Bonjour! Et voilà, entre deux exams de biologie et d'Histoire, j'ai finalement réussi à terminer ce chapitre... ouf! ça n'a pas été facile.

Alooors... que puis-je dire sur cette suite? Tout d'abord que... la relation Harry/Ginny y évolue considérablement: les sentiments de la belle rousse ne sont en effet pas très net. Entre le Survivant et le Lord maléfique, son coeur balance... (n'empêche que je la comprends!) Pas mal de rebondissement dans ce chapitre: intrigue, légilimencie, trahisons et secrets seront au programme. Je vous promets un petit lemon peu conventionnel entre Ginny et son Maître (vous verez bien comment!) et un début de romance assez tendre entre miss Weasley et le Survivant. Sans compter le retour de la petite Mary, qui a visiblement beaucoup plu aux foules...

Une bonne nouvelle (et oui! il y en a...): cette histoire, qui est décidément plus longue que prévue, contiendra encore un chapitre et un épilogue. À moins que ça ne soit trop long et que j'écrive deux chapitres en plus de l'épilogue... Moi qui voulais m'arrêter là... c'est pas gagné!

Sur ce, je vous laisser découvrir cette suite! Bonne lecture!!!

Réponses aux reviews:

Xodom: salut et merci pour ta review! Je suis contente que la suite t'ai plu... l'histoire se corse, en effet, comme tu l'as remarqué. Et encore... ça empire dans ce chapitre! Ginny va avoir pas mal de problems à démêler. J'espère juste pour elle que Tom ne se rendra compte de rien... J'espère que la suite te plaira! Bisouxxx...

Kattia Black: coucou, ptit ange! Je sais que tu ne liras pas ce chapitre avant longtemps, à cause de ton déménagement... (sniiiiiiiiiiiiif, je suis si triiiiiiiiiiiiiste!) Mais j'espère tout de même que ce chapitre te plaira... et je voulais te remercier pour tes encouragements! Tu as raison de ne pas trop te questionner sur la suite: ça casse le suspens. De toute façon, tu peux toujours essayer de me tirer les vers du nez, je te dirai rien. Na! lol J'espère que tu te plairas dans ton nouveau chez-toi... Si tu as une chambre en trop, je peux t'envoyer la ptite Mary par la poste? Non, parce que Ron me l'a confiée (devait partir en voyage romantiiiique avec Mione, ce plouc! lol) et elle commence vraiment à devenir insupportable! (les mioches... c'est l'enfer! J'ai pas la fibre maternelle... snuf) mdrrr... J'espère que cette suite (quand tu la liras) te plaira, et j'espère te revoir le plus tôt possible! Bisouxxx baveux...

Servilus: ton voeux est exaussé: le chapitre 6 vient de sortir! J'espère qu'il te plaira... Merci encore pour ta review, ça me toujours beaucoup... Bonne lecture et à très bientôt!

Shaeline: j'ai mené un rude (très rude) combat contre mes exams, mais la suite, la voici! En espérant qu'elle te plaira... Merci encore pour tes encouragements! Bizzzz...

Eleonore-dem : merci beaucoup à toi! Tu es bien une des rares à me féliciter pour le suspense que je maintiens dans mes fins de chapitres. Les autres ont plutôt tendance à me tordre le cou... Heureusement, depuis la tentative d'assassinat d'un de mes lecteurs, je me suis retirée dans un grotte pour y être hermite. Depuis, plus moyen de me retrouver! Ce qu'il faut pas qu'un auteur fasse pour être en sécurité, de nos jours... lol J'espère que cette suite te plaira, et je te souhaite une très bonne lecture! À bientôt!!!

Coralie: merci pour ton ptit mot! Moi aussi, je préfère les Tom/Ginny, mais... ce n'est pas de ma faute si le Survivant plait tant à miss Weasley! lol Et puis, j'ai bien que mes personnages aient des sentiments complexes et pas très nets... J'espère que cette suite te plaira! Bisoux...


