Bonjour à tous, alors voilà, ma première fiction, n'hésitez pas à laisser votre avis ou à me faire remonter des erreurs !
Disclamer : L'univers ne m'appartient pas, mais appartient à AMC, The Walking Dead.
Merci beaucoup à et à pour leur review, et merci à tout les lecteurs anonymes !
Bonne lecture à tous !


-6-

Vous pouvez dire que je suis naïve, bête ou quoi que ce soit d'autre, ça ne m'atteindra pas. Je ne sais pas comment j'ai pu rester en vie jusqu'à maintenant, mais je me rend compte que je ne tiendrai plus très longtemps seule. Je crois en ces gens, j'ai le sentiment qu'ils peuvent me protéger et m'aider à remonter la pente. Je n'en peux plus, je suis fatiguée de courir et de toujours surveiller mes arrières. Ces gens là sont un miracle, une porte de sortie, enfin je vais pouvoir revivre. Je ne les remercierai jamais assez pour leur générosité. C'est une deuxième famille pour moi.

- Rose

Mathis arpentait la rue d'un pas lent, surveillant les différents bâtiments aux vitrines brisées. Il marchait depuis de longues minutes en quête d'un petit supermarché ou de tout autre magasin pouvant servir à sa famille. Au coin de la rue, il aperçut l'enseigne d'une pharmacie. Sentant la fierté monter en lui, il accéléra sa marche. La porte était ouverte et la pièce était vide. Les étagères de médicaments se succédaient. Il fit minutieusement le tour, emportant dans son sac toutes sortes de calmants et anti-inflammatoires. Sur le comptoir était disposé un petit portant, où étaient exposées différentes paires de lunettes. Après les avoir toutes regardées soigneusement, il en prit une doucement et la mis sur son nez. Il se regarda dans un miroir et eu un sourire satisfait. Ayant finit de récupérer l'essentiel, Mathis se préparait à faire demi-tour quand un bruit le fit rester un peu plus longtemps. Un bruit sourd, comme si un objet venait de tomber au sol venait de la réserve. La garçon leva le pistolet devant lui, prêt à tirer. Il s'approcha très lentement de la pièce, et alors qu'il était contre la porte fermée, il écouta. Après un court silence, une légère toux se fit entendre. Sans hésiter, Mathis prit son courage à deux mains et ouvrit la porte brusquement, le revolver pointé en avant.

Après une longue hésitation, Jane avait finit par choisir sa moto. Elle avait le choix entre une assez grosse, argentée et noire, magnifique mais bruyante, et une autre, plus petite et plus discrète, mais tout aussi puissante, ornée de décorations rouges foncées. Elle avait finalement choisi la seconde. La jeune femme rangea les clés dans sa poche et poussa la moto vers l'extérieur. Une fois dehors, elle poussa un cri d'exclamation.

-Jordan, vite !

L'homme accouru et s'immobilisa devant la route, vide. Il jeta un regard vers Jane qui semblait paniquée. Elle fouilla la rue du regard et appela le garçon à plusieurs reprises.

-Tu ne devrais pas crier, dis doucement Jordan, ça les attire.

Jane pinça les lèvres avant d'acquiescer. Il se mirent alors à la recherche de Mathis.

-Ne tire pas !

Assise dans un coin de la pièce, une jeune fille blonde, le visage couvert de poussière, suppliait le garçon. Elle tenait une boîte de médicaments dans sa main.

-Pourquoi je devrais pas ? Lança t-il, froid.
-Je veux pas te faire de mal, j'ai même pas d'armes à feu, je suis juste venu chercher des médicaments pour ma sœur ! Continua t-elle.

Des larmes finirent par couler sur les joues de la jeune fille, ce qui persuada Mathis qu'elle n'était pas dangereuse. Il ne baissa pas pour autant sa garde.

