus explicites : « Une Vengeance ? Une envie ? Les bases de la Vraie Magie ». Exactement ce qu'il fallait au Survivant !

Alors qu'il allait commencer à parcourir le sommaire, une voix l'interrompit :

- La Magie Noire est très pernicieuse, Harry...

- Vous arrivez plus tôt que je ne le pensais, monsieur... répondit Harry sans relever la tête.

- La jeune Miss Granger s'inquiète à ton sujet.

- C'est possible, mais j'aimerai qu'elle m'en parle si elle a un problème avec mes actes. Enfin... Je suppose que je devrais lui en parler... soupira-t-il en refermant le livre.

- Je comprend ses intentions, la Magie Noire est très dangereuse comme je te l'ai dit.

- Possible... Mais je ne tuerais pas Voldemort avec un Expelliarmus ou un Rictusempra...

- Il y a d'autres manières que la Magie Noire.

- Ah oui ? Lesquelles ?

- L'amour, Harry, l'amour.

- Ne me faîtes pas rire. L'amour est un sentiment pur comme vous le dites souvent. Cela n'entrainera jamais quelque chose d'aussi néfaste que la mort.

- En es-tu sûr ?

- Le sacrifice de ma mère, par amour pour moi, n'a pas tué Voldemort. Il l'a juste rendu inoffensif un temps.

- Dans ce cas...

Harry regarda Dumbledore porter sa main jusqu'à sa poche et se tendit. Après tout, il venait d'imposer une décision difficile à l'Ordre et au chef du camp de la Lumière, et de dire à ce chef qu'il allait apprendre à se servir des Ténèbres. Et Dumbledore n'avait pas hésiter à le Stupéficier pour un anniversaire, alors là avec la Magie Noire...

Mais Dumbledore n'essayerait pas quelque chose contre lui, alors que Voldemort n'était toujours pas hors course...

N'est-ce pas ? ...


Voila j'espère que ce chapitre vous aura plus ! (Et que le festival de la grillade de Swagher attendra le chapitre prochain)

Je tiens encore à remercier tout ceux qui me soutiennent, ça fait chaud au coeur ;)

Prochainement : De l'entrainement, de l'entrainement, et un tout petit peu d'entrainement. (Je vous rassure il y aura aussi le départ pour Poudlard ;) )

Et devinez comment s'appelle le chapitre suivant : Mot d'ordre : Entrainement !