Merci merci meeerci pour vos encouragements, vous êtes géniaux (oulalah, ça fait un peu la star par ici ^^). Sincèrement. J'espère que vous aimerez autant ce chapitre.
Mais avant :
On m'a souvent demandé si je ferais ABSOLUMENT TOUT comme dans le film dont s'inspire cette fanfiction, Black Swan. Non ! Bien sûr que non. Il y aura des idées, des clins d'œils, d'énooormes clins d'œils même, mais je tiens tout de même à faire quelque chose de bien à moi.
Vous verrez, vous verrez, l'histoire va basculer, faites-moi confiance... ;)
IACB.
Pansy se massa les tempes, les yeux fermés, à deux doigts d'exploser. Le bruit sourd et fracassant du claquement de la porte vitrée résonnait encore dans la grande salle de danse silencieuse et tout les danseurs élites de Durmstrang fixaient le balcon, les yeux écarquillés, totalement abasourdis. Pansy releva la tête en prenant une profonde inspiration puis replaça ses longues mèches brunes derrière ses oreilles.
« Si vous voulez bien m'excuser... » fit-elle d'une voix hachée, un sourire crispé aux lèvres, avant de se diriger d'un bon pas vers la porte vitrée coulissante.
Les sourcils froncés, les mains tremblantes, Draco tentait tant bien que mal d'allumer sa cigarette, sa main en coupe sur la flamme du briquet. Pansy ferma avec violence la vitre et croisa les mains sur sa poitrine, ses yeux lançant des éclairs verdâtres au jeune chorégraphe de vingt-deux ans. La gigantesque terrasse juchée au treizième étage de l'Académie Classique de Durmstrang surplombait toute la partie Nord de Moscou. C'était une fin de journée et le soleil tardait à se coucher. Le ciel avait revêtu une magnifique teinte améthyste que la lueur bleue marine précédant la nuit grignotait peu à peu dans un dégradé de rose et de violet. Le panorama, complété par le charme des architectures russes traditionnelles, était des plus magnifiques.
« Tu m'explique ? » siffla Pansy d'une voix plus réfrigérante que l'air frais qui sillonnait la capitale. « Tu m'explique ce que tu viens de faire, là ? »
Draco continuait d'appuyer follement sur le briquet en poussant un chapelet de jurons. Il grelottait de froid. Ou de fureur. Aucun des deux n'était habillé pour les circonstances. Ses mains tremblaient par dessus la flamme inexistante du briquet. Ses lèvres étaient gercées. Ses yeux étaient deux blocs de glace compacts et glacés. Ses cheveux blonds presque blanc étaient coupés raz.
« Draco ! » l'appela encore Pansy d'un accent plus hystérique.
Mais ce-dernier essayait toujours d'allumer sa cigarette, comme fou. Pansy perdit le peu de patience qu'il lui restait et se dirigea d'un pas furieux vers son collaborateur pour lui arracher la tige de nicotine blanche des mains. Comme s'il s'y était attendu, au moment où la jeune femme tendit la main vers sa bouche, Draco immobilisa son bras, broyant presque le poignet délicat de la chorégraphe. L'océan bleu de glace houleux affronta fermement les deux rubis vert étincelant de rage. Pansy tenta de détacher sa main de l'emprise douloureuse du jeune homme.
« Je vais t'aider. Donne-moi le briquet. » soupira-t-elle en fermant brièvement les yeux.
Draco obtempéra puis libéra le poignet de Pansy. Cette-dernière alluma plusieurs fois la flamme dans le vide pour s'assurer du bon fonctionnement de l'appareil puis l'approcha de Draco. Leurs deux visages se touchaient presque lorsque Pansy guida la flamme jusqu'à l'embout de la Marlboro. Le souffle de Draco contre la joue de Pansy était saccadé, comme si sa vie dépendait de cette cigarette.
Draco tira une longue bouffée qu'il rejeta, quelques secondes plus tard, avec un soupir de contentement. La fumée s'élevait progressivement dans l'air rafraîchi de la soirée puis se dissipa.
« Arrête. Arrête de me regarder comme ça. »
Draco tapota le bout de sa cigarette et un dépôt de cendre s'échoua sur le sol de la terrasse.
« Oh. Excuse-moi. C'est sûr que je devrais te faire un grand, un très grand sourire après...après cette énième démonstration publique de ta démence, de ton irréfutable folie, de ton profond dérèglement psychologique ! »
« N'en profite pas non plus pour m'insulter. »
Draco porta lentement sa cigarette à ses lèvres et en aspira une bouffée. Son regard dériva vers la salle qu'il avait quitté. Derrière la vitre, tout les yeux étaient braqués sur eux. On attendait. La plupart avaient presque la mâchoire décrochée de stupéfaction. A l'extrême gauche de la salle se trouvait le piano à queue. Brisé. Démoli. Déglingué. Des bouts de bois vernis noirs partaient dans tout les sens. De même pour les cordes. Seules les touches étaient restées intactes.