-Comment tu t'appelles, demanda t-il.
-Rose, j'ai seize ans et ma petite sœur Lucy en a dix. On est toutes seules et elle est malade.
-J'te crois pas, vous avez pas pu survivre toutes seules aussi longtemps !
-Si, elle est dans la gendarmerie, je l'ai enfermé dans une cellule pour qu'elle soit en sécurité, c'est pas loin, laisse moi partir ! Supplia t-elle encore.

Le garçon soupira et fit ''non'' de la tête. Il s'assit, le revolver toujours pointé vers Rose. La jeune fille parut surprise mais ne bougea pas pour autant. Après un silence où tout les deux restèrent immobiles, elle le questionna.

-Qu'est ce que tu vas faire ?
-Attendre.
-Attendre quoi ?
-Que les gens de mon groupe rappliquent pour prendre une décision.

La jeune fille ne fut pas rassurée pour autant, et enfouit sa tête dans ses bras.

Jordan et Jane remontaient la rues, en direction des voitures, espérant que Mathis s'y trouverait. Une fois là-bas et voyant qu'il n'y avait personna, Jane gara sa moto et proposa à Jordan de se séparer pour couvrir plus de terrain. Celui-ci accepta et partit dans la direction du supermarché, où se trouvaient Bill et sa femme.

Jane marchait vite, guettant le moindre bruit. De temps en temps, elle appelait le garçon et restait silencieuse pendant de longues minutes, en attendant une réponse qui n'arrivait jamais. Alors qu'elle continuait à marcher, elle tomba sur un magasin d'armes. Sans attendre, elle abandonna sa mission et y entra. La pièce était sombre et sale, mais elle ne s'attarda pas sur ces détails. Devant elle, contre le mur, se présentaient de nombreuses armes, totalement neuves. Elle ouvrit immédiatement son sac et y enfourna deux fusils à pompes, une petite mitraillette et quatre revolvers. Suite à ça, elle chercha des munitions, en vain. Alors qu'elle s'apprêtait à partit, elle remarqua un meuble orné d'une vitrine. Elle se pencha par dessus et trouva enfin la réserve de munitions. Seulement, il n'y avait aucun moyen d'ouvrir le meuble sans clé. Jane réfléchit un instant puis haussa les épaules avant de frapper violemment le verre avec son pistolet. Le bruit qu'il produisit en se brisant fut surprenant, elle s'en étonna elle-même. Elle se dépêcha de prendre un grand stock de munition puis fit demi-tour. La jeune femme finit par sortir du magasin puis s'arrêta brusquement. Le bruit de la vitrine avait attiré deux rôdeurs visiblement affamés. Ils étaient à environ cinq mètres, deux femmes titubant vers elle, les bras prêts à l'attraper. Jane s'avança, sûre d'elle et lança un violent coup de pied dans les genoux de la première, la faisant tomber au sol, incapable de se relever. Juste après ça elle planta son couteau dans la temps de la seconde la faisant s'effondrer à ses pieds. Elle retourna près de sa première cible et la regarda d'un air désolé avant de trouer son crâne avec sa lame. Elle respira profondément, puis se remit en route. La chaleur devenait intenable à cette heure-ci, et la soif commençait à gagner la jeune femme. Elle prit cinq minutes pour s'asseoir sous le porche de la mairie, face aux jardins laissés à l'abandon. Elle sortit une petite bouteille d'eau. Jane l'ouvrit et en but une longue rasade. Elle profita un instant de l'ombre rafraîchissante avant de réfléchir à une chose. Elle venait de trouver des armes, avait des provisions dans les voitures et une nouvelle moto. Qu'est ce qui la retenait ici plus longtemps ?

Jordan entrait dans chaque magasin, espérant y trouver Mathis, en vain. Il s'approchait de plus en plus de l'endroit où se trouvaient Bill et Abby, et priait pour qu'il soit là-bas. Alors qu'il sortait d'une papeterie, il vit Abigail arriver droit sur lui en courant.

-Jordan, viens vite !
-Qu'est ce qu'il se passe ? Demanda t-il en la suivant.
-On a trouvé une gamine !