Ohayo! Désolée du retard! Enfin un jour ce n'est pas la mort, si?

Bon je préviens tout de suite que des choses peuvent devenir choquantes dans ce chapitre. Je ne préciserai pas lesquelles sinon ça gâcherait l'effet de surprise (ou pas) mais en même temps quand on voit écrit "Romance/Humor" avec "Lavi & Kanda" faut pas s'attendre à ce que Lenalee s'habille en soubrette. ^^ Donc personnes sensibles s'abstenir, je vous aurais prévenues !


La guérison de Kanda,

ou quand une certaine personne vous fait boire une certaine potion,

mieux vaut se méfier des effets secondaires...

Kanda sursauta en ouvrant les yeux. La lumière du jour l'éblouit et il dut cligner plusieurs fois des paupières pour s'y habituer. Une silhouette floue se tenait à son chevet. Il mit sa main devant son visage pour tenter d'atténuer la luminosité ambiante. Dès qu'elle le vit bouger, l'ombre s'exclama :

« Kanda !

- Lenalee ? demanda ce dernier d'une voix hachée.

- Oui. Comment te sens-tu ce matin ?

- Je suis vraiment obligé de répondre ? dit-il avec une grimace.

- Tu nous as fait très peur hier ! Enfin, si tu me parles comme ça, c'est que tu vas mieux.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Et bien... hésita Lenalee en se tordant les doigts. Hier, nous avons mélangé l'antidote au thé que tu as bu avec les nouvelles (il avait été convenu que le fait que Lavi et Allen se soient travestis pour ce faire devait rester secret). Mais il semble qu'il y ait eu un rejet, le poison de l'Akuma contre le remède et... et... se mit-elle à sangloter.

- J'ai failli crever. »

La jeune fille hocha la tête. Le japonais poussa un long soupir mi-fatigué, mi-excédé : il ne savait qui, de Komui ou du Comte Millénaire, il détestait le plus. Décidant qu'il avait passé suffisamment de temps allongé, il tenta de se relever. Son dos lui faisait atrocement mal, pourtant il se redressa complètement et s'assit dans le lit.

« Qu'est-ce que tu fais ?! s'horrifia sa compagne quand il voulut mettre pied à terre.

- Je retourne dans ma chambre.

- L'infirmière a dit que tu devais te reposer.

- Je peux aussi bien le faire dans ma chambre.

- Mais...

- Lenalee, j'ai le corps meurtris et je pue la sueur. Alors personne au monde ne m'empêchera d'aller prendre une douche bien chaude.

- Pas avant que je ne vous aie examiné. déclara une voix menaçante. »

Kanda et Lenalee sursautèrent en se tournant vers sa source. L'infirmière en chef ! Le japonais grinça des dents : pourquoi fallait-il que ça tombe tout le temps sur lui ?! Cette diablesse était aussi sadique que Komui, si ce n'est plus (oui, oui on a du mal à y croire mais c'est possible ^^). Mais Komui, lui, avait peur de Kanda. Ce qui n'était pas le cas de l'autre folle.

Heureusement pour lui, l'examen fut rapide : après avoir tiré comme une forcenée pour retirer les bandages entourant son torse (la garce, il était sûr qu'elle l'avait fait exprès!), et constaté que la blessure s'était proprement refermée, l'infirmière en chef le laissa partir. Non sans avoir oublier de lui donner une grande claque dans le dos et, après avoir entendu son grognement de douleur, lui avoir interdit tout exercice physique trop rude durant les deux prochains jours.

Ce fut donc en grommelant des injures toutes plus fleuries les unes que les autres, qu'il alla prendre une douche. L'eau chaude lava son corps de toute la tension accumulée et le laissa complètement détendu. Il s'occupa de ses cheveux avec soin et entreprit de se brosser les dents afin d'ôter cet immonde goût de bile et de sang. Son reflet dans le miroir lui arracha un sourire prédateur : un visage aux traits fins, encadré par une cascade de cheveux bleu marine. Avait-il toujours été aussi beau ?

Il fut ravi de constater que son armoire regorgeait de vêtements tous plus beaux les uns que les autres. Arrêtant son choix sur un pantalon noir coupé droit et un pull blanc qui mettait en valeur sa chevelure bleue, le jeune homme prit encore quelques instants pour s'admirer.

Il se dirigea ensuite d'un pas assuré jusqu'à la cantine qui se remplissait à vue d'œil. Lorsqu'il entra dans l'immense salle, tous les regards se tournèrent vers lui. Kanda était déjà impressionnant en temps normal, mais il dégageait une telle aura de puissance contenue, mariée à une douce prestance, qu'on ne pouvait détourner les yeux de lui. Un petit sourire supérieur étira ses lèvres pâles quand soudain.

« Mon ptit Yû ! »

Le général Tiedoll se jeta sur lui pour le serrer dans ses bras. Puis, avisant Lavi qui leur faisait de grands signes de la main, il l'entraîna si vite que le pauvre kendoka eut à peine le temps de comprendre ce qu'il lui arrivait qu'il était déjà à leur table, assis sur les genoux du vieil homme.

« Mon pauvre enfant, j'ai appris ce qui t'était arrivé ! se lamenta Tiedoll en le serrant encore plus fort. Mais ne t'en fais pas, papa est là maintenant.