Scène sixième : Acta est fabula

Souper. Un mot insipide qui recèle tout l'ennui du monde. La salle à manger est envahie des bruits discrets des couverts ; les conversations sont rares. Tout le monde est encore sous le choc. Demain... demain verra l'avènement des ténèbres, ou l'anéantissement du Bien. Je suis si lasse. Les légumes insipides glissent le long de ma fourchette ; le couteau dérape sur la viande trop cuite. Je n'ose pas croiser le regard de Harry assis en face de moi. J'ai peur de ce que je pourrais y lire.

Tout à l'heure, dans le hall... ses baisers, ses caresses, mon corps qui frémissait à son appel, ma bouche qui quémandait ses lèvres... La chaleur sur fort dans mes reins, mes doigts fébriles sur sa peau... tout cela, et bien plus encore. Je n'aurais pas dû ; je n'en ai pas le droit. Si jamais il l'apprend, je mourrais. Les remords me talonnent ; ils ne sont jamais loin. Les yeux de mon Maître m'observent, cachés au fond de mon esprit. Je l'ai trahi. La pièce est jouée.

À côté de moi, Mary pousse un bâillement avant de s'effondrer sur la table. Pauvre petite : la journée a été longue. Malgré mon anxiété, je souris. Elle est adorable. Si je meurs, c'est une des rares personnes que je vais vraiment regretter. Elle et... Je secoue la tête. N'y pense plus Ginny. C'est mal ; c'est interdit. En face de moi, Harry me jette un regard, esquisse un sourire. Incapable de résister, je le lui rends. La réalité me rattrape trop vite : demain...

Demain. Le mot plane au-dessus de la table. On pourrait presque le voir voleter de tête en tête ; chacun y pense, sans oser l'évoquer. Tous ont peur. Moi aussi : j'ai peur de le perdre. La fatigue me pèse ; j'ai les paupières lourdes. Avec un sourire d'excuse, je me relève et repousse ma chaise.

- Excusez-moi... Je n'ai pas très faim. Je vais aller me coucher...

Hochements de tête ; personne ne me retient. Tant mieux. Je prends Mary dans mes bras, doucement. Dans son sommeil, elle grommelle un peu.

- Allez, viens par là, toi. Il est l'heure pour les petites filles d'aller se coucher...

Et je sors. La pièce est jouée.


J'avais espéré qu'il me retiendrait ; qu'il me suivrait... Lui parler, l'embrasser à nouveau. C'est ridicule ! Ce ne sont que des vœux parjures, des souhaits suicidaires qui me conduiront tout droit en Enfer. À moins que n'y sois déjà. Mary lovée dans mes bras, je remonte précautionneusement l'escalier. Couloir, porte, ma chambre. Je dépose la petit sur mon lit : elle n'aime pas dormir seule dans sa chambre. Je sais qu'elle a peur du noir, et il y a un monstre sous son lit. Hermione passe son temps à dire qu'il faut qu'elle combatte ses peurs, mais je connais trop les craintes des enfants : leur innocence est si fragile, ne la gâchons pas avec des cauchemars inutiles.

Roulée en boule, elle entortille ses doigts autour des draps, enfouit sa tête dans mon oreiller. Je l'observe avec un sourire. J'aimerais avoir un enfant... Une bouffée de nostalgie m'envahit : le Manoir me manque. Mon Seigneur... je souhaite, un instant, me retrouver dans ses bras, passer la nuit au creux de son lit, faire l'amour, jouir et ne plus penser à rien. Oublier Harry, oublier mes craintes et mes sentiments idiots. Avec un soupir, je m'affale dans un fauteuil à bascule et ramène mes genoux tout contre ma poitrine. Je mes balance d'avant en arrière, comme je le faisais petite fille quand j'étais contrariée. Sauf que là, j'ai plutôt envie de pleurer...

Pourquoi es-tu si triste, cher ange... ?

Je sursaute. Une voix, là... dans mon esprit. J'hésite :

« Maître... ? »

Un petit rire amusé :

Oui, Ginny... mais pour toi, c'est Tom, tu le sais bien...

