Epilogue
Ils ne s'endormirent que tard dans la nuit. Lorsqu'Harold se réveilla le lendemain matin, la place à côté de lui était déjà froide, une lettre se trouvait sur l'oreiller. Après un instant d'hésitation, il ouvrit la lettre.
Cher Harold,
Lorsque tu liras cette lettre, je ne serais plus là. Je te regarde dormir et plus je le fais moins j'ai envie de te quitter. Je le fais cependant car ça m'est nécessaire. Je ne te dis pas adieu mais au revoir Harold, quelque soit mon choix.
John
Le message était clair et concis à l'image de John, il lui laissait de l''espoir là où il y a deux semaines, il n'en avait aucun. Vers 11 heures, il dut se résoudre à contrecœur à quitter Rome. Il savait pertinemment que John ne reviendrait pas à l'hôtel.
Le jet privé l'attendait sur la piste d'un petit aérodrome non loin de la capitale. En pénétrant à bord, il était tellement perdu dans ses pensées qu'il ne réalisa pas immédiatement que sur l'un des sièges passagers se trouvait une chose incongrue.
Il mit quelques instants à s'apercevoir que l'objet en question était une housse de costume, il s'approcha lentement craignant et espérant ce que celle-ci contenait.
« Gianni n'était pas certain de pouvoir me les avoir pour aujourd'hui, dit la voix de John derrière lui.
Tu veux dire que…
Oui, l'homme au costume est de retour. Je suis de retour pour de bon, murmura-t-il à son oreille après l'avoir enserré dans ses bras.
Depuis le début, tu avais l'intention de revenir, réalisa Harold plusieurs minutes après le décollage.
Je voulais tenter le coup voir s'il y avait une chance même infime pour que nous puissions tous les deux être un couple.
Et tu en as eu pour ton argent ? demanda Harold se rapprochant.
Et bien, je réserve encore mon jugement mais je compte bien poursuivre mes investigations, dit John en prenant possession des lèvres de son compagnon. »
Il y aurait encore d'autres défis à relever pour eux et de nombreux obstacles mais quoiqu'il se passe il leur resterait toujours l'Italie. Ce moment coupé du monde était une parenthèse enchantée qu'ils garderaient précieusement dans leurs esprits.
FIN