- Lâchez...moi. haleta Kanda en essayant de s'extraire des bras de son mentor.

- Général ! le réprimanda gentiment Lenalee. Vous allez lui faire mal !

- Oups ! Désolé ! C'est que je l'aime tellement ce petit bout de chou que je n'ai pas pu m'en empêcher !

- « Ce petit bout de chou ? » releva Allen avec un sourire jusqu'aux oreilles.

- La ferme Moyashi !

- Alors, je peux t'appeler « mon ptit Yû ? » le taquina Lavi avant d'exploser de rire devant la mine rebelle du japonais.

- Arrêtez de rire ! Baka usagi ! Moyashi ! »

Mais les deux compères n'en pouvaient plus, se soutenant mutuellement pour ne pas rouler sous la table tellement ils riaient. Kanda émit un petit « tch » agacé en détournant la tête.

« Il fait ça depuis qu'il est tout petit. confia Tiedoll en désignant la mine boudeuse de son élève.

- C'est vrai ?

- Oui, le même « tch » agacé et la même façon de détourner la tête, exactement comme à cette époque. assura le vieil homme. Il était déjà adorable à cet âge.

- Mo ! se plaignit Kanda. Quand arrêterez-vous de me traiter comme un gamin ? »

Il se mit à califourchon sur les genoux de Tiedoll et passa ses bras autour de son cou.

« Je ne suis plus un enfant. murmura-t-il d'une voix sensuelle. Il serait peut-être temps que vous vous en rendiez compte. »

Sur ce, il déposa ses lèvres sur celles de son mentor, qui se raidit instantanément. Le rire d'Allen et de Lavi s'étrangla dans leur gorge, tandis que Lenalee prenait une jolie couleur tomate.

Le temps suspendit son cours le temps d'un baiser.

Enfin, Kanda se détacha de Tiedoll et partit chercher à manger de sa démarche envoûtante.

oOoOo

Komui faisait un délicieux rêve : Lenalee avait eu deux magnifiques jumelles aussi mignonnes qu'elle à leur âge. La jeune maman rayonnait de bonheur et son grand-frère ne se lassait pas de voir leurs visages souriants. Il menait une vie heureuse tous les cinq : Lenalee, les jumelles, lui et... ce crétin de père. Et oui, il y avait un mari, mari que le chinois prenait plaisir à torturer tous les jours (bah quoi ? même s'il était heureux d'être tonton, ce sale mâle en rut avait osé poser ses mains sur sa douce Lenalee). Bref, le bonheur était complet lorsque soudain, un violent BANG ! le tira de sa rêverie.

Il se redressa d'un coup, essuyant rapidement la bave qui avait coulé sur sa joue. Lavi, Allen, Lenalee et Tiedoll se tenaient sur le pas de la porte, traînant derrière eux un Kanda qui n'arrêtait pas de coller le général. Ce fut donc avec un regard perplexe qu'il demanda :

« Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?

- Votre... votre... haleta le rouquin à bout de souffle.

- Ah non, c'est pas moi cette fois ! se défendit immédiatement Komui. Mon dernier Komulin est

ab-so-lu-ment parfait et sans défaut, et il n'a encore rien détruit.

- Ni-san, qu'est-ce que tu avais mis dans l'antidote ?

- Je sais plus exactement. répondit le Grand Intendant en se grattant le front d'un doigt.

- Et, tu avais fait des tests pour être sûr qu'il fonctionnait ?

- Heu... oui oui ! Pourquoi, c'est important ?

- PARCE QUE VOTRE SALOPERIE A EU DES EFFETS INDESIRABLES ! s'écrièrent Allen et Lavi, soudain plus du tout hors d'haleine.

- Ah bon ?

- Mais regardez-le bon sang ! s'excita l'adolescent albinos en désignant Kanda qui serrait le bras de Tiedoll. »

Avisant qu'il était le centre d'attention, Kanda leur offrit un large sourire qui plissa ses yeux, tout en resserrant son étreinte sur le bras du pauvre général. Au moment où ce dernier voulut l'écarter, le kendoka en profita pour se coller contre son torse.

« Hmm... effectivement. fit Komui d'un air gêné. Kanda, veux-tu bien venir me voir un instant, s'il-te-plaît ?

- Non.

- Quoi ? glapit le Grand Intendant d'une toute petite voix.

- Je veux rester avec Papa !

- Mon ptit Yû ! pleura de joie l'heureux père en le serrant dans ses bras, pour le plus grand plaisir de son ''fils''.

- Général ! Ne l'encouragez-pas !

- Ah euh oui. se reprit Tiedoll. C'est que j'ai tellement l'habitude qu'il me rejette que j'en profite un peu ! Mon ptit Yû, va donc voir Komui. »

Le « ptit Yû » s'exécuta. Après une rapide analyse sanguine (et oui, quand Komui décide de faire son travail, c'est un génie), le diagnostique tomba, rassurant et effrayant à la fois.

« Hmr... fit le chinois en se raclant la gorge. Je pense qu'effectivement, le rejet qui s'est produit hier à produit l'effet inverse du poison.

- Ça vous ennuierait de parler normalement ? demanda Lavi d'un ton sec.

