Hello tout le monde !
Je vous avais dit que je ne mettrai pas trois mois avant de poster le prochain chapitre ! Voici les dernières confidences entre Neville et Millicent. Ce chapitre est plus court que les précédents mais j'espère qu'il vous plaira tout autant.
Meleserpentard : Salut ! Heureusement tu as dit que tu ne ferais pas une longue review, qu'est-ce que ça aurait été sinon ^^ Je n'en ai pas eu d'aussi longue depuis longtemps ^^. Je comprends si tu n'aimes pas les Hermione/Drago, c'est un couple tellement impossible que ça en déroute toujours certains. Mais dans le premier chapitre, Hermione est toujours la même, seulement elle dévoile des choses que personne n'aurait pensé auparavant. J'admets y avoir été un peu fort avec le coup des tatouages et de la photos, mais je voulais interpeler, pour le coup. Je ne suis pas fans de la Hermione qui change du jour au lendemain et qui tombe soudainement amoureuse de Drago comme si un coup de massue lui était tombé sur la tête. Voilà pourquoi je précise qu'elle n'est pas amoureuse de lui dans cette histoire. Elle flirte. Ca paraît encore assez gros une Hermione flirtant avec un Drago, mais dis-toi qu'il y a eu une ellipse entre la fin de la guerre et le moment où elle se retrouve dans la bibliothèque avec lui. Crois-moi que si ça avait été une véritable fiction, les choses auraient été beaucoup plus détaillées et Hermione ne serait pas aussi facilement tombée dans les bras de Drago, si je puis dire.
Concernant Lucius Malefoy, j'avoue avoir fait partie des personnes qui écrivaient que Lucius était un être odieux qui battait sa femme et son fils, mais je me suis vite ravisée. Je considère que Lucius était un homme qui avait fait de très grosses erreurs mais qui malgré tout, aimait profondément sa femme et son fils.
Alors leur meilleur souvenir est leur première arrivée à Poudlard tout simplement parce que c'est là que tout commence. C'est à partir de ce moment là que nous les avons tous connu, c'est à partir de ce moment-là que l'aventure a débuté. Je considère leur première arrivée à Poudlard comme la première fois où j'ai découvert la saga et que j'ai lue la première phrase du premier livre. - It all begins ^^ - Mais tu peux voir que c'est leur meilleur souvenir pour différente raison.
Il n'y a que des Gryffondor et des Serpentard tout simplement parce que c'est un cours commun avec les deux maisons.
J'ai toujours imaginé Daphné blonde, comme toi. Mais comme je voulais qu'elle révèle qu'elle était naturellement rousse, je me suis dit qu'une teinture brune sur du roux serait moins choquante qu'une teinture blonde sur du roux.
Je suis désolée mais la suite que tu proposes pour cette fiction n'est pas dans mes projets. J'espère que je n'aurais pas trop amoché Neville dans le prochain chapitre, si tu y tiens tant.
Merci pour cette très longue review. J'espère que cette réponse te conviendra. Je te souhaite une bonne lecture.
Love HD : Tout d'abord, merci pour les cinq reviews que tu as laissé. Je suis contente si cette Hermione-là t'a plu. On n'a pas fini d'en voir avec elle… Je n'ai bizarrement pas l'habitude des Ron/Pansy. Je trouve ça encore plus étrange que Harry/Pansy. Je plains énormément Ron avec sa phobie. C'est malheureusement ridicule et ça peut pourrir la vie de quelqu'un. Je ne suis pas encore sûre que je ferai de Blaise et Lavande un couple. Et tu as peut-être raison pour la situation entre Théodore et Parvati.
Confidence entre Neville et Millicent
Neville et Millicent se dirigeaient vers l'une des serres du château.
-Personne ne viendra nous déranger ici, déclara Neville.
-Qu'est-ce que tu en sais ?
-Tu viendrais dans une serre si tu avais du temps libre, toi ? demanda Neville à Millicent.
-Certainement pas !
-Ben moi si. Et comme je sais que personne ne ferait ce que moi je fais, je te garantis qu'on va être tranquille pendant cette petite heure.
Neville fredonna tout en allant vers le fond de la serre. Millicent le suivant peu sûre d'elle. C'était un endroit qu'elle n'aimait pas particulièrement. Elle avait toujours peur qu'une plante lui saute dessus, s'agrippe à elle ou la morde. Dans le monde de la magie, on pouvait s'attendre à tout. Elles ne semblaient n'être que de simples plantes, mais elles attendaient qu'on relâche une seule petite minute d'attention pour attaquer !