Je souris, heureuse. Non, je ne savais pas. Jamais encore il ne m'avait autorisé à l'appeler par son prénom ; un sentiment de victoire m'envahit. Je sens presque la chaleur de ses bras m'envelopper, un fantôme de baiser se poser sur ma nuque.

Tu me manques...

Autre sourire ; je « l'embrasse » :

« Vous me manquez aussi... Tom. »

C'es comme si ses doigts parcouraient ma gorge ; j'ai l'impression de les sentir glisser sur ma peau. Ses lèvres goûtent mes joues, mon front, mes lèvres. Je frémis.

Et... ta mission ?

Je grimace. J'avais presque oublié. Mais un sentiment d'urgence me fait bégayer :

« Tom... oubliez cela... ce n'est pas... le plus important... »

Il ne répond rien, mais je sens sa perplexité.

« Demain... il faut que... Demain, Harry Potter vous affrontera. »

Voilà, c'est dit. La phrase est lâchée et les mots s'envolent comme une nuée de corbeaux noirs.

Tu veux dire que...

« Oui, le moment est venu. »

Soupir. Ce moment, il l'attendait depuis longtemps ; il savait qu'il arriverait tôt ou tard. Sa satisfaction est perceptible, mais... il y a comme une ombre de crainte sur ses pensées. Serait-ce possible... ?

Enfin...

Murmure.

Tout sera bientôt terminé.

« Oui. »

Tout sera terminé, mais l'un des deux mourra. Mon cœur se serre. Je ne veux pas... ce serait trop insupportable. Le visage de Harry traverse mon esprit ; je le fais bien vite disparaître. Il ne doit surtout pas le voir...

Tu es inquiète ?

La question me ferait presque sourire. Comment ne pas l'être ? Il sent que quelque chose ne va pas.

« Non. »

Tu mens mal.

Je secoue la tête.

Tu n'as pas besoin de me mentir ; je comprendrais...

Nouveau « baiser ».

Ne t'inquiète pas, Ginny. Je vaincrai, et il mourra. N'est-ce pas ce que tu désirais ?

« Ou... oui. »

J'hésite. Je n'en suis plus si sûre, à présent. Je me cramponne à son esprit, comme à une bouée de sauvetage.

« Maître... je vous en supplie... je... j'ai... »

Il « m'enlace ». Son souffle me caresse la peau ; pour un peu, je croirais qu'il est à côté de moi. Il est inquiet. Je suis prête à tout lui avouer. Tout.

Qu'y-a-t-il ?

« Je... rien. Il n'y a rien. »

Je referme la porte sur mes aveux ; je suis incapable de lui avouer. Je murmure simplement :

« Je vous aime. »

La pièce est jouée.

Puis :

« Comment retrouverez-vous Potter, demain ? »

Court silence.

C'est lui qui viendra à moi. Puisqu'il se dit prêt à m'affronter, c'est qu'il sait où je me cache...

Je hoche la tête. La réponse me convient. Ma mission est oubliée ; plus rien ne compte que sa présence. Pourtant, une question me taraude :

« Tom... pourquoi Bellatrix... »

Il me coupe avec colère :

Ne me parle plus de cette insolente !

Sa fureur irradie dans mon esprit. Je pousse un gémissement de douleur. Il se calme aussitôt :

Pardonne-moi. Elle a agit inconsidérément, hier. Sans ordre. Dumbledore l'a neutralisée, mais elle a tout de même réussi à transplaner. Elle a reçu sa punition...

J'en frémis de contentement.

« Vous me manquez. »

La phrase est sortie toute seule. Mary se retourne sur mon oreiller ; Tom sourit dans mon esprit.

Oh. Je vois.

Des mains invisibles se posent doucement sur mes épaules.

Je te manque... ?

Les mains font lentement descendre une des bretelles de ma robe blanche. C'est étrange : il est là sans vraiment l'être, et je frémis sous ses caresses.

« Oui... vous me manquez... et j'ai peur... j'ai tellement peur, Tom... ! »

Un baiser vient me rassurer. Puis ses lèvres sucrées viennent jouer avec mon cou.