- Ça signifie que Kanda produit toujours une énorme quantité de testostérone mais qu'au lieu de diriger son charme vers les femmes, il s'en prend plutôt... aux hommes.

- QUOI ?!

- C'est de votre faute ! Espèce d'apprenti sorcier !

- Ni-san !

- Abruti !

- Mais euh ! T_T Vous êtes méchants !

- Et qu'est-ce qu'on va faire si la contamination reprend ?!

- Rassurez-vous. tenta de les calmer l'homme acculé. Je n'ai trouvé aucune trace d'aphrodisiaque dans sa salive.

- Encore heureux ! Maintenant j'aimerai bien savoir comment vous comptez réparer votre bourde.

- Je ne peux rien.

- Pardon ? demanda Allen d'une voix dangereusement douce.

- Le mieux à faire est d'attendre que ça lui passe. De plus.. mais que ?! »

Kanda venait de s'approcher de Komui et de lui piquer son béret, qu'il faisait tourner au bout de son doigt tendu. Le Grand Intendant chercha à le récupérer, mais le jeune homme le faisait voltiger d'une main à l'autre, s'amusant manifestement beaucoup de son petit gag.

« Rends-le moi ! pleurnicha le chinois en se pendant à son bras levé. »

Le japonais émit un petit rire amusé et s'appuya contre le bureau de son vis-à-vis. Sa main gauche vint se placer dans le dos de Komui et, d'un geste vif, le rapprocha de son corps svelte. Le pauvre Intendant ne put que rougir en détournant les yeux.

« Si tu le veux vraiment, t'as qu'à venir le chercher. le nargua Kanda en posant son trophée sur sa tête.

- Mais euh T_T...

- Kanda. le réprimanda Lenalee. Rends-lui.

- Pff. souffla celui-ci en posant le béret sur la tête d'un Komui larmoyant. Nous nous reverrons. ajouta-t-il en embrassant ses yeux pleins de larmes. »

Puis, sans autres formalités, Kanda sortit.

« On a un gros problème. nota Lavi.

- Je vois pas pourquoi. Y'a qu'à frapper ce Bakanda dès qu'il s'approche trop près.

- Tu ne comprends pas. soupira Bookman junior. Il adapte sa technique à sa future proie. C'est un chasseur et un dragueur hors pair, meilleur que moi.

- En même temps, ce n'est pas difficile.

- Tu as dit quelque chose ? ricana Lavi en lui pinçant la joue. Dois-je te rappeler qui m'a honteusement abandonné la dernière fois ?

- Aïe... Lavi... T_T »

oOoOo

Tiky rentra dans l'Arche, mort de rire. Plusieurs Akumas lui jetèrent des regards où la surprise le disputait à l'inquiétude : ils avaient déjà vu le Noah sourire sadiquement, arboré un sourire rusé, ou celui du chat venant d'avaler la souris... mais jamais, au grand jamais ! ils ne l'avaient vu rire aux éclats, les larmes aux yeux en se tenant le ventre. Dès que la porte de sa chambre fut claquée, il explosa de rire, roulant au sol.

Informé par des Akumas que Tiky avait certainement était empoisonné pour pousser de pareils cris, le Comte se précipita dans sa chambre. Et effectivement, le Noah était pris de convulsions dues à un fort accès d'hilarité qui ne semblait pas vouloir passer.

« Mais enfin Tiky, que se passe-t-il donc ?

- Ah ah ah ah ah ! Je... il... ah ah ah ah ah ah !

- Qu'as-tu vu ? le pressa le Comte Millénaire.

- Ils... ouh ouh ouh... ils ont créé un... ouh ouh... une sorte d'antidote. Mais... mais... ah ah ah ah ah ah ! »

Il fallut dix minutes supplémentaires pour que Tiky parvienne à bredouiller une réponse à peu près cohérente. Les dix minutes les plus éprouvantes de la longue looongue vie du Comte.

« L'antidote... a... des effets... se... se... ouh ouh ouh !

- Secondaires ?

- Ou... oui... Et... et... ouh ouh ouh ouh !

- Vas-tu parler bon sang ou je te jure que tu vas recevoir une punition des plus salées ! explosa le Comte à bout de nerfs.

- Il passe son temps à courir après tous les garçons de la Congrégation ! Mwaha ah ah ah ah ah ah ! »

Ce fut la dernière chose que put arracher le Comte Millénaire au Noé du plaisir avant que celui-ci ne soit secoué par un immense éclat de rire.

oOoOo

Lavi s'ennuyait ferme. Le vieux panda l'avait coincé dans la grande bibliothèque avec une tonne de bouquins à lire, le menaçant de les lui faire tous recopier s'il ne les mémorisait pas avant demain. Tâche simple à première vue pour un futur bookman. Le problème, c'était qu'il n'avait pas du tout envie de travailler ! Il aurait préféré suivre Yû dans ses conquêtes amoureuses pour pouvoir se moquer de ses victimes.

Il souffla bruyamment en se balançant sur sa chaise. Tout à coup, une ombre vint couvrir son visage.

« Qu'est-ce que tu as à soupirer ? »

Lavi sursauta et tomba à la renverse, s'attirant un rire moqueur de Kanda. Prudent, il s'éloigna légèrement, de peur d'être la cible des ardeurs du kendoka. Son petit manège n'échappa pas à son ami.