« Est-ce que...est-ce que tu te rends bien compte de la situation dans laquelle on se trouve ? Ça fait la quatrième journée d'audition, Draco, la qua-tri-ème. Et tu n'as encore trouvé personne ! Et là, comme si ça ne suffisait pas, tu te permet d'éventrer le matériel de cet établissement ! Est-ce que tu sais au moins combien cet engin coûte ? »
Les coudes appuyés sur la balustrade, la tête rejetée en arrière, Draco libéra un épais nuage gris de sa bouche.
« Ce n'est pas l'argent qui manque. » répliqua-t-il dans un soupir las.
Pansy se massa une fois de plus les tempes. Si elle ouvrait encore la bouche, toute une flopée d'injures en sortirait. Draco était le seul homme sur cette Terre qui arrivait à la pousser constamment à bout. Le seul. Et Dieu seul savait qu'elle était une dure à cuire.
« Tout ces gens là... »
Draco désigna d'un geste abstrait et négligeant les danseurs restés dans la salle, sa main tenant sa cigarette fumante entre son index et son majeur.
« ...ce ne sont que des sous-merdes. Et encore, je suis gentil. De véritables sacs à merde. J'ai l'impression d'être filmé en caméra cachée tellement leur niveau est abyssal. Il y a des fois où tu devrais sérieusement te mettre à ma place Pans'. Je suis tellement angoissé de n'avoir pas trouvé de danseuse principale que je ne dors plus. Je te jure que je ne dors plus. Je n'avale presque rien. Ça m'énerve. Ça m'agace d'être coincé dans ce Pôle Nord depuis une semaine pour rien. Je sens que je vais devenir fou si ça ne se règle pas. Il n'y a qu'un pas. Je vais perdre la tête. Mais avant, je vais les tuer. Tous. Sans aucune exception. A quoi servent-ils de toute façon ? Hein ? Qu'ils crèvent, qu'ils survivent ; ils seront toujours aussi inutiles. Par Merlin, Pansy, mets-toi à ma place. Juste une seule seconde, mets-toi à ma place ! Pour moi, c'était le piano, toi, ça aurait été le miroir. Ne fais pas comme si tu n'aurais pas réagi de la même façon. Et ne me dis pas que tu en a trouvé un seul dans le lot qui puisse relever le niveau. Ce serait du mensonge. Et je hais le mensonge. Je hais Moscou. Je hais ce ballet. Je hais tout ces abrutis qui me regardent avec des yeux de merlans fris à travers la vitre comme si j'étais une putain d'attraction. »
Draco reprit sa respiration puis aspira une dernière bouffée avant de lancer par dessus bord sa cigarette.
« Je retourne à Londres. » annonça-t-il avant de coulisser la porte.
Les ballerines se fendirent en deux sur son passage avec un effroi palpable, comme Moïse traversant la Mer Rouge.
« Tu n' as pas le droit ! » cria Pansy depuis la terrasse.
Ce-dernier se retourna au ralentis. Ses yeux glacials se fichèrent dans ceux de la jeune fille. Elle avait de l'expérience donc elle ne détourna pas ou n'affaiblit pas son regard.
« Et pourquoi je n'aurais pas le droit ? Je te signale que c'est moi qui ai monté ce « Ballet de la Dernière Heure », en conséquence, je fais ce qui me plaît. Si j'ai envie d'annuler cette pièce, je le fais, un point c'est tout. Et ce n'est pas toi qui me freineras dans ma décision. »
« Je ne te laisserais pas faire ça ! » s'égosilla Pansy, la voix tremblante comme si elle voulait pleurer. « S'il te plaît. S'il te plaît Draco ! On a travaillé trop dur pour tout ficher en l'air !»
La porte du studio claqua sèchement en retour.
Le bruit des pas du chorégraphe martelant le sol avec force et détermination se répercutait en écho dans tout le long couloir principal. Les murs du corridors étaient en fait les parois vitrées d'une enfilade de salles de répétitions. Draco déboutonna le bouton du col de sa chemise d'un geste nerveux. Ses yeux étaient fixés sur la cage d'ascenseur située au bout du couloir. Et il y arrivait. Et il sortirait de ce bâtiment. Ses pas se faisaient de plus en plus pressés. Il déboutonna le bouton suivant. Puis il tourna la tête. Dieu seul sait pourquoi il tourna la tête. Pourquoi il détourna son regard de son objectif. Pourquoi il le fit à cet instant précis. Mais il le fit. C'est tout.
Et il la vit.
