Bonsoir!
Je vous donne un nouveau chapitre après plusieurs mois d'absence. Je m'excuse sincèrement pour ce retard, mais bon l'inspiration, ça va, ça vient... Donc je ne sais pas quand le suivant arrivera désolée ^^'
Je remercie Maman bouba de m'avoir mis en favoris, ça m'a fait vraiment plaisir!
Enjoy!
Galahad.
Il avait le cœur qui s'était arrêté de battre. Il avait la gorge serrée et la mâchoire contractée. Tout ses muscles étaient tendus à lui en faire mal.
Mais pire que tout c'était les émotions qui se déversaient lui. La déception, la colère. Ce mélange de frustration et de rage qui le faisait bouillir. S'il n'avait pas eu autant d'alcool dans les veines, il aurait explosé depuis longtemps.
Comment rester sans rien dire? Il ne pouvait pas.
Comment accepter son sort? Ce sort qu'on leur imposait? Il ne pouvait pas non plus.
Ce devoir, cette allégeance qu'ils avaient envers Rome, ne signifiait pour lui rien de plus qu'une laisse passé à leurs cous pour qu'ils soient des chiens obéissants. Et alors qu'on devait enfin le leur enlever, alors qu'ils devaient enfin retrouver leur liberté, Germanus tirait d'un coup sec sur la corde pour les rappeler. Pour leur dire que libres, ils ne l'étaient pas. Que Rome avait encore main mise sur leur existence.
Alors on les renvoyait à une autre mission. Pour sauver des romains, on les balançait en chair à canon, comme si leurs propres vies n'avaient pas d'importance.
Et cela le révoltait. Et voir Arthur accepter ces ordres lui donnait envie de vomir. Il avait suivit cet homme, parce qu'il avait un honneur, parce qu'il pensait à ses hommes, parce qu'à mesure des années, il lui avait fait confiance.
Il avait l'impression que tout cela, toutes les épreuves qu'ils avaient traversées ensemble, que leurs rires, leurs joies, leurs peines et leurs malheurs partagés ne signifiaient rien face à la si grande et si lointaine Rome.
La seule chose qui l'avait empêché de hurler ou de frapper était la présence de Gauvin, son ami de toujours. Parce que lui était calme et cela lui permettait d'analyser les situations avec beaucoup plus de sang-froid et prendre des décisions justes.
Alors il se rangea du côté de la sagesse. Pas par envie, mais parce que, oui, au fond de son esprit, il savait pertinemment que désobéir équivaudrait à mourir, parce qu'il n'abandonnerait pas ses frères d'arme et parce que de toute façon, de choix, il n'y avait pas.
Il brisa sa cruche pour la forme, pour marquer sa deception. Parce qu'il ne pouvait pas dire tout haut sa pensée. Parce qu'il lisait dans les yeux d'Arthur les milles excuses qu'il ne pouvait formuler tout haut.
Lui qui avait tant attendu ce moment de délivrance devait encore le repousser.
J'espère que ça vous aura plu! :)
Review? :3