Ginny... Ginny... ne t'inquiète pas... N'y pense plus... Je suis là.

La pièce est jouée.


C'est vrai : j'ai vraiment l'impression qu'il est là, près de moi. Sa chaleur contre la mienne, ses doigts qui dégrafent lentement mon corsage, sa bouche sur ma gorge... Je soupire, je me cambre. Un corps impalpable se presse contre le mien. J'écarte les cuisses ; il se « glisse » entre elles. L'image de Harry est balayée hors de mon esprit ; je ne suis plus que gémissements et langueur entre les bras de mon Maître. Etrange sensation que celle de faire l'amour à distance...

Il se fait plus impatient : ses doigts effleurent mes seins, avant de les caresser avidement. Effrontées, ses lèvres se saisissent d'un mamelon sombre. Je ferme les yeux en soupirant d'aise ; mes mains se perdent sur son dos invisible. Nu contre moi, à la fois réel et chimère, il remonte ma robe, palpe mes cuisses. Si bon... Sa bouche cueille allègrement mes gémissements ; je sens contre ma chair son sexe dressé, chaud et désirable.

« S'il vous plait... je vous en supplie... »

Les mots m'échappent, prières gémissantes qui le font sourire dans mon esprit. Les doigts invisibles s'arrêtent sur le tissu blanc de ma culote, avant de caresser doucement le coton. Sur ma peau, son souffle impalpable ; j'enlace un corps irréel.

« Maître... ! »

Tom, corrige-t-il d'un ton de reproche, sans cesser ses caresses.

Je balbutie quelques phrases sans sens ; sa main se glisse sont le sous-vêtement. Hoquet de surprise, je me coule contre lui. Cuisses écartées, bras crispés autour d'un dos invisible, je rejette la tête en arrière. Les doigts fouillent mon sexe humide ; je me mors les lèvres pour ne pas crier. Sur le lit, Mary remue un peu, perdue dans ses rêves.

Bientôt, je sens sa main me quitter. J'ai un grognement de regret. Mais mes vêtements disparaissent bien vite. Même à distance, ses pouvoirs sont puissants. Son corps chaud vient se loger entre mes jambes ; j'élève les hanches, impatiente.

Ginny, me sermonne-t-il en riant. Si je te donne tout immédiatement, où est le jeu ?

Posant les mains sur mes hanches, il me maintient en place sans aucune. Mes tentatives vaines pour lui échapper le font rire. Une bouche vient se plaquer contre la mienne, câline ; j'en mordille les lèvres invisibles.

« Tom... je vous en prie... »

Mon ton chaud le fait frémir ; je le sens. Ses mains se font moins fermes ; sa bouche glisse paresseusement le long de la gorge. J'écarte davantage les jambes ; son sexe dur frotte contre ma peau.

« Ne vous faites pas prier... »

Il m'embrasse une dernière fois, avant de se fondre en moi. Un cri de plaisir m'échappe ; j'enfonce mes ongles dans son dos. À cet instant, trois coups retentissent à la porte...

La pièce est jouée.


- Ginny ? Tu es là... ?

Je me fige, paniquée. Harry. Harry est derrière la porte. Mon cœur bat à tout rompre. Pitié... faites qu'il n'entre pas. Mary grommelle entre deux rêves. Je sens mon seigneur s'éloigner. La chaleur invisible de son corps disparaît peu à peu ; il n'est bientôt plus qu'une voix dans mon esprit. J'ai un soupir de regret, mais la panique revient aussitôt.

Potter.

Sa haine est perceptible ; elle résonne dans ma tête. D'un mouvement de baguette, je retrouve mes habits.

« Oui. Il est là. Ne vous inquiétez pas. Je vais me débrouiller. »

Il a un petit rire froid.

Je ne m'inquiète pas. Je suis juste...

Arrêt. Harry s'impatiente derrière la porte.

« Juste ? »

Agacé. Je n'aime pas être dérangé.