« Tu peux t'éloigner autant que tu veux. De toute manière, tu n'es pas mon style. le provoqua-t-il.

- Ah ouais ? répondit le rouquin, un brin vexé. Aux dernières nouvelles, tu sautais sur tout ce qui bougeait.

- Et bien figure-toi que je ne fais pas dans la zoophilie, sale lapin. »

Lavi serra les poings, furieux. Comment osait-il le traité ainsi alors qu'il l'avait embrassé ?! D'ailleurs, pourquoi cela le mettait-il en colère ?

« Désolé de ne pas être à ton goût. grinça-t-il. »

Kanda eut un sourire, si fugace, qu'il douta même l'avoir jamais aperçu.

« Qu'est-ce que tu faisais ? demanda le japonais.

- Je travaillais. Jusqu'à ce que tu arrives...

- Vraiment ? dit Kanda en lui jetant un regard dubitatif.

- Ouais. grogna Lavi en se rasseyant. Alors si tu veux bien me laisser...

- Ça te dirait de t'échapper ?

- Quoi ?

- T'es sourd, baka usagi ? Tu veux vraiment rester assis toute la journée, le nez dans ces vieux bouquins miteux ?

- Je... hésita Lavi. »

Kanda haussa un sourcil parfaitement épilé en croisant les bras, comme pour le mettre au défi de nier ses propos. Pour la deuxième fois de la journée, l'exorciste roux poussa un profond soupir. Depuis quand Yû était-il aussi perspicace ?

« Le vieux panda va me tuer. affirma-t-il en se grattant l'arrière du crâne. »

Pourtant, cela ne l'empêcha pas de rejoindre sa chambre en cati mini, pour enfiler des habits de civils. Lorsqu'il vit Yû arriver, il ressentit un curieux pincement au cœur. Le jeune homme portait un jean par-dessus ses bottes et une chemise blanche qu'il avait omis de boutonner en haut et en bas. On pouvait ainsi voir le creux de ses clavicules et un bout de son ventre musclé apparaissait juste au-dessus de la ceinture. Ses longs cheveux marine battaient ses flancs au rythme de son pas félin.

Il était incroyablement sexy. Et il le savait.

Les deux amis descendirent donc en ville, se promenant dans les rues bondées. C'était jour de marché et ils déambulèrent entre les échoppes des commerçants, s'émerveillant devant des animaux exotiques, s'extasiant de l'art des artisans et goûtant les différents mets qui ravirent leurs papilles gustatives. Enfin surtout Lavi, Kanda étant trop fier et coincé pour se laisser aller.

Au bout de deux heures, ils s'effondrèrent dans l'herbe d'un parc, près d'un petit étang. Le rouquin croisa les mains sous sa tête et observa les nuages paresser dans le ciel qui se colorait lentement d'orangé. Il ne pensait pas pouvoir s'amuser autant, surtout avec Yû. Qui aurait pu deviner que le glaçon de la Congrégation pouvait se montrer aussi agréable ?

« J'aimerais que ces instants durent toujours. soupira Lavi en s'étirant.

- Hmm...

- Mais ce n'est pas possible. Dès que je serai rentré, le vieux panda va me passer un savon en me disant de ne plus m'impliquer. Je suis l'héritier des Bookmen, et même si j'ai dit vouloir prendre part à la guerre, je reste un Bookman avant d'être un homme. (il ferma l'œil) Si seulement je pouvais rester Lavi un peu plus longtemps... »

Kanda se redressa et regarda son ami. Il savait le conflit intérieur qui le rongeait : sa soif de connaissance en devenant spectateur de l'histoire opposée au désir nouveau de se battre aux côtés de ses amis. Malgré ses sourires joyeux, ce cruel dilemme continuait de faire rage en lui.

« Lavi... murmura-t-il.

- Bon ! Faut rentrer ! s'exclama celui-ci en se relevant. »

Il s'épousseta pour faire tomber les brins d'herbes piqués dans ses vêtements et jeta un regard interloqué au japonais qui semblait crisper.

« Heu... Yû ? hésita-t-il. »

À peine eut-il fini sa phrase qu'il reçut un coup de poing en pleine face. Déséquilibré et sonné, il atterrit assez peu gracieusement sur les fesses... dans l'eau.

« Mais qu'est-ce qui te prend ?! ragea un Bookman junior aux fesses mouillées.

- Et toi ? s'exclama Kanda. Tu es toujours tellement exaspérant, riant de tout et te moquant des menaces que l'on peut te faire ! Pourtant tu laisserais quelqu'un d'autre te dicter ta conduite ? Cela ne ressemble pas au Lavi que je connais.

- Ça t'es facile de me dire ça ! Tu n'as aucune contrainte !

- Chacun a son fardeau à porter. Cependant, à la différence de toi, moi je l'ai accepté et ainsi libéré. Je peux maintenant avancé sur la voie que j'ai choisi sans regret. »

Kanda lui offrit un sourire carnassier, rayonnant d'une aura sereine et sûre de lui.

« Cette guerre n'est commune à aucune autre. Il ne tient donc qu'à toi de devenir un Bookman exceptionnel. »

Ses mots touchèrent Lavi en plein cœur. Il resta quelques minutes à contempler Kanda, puis un sourire étira ses lèvres minces.

