HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA PAIX
6 – Testament et rencontre
Après cette magnifique fête d'anniversaire, Harry eut du mal à revenir à la réalité le lendemain matin. Kumsfec chanta alors dans sa tête pour lui donner du courage. Harry sauta de son lit et ouvrit la cage de Kumsfec. Comme il était maintenant majeur, il décida d'utiliser un sortilège de métamorphose pour transformer la cage en perchoir. Il réussit du premier coup rien qu'en y pensant. Avoir un phénix en combinaison apportait un surcroît de pouvoir non négligeable qu'Harry devrait bientôt étudier avec l'aide de ses amis. Il prit son temps pour voir si son phénix se sentait bien. Celui-ci était ravi et vient se poser sur son épaule pour lui mordiller le bout des doigts comme le faisait Hedwige quand elle était contente. Harry commençait à mieux cerner les paroles Mr Noledge. Kumsfec se remit sur son perchoir et ils commencèrent à s'observer pour mieux s'apprivoiser l'un l'autre. L'exercice s'étant fait naturellement, il dura une heure. Ron commença à émerger quand sa mère cria que le petit déjeuner était prêt. Son estomac répondit à cet appel en grognant fortement. Harry rigolait.
Ils descendirent tous les deux, et les filles arrivèrent peu après. Mr Weasley était déjà au travail ainsi que les jumeaux qui voulaient lancer la campagne de leur nouveau feu d'artifice. Tout le monde comprit qu'ils avaient été privilégiés. Le repas terminé, Hermione décida qu'il fallait se remettre à l'entraînement. Ron ronchonna un peu mais suivit quand même. Ils reprirent donc ensemble les nouveaux sortilèges appris pour être sûr que chacun les maîtrisait. Harry et Ginny s'en sortaient plus que bien, et pour aider leurs amis, ils se mirent en situation de combat afin qu'eux-mêmes les maîtrisent au mieux. Ils furent interrompus au bout d'une heure par un hum, hum caractéristique. Dolores Ombrage était à l'entrée du Terrier accompagnée de Rufus Scrimgeour, d'Arthur Weasley, de Kingsley Shacklebolt et deux aurors. Le Ministre semblait surpris par ce qu'il venait de voir. Ces jeunes savaient mieux se défendre que ses propres aurors et ils maîtrisaient à la perfection le bouclier de cristal. Lui-même, un ancien auror, n'y était jamais parvenu. Il reprit cependant contenance et se dirigea vers eux.
« Heureux de vous revoir Mr Potter ! Je vois que vous vous entraînez durement. »
« Il est normal que l'on sache se défendre correctement quand on voit l'incompétence de certains professeurs dans leur rôle de formateur, plus particulièrement en ce qui concerne la défense contre les forces du mal. Vous êtes d'accord avec moi Mme Ombrage ? » Demanda Harry sur un ton féroce et sarcastique.
Dolores Ombrage se fit toute petite et se réfugia derrière les deux aurors. Ron s'étouffait de rire, Hermione prenait sur elle et Ginny était tout aussi froide que son homme.
« Evidemment Mr Potter, je comprends votre … rudesse face à certaines erreurs du passé. Mais je ne suis pas là pour parler de cela. »
« Je sais, l'interrompit Harry, vous venez nous parler du testament de Mr Dumbledore. Veuillez me suivre ! Le salon est déjà prêt pour cette petite discussion, mais je vous prierais de laisser Mme Ombrage dehors. Il m'ennuierait de l'entendre déblatérer des mensonges alors que nous ne cherchons que la vérité. »
Et il lui montra sa main gauche où était encore écrit : Je ne dois pas dire de mensonges. Ombrage se fit plus petite qu'elle n'était et remit au Ministre divers documents et objets. Le Ministre était surpris qu'Harry sache le pourquoi de son arrivée. Ils traversèrent donc le jardin, entrèrent et s'installèrent tous les cinq dans le salon. Le Ministre était ennuyé car il ne maîtrisait pas la situation. Il voulait les voir un par un pour les interroger mais ils paraissaient vouloir faire front ensemble. Ce qui le troublait encore plus, c'était l'impressionnante présence d'Harry, et sur un autre ton celle de Ginny. Il s'était par le passé heurté avec Harry, mais il avait eu affaire à un enfant. Là toutes les règles avaient changé et il avait en face de lui un homme sûr qui savait où il allait.