J'étouffe un rire. Moi non plus, mais... l'heure n'est pas à la plaisanterie. Demain... demain, ils s'affronteront dans un duel sans merci, et l'un des deux périra. Mon cœur se déchire à cette pensée. Mon Seigneur interprète autrement mes sentiments :

N'ai pas peur. Je le vaincrai.

Je hoche la tête, les larmes aux yeux. Un fantôme de baiser vient se poser sur mes lèvres. Puis il sort de mon esprit pour disparaître complètement.

- Ginny ?

Harry a vraiment l'air inquiet.

La situation serait comique si je n'avais pas la gorge nouée. J'ouvre la porte. La pièce est jouée.

Deux yeux verts amplis d'inquiétude me transpercent. J'esquisse un sourire ; il me le rend. J'ai soudain envie de poser un baiser sur ses lèvres, mais je me retiens. Après ce que je viens de partager avec mon Seigneur, la culpabilité me ronge. C'est un jeu dangereux et mortel. Je m'écarte de l'embrasure, dans une invitation silencieuse. Harry pénètre dans ma chambre. Ces derniers temps, j'ai tellement rêvé l'y voir... Il regarde un instant Mary plongée dans ses songes, un sourire aux lèvres. D'un geste affectueux, il remonte sur elle la couverture, pousse une mèche de cheveux.

Harry se tourne vers moi.

- Je m'inquiétais...

- Pourquoi ?

La question a fusé, je n'ai pas eu le temps de la retenir. Je baisse les yeux ; son regard me pèse trop. Un instant, mon cœur s'emballe : et s'il avait détecté la Légilimencie de mon Maître ? Et s'il savait ? J'essaie de repousser ces pensées, mais leurs conséquences seraient trop atroce : j'en tremble.

- Tu... tu es partie si vite, pendant le souper...

Je souris. Harry restera toujours Harry. J'ai peur pour lui, et pourtant, sa timidité me fait rire.

Son regard se pose sur moi ; sous ses yeux, je sens naître une nouvelle envie. La visite de mon Seigneur m'a laissée sur ma faim. Je sais que je ne dois pas, que c'est interdit, que c'est mal : trahison, parjure. Mais je ne peux pas m'en empêcher. Je m'approche et me love contre lui, la tête posée sur son épaule.

- Tu t'inquiètes trop, Harry...

Ses bras m'enveloppent. Dans ma poitrine, un serpent malveillant persifle tout bas : tu pactises avec ton pire ennemi, méfie-toi. Je ne l'écoute pas ; je suis bien contre son torse. Je ne veux pas le quitter ; je ne veux pas que demain vienne...

- Ginny...

Je ferme les yeux.

- Oui... ?

Hésitation.

- Je... j'ai peur.

C'est dit à mi-voix : un murmure, un aveu. Je me retourne, cherchant son regard. Jamais Harry n'a avoué ses faiblesses ; jamais il n'a parlé de ses craintes. Il sait qu'il peut mourir demain ; il sait qu'il peut ne jamais revenir. Je le sais aussi. Mais l'entendre le dire... mon cœur se serre. Les larmes me montent aux yeux. Moi aussi, j'ai peur. Je l'étreins plus fort, me serrant contre lui. Le serpent siffle au fond de moi ; je le fais taire brutalement. Pour ne pas que Harry me voit pleurer, je pose doucement mes lèvres sur les siennes :

- Ne t'inquiète pas. N'y pense pas, Harry... ne pense plus à demain...

Il me rend mon baiser en tremblant. Ses larmes se mêlent aux miennes. Ses doigts se perdent dans mon dos ; mes seins se pressent contre son torse. Sa bouche mordille doucement mon cou ; ses cheveux me chatouillent. J'étouffe un rire. Il n'est que douceur et tendresse avec moi, et mon corps brûle d'amour pour lui. Mais la pensée de mon Maître reste suspendue au-dessus de moi, comme une menace. Entre deux baisers, il me murmure :

- Ginny... je... il y a une chose que je ne t'ai jamais vraiment dite...

J'écarte d'un geste amoureux une de ses mèches noires, mes yeux dans les siens. Je me sens si bien.