Légère, aérienne, vaporeuse, flottante. Elle lévitait d'un bout à l'autre de la pièce. Ses bras, ses mains, ses doigts, ses jambes, ses pointes ; tout était en synchronisation. En symbiose. Les mouvements étaient rapides, fugaces, mais si précis, si assurés, si parfaits. Parfaite. Draco le sut à la seconde. C'était elle. Elle et personne d'autre. Il en était sûr. Draco en eut le corps tremblant. Il n'avait jamais ressenti cela. Jamais il n'avait été aussi sûr de quelque chose qu'à cet instant. Tout en elle respirait la grâce, l'élégance, la majesté. De n'importe lequel de ses gestes, aussi banal soient-ils, découlait un charme irréel et divin. Tout en elle relevait du surnaturel. Elle accomplissait ses enchaînements avec tant de féminité, de sensualité que cela déclencha une violente onde désir chez le chorégraphe. Ses paumes moites se posèrent contre la paroi de la salle tandis que son souffle brûlant créait de la buée sur la vitre. Il la voulait. Il la désirait. Pour son ballet, pour son rôle, pour lui. C'était ardent. Si ardent comme vœux que ça en était presque irréalisable. C'était un feu qui lui dévorait voracement la poitrine et le bas ventre. C'était comme une dépendance. Le souhait de sa vie. Une question de vie ou de mort.
Il la voulait, c'était simple. C'était même d'une logique surprenante.
Soudain, elle s'arrêta. Elle était de dos. Draco la suivit du regard pivoter lentement sur elle-même. Les deux yeux bleu-gris transpercèrent l'âme du chorégraphe. Elle le fixait sans ciller. Pour la première fois de sa vie, Draco se sentit déstabilisé. Presque apeuré par tant de beauté. Fasciné par tout ce qui se concentrait dans ce regard. Il décolla lentement ses mains de la vitre et recula sans pour autant rompre le contact visuel. Il y avait quelque chose de magnétique dans ces pupilles. On y lisait un certain charisme, de la délicatesse et de la séduction involontaire mais aussi une infime lueur de perversité, de malice. Une regard envoûtant et dangereux. Elle porta la main à son crâne. Draco suivit son geste à travers la vitre, suspendu à ses mouvements. Le filet noir tomba à terre et une cascade de boucle coula sur ses épaules jusqu'au niveau de sa poitrine. Draco la détailla des yeux.
Grande. Brune. Épaules droites. Taille fines. Yeux marrons.
Il revint à son visage. Les cheveux détachés, elle faisait plus jeune encore qu'elle en avait l'air. La lueur de ruse qui flottait dans ses yeux était presque atténué par la candeur de son visage entouré d'un océan de mèches chocolat. Ses yeux se raccrochèrent à ceux de la jeune fille. Alors, ses lèvres se fendirent en un demi-sourire et elle avança d'un pas. Draco, derrière la paroi, fit de même. C'était comme s'ils s'étaient attendus depuis tout ce temps. Comme si elle l'avait attendu depuis tout ce temps.
Elle, Astoria Rose Greengrass.
[RAPPEL FIN CHAPITRE 5 :
Hermione – la véritable – avait dépassé le simple stade de la terreur. Le reflet la suivait des yeux tandis qu'elle reculait d'un pas affolé, sans demander son reste. Elle dut tomber une ou deux fois mais, les yeux rivés sur le reflet démoniaque d'elle-même, se releva et continua sa course à reculons. Puis elle buta contre quelque chose de dur. S'ensuivit une respiration étouffée. Poussée à son comble, Hermione hurla à pleins poumons, comme elle ne l'avait jamais fait auparavant, les yeux fermés, le corps secoué de spasmes d'épouvantes.
Une main lui bâillonna alors brusquement la bouche et l'attira puissamment vers arrière.]
Hermione se débattit comme une lionne jusqu'à l'épuisement. Sa bouche était toujours condamnée et la prise sur elle était puissante. Lorsqu'elle se fut calmée, la prise se relâcha et Hermione s'effondra à terre en suffoquant.
« Par Merlin...tu es complètement folle de hurler comme ça ? »
Hermione leva des yeux embués de larmes de terreur. Draco Malfoy se tenait à quelques pas d'elle et la regardait de haut d'un air totalement abasourdi. Hermione essaya d'aligner ne serais-ce que deux mots mais il ne sortit de sa bouche qu'un flot bruyant de larmes. Draco la regarda patiemment s'apaiser au fur et à mesure puis l'aida à se relever, les sourcils toujours froncés.
« Qu'est-ce...ce que vous f...faites là ? » réussi-t-elle à demander, la respiration encore haletante.
« Je te retourne la question. »
« Je m'entr...traînais. »
« A hurler ? »
« Ce n'est...ce n'est pas de ma faute j'ai...le miroir...il a... »
Hermione pointait désespérément du doigt la grande glace du fond de la salle qui reflétait chacun de leur geste au millième de seconde près. Elle abaissa le bras et fixa le miroir, totalement déroutée. Se retournant vers Draco, celui-ci avait croisé les bras et la considérait comme si elle parlait une langue étrangère qu'il se bornerait à comprendre.
« Le miroir..? » répéta-t-il.
Hermione entrouvrit la bouche pour raconter un récit plus cohérent mais abandonna tant les choses se bousculaient dans sa tête. Était-elle folle ? Voyait-elle des fantômes maintenant ? Était-ce une vision ? Allait-elle devenir comme ça plus tard ?