-Allez, viens installe-toi ! lui dit Neville en s'asseyant dans un coin de la serre.
-Tu sembles être heureux de faire ce devoir, constata Millicent en s'asseyant. Je ne sais pas si tu te rends compte que tu vas passer une heure entière avec une Serpentard.
-Oh si je me rends compte, répondit Neville. Mais tu n'es pas la plus coriace de toute alors je relativise. Hermione avec Malefoy, Harry avec Parkinson… Je me serai inquiété si j'étais tombé sur Zabini., mais ce n'est pas le cas.
-Tu penses que je ne suis pas aussi menaçant qu'eux ?
-Ce n'est pas ce que j'ai dit. Mais tu es moins redoutable.
-Une preuve que tu ne me connais pas Londubat.
-N'est-ce pas pour ça qu'on est censé faire ce devoir ?
Millicent ne répondit pas et se mit à une distance raisonnable de Neville.
-Je n'ai pas envie de me confier, avoua Millicent.
-Pas plus que j'en ai envie, admit Neville. Mais il faut prendre une photo à la fin de ce devoir et expliquer pourquoi on l'a prise. Si on ne se confit pas, on n'aura aucun argument à donner.
-On pourra toujours inventer, suggéra Millicent.
-Sauf que nous avons des amis et ils vont tout de suite savoir si l'on invente ou pas.
-Parce que tu as des amis, toi ? demanda Millicent l'air dédaigneuse.
-Oui j'en ai. Harry, Ron, Hermione, Ginny, Luna, Dean, Seamus… J'en ai bien plus que tu ne le crois. Alors que toi, tu as plutôt l'air solitaire.
-Qu'est-ce qui te fait croire ça ? demanda-t-elle sur la défensive.
-Tu es souvent seule quand nous sommes tous réunis dans la grande salle. Les filles Serpentard viennent parfois te parler mais ça ne dure jamais longtemps. Même aujourd'hui tu étais à une table seule… Sur ce, je propose qu'on commence. La chose personnelle que j'ai à dire, tu l'as sans doute compris : j'aime les plantes. Je les considère comme des espèces vivantes à part entière et non comme un simple objet de décoration. Sans les plantes, nous ne serions rien. Je suis un amoureux des plantes.
-Tu en fumes ?
-Pardon ? fit Neville en revenant soudainement sur terre.
-Tu en fumes ? Parce que pour adorer les plantes comme ça, tu ne peux qu'en fumer, je suis sûre.
-Non, je ne fume pas.
-Oh, dommage. Je suis sûre que Chourave en fume. Elle a une tête à en fumer au moins un peu. En tout cas moi, j'en fume.
Millicent sortit une cigarette de sa poche l'alluma en aspira une bouffée avant de la recracher en plein sur le visage de Neville qui en suffoqua.
-Tu en veux ? demanda Millicent en lui tendant la cigarette.
-Non merci et tu devrais éteindre ça.
-Pourquoi ?
-Parce qu'il est clair que certaines molécules de ce que tu fumes excitent certaines plantes et si tu n'as pas envie de te retrouver pendus par les chevilles, tu ferais mieux de l'éteindre.
En effet, Millicent put constater que certaines plantes grimpantes se dirigeaient vers elle et tentaient de voir par quel membre elles allaient bien pouvoir l'attraper. Millicent éteignit sa cigarette à contre cœur.
-Je considère avoir dit un truc de personnel. Consigne suivante.
-Dire ce qui nous angoisse.
-Tu vas sans doute trouver ça bizarre, mais ce qui m'angoisse le plus, c'est de perdre de vu mes amis. Et oui Londubat, contrairement à ce que tu penses, j'ai des amis. Je ne suis pas particulièrement ami avec Drago, Blaise et Théodore mais le peu d'amitié que j'ai avec Pansy et Daphné me convient. Du moins ici ça me convient, en dehors du château, je pense qu'on se perdra progressivement de vu et ça m'effraie. Bien sûr que je n'ai pas qu'elles comme amies. Je m'entends bien avec certaine Serdaigle mais c'est pareil. Je n'ai pas de meilleur ami ici.
-Moi non plus je n'ai pas de meilleur ami ici. Mais j'ai des amis et je sais qu'en cas de besoin, ils seront toujours là pour m'aider, comme je serai toujours là pour leur venir aide. Ca fonctionne comme ça entre vous ?