« Comme vous l'avez deviné, je viens en effet pour le testament de Dumbledore. »
« Pourquoi nous le présenter au bout d'un mois ? »
Hermione répondit presque instinctivement.
« Il voulait examiner le legs de Mr Dumbledore. Et je suppose que vous avez profité de la situation actuelle pour remettre en place le décret-loi n°459 du Code Judiciaire Magique. Ce décret stipule que tout objet ayant, entre les mains d'un sorcier, appartenu ou servi à des actions de magie noire, pourra être analysé, et se voire confisqué ou détruit. Grâce à ce décret, il est parfaitement possible d'incriminer un sorcier en donnant toute latitude dans l'interprétation. Et je suppose encore qu'après analyse vous n'avez trouvé aucune trace de magie noire. »
« Mme Ombrage m'avait signalé votre capacité à mémoriser beaucoup données dans différents domaines, et je reconnais que c'est surprenant. » Envisageriez-vous plus tard une carrière au sein du Ministère ? , demanda-t-il sur un ton sérieux. Mais Hermione ne s'y laissa pas prendre.
« Peut-être mais pour apporter un certains nombres de réformes visant à empêcher la montée au pouvoir de mages noirs et apporter plus d'équilibre entre sorciers et créatures magiques. »
L'échange avec Hermione avait quelque peu refroidi Scrimgeour qui décida de passer aux choses sérieuses. Il commença à lire le testament.
« Moi, Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore, ci-joint ses dernières volontés, sorcier sain de corps et d'esprit… » Voyons … Ici ! « A Ginevra Molly Weasley, je laisse cette larme de phénix en souvenir du chemin parcouru jusqu'à son amour. »
Ginny était émue et se mit à pleurer doucement contre l'épaule d'Harry quand Scrimgeour sortit d'un sac une petite fiole contenant en suspension une larme de Fumseck.
« C'est un objet fort rare que vous lègue Mr Dumbledore. Il est difficile de récupérer une larme de phénix, et il faut encore des circonstances particulières. Pourriez-vous m'expliquer s'il vous plaît pourquoi il vous en fait don ? »
Ginny et Harry se regardèrent. Ils se comprenaient en se rappelant l'ouverture de la chambre des secrets. Ginny tendit la main pour récupérer son bien en jetant un regard sans pitié sur le Ministre. Elle avait cessé de pleurer et tenait la fiole contre son cœur. Il se désintéressa d'elle comprenant qu'elle ne répondrait pas.
« A Ronald Bilius Weasley, je laisse mon Briquenluminier pour qu'il se rappelle que les ténèbres ont toujours peur de la lumière. »
Scrimgeour prit de son sac une sorte de briquet en or qu'Harry avait déjà vu dans le bureau de son mentor. Il savait que cet objet éteignait et rallumait les lumières environnantes d'un simple geste du doigt.
« Mr Weasley, savez-vous pourquoi il vous a légué cet objet unique en son genre qui semble avoir été conçu de la main même de Mr Dumbledore ? »
Ron resta perplexe.
« Pourquoi vous coucher, vous quatre sur son testament, alors qu'au cours de sa vie il a eu des milliers d'élèves ? Est-ce en rapport avec Vous-savez-qui ? »
« On y arrive enfin, Harry prenant la parole. Vous avez gardé tout ça au Ministère pour savoir quel rapport il y avait avec Voldemort. Vous voulez faire croire que le Ministère a trouvé le moyen de le vaincre et vous espériez qu'Albus nous ait laissé des instructions claires. Cela vous ennuie que les gens croient que je suis le seul à pouvoir le vaincre. »
« Mr Potter, je ne sais pas si vous croyez vraiment que vous êtes l'Elu, mais ce n'est certainement pas un gamin boutonneux à peine sorti de l'enfance qui me donnera des leçons sur la meilleure façon de vaincre des mages noirs, et de gérer mon ministère. »
Ils s'étaient levés tous les deux et se faisaient face à face. Le ton était monté et leurs éclats de voix avaient attiré Mr et Mme Weasley. Srimgeour se rassit et pria les Weasley de quitter les lieux. Les Weasley obéirent mais restèrent à distance.