Était-elle folle ?
« L...laissez tomber. Ce n'est pas important. » finit-elle par dire.
Elle en profita pour se baisser puis ramassa précipitamment ses affaires éparpillées qu'elle fourra maladroitement dans son sac.
« Où est-ce que tu vas ? » lui demanda Draco tandis qu'elle se dirigeait d'un pas pressé vers la porte.
Hermione se retourna, la main sur la poignée de la salle. Draco avait les bras toujours croisés et la suivait du regard.
« Je rentre chez moi. J'ai finis de m'entraîner. » dit avec hâte Hermione en ouvrant la porte.
Alors Draco secoua négativement la tête en serrant des lèvres.
« Non. Tu n'as pas finis. Tu reste. »
Hermione écarquilla des yeux, se demandant si ce qu'elle entendait là relevait d'une autre hallucination ou pas.
« Je vous demande pardon ?... »
« Tu as parfaitement entendu ce que j'ai dis. Tu ne t'es pas assez entraîné. Deux heures, tu crois vraiment que cela suffit vu le médiocre travail que vous fournissez tout les jours en répétition ? Quatre heures d'entraînement, c'est un minimum. »
« Vous voulez que je reste jusqu'à minuit ici ? » suffoqua Hermione.
« Il en va de ton niveau ainsi que de ta place dans le ballet. »
Hermione claqua vivement la porte.
« Je suppose que c'est donc un ordre. » siffla-t-elle, furieuse.
« Pose tes affaires et viens. »
La jeune fille s'exécuta en prenant tout son temps.
Hermione fut tout de même docile et fit tout ce que le chorégraphe lui demanda. En l'occurrence, presque tout les enchaînements qu'ils avaient étudiés jusqu'ici. Son ventre était toujours vide. Quelque fois, elle faisait tout interrompre pour reprendre ses esprits car ses maux de tête lui martelait à nouveau le crâne. Qu'il soit vingt deux heures, vingt deux trente, vingt trois heures, vingt trois heures trente, Draco restait là à lui ordonner les enchainements à faire, la reprendre pour la énième fois sur un de ses pas, la réprimander sur tel ou telle gestuelle ou – très très très très très très très très très très rare – la complimenter à propos d'un éventuel mouvement qu'elle aurait particulièrement bien réussi.
L'horloge du hall de POUDLARD sonna douze coups sonores lorsque minuit arriva, décontenançant Hermione qui était hissée sur ses pointes. Essoufflée et transpirante, elle se tourna vers le chorégraphe et lui lança un regard suppliant pour qu'il la laisse enfin partir.
« Refais-moi ce passage. » lui dit-il comme si de rien était, la fixant à travers le reflet de la glace.
Hermione se frotta nerveusement les yeux puis se remit en seconde position et recommença la séquence. Minuit dix. Hermione se remit sur le plat de ses pied et attendit que Draco lui ordonne quelque chose d'autre, tel un robot. La fatigue la guettait. Ses gestes se faisait de plus en plus las. Elle posta ses mains sur ses hanches en penchant la tête de côté, luttant pour garder ses paupières ouvertes.
« Bien, qu'est-ce qu'il nous reste ? » demanda Draco.
« Rien ! » voulut répondre Hermione avec empressement mais elle se contenta de hausser des épaules.
Pitié, pitié ! Elle ne demandait qu'à rentrer chez elle et se jeter dans son lit. Draco claqua alors des doigts, comme s'il se souvenait de quelque chose de crucial.
« Cette fameuse dernière partie. En place. »
Hermione fronça des sourcils.
« Quelle dernière partie..? » demanda-t-elle, totalement embrouillée par la fatigue.
« Celle pour laquelle vos hormones sont incapables de ses mettre en veille... » soupira Draco en roulant des yeux. « En place ! » répéta-t-il d'un ton plus impatient.
« Oui mais Blaise n'est pas là ? Je ne peux pas le faire sans Blaise ! » s'exclama Hermione, croisant des doigts pour qu'en conséquence, Draco la laisse partir.
« Ce n'est pas un problème. » répliqua ce-dernier en retroussant ses manches de chemises sur ses bras.
Hermione le regarda s'approcher, interdite.
« Vous...vous allez le faire à place de Blaise ? » demanda-t-elle, presque effrayée – après tout, ce passage était un passage assez intime et le simple fait que le chorégraphe ait à effleurer sa poitrine la mettait très mal à l'aise.
« Perspicace. » siffla Draco avec agacement. « Maintenant, pourrais-tu, s'il te plaît, te mettre en place ? Je te rappelle qu'il est minuit passé et je déteste dormir en Angleterre. »
Hermione hocha la tête lentement et se positionna devant Draco.
« Bon. Je compte jusqu'à quatre, tu te mets en position. A cinq, on entame. » dit-il.