* C'est vrai. pensa-t-il. Je veux tout savoir, tout... même cette chose qui m'ait interdite.*

De fait, quand Kanda tendit sa main pour l'aider à se relever, il la saisit s'en hésiter. Ils échangèrent un bref regard avant que Lavi ne tire son ami dans l'eau avec lui. Il explosa de rire devant la mine courroucée du kendoka et reçut presque aussitôt une giclée d'eau dans la tronche. Ah, s'il voulait jouer à ça !

Une demi-heure plus tard, les deux amis rentrèrent complètement trempés à la Congrégation, épuisés mais souriant.

« Yû...

- Hmmm ?

- Pourquoi tu ne râles plus quand je t'appelle par ton prénom ?

- Tu es désespérant. soupira-t-il.

- Que... »

À ce moment précis, une forme sombre bondit sur Lavi et lui asséna un triple panda-kick.

« Où étais-tu abruti d'élève ! lui hurla Bookman dans les oreilles.

- Euh...

- Pas la peine de chercher une excuse ! Tu vas me faire une copie de tous les livres que je t'avais demandé de lire !

- Tous les cinquante ! s'étrangla le rouquin.

- Et en triple exemplaire pour la peine !

- Mais c'est pas ma faute ! pleurnicha le pauvre condamné. C'est Yû qui...

- PAPA ! s'exclama ce dernier en s'élançant vers son mentor.

- Mon ptit Yû ! s'écria le général en ouvrant les bras. »

Kanda s'y jeta et se pendit à son cou pour déposer ses lèvres sur les siennes en un chaste baiser. Le général l'écarta de lui, l'air faussement contrarié.

« Mon ptit Yû, je t'ai déjà dit de ne pas m'embrasser sur la bouche !

- Mais je t'aime papa !

- Moi aussi je t'aime.

- Non, moi je t'aime vraiment. »

Lavi eut un pincement au cœur en entendant ces mots. Depuis quand Yû acceptait-il les effusions affectives de son « paternel » ? Ah oui ! Depuis qu'il lui avait fait boire cette saloperie de potion. En repensant aux lèvres du kendoka sur les siennes, Lavi se frotta vivement la tête, comme pour chasser cette vision qui déclenchait en lui de curieux frissons. Des frissons d'horreur, hein ! Oui ! Ça ne pouvait être que ça ! Mais est-ce que les frissons pouvaient être provoqués par une vague de chaleur ?

Son grand-père coupa court à ses réflexions en lui saisissant l'oreille d'une poigne d'acier. Il le tira sans ménagement derrière lui, malgré ses jérémiades plaintives.

oOoOo

Une semaine que le poison d'Akuma avait quitté l'organisme de Kanda. Une semaine que Komui était assaillit par les plaintes de ses collègues masculins harcelés par Kanda, et lui-même confrontés aux avances du-dit fauteur de troubles. Enfin bref, le Comte Millénaire avait semé un beau bordel et Komui n'avait pas arranger les choses. Le seul côté positif dans cette histoire, c'était que les exorcistes et traqueurs se tuaient à la tâche. En effet, fuyant la Maison où rôdait le terrible (et bien trop sexy) Kanda, ils se démenaient dans chacun de leur combat, de sorte que la recherche des fragments d'Innocence progressait de manière inattendue.

Lavi, quand à lui, ne s'était jamais autant amusé de sa vie. Il passait le plus clair de son temps à conspirer avec Yû et à rire avec lui (comme quoi, tout peut arriver). Voyez-vous, le rouquin trouvait fort drôle de jouer les entremetteurs entre lui et ses futures conquêtes/victimes (selon le point de vue). Bookman avait bien tenté d'arracher Lavi à ses gamineries puériles afin de le ramener vers des occupations « bien plus dignes d'un héritier des Bookmen », mais le pauvre vieux panda s'était retrouvé confronté à un Kanda un peu trop câlin à son goût. Depuis, il grinçait des dents sans pouvoir rien faire, une grosse veine palpitant dangereusement sur son front à chaque fois qu'il voyait le sourire victorieux de son élève.

À la cantine justement, Lavi relatait à ses amis la nouvelle victime qu'il avait réussis à piéger.

« Vous auriez vu sa tête ! rigola-t-il.

- Ce n'est pas très gentil Lavi. le sermonna Lenalee, modèle de vertu et de droiture.

- Il n'y a pas de mal, Lenalee ! s'esclaffa Allen.

- On verra bien la tête que tu feras lorsque ça t'arrivera.

- Yû ! appela soudain Lavi en agitant la main en direction de son ami. »

Comme d'habitude, le japonais était stupéfiant : vêtu d' une chemise blanche et d'un veston noir sans manche, il avait enfilé ses bottes par-dessus un pantalon, noir également. Un ruban bleu marine rappelait sa magnifique chevelure de soie relevée en une haute queue de cheval.

Il s'assit sans hésiter à côté de ses compagnons, sans pour autant participer à leur conversation.

« Ah ! La nourriture de Jerry est vraiment la meilleure ! soupira Allen après avoir vider son énième assiette et en tendant une main avide vers un gros gâteau à la crème, qu'il entreprit d'engloutir aussi rapidement que le reste.