« A Miss Hermione Jean Granger, je lègue mon recueil de pensée sur les quatre fondateurs de Poudlard ainsi que mon livre de Contes et légendes sur Poudlard en espérant qu'elle y trouvera de quoi s'aérer l'esprit. »
Le Ministre sortit du sac deux petits livrets peu épais et les lui tendit.
« Ce sont deux ouvrages très rares que le meilleurs bibliothécaires du ministère ont cherché en vain. Pourriez-vous m'expliquer ce qu'ils ont de particulier ? »
« Je ne sais pas. J'en ai entendu parler comme vous, mais je ne les connaissais pas. J'ai hâte de les lire. » Répondit celle-ci avec un grand sourire.
« A Harry James Potter, je lègue le Vif d'Or de son premier match de Quidditch pour lui rappeler ce que la gentillesse et l'abnégation apportent de joie et d'espoir. »
Harry, excité au début, fut désappointé par ce legs.
« Il semblerait que cela soit très symbolique aux yeux de Dumbledore. Avez-vous la moindre idée de ce que cela signifie ? »
« Je ne sais pas… ce qui est écrit… ce qu'on peut obtenir par l'abnégation, joie et espoir. »
Scrimgeour, dubitatif, lui tendit le Vif d'Or, cette petite balle dorée ailée qui volait faiblement. Au moment de le prendre Hermione retint le geste d'Harry.
« Je vois où veut en venir le Ministre Harry. Il espère que quelque chose se produise dès que tu toucheras le vif, car les vifs d'or ont une mémoire tactile. »
Ses amis étaient stupéfaits par cette nouvelle.
« Excellent Miss Granger ! En effet la fabrication des vifs d'or se fait sous haute protection et personne ne les touche à mains nues durant tout le processus de fabrication et, même jusqu'à leur libération sur le terrain de Quidditch. Cela évite ainsi toute contestation car le vif ne reconnaît que le premier humain qui l'a touché. Peut-être Mr Dumbledore vous a-t-il laissé quelque chose dedans ? Ce serait une excellente cachette. »
Harry savait que Le Ministre était sur la bonne voie, et lui-même avait envie de savoir mû par sa curiosité. Il s'empara du Vif d'Or. Ils attendirent un moment mais rien ne se produisit.
« Il semblerait Mr Le Ministre que vous fassiez fausse route. » Répondit sèchement Harry.
Rufus était lui aussi dépité et se reprit.
« Bon mon rôle est terminé. Je vous attendrai vous et Mr Weasley le 4 août pour passer votre permis de transplanage. Et ne croyez pas que nous en avons terminé avec vous Mr Potter. »
« Ravi de l'entendre. Mais je vous conseillerais d'être plus franc à l'avenir si vous voulez que les gens vous fassent confiance. Avez-vous dit à la gazette que la maison de mon oncle et ma tante avait été détruite juste après mon départ ? Avez-vous libérer Stan Rocade ? Ou pensez-vous qu'une armée d'aurors est plus importante que de rassurer la population ? »
« Comment osez-vous insinuer que nous ne nous soucions pas du bien de la communauté magique ? Qui êtes-vous pour me juger ? Vous n'êtes pas à Poudlard où vous aviez toute latitude pour être insolent et faire ce que vous vouliez. Vous êtes dans la vraie vie et vous devriez montrer plus de respect envers vos supérieurs. »
« Du respect ? Encore faudrait-il que vous le gagniez ce respect. »
Mr et Mme Weasley décidèrent d'intervenir pour calmer cette ambiance surchauffée. Mr Weasley fit remarquer au Ministre qu'il devrait annoncer à Harry et à son fils qu'ils passeraient leur permis de transplanage le 4 août et que lui-même avait reçu une promotion en tant que Directeur de sécurité des transports magiques. C'était une nouvelle qui calma un peu les ardeurs car cela signifiait pour la famille Weasley une augmentation de salaire, multiplié par sept. Mme Weasley félicita son mari en l'embrassant. Sur ces entrefaites, Rufus Scrimgeour quitta les lieux.