- Quoi... ? Dis-moi...

- Je t'aime, chuchote-t-il en m'embrassant à nouveau.

Mon cœur s'emballe. Il... il m'aime ? Le serpent crache avec plus de férocité : traîtresse, parjure, maudite. Je ne l'écoute pas. Harry attend une réponse, son regard d'une douceur infinie posé sur moi. Un élan de désir et de tendresse m'emporte ; je glisse ma main dans la sienne :

- Cette nuit n'appartient qu'à nous...

Un sourire me répond. Jamais je ne l'ai vu aussi heureux. Des paillettes dorées dansent dans l'émeraude de ses yeux ; ses lèvres douces se tordent en un sourire adorable. Je... je l'aime. La pièce est jouée.

Joueur, il me pousse en souriant contre le mur. Je m'y adosse, impatiente. Ses baisers sont brûlants ; sa bouche parcoure chaque parcelle de ma peau : lèvres, joues, front, nuque, gorge, bras, mains... Des soupirs, des caresses... Sa chemise tombe au sol ; je découvre sa peau dorée avec fébrilité. Il frémit sous mes doigts. Son corps se colle au mien ; j'enroule une jambe coquine autour de sa hanche. Quelques gémissements nous échappent. Il est si impatient... ! Des braises couvent dans mes reins. Mes hanches ondulent ; il halète dans mon cou. La soie de sa peau, le velours de ses doigts, les plumes de ses baisers... il m'ennivre. Le serpent a beau persifler dans mon esprit, je ne l'entends plus. Je ne veux qu'une chose : Harry.

- Atchaaa !

Un éternuement aigu nous interrompt. Nous nous figeons, surprise. Mary se frotte le nez, à mi-chemin entre l'éveil et les rêves. Harry croise mon regard : nous pouffons de rire comme des écoliers. La petite, nous l'avions oubliée ! Je me détache à regret de Harry, et amorce un geste pour la prendre dans mes bras :

- Je vais la ramener à sa chambre. Je ne voudrais pas que...

Je rougis, un peu gênée. Sans savoir pourquoi, j'ai peur de ce qui va suivre : moi, seule avec lui... J'en ai envie, mais... ce sera la première fois, avec lui... La pièce est jouée.

Il me prend doucement le bras :

- Non... laisse-la dormir. Elle a toujours aimé ton lit, et puis...

Indécise, je contemple Mary. Harry se rapproche de moi, colle son torse chaud contre mon dos. Il m'enlace tendrement. Baiser dans le cou :

- Allons dans ma chambre, tu veux... ?

Nouveau baiser, caresse de la langue. Je n'hésite pas longtemps.

- Si tu veux...

Mais la crainte flotte à la surface de mon cœur, et le serpent s'agite. Je n'ai pas le temps de m'en lamenter : dans un tourbillon, Harry transplane, m'emportant avec lui.

La pièce est jouée...

Acta est fabula.


Voilàààà! La suite arrivera dès que j'aurai révisé pour mon exam de chimie... ce qui risque d'être assez loooooong, étant donné que je n'y connais pas grand chose. C'est pire que les Potions, cette matière! (Snuuuurf... si quelqu'un a l'adresse de Rogue, allez le chercher pour moi: j'y arriverai pas toute seule... lol)

J'aimerais bien avoir votre avis sur ce chapitre. Comment pensez-vous que cette histoire va finir? Ginny va-t-elle choisir Harry ou Tom? Dumbledore va-t-il sortir de l'hôpital, frais et dispos? Le Survivant survivra-t-il encore une fois à son duel face au Lord ténébreux? Bellatrix cessera-t-elle un jour de mettre les pieds dans le plats? Rogue va-t-il révéler aux membres de l'Ordre que l'espion n'est autre que Ginny? Est-ce que j'arrêterais un jour de vous poser des questions débiles et de vous faire mourir d'impatience avec mes fins-de-chapitres-en-queue-de-poisson? (peu probable... lol)

Je vous laisse méditer sur ces quelques points...

À très bientôt!!!!