Sa voix résonnait dans le dos de Hermione par petites vibrations. Un, deux, trois, quatre. Hermione se retrouva attirée vers le chorégraphe sans brusquerie. Perchée sur les pointes de ses Repetto, elle leva sa jambe gauche, attendant que ce-dernier l'agrippe. La main de Malfoy se posa sur sa cuisse. Ses doigts maintinrent fermement la prise et Hermione abaissa sa jambe. Elle se laissa ensuite aller en arrière, la main du chorégraphe la soutenant par le dos. Elle sentit la présence imposante du chorégraphe par-dessus elle. Ce-dernier reposa la jambe de la ballerine à terre puis fit courir avec une extrême lenteur sa main de son bas ventre jusqu'à son cou, n'épargnant pas sa poitrine au passage. Ce n'était pas la main de Blaise. Ce n'était pas la main de Ron. Même si Hermione voulait s'en convaincre, ce n'était pas sa main. C'était une main d'homme. D'un vrai homme. Une main d'homme parcourant le haut de son corps avec suavité et désir. Hermione en eut honte mais elle ne put réprimer un frisson. Pour une fois, elle comprenait exactement l'exigence du chorégraphe tantôt. La chorégraphie que Blaise et elle avaient exécuté tout à l'heure n'atteignait même pas 0,01 zeste de sensualité que celle que Malfoy et elle exécutaient en ce même moment. Hermione avait presque l'impression de coucher avec le chorégraphe en ce moment même tant ses gestes étaient d'un érotisme à peine dissimulé. Elle ouvrit les yeux. Le chorégraphe était toujours penché sur elle, sa tête situé au niveau de son cou qu'il parcourait passionnément de ses doigts, comme l'indiquait la chorégraphie. Puis, il leva les yeux vers Hermione. C'était le même bleu intense qui brillait dans ses yeux lors de la cérémonie de présentation du ballet où elle avait dut répondre à une ribambelle de journalistes. Ne la lâchant pas une seule seconde du regard, le chorégraphe fit remonter sa main sur la cuisse de la jeune fille jusqu'au niveau de ses hanches et Hermione, comme l'enchaînement le disait, coinça sa jambe contre le dos de Malfoy. Draco la redressa alors très doucement et Hermione stabilisa son bras contre la nuque du chorégraphe. Elle était presque contre son torse. Et il ne la lâchait toujours pas des yeux. Si proche de Malfoy, Hermione se sentit embarrassée – et encore, le mot était infiniment faible. Le rouge brûla ses joues tandis que le rythme de son cœur s'accélérait. Ce n'était pas à elle de bouger, elle était donc condamnée à rester sur cette position pendant au moins vingt secondes. Et soutenir le regard extrême et intensif de Draco était un sport national. D'autant plus qu'il effectuait des mouvements et qu'elle sentait en conséquence son souffle contre son cou. Deuxième frisson. Hermione trouvait cette situation des plus inapropriées. Elle se sentit coupable – de quoi ? Hermione n'arrivait pour l'instant pas à mettre le doigt sur ça. Le grande brune ferma les yeux et pensa très fort à Ron, tentant de le matérialiser devant elle, de se répéter que c'était lui qui la tenait. Draco attrapa son bras perché derrière sa nuque et le déroula, la faisant tourner sur elle-même et finissant ainsi l'enchaînement. Hermione se retrouva sèchement détachée de l'étreinte du jeune homme.
« Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez toi. » déclara-t-il aussitôt l'avoir lâché. « Lorsque tu t'efforces d'être parfaite, le résultat est chaotique. Mais quand tu es déroutée, ou fatiguée, ou que sais-je – pas dans ton état habituel – le résultat est excellent. C'est comme si tu fonctionnais à l'envers. »
Comme Draco continuait de la regarder comme s'il voulait qu'elle apporte une explication, Hermione haussa à nouveau des épaules. Que voulait-il qu'elle lui dise ? Elle même n'était pas au courant de cette nouvelle. Elle avait toujours pensé bien faire. Mais elle avait l'habitude que Draco démolisse en une remarque une manière de faire que tout ses professeurs auparavant trouvaient parfaite. Ah, tiens, « parfaite », encore ce mot.
« Il faudra que tu trouve un moyen pour y remédier et être constante chaque fois. Il est hors de question que tu travailles en dilettante. Ne recherche pas la perfection. Recherche ma perfection, Hermione. Celle que je demande pour jouer ce ballet. » fit-il tout en remettant sa veste. « Ne sois surtout pas en retard demain. »
Et il disparut derrière la porte. Hermione s'effondra sur le sol, en tailleur puis mêla soupir et bâillement. Elle rassembla toutes ses forces pour lever la tête vers la pendule. Minuit trente neuf.
Une heure quarante. Hermione tourna précautionneusement la clé dans la serrure de la porte puis pénétra dans le petit appartement confiné et exigu de banlieue londonienne où elle habitait depuis sa naissance. Il était plongé dans un pénombre rompue par la faible lueur de la lampe halogène du salon. Hermione ferma doucement la porte derrière elle et se mit sur la pointe des pieds en route vers sa chambre.