Au repas de midi, les quatre amis montrèrent à la famille Weasley les présents qu'Albus leur avait laissés. La larme de phénix, le briquenluminier et les livres intriguèrent assez sérieusement. Le vif d'or un peu moins. Hermione se perdait en conjectures sur ces différents objets. Elle sautait d'une théorie à l'autre, si bien qu'à la fin, Ron la prit dans ses bras en lui demandant de se détendre juste cinq minutes. Cela réussit quasiment car Hermione le regarda avec des yeux ronds. Elle se demandait depuis quand Ron était si attentionné à son égard. Elle trouvait cela particulièrement flatteur, et son regard n'échappa à Ginny qui donna un coup de coude à Harry. Ils pouffèrent en silence.
En début d'après-midi, Dobby tira Harry pour lui transmettre un message.
« Mr Harry Potter, Mr Dumbledore aimerait vous voir à quinze heure chez lui. Je vous y emmènerais, mais il m'a fait préciser que vous veniez seul. »
« Ah ? D'accord. Juste une chose Dobby. Je ne veux pas te donner d'ordres, mais appelle-moi juste Harry. Monsieur n'est pas nécessaire. »
« Oui mons … Harry Potter. »
« Voilà c'est mieux, et pour mes amis même chose, d'accord ? »
« Oui … Harry Potter. »
Et il transplana immédiatement. Harry prévint donc ses amis qui affichèrent une mine abattue. Ils espéraient venir aussi. Ils ne révisèrent donc pas en ce début d'après-midi. Harry et Ginny se promenèrent dans le jardin et ils finirent par s'installer à l'ombre d'un hêtre en se laissant tomber au sol. Ils rirent de bon cœur et Ginny se lova contre son torse. Ils somnolèrent dans les bras l'un de l'autre. Et bien que Kumsfec fût toujours dans la chambre de Ron sur son perchoir, ils entendirent dans leurs têtes le chant du phénix qui les relaxait.
A quinze heures, Dobby surprit les deux amoureux en les réveillant. Ils sortirent de leur douce léthargie avec le sourire aux lèvres. Harry embrassa Ginny qui demanda à Dobby de bien veiller sur lui. Dobby se grandit de toute sa petite hauteur, fier de la confiance de la personne que son maître Harry aimait le plus au monde. Il prit la main d'Harry et transplanèrent. Ils arrivèrent sur un sol rocailleux et Harry faillit s'évanouir car l'air était à peine suffisant pour respirer. De plus il faisait assez frais. Il demanda à Dobby où ils étaient et celui-ci lui répondit qu'ils étaient sur le flanc d'une montagne à haute altitude. Ils commencèrent à marcher le long du plateau rocheux jusqu'à atteindre une coquette maison en bois ronde entourée d'une barrière blanche. Autour de la maison poussait un jardin dans le pur style anglais ainsi qu'un gazon qui s'étendait jusqu'au portillon en bois. Outre cette habitation qui dénotait avec le paysage environnant, Harry ne sentait plus la morsure du froid et respirait normalement. Il avait même anormalement chaud. Il regarda au-dessus de lui pour constater que le ciel était comme celui en Angleterre. Il comprit que c'était un plafond enchanté comme celui de Poudlard. Dobby frappa à la porte et une voix énergique leur répondit. Ils entrèrent. Harry resta bouche bée. Il avait devant lui le portrait craché d'Albus Dumbledore. Même stature, même barbe, mêmes yeux si perçants, même aura si particulière. Tout en lui disait qu'il était Albus Dumbledore. Harry savait que son mentor était mort et examina de nouveau le personnage. Et les détails apparurent. Abelforth avait moins de rides, il paraissait plus en forme, il ne portait pas les mêmes lunettes, il avait l'épaule droite plus haute que l'autre et il tendait sa main gauche à Harry. Harry en déduisit qu'il était gaucher alors que Dumbledore était droitier. Et il se mit à parler de cette voix énergique mais rauque, si différente de celle d'Albus qui prenait des intonations plus douces.
« Bonjour Harry, je suis Abelforth Dumbledore. Je ne te dirais pas tout mon nom, il est aussi long que l'était celui de mon frère. »
Harry sourit en se disant que les deux frères avaient en commun cet humour assez particulier de ne pas s'encombrer de détails futiles.