- Fait voir. »

Les baguettes de Kanda fusèrent vers l'énorme dessert et en prélevèrent une petite portion. Lenalee, Krory, Marie, Lavi et Allen regardèrent effarés la crème disparaître dans la bouche sensuelle du jeune homme. Il prit le temps d'apprécier sa bouchée avant de déclarer :

« Mouais, pas mauvais.

- Qu... qu... bégaya le blandinet, outré qu'on ose lui piquer une miette de son précieux repas. Qu'est-ce que tu crois faire Bakanda ?!

- Pas la peine de t'énerver Moyashi.

- Tu te fous de moi ?! hurla Allen en le saisissant par le col. Pourquoi tu bouffes pas tes sobas merdiques au lieu de m'embêter ?!

- La bouffe est vraiment un sujet sensible, Moyashi. ~

- Je t'ai déjà dit que je m'appelle Al... »

Le reste de sa tirade se coinça dans sa gorge. En effet, une langue rose venait de lécher son nez. Il lâcha Kanda et recula, tout rouge.

« Tu en avais sur le bout du nez. sourit le japonais.

- Ba... Bakanda !

- Allen... murmura-t-il d'une voix grave et envoûtante, tout en passant une main derrière son cou blanc. Tu en as juste ici, au coin de la bouche. »

Avec un cri horrifié, l'adolescent s'enfuit en courant, laissant derrière lui les vestiges de son dessert.

« Ah ah ah ah ah ! explosa Lavi en se tenant le ventre.

- Je lui avais bien dit qu'il n'apprécierait pas quand ça lui tomberait dessus. fit Lenalee, lasse que personne ne l'écoute.

- Bien joué Yû ! le félicita Lavi en lui donnant une tape sur l'épaule. Prochaine cible...

- Urusai, baka usagi.

- Bah ? Qu'est-ce qui t'arrive ? s'étonna Bookman junior.

- Tch... siffla Kanda en s'éloignant d'un pas rageur. »

Lavi adressa un regard perplexe à ses amis, qui lui répondirent par des haussements d'épaules ou des signes de têtes négatifs. Il s'empressa de se lancer à la poursuite de son ami qu'il rejoignit bien vite. Il marcha (ou plutôt courut) un instant à ses côtés en silence avant de briser la glace.

« Où est-ce que tu vas ? »

Pas de réponse.

« Tu vas retrouver Tiedoll ? »

Silence.

« Tu m'écoutes Yû ?

- Tais-toi.

- J'ai compris ! s'exclama Lavi en tapant du poing dans sa main. Tu réfléchis déjà à un plan d'attaque. Ah ! Que dirais-tu de...

- Pourquoi est-ce que tu viens toujours me parler d'autres mecs ? s'énerva tout d'un coup le kendoka.

- Mais... je comprends rien à ce que tu me chantes Yû !

- Tch ! »

Kanda le tira soudain dans un passage sombre et le plaqua violemment au mur. Il approcha lentement son visage du sien. Lavi se raidit, totalement paniqué. Ils étaient deux hommes, ce n'était donc pas normal. Il ne voulait pas de ce baiser. Non ? Alors pourquoi cette vague de chaleur qui envahissait peu à peu son corps, le laissant tremblant ? Pourquoi les mains du kendoka lui brûlaient-elles la peau ? Pourquoi se savait-il incapable de se dégager de la poigne de son ami ?

La réponse fusa dans son esprit. Toutefois, il la refoula, pas certain d'être prêt à l'accepter. Il ferma les yeux, attendant avec un mélange d'appréhension et d'impatience la rencontre de leurs lèvres.

Il ne sentit qu'un souffle léger qui se déplaça jusqu'à son oreille pour lui murmurer.

« Arrête de parler des autres, arrête de jouer les entremetteurs, ne regarde que moi. »

Il sentit une main froide glisser un morceau de papier dans la ceinture de son pantalon.

« Viens me voir. supplia presque Kanda en se retirant. »

Lavi le regarda partir d'un pas preste, les joues et les oreilles en feu. De curieux papillons s'étaient logés dans son bas-ventre, là où leur peau s'étaient rencontrées. Il déplia le mot sur lequel étaient inscrits une heure et un lieu. La question était de savoir s'il aurait le courage de s'y rendre.

oOoOo

Lavi tournait en rond dans sa chambre comme un lion en cage. L'heure approchait et il ne savait toujours pas s'il devait ou non aller au rendez-vous. Avec un grognement énervé, il se jeta sur son lit, le visage enfouit dans son oreiller.

Devait-il y aller pour s'expliquer avec Yû ? Il avait peur que quelque chose se brise entre eux, et qu'ils ne puissent plus rire comme avant. Enfin, dès que les effets de l'antidote se seraient estompés, il ne doutait pas que Kanda redeviendrait le glaçon qu'il était.

Mais si les choses évoluaient entre eux, ne risquait-il pas d'être blessé par le rejet de son ami lorsque celui-ci reviendrait à son état normal ? Ils étaient deux hommes après tout, et seule une belle amitié pouvait être tolérée. Peut-être valait-il mieux étouffer le mal dans l'œuf avant que cet étrange sentiment n'éclose ?