« Tu étais où ? » s'éleva une voix féminine rauque depuis le salon.
Hermione poussa un juron en fermant les yeux puis se remit sur ses talons et passa la tête dans l'entrebâillement du salon. Sa mère était assise de dos dans son fauteuil en cuir marron foncé faisant face à l'écran plat éteins, vêtu de son peignoir rose pelucheux et rongés à de multiples endroits par les mites, ses cheveux auburn hirsutes sur sa tête. Sur la table basse en verre situé juste devant elle trônait une coupe de vin entouré de deux bouteille, une vide, et une presque finie.
« J'ai dut réviser tard. Je suis désolée maman. »
« T'...t'appelles même p...pas... » marmonna Jane Granger, à demi-ivre, sa main tremblante portant le verre d'alcool à ses lèvres. « T'ap...pelles même p...pas... »
« Mon téléphone s'est cassé. Je suis désolée maman, mais il faut que je dorme. »
Jane répondit par un marmottement inintelligible qui fut noyé par une énième gorgée de vin. Elle secouait machinalement la tête, comme une folle, tandis que ses lèvres bougeait sur des paroles dont elle seule connaissait la signification. Hermione avait finit par ne plus pleurer devant ce spectacle et à garder sa tristesse enfouie au fond d'elle. Elle regardait tout simplement la déchéance de cette mère qui autrefois lui témoignait tant d'affection. Pourtant, ces deux dernières années, elle s'était un peu reprise lorsqu'elle avait enfin cédé à aller à une thérapie gratuite. Les Gallions ne partaient alors presque plus dans l'alcool mais dans des habits ou bien dans de la nourriture consistante et non ces éternels surgelés que Hermione achetaient pour ne pas qu'elles crèvent de faim. Elle avait même parfois retrouvé le sourire. Mais Hermione ne savait pas ce qu'il s'est passé. Un soir, elle était revenu en furie …
VLAM !
Hermione redressa la tête, intriguée. Elle jeta un coup d'œil à sa montre. Dix-huit heures. Sa mère revenait normalement de thérapie vers dix-neuf heures. Après être resté un moment le nez en l'air, les sourcils froncés d'incertitude, la jeune adolescente tenta de se remettre à la lecture de « Orgueil et Préjugés ».
VLAM ! VLAM !
Hermione sursauta puis se leva d'un bond et sortit dans le couloir. Elle écarquilla des yeux devant la scène qui se déroulait devant elle. Sa mère se tenait devant le grand placard cadenassé de l'entrée censé contenir toutes les bouteilles qu'Hermione et elle avaient entreposés six mois auparavant et dont Jane voulait se défaire, et elle abattait la parois en bois de violents coups de pieds et coups de poings en hurlant, sans s'arrêter une seule seconde à présent. Elle ne sembla pas notifier que sa fille se trouvait là, juste à côté d'elle, et continuait de vider sa colère sur l'armoire, déformant peu à peu le meuble. Elle était comme incontrôlable, comme possédée. Même lorsque Hermione agrippait son bras en la suppliant d'arrêter, Jane continuait de se déchaîner comme une bête enragée. Hermione agrippa plus fort le bras de sa mère et tenta d'attraper l'autre bras. Quelque chose de sourd et d'extrêmement dur percuta la mâchoire de la jeune fille qui s'écroula sur le sol en hurlant à son tour. Jane s'arrêta alors net, haletante, et regarda, hébétée, sa fille se roula par terre de douleur. Hermione porta la main à sa bouche et une large trainée de sang peignis ses doigts. Elle leva un regard embué et abasourdi vers sa mère, son poing droit et ses deux bagues ensanglantées au majeur et à l'annulaire. Jane tremblait. Et c'est en tremblant qu'elle montra du doigt l'armoire.
« Dis-moi la combinaison. »
Hermione continuait à la fixer, en état de choc. Jane tremblait de tout ses membres et était nerveuse comme si elle venait de commettre un délit pénal. Elle pointa une nouvelle fois du doigt le meuble imposant de l'entrée et répéta :
« Indique-moi cette fichue combinaison ! Tout de suite ! » dit-elle d'une voix hystérique.
« Je sais pas...on avait dit qu'on ferait au hasard pour ne pas l'ouv... »
« TU MENS ! » hurla-t-elle. « Hermione, pour la dernière fois, donne-moi LES NUMEROS DE CE CADENA ! »
Hermione pleurait à présent.
« Maman je te jure que... »
« Ne jure pas ! » siffla-t-elle en se penchant à sa hauteur tandis qu'Hermione reculait, apeurée. « Espèce de sale petite menteuse, tu la sais cette combinaison, tu ne veux simplement pas me le dire. Hein ? Espèce de petite garce ! »
Hermione secouait négativement de la tête, le sang coulant toujours de sa mâchoire. Le regard de sa mère était dur et agressif. Ses sourcils étaient froncés et ses traits reflétaient purement et simplement la haine.