« Enchanté de faire votre connaissance. J'avoue que je n'ai jamais entendu parler de vous. »
« Et c'est tout à fait normal. Je me cache, bien que je sois souvent sur le chemin de Pré-au-Lard où nous nous sommes déjà croisés. »
« Comment ça ? »
Abelforth sourit et se transforma alors en patron de la Tête du Sanglier. Harry était surpris en comprenant qu'Abelforth était un morphomage mais non déclaré. Il se dit aussi que dans la famille Dumbledore on aimait les secrets. Abelforth reprit sa véritable apparence.
« Bien Harry, mon frère m'a consigné certaines instructions concernant ton entraînement et ta quête. Je vais t'aider au mieux de mes capacités. Je ne dis pas que je suis moins intelligent que mon frère mais j'ai une certaine tendance au farniente. Mais là je vais devoir faire des efforts. Bouh !…Du travail. »
Harry était à la fois amusé et dubitatif. Finalement les deux frères ne se ressemblaient que dans les apparences.
« Avant de commencer mon long discours, as-tu juste une question à me poser car Albus m'a prévenu de ta grande curiosité. Alors juste une question. »
Celle-ci vient naturellement à Harry.
« Où sommes-nous ? »
« Nous nous situons à 3200 m d'altitude sur le flanc nord de la montagne Bogd Khan situé au sud d'Ulaanbaatar en Mongolie. »
« A 3200 m ! Je comprends. Et pourquoi si loin d'Angleterre ? »
« J'ai dit une seule question. Mais pour te répondre, j'aime bien le grand air frais. Et ça suffira pour aujourd'hui. »
Harry désirait en savoir plus mais tint sa langue.
« Comme mon frère te l'a indiqué dans sa lettre, nous nous verrons assez souvent dès que tu auras pénétré dans la salle secrète grâce à ton phénix. Je t'expliquerais à toi et à tes amis certaines choses sur les phénix, et plus particulièrement à Miss Weasley. Il se pourrait même qu'un jour je lui donne un cours particulier sans ta présence. As-tu commencé à lire le livre sur la combinaison entre un phénix et son sorcier ? ».
« Non mais nous avons commencé à nous sonder juste après mon anniversaire. C'était assez particulier. Nous arrivions à communiquer sans paroles. Nous nous jaugions et au bout d'une heure nous nous sommes arrêtés. Tout s'est passé si naturellement. »
« Bien c'est une excellente chose qu'il faudra renouveler tous les jours avec l'aide de Miss Weasley car elle aura un rôle important pour la suite. Et cette suite concerne la mort de Voldemort. Nous savons qu'il faut détruire ses horcruxes. Deux ont été détruits, le troisième reste à détruire et il en reste trois à trouver. Nous savons que le journal de Jedusor a été remplacé par le serpent de Voldemort, Nagini. »
« Je pensais que c'était une simple supposition. »
« Plus maintenant, Severus Rogue m'a confirmé que Voldemort ne quittait plus son serpent, et même qu'il tentait des expériences extrêmement compliquées avec celui-ci. »
« Vous êtes en contact avec Rogue ? »
« Bien sûr, sinon je ne pourrais pas suivre le déroulement de cette fascinante histoire. Mais je t'en parlerais devant tes amis. Où en étais-je ? Ah oui ! Donc il reste le troisième à détruire, et les trois inconnus dont nous sommes certains qu'ils ont un rapport avec les fondateurs de Poudlard et le quatrième qui est Voldemort lui-même. »
« Par rapport au troisième, le médaillon de Serpentard, il reste un problème. Celui dans la grotte était un faux, et il n'y avait que ce mot. »
Harry tendit le bout de papier à Abelforth qui le lut rapidement.