Pourtant, Lavi ne pouvait si résoudre. Ses pensées dérivèrent automatiquement vers Yû. Il avait des traits fins et une longue chevelure soyeuse. Quel effet cela ferait-il de passer ses doigts dans ses longues mèches bleu marine ? Malgré son apparente froideur, ses lèvres étaient chaudes et douces et la caresse de ses mains sur sa peau, si agréable ! Et ses yeux... bien qu'ils vous transperçaient, ils étaient francs, laissant les gens y lire les émotions du japonais.

Lavi ouvrit brusquement les yeux et jeta un coup d'œil à l'horloge : 22 heures ! S'il ne se dépêchait pas il allait arriver en retard ! Cependant, il ne put empêcher l'hésitation de lui broyer l'estomac alors qu'il tournait la poignée. Devait-il y aller ? En avait-il envie ? La réponse s'imposa à lui, démêlant le complexe écheveau de ses sentiments. Oui. Il fallait qu'il le voit parce qu'ils pouvaient mourir demain ou même ce soir. Alors autant quitter ce monde le cœur léger !

oOoOo

Kanda était en train de s'entraîner dans sa salle attitrée lorsque Bookman junior entra. Il ne parut pourtant pas le remarquer tout de suite, ce qui laissa le temps au rouquin d'admirer les mouvements de son vis-à-vis.

Il avait enfilé un pantalon large mais restait pied et torse nus. Son katana décrivait des mouvements fluides et aériens tout autour de lui dans une grâce envoûtante. Ses traits étaient figés dans un masque impénétrable de concentration, curieusement apaisé, tel le danseur qui exécutait des mouvements mille fois répétés. Seules les quelques gouttes de sueur qui coulaient le long de ses pectoraux parfaitement sculptés trahissaient l'effort qu'il fournissait à chaque seconde. Un sourire libidineux se peignit sur les traits de l'archiviste à la vue de ce corps sexy.

Soudain, mu par son sixième sens, Kanda se tourna vers lui et riva son regard acier dans le sien. Le cœur de Lavi rata un battement et il avala avec difficulté.

« Tu es finalement venu. constata simplement Kanda.

- Ou... ouais.

- Pourquoi ?

- Mais c'est toi qui m'as donné rendez-vous !

- Ce n'est pas la vraie raison et tu le sais. répondit le kendoka en secouant la tête de droite à gauche.

- Tu n'as pas à penser pour moi. déclara Lavi en s'approchant de son ami.

- Alors donne-moi ma réponse.

- Je n'en ai pas très envie.

- Il faudra donc que je te fasse le dire. susurra Kanda en lui tournant autour. »

Le roux écarquilla son unique œil en entendant la sensualité qui se dégageait de sa voix. Il n'arrivait pas à se rendre compte qu'il flirtait avec Yû ! Il se prit au jeu.

« Essaye toujours pour voir. »

Avec la vivacité d'un serpent, l'épéiste le frappa au visage. Lavi ne dut qu'à un prodigieux réflexe de ne pas prendre le coup. Ah ! Il voulait la jouer comme ça ! L'héritier des Bookmen frappa à son tour mais Kanda esquiva en effaçant ses épaules, et se déplaça le long de son bras tendu pour lui effleurer la nuque d'une caresse éphémère. Le rouquin en frémit d'expectative.

De son côté, Kanda s'amusait comme un petit fou. Enfin ! Enfin, ce crétin de lapin avait compris ! Même s'il refusait encore de l'admettre... Et pourtant, il voulait faire tomber toutes les barrières, le rendre fou de lui, l'emprisonner dans ses filets... Il le voulait. Lui et personne d'autre.

Kanda virevoltait donc autour de son baka usagi, feintant pour mieux caresser ses cheveux, avant de se mettre hors de portée frôlait ses hanches, puis s'éloignait passait derrière lui afin de longer distraitement de son doigt tendu son échine frissonnante s'approchait jusqu'à humer l'odeur de son cou, avant de reculer.

Il était feu-follet. Envoûtant parce qu'insaisissable.

Puis il décida que c'était assez. Le kendoka passa sous la garde de son adversaire et le renversa sur le sol. Lavi écarquilla son œil de surprise lorsqu'il sentit le souffle chaud du japonais à quelques centimètres de sa bouche. Il ferma les paupières. Cependant, rien ne vint. Il se décida alors à regarder Yû, penché au-dessus de lui.

« Tu n'as pas l'intention de me faciliter la tâche, hein ? comprit le rouquin en souriant.

- Pourquoi es-tu venu ? murmura-t-il d'une voix profonde.

- Yû... répondit Lavi sur le même ton. »

Il se releva légèrement, passa lentement une main derrière la nuque délicate de Kanda et rapprocha son visage du sien pour y déposer un baiser fougueux. Lentement, leurs lèvres se murent l'une contre l'autre, leurs mouvements épousant parfaitement ceux de leurs congénères. Leur contact était aussi merveilleux que dans son souvenir.

À bout de souffle, Lavi fut le premier à rompre cet échange brûlant. Il riva son œil dans ceux métallique de Yû, et fut happé par leur magnétisme. Hypnotisé par ce regard incandescent, il n'opposa aucune résistance quand une langue taquine fit le contour de sa bouche, avant de forcer le passage. La main puissante du japonais s'empara de sa nuque pour le plaquer contre son corps musclé tandis que l'autre descendait doucement le long de sa gorge pour s'infiltrer sous le col de son pull. Il plaça naturellement les siennes dans le dos de son amoureux.