-Pas vraiment. Je n'ai jamais osé demander de l'aide à qui que ce soit. C'est signe de faiblesse pour moi.
-Tu dois sans doute avoir une amitié très distante avec ces gens-là. Tu devrais remédier à ça avant qu'il soit trop tard.
-Plus facile à dire qu'à faire, rétorqua Millicent.
-Je sais. Mais une fois que ce sera fait, tu te sentiras beaucoup mieux. Pour mon angoisse… C'est drôle mais je suis sûr qu'elle ressemble un peu à celle d'Hermione. J'ai peur de ne pas réussir ce que je fais. J'ai toujours été considéré comme étant quelqu'un de totalement empoté, de trouillard et ne connaissant rien à rien. Je sais que certaine chose ont changé depuis que j'ai tranché la tête de ce serpent mais… ça me hante constamment. Je sais que je suis doué en botanique mais à part ça, je ne suis doué en rien.
-Tu n'en sais rien. Peut-être qu'en sortant d'ici tu te découvriras des capacités inattendues et tu seras doué en quelque chose.
-Si seulement le professeur Trelawney pouvait avoir une vision non-erronée et de ce qui m'attend dans le futur, ça serait génial.
-Je ne compterais pas trop là-dessus, si j'étais toi, lui dit Millicent. On n'a vu ce que donnaient les prophéties de cette folle furieuse. Potter a faillit y laisser la vie, d'autres en sont carrément morts.
-Ouais… tu as raison. Mieux vaut que je n'en sache rien. La consigne suivante est de dire notre plus beau souvenir.
-Les suivantes sont lesquelles ?
-Dire ce qui nous rend triste, dire un secret, faire un compliment sur l'autre et dire comment on se voit dans dix ans.
-Mouais… on n'aurait pas fait mieux chez un psychomage.
-Les psychomages ne servent à rien. Je sais de quoi je parle, j'en ai vu un pendant plusieurs années.
-Ah oui ? Pourquoi ? demanda Millicent avec intérêt.
-Parce que j'ai été élevé par ma grand-mère et que mes parents sont devenus fous à cause de la torture qu'ils ont subit à cause de Bellatrix Lestrange. Ma Grand-mère avait peur que ça me perturbe. Je ne dis pas que mon manque de confiance en moi ne vient pas de là, mais bon, la psychomagie ne résout pas tout.
-Wow, ça pourrait s'apparenter à un secret ça. « J'ai consulté un psychomage. »
-Je ne considère pas ça comme un secret. Je n'en ai pas honte, mais ce n'est jamais venu dans une conversation jusqu'à aujourd'hui. Et puis tout le monde sait ce qui est arrivé à mes parents, ce n'est pas tabou. Alors, ton meilleur souvenir, c'est quoi ?
-Quand je suis arrivée à Poudlard pour la première fois. J'étais heureuse parce que c'était la première fois que je passerai autant de temps loin de mes parents, loin de chez-moi, enfin si je peux dire que c'est bien chez-moi.
-Qu'est-ce que tu veux dire par là ? En général ce n'est pas parce qu'on est loin de nos parents qu'on est heureux d'aller à Poudlard, mais parce qu'on a envie d'utiliser la magie. Enfin c'est pour ça que c'est mon plus beau souvenir.
-Oui, mais je suis différente. Mes parents sont différents.
-En quoi ? demanda Neville.
-Dans leur amour envers moi. Ils ne se sont jamais vraiment occupés de moi. Ils n'ont jamais voulu de moi. Je les ai entendu le dire à mes grands-parents. J'avais neuf ans. Je n'étais qu'un fardeau pour eux, qu'une bouche inutile à nourrir, comme si ça leur posait un réel problème avec tous les elfes de maisons qu'on avait. Je me souviens avoir entendu ma mère dire à mon grand-père qu'elle voulait que je vive avec lui. Je n'ai jamais compris pourquoi ma mère était aussi froide et aigrie alors qu'elle avait baigné dans l'amour que mes grands-parents lui portaient. J'en ai conclu qu'ils l'avaient trop gâtés. Alors moi ils me gâtent moins alors que j'ai vraiment besoin d'un amour parental.
Ce n'est que lorsqu'elle qu'elle porta ses mains à son visage que Millicent se rendit compte qu'elle pleurait.
-C'est fou. C'est la première fois que je dis ça : j'ai besoin de l'amour de mes parents. Je me trouve ridicule.