« Peux-tu me le laisser que je fasse quelques recherches. Les initiales . me disent quelque chose. Quant à la manière de détruire les horcruxes, les informations dont je dispose sont assez floues. »
« Pour vous aider, le mieux est qu'Hermione vous explique car elle a chapardé dans le bureau de votre frère, le jour de son enterrement, des livres sur la magie noire, et je crois qu'il y en a un qui explique qu'avec des crochets de Basilic, on peut détruire les horcruxes. Elle nous en a parlé quand je suis arrivé au Terrier. »
« Intelligente la Miss granger, j'ai hâte de la rencontrer. Mais il va être dur de trouver un crochet de Basilic. »
« Non il y en a un à Poudlard qui pourrit depuis cinq ans comme nous l'avait fait remarquer mon ami Ron. J'aurais juste à rouvrir la Chambre des Secrets et a récupéré un crochet. »
« Donc nous disposons des moyens, il ne nous restera plus qu'à faire du travail de recherche. Ensuite pour votre entraînement, je prévois dans l'année de faire quatre voyages à travers le monde dont le premier débutera le 10 août. »
« Euh ? »
« Oui ? »
« Cela ne serait pas possible le 12 août, car le 11 c'est l'anniversaire de Ginny ! »
« Hum … Après réflexion, nous partirons le 11 au soir vers 18h. Cela vous laissera toute la journée. Donc comme je disais, nous ferons quatre voyages. Le premier débutera en Egypte où nous y resterons 15 jours. Ensuite au cours de l'année, nous partirons dans les Andes, ensuite en Inde et pour finir au Japon. Nous développerons votre culture des communautés magiques, mais surtout vous apprendrez à maîtriser de puissants sorts, et particulièrement toi Harry qui aura besoin de savoir te défendre plus que convenablement pour ton affrontement final avec Voldemort. Je pense que tu sais qu'il en a assez de cette situation qui s'éternise et il est bien décidé à ce que cette année soit ta dernière année. »
Harry comprenait car lui-même ressentait ce besoin d'en finir pour enfin goûter aux fruits de la vie.
« Je crois que je t'ai dit l'essentiel. Si tu pouvais passer demain matin avec tes amis, ça serait parfait. »
« Mais quelle excuse allons-nous trouver pour convaincre Mme Weasley ? »
« Dis-lui que tu prends des cours d'occlumancie, ce qui est la réalité car c'est par cela que nous débuterons, et que tu as besoin de tes amis. »
« Mais elle va me demander avec qui. »
« Dis-lui simplement que Dumbledore t'a mis en contact avec un vieil ami avec lui, style … attends, je cherche … pas mort … pas trop vieux et peu connu … Je sais. Dîtes que vous allez prendre des cours avec Murielle Tourdesac. C'est la sœur cadette de Bathilda Tourdesac. Elle est un peu connue. C'est en vrai une ancienne copine d'adolescence. » Dit-il ému.
Harry saisit l'allusion.
« Et pour le voyage en Egypte ? Je ne vais pas dire que je lui offre un voyage en amoureux et que Ron et Hermione vont nous chaperonner. »
« Excellente idée Harry, s'exclama Abelforth, je n'aurais pas trouvé mieux. Tu as vraiment une très grande imagination. »
Harry tombait des nues. Abelforth était légèrement fou. Il décida quand même de lui faire confiance.
« Je te garde Dobby pendant encore une petite heure et je te le renvoie après. N'oublies pas d'amener aussi ton phénix. Comment se nomme-t-il ? »
« Kumsfec ! »
« Ah, donc c'est l'enfant de Fumseck. Une chose encore Harry, je te préviens que l'entraînement que je vais vous donner sera très éprouvant. Il faudra que vous donniez le meilleur de vous-même. »
« Ne vous inquiétez pas, nous serons à la hauteur. »
Harry était très déterminé à tout faire pour réussir puisque son unique but était d'en finir avec Voldemort.
« Une chose ! Comment je fais pour repartir si vous gardez encore Dobby ? »
« Mon frère m'avait pourtant dit que tu savais transplaner. »
« Oui, mais je n'ai pas le permis. »
« Allons Harry, tu es majeur maintenant. Tu peux bien commettre des infractions mineures. Et si le ministère t'envoie une lettre, tu diras que tu t'entraînais pour passer ton permis, et que tu t'es un peu éloigné de ta destination, c'est tout. »
Harry ne savait quoi penser, et quitta la maison. Il était un peu effrayé de transplaner sur une aussi grande distance mais il avait hâte de rentrer au Terrier pour tout raconter à ses amis. Il pensa aux trois D : destination, détermination, décision. Et il transplana sans aucun problème jusqu'au Terrier bien que cela lui sembla long. Il remarqua qu'il arrivait à mieux maîtriser le côté nauséeux du transplanage. Il franchit donc, content de lui, le portail du Terrier.