Soudain, Kanda le repoussa.

« Yû. chuchota le rouquin d'une voix caressante en tentant de lui voler un autre baiser.

- Viens. déclara le jeune épéiste en se relevant. »

Il marcha jusqu'à la porte et s'accouda lascivement contre le montant de celle-ci. Il jeta un regard éloquent au rouquin avant de disparaître dans le couloir. Avec un petit sourire entendu, Lavi s'engouffra à sa suite.

À peine eut-il franchit le seuil de sa chambre que Kanda le plaquait brutalement contre la porte pour un nouvel échange passionné. Leurs bras ne cessaient de se serrer l'un contre l'autre et leurs corps de se frôler pour leur plus grand plaisir. Ils basculèrent ensemble sur le lit, Kanda se retrouvant au-dessus de son compagnon.

Son beau visage au-dessus de lui, Lavi sentit une bouffée de chaleur lui monter aux joues. À cet instant Yû murmura son prénom dans un souffle rendu rauque par l'émotion. Alors il se laissa aller. Le japonais fit glisser le pantalon du roux le long de ses hanches, de ses jambes et l'envoya voler à travers la pièce. Lavi aurait pu se sentir honteux ainsi exposé, cependant l'excitation était trop forte pour qu'un détail aussi ridicule ne vienne le perturber. Les douces lèvres de Kanda se firent plus pressantes sur la bouche de son futur amant. Leur baiser gagna en intensité jusqu'à ce qu'il force le barrage de ses lèvres. Sa langue était chaude, son haleine brûlante. Le brasier qui brûlait en eux se faisait de plus en plus important à mesure que leur étreinte se prolongeait. Leur respiration était de plus en plus saccadée à mesure que leur baiser était de plus en plus passionné.

L'esprit du rouquin se vida et son corps agit de lui-même. Ses mains s'infiltrèrent sous la ceinture du pantalon du japonais et commencèrent à le faire glisser de sa taille mais l'impatience du kendoka eut raison du vêtement : il l'ôta prestement et l'envoya rejoindre l'autre pantalon. Yû s'empressa ensuite de laisser ses mains courir de nouveau sur ce corps musclé en-dessous de lui. Leur baiser n'avait pas cessé.

Cependant, sensible au bien-être de son compagnon, Kanda le rompit pour lui. Puis, avec une lenteur exaspérante, il dessina le contour de sa mâchoire du bout de ses lèvres avant de descendre le long de sa gorge. Le borgne ne put réprimer un petit gémissement. Sa cage thoracique était secouée de soubresauts incontrôlables. Ses muscles étaient en train de fondre, son corps de ramollir. D'un brusque mouvement de hanche, il se plaça au-dessus et retira son bandana, son écharpe puis son haut, dans un geste si lent et sensuel que le japonais ne put s'empêcher de grogner de frustration. Il enserra le cou de Lavi, l'attirant contre lui. Cette fois-ci, le rouquin colla complètement son corps contre le sien. Les courbes de son corps épousaient les siennes en même temps que ses longs doigts parcouraient sa cuisse, s'emmêlaient dans ses mèches bleu marine. Avide d'un nouveau baiser il chercha ses lèvres que l'épéiste lui offrit avec plaisir.

Ils passèrent ainsi de longues minutes dans les bras l'un de l'autre, se découvrant pour la première fois.

Toutefois, un léger petit problème survint au moment de passer à l'acte. Kanda ré inversa les positions, à quatre pattes au-dessus d'un Lavi qui ne l'entendait pas de cette oreille. Le jeune Bookman se replaça de nouveau au-dessus de son amoureux tandis que celui-ci, roulait sur le côté pour conserver sa position dominante. Résultat : ils tombèrent du lit avec un BADABOUM assez sonore.

« Aïe aïe aïe... fit Lavi en se massant le crâne.

- Lavi. murmura Kanda d'une voix profonde tout en embrassant son cou.

- Qu'est-ce que...ha ! gémit ce dernier quand il sentit ses dents taquiner le lobe de son oreille.

- Lavi. chuchota de nouveau le kendoka pour l'apaiser. »

Ils plongèrent dans les yeux l'un de l'autre et échangèrent un nouveau baiser, plus tendre et aimant que tous ceux qu'ils avaient échangé jusqu'alors.

« Yû. frémit Lavi. »

Cela sonna comme un ''d'accord''. Alors Kanda mêla ses longs doigts aux siens et l'emmena sur des sentiers inconnus, remplis de surprises et de délices qui les laissèrent épuisés.


Voilà, c'est la fin ! Un happy end! ^^

*brique* Aïeuh! T_T Bon d'accord j'arrête avec l'humour pourri. J'espère que cet extrait de lemon vous aura plu. C'est mon tout premier et j'ai peur d'être un peu trop tombée dans le guimauve.

Ensuite je tiens à m'excuser pour les éventuelles fautes d'orthographe que je n'ai pas corrigé par... flemmingite aigüe, n'ayons pas peur d'être honnête. Je l'ai relue 3 fois mais j'avais pas la tête à ça donc j'ai du faire l'impasse sur quelques unes. Je vous laisse! Bye bye !