« Exactement les même tout les deux, hein ? Il y en a pas un pour racheter l'autre. Tu aurais dut partir avec lui, tiens ! Ce n'est pas ce que tu veux ? Hein ? Je sais que tu me déteste ! Et c'est parce que tu me déteste que tu ne veux pas me donner cette combinaison ! C'est parce que tu me hais que tu porte toujours ce stupide collier ! Il me détestait aussi, c'est pour ça qu'il est parti, n'est-ce pas ? Tout ça c'est de ta faute. Et dès que t'auras tes dix-huit ans, tu te tireras, hein ? Tu me laisseras aussi toute seule parce que tu ressemble à ton père ! Tu n'es qu'un dupliqué de ton père ! Lâche comme lui ! Tu me déteste, je le sais ! Ne mens pas, Hermione ! C'est toi qui lui a dit de partir, comme ça tu le rejoindra à ta majorité ! Je sais qu'il te préférais à moi ! Je le sais ! Il me l'a dit ! Il a toujours été hypocrite avec moi ! Tout ça c'est à cause de toi, stupide garce ! Tu ne serais pas née, il n'y aurait rien eu de tout ça ! Tout ça c'est de ta faute ! Donne-moi cette combinaison ! Donne-la moi, espèce d'idiote, où je te jure que tu vas le regretter !...Où est-ce que tu vas ? OU EST-CE QUE U VAS ? »
Hermione s'enferma dans sa chambre et bloqua l'accès à l'aide de tout ce qui était à portée de main. Puis, elle se recroquevilla sur son lit, les bras ramenés contre sa poitrine, la respiration hachée.
« OUVRE ! OUVRE ! OUVRE ! »
La poignée de la porte bougeait follement accompagnée de grands bruits de coups de pieds. Hermione sursautait à chacun d'eux, priant pour que la porte ne cède pas, agrippant comme elle pouvait son bracelet.
« OUVRE ! ESPECE D'INSENSEE, JE TE JURE PAR MERLIN QUE SI TU N'OUVRE PAS CETTE FOUTUE PORTE HERMIONE... »
Elle finit par se calmer. Vers vingt deux heures. Puis par s'excuser platement le lendemain en pleurant toutes les larmes de son corps. Hermione ne savait pas si elle lui avait pardonné ou non. Toujours est-il qu'elle accepta ses excuse et la serra dans ses bras. Lorsque Ginny lui demanda ce qu'elle avait à la lèvre, Hermione invoqua une maladresse qui fit à moitié passer le mensonge. Ginny n'était pas si dupe.
Hermione ferma la porte derrière elle et jeta son sac de danse quelque part dans la pièce. Sa chambre étouffait derrière les peluches diverses, les bibelots de jeunesses et les poupées de petites filles, tout cela dans un fond de papier peint rose clair. Dans un sens, Hermione n'avait pas vraiment quitté l'enfance et se complaisait dans un univers comme celui-ci. Cela lui rappelait le temps où Papa était encore là, à lui lire des histoires, à lui faire des chatouilles, à lui ordonner de ranger sa chambre, à...Hermione s'effondra sur son lit sans même prendre la peine de se changer, se laissant happer par la couette moelleuse et le matelas confortable. Elle tourna la tête et ouvrit dans un geste machinal la boîte à musique ovale posée sur sa table de nuit. La danseuse en tutu blanc se mit à tourner sur elle-même sur le célèbre air de Tchaikovsky. Hermione se laissa bercer puis s'enfonça au fur et à mesure plus profondément dans les bras de Morphée.
Le soleil...Hermione battit des paupières, se laissant taquiner par les rayons matinaux qui filtrait ses rideaux en soie rose vaporeuse. Elle se frotta ingénument les yeux puis bailla à s'en décrocher la mâchoire et prit le temps de craquer chacun de ses doigts. Le pied droit à terre – c'était une habitude pour Hermione de ne se lever que par ce pied – Hermione se leva puis s'étira bruyamment en contorsionnant tout son corps mou et souple. Elle se sentait fraîche pour une fois. Fraîche et reposée. D'un pas encore endormi, elle se glissa jusqu'à la grande fenêtre de sa chambre, l'ouvrit puis contempla la ville en plein éveil. Les coudes appuyés sur la rambardes, sa tête reposant sur ses mains, son regard survola la vue de gauche à droite. Au loin, le grand bâtiment à étages logeant l'énorme confiserie de Honeydukes où Ginny et elle s'approvisionnait en bonbon, commençait à ouvrir ses portes. Hermione trouva qu'ils étaient un peu matinaux. Elle pourrait y passer avant d'aller aux répétitions. Elle s'étira une seconde fois tout en laissant ses yeux vagabonder vers la grande horloge fantaisiste située sur le toit de l'immeuble et qui indiquait neuf heures. Hermione se retourna en baillant, prête à fermer la fenêtre, mais stoppa net tout geste, interdite. Elle regarda à nouveau l'horloge. 9H01.
Autrement dit, elle était une femme morte.
Hermione attrapa à la hâte son sac qu'elle avait abandonné la veille avant de dormir puis sorti en trombe de l'appartement où sa mère ronflait toujours sur le canapé tout en s'insultant de tout les noms. Comment, comment avait-elle put oublier de mettre son réveil bon sang ? Un réveil, ça ne s'oublie pas ! Et là, elle serait en retard d'au moins un demi heure...merde, merde, merde, merde, merde, MERDE ! Elle ne préférait même pas penser à la réaction de Draco ni à ce qui allait advenir d'elle.
Les portes du métro claquèrent juste à temps derrière Hermione mais avalèrent un bout de son sac. Hermione le récupéra à la station suivante, priant pour que le métro n'ait aucune interruption pouvant la retarder encore plus qu'elle ne l'était déjà. Et comme elle cumulait la chance depuis le matin, le haut parleur du wagon déclara à l'arrêt du Chemin des Traverses :
« Votre attention s'il vous plaît. Notre train est momentanément arrêté à la suite d'une coupure de courant. Merci de patienter quelques instants. »
Hermione se sentit frôler la crise de nerfs. L'infarctus. L'arrêt cardiaque. Elle jeta un coup d'œil inquiet à la montre de son voisin. 9H26. Hermione tenta de reprendre son souffle en fermant des yeux. Elle était finie. Fi-nie. Elle tâta son cou jusqu'à sentir sous ses doigts le pendentif censé la préserver de tout malheur.
Vite, un miracle, vite.
Le miracle mit tout de même sept bonnes minutes à venir et la rame se remit en marche. Pré-au-Lard atteint, Hermione sauta hors de la bouche de métro en moins d'une minute chrono. Courant de toutes ses forces jusqu'au grand bâtiment de l'école de danse, manquant plus de deux fois de se faire méchamment écraser sur la chaussée, Hermione passa les grande portes de POUDLARD en haletant. Sans tenter de reprendre son souffle, la jeune fille fonça en direction du couloir des répétitions et priant de toutes ses forces que Draco ne soit pas en colère. Chose fort improbable. Hermione passa le rideau, se retrouvant dans le couloir. Elle s'arrêta néanmoins devant la porte et, son bras contre le mur, tenta de respirer correctement. Comme elle tendait l'oreille, elle entendit le thème de « Amours Pures » qu'elle connaissait à présent par cœur était en train d'être joué au piano. Hermione se redressa lentement puis, fermant les yeux, elle ouvrit la porte. Aussitôt, tout cessa. Tandis qu'elle entrouvrait la porte de la salle de répétition, tout les regards se braquèrent au fur et à mesure sur elle. Fleur & Co lui adressèrent de grands sourires mauvais qu'Hermione crut bon d'ignorer. Mais ce qu'elle vit au devant de la salle, elle ne put l'ignorer. Et cette fois-ci, ce n'était pas une hallucination du tout. Hermione en lâcha son sac.
Blaise était debout au milieu de la pièce, l'air consterné et boudeur, juste à côté d'une resplendissante asiatique à la place où dansait initialement Hermione. Cho Chang lui adressa un demi-sourire narquois, la main sur les hanches, ses yeux noir brillant d'une lueur jouissive.
Qui va à la chasse, perd sa place Granger.
Eh oui, Granger, tu devrais le savoir, ça, pourtant. Surtout lorsque l'on fait partie d'un monde aussi impitoyable que celui de la danse classique … Ahlala, Chang, je la déteste autant qu'elle me fascine. Vous ne serez pas débarrassé d'elle, je vous le dis... ;)
Hum, j'espère que vous avez aimé en tout cas, j'attends vos retours ! Ah oui ! Dites-moi un truc. En fait, c'est plutôt un sondage. Est-ce que vous seriez plus pour que je fasse un lemon ou...bah ou rien ? Dites-moi vos avis (avec argument, sinon ça sert pas ^^) et je verrais en conséquence.
Ciao ciao,
IACB.
REPONSES AUX REVIEWS :
Love-OneTreeHill : Merci beaucoup ! Je t'ai en quelque sorte répondu tout en haut. Ciao ! & encore merci.
Erienna : Eh oui, j'ai voulu garder les personnages, les lieux, la monnaie...tout ! Sauf la magie ;) Draco est un paradoxe, comme tu dis, il manipule et voudrait qu'on lui résiste. C'est bien pour ça qu'on l'aime non...? Merci pour ta review, dis-moi ce que tu as pensé de ce chapitre ! Bises.
Pauline : Je crois que je suis amoureuse de tes reviews. Ne t'arrête pas ! Dis-moi ce que tu as pensé de ce chapitre :D Ciaaao ;)
Valopuce : Heureuse de t'avoir fait aimer ce style, que pense-tu des trois autres chapitres ? Bises ! & Merci encoore !
Athenays : Merciiii ! Que pense-tu de ce chapitre ? Quant aux fautes d'orthographe...brrrr, je suis une championne, je t'assure ! Bises & encore merci !