-Ce n'est pas ridicule, répondit Neville. On a tous besoin d'amour, c'est normal, c'est naturel. Même si mes parents ne me reconnaissent pas et qu'ils ne me le montrent pas, je sais qu'ils m'aiment. Je sais que c'est différent de toi mais… le manque reste le même.
Neville lui tendit un mouchoir.
-C'est pour ça que tu es distante avec les autres ? Tu as peur qu'on ne t'aime pas ?
-Je me demande souvent pourquoi on vient me parler, répondit Millicent. Je me dis que si mes parents ne m'aiment pas, pourquoi les autres m'aimeraient.
-Peut-être parce que tu as quelque chose que tes parents sont incapables de voir.
Millicent essuya ses larmes et se moucha.
-Bon, je vais considérer que ce que tu viens de dire est quelque chose de triste, d'accord ?
-D'accord. C'est ton tour alors. Qu'est-ce qui te rend triste ?
-De rater mes ASPICS. De décevoir ma grand-mère, répondit Neville du tac au tac.
-Mais qu'est-ce que tu en sais ? On n'a pas encore les résultats !
-Oui mais je suis loin d'être un élève brillant. Je crois même être bon dernier.
-Ca m'étonnerait. Si tu écoutes bien, tu fais parti de ceux qui progressent le plus dans les appréciations des professeurs.
-Comment tu sais ça ? demanda Neville étonné.
-Il m'arrive d'écouter de temps en temps, tu sais. Tu les auras tes ASPICS, on les aura tous, même les plus crétins d'entre nous et crois-moi, tu es loin d'en faire parti.
-Merci, dit Neville en rougissant. On passe au secret ?
-Il le faut bien, non ?
-D'accord. Attends-moi là, je reviens.
Neville se leva et se dirigea dans la réserve du professeur Chourave laissant Millicent seule avec toutes les plantes de l'école. Il revient deux minutes plus tard avec une plante verte en apparence tout ce qu'il y avait de plus normal. Elle avait l'apparence d'une belle orchidée à fleurs blanches excepté que les fleurs bougeaient comme on pouvait secouer la tête.
-C'est moi qui l'ai créé, dit Neville légèrement gêné alors que toutes leurs fleurs se tournèrent vers lui. C'est une orchidée qui capte les vibrations vocales et est capable de prendre la forme de la personne qu'elle a « entendu » parler.
-C'est vrai ? C'est dément !
La fleur se tourna brutalement vers Millicent avant de prendre la forme de son visage. Millicent la regarda comme si elle faisait face à un miroir pour la première fois.
-Comment tu as fait pour créer cette fleur ?
-J'ai croisé plusieurs espèces de fleur avec l'orchidée parce que c'est la fleur préférée de ma grand-mère et qu'elle déteste la botanique. J'espère lui faire changer d'avis avec elle.
-Pourquoi elle ne prend pas ton apparence ? demanda Millicent.
-Parce qu'elle me connaît trop. Elle m'a apprivoisée. Regarde.
Neville passa délicatement sa main au-dessus d'une des fleurs qui s'entoura délicatement autour d'elle. Millicent tenta de faire la même chose mais la fleur prit peur et recula.
-Elle n'est pas encore habituée au monde extérieur. A part les autres plantes, le professeur Chourave et moi, elle n'a approché personne. Je ne lui ai pas encore donné de nom.
-C'est fou, tu en parles comme si c'était un animal.
-C'est un être vivant, répondit tout simplement Neville.
-Tu pourrais l'appeler la Nevillus Londubatus, suggéra Millicent en souriant.
-Je ne pense pas que ça lui servirait d'avoir un nom aussi atroce, dit Neville en riant. Alors, c'est quoi ton secret ?
Le visage de Millicent s'assombrit subitement. Son secret était bien plus sombre et plus grave que l'invention d'une jolie fleur. Neville comprit très vite qu'il allait falloir mettre les rires et les plaisanteries de côté.
-Si tu ne veux pas me le dire, ce n'est pas grave. Si personne ne le sait, je pourrais bien inventer quelque chose, tu sais.
-Non, non. Je vais te le dire, enfin te montrer.
Millicent releva les manches de sa chemise et ce fut avec effroi que Neville put voir les scarifications que Millicent avait sur les deux bras. Il leva la tête pour voir Millicent au bord des larmes.
-Depuis quand ? se risqua à demander Neville.
-Depuis que je sais que mes parents n'ont jamais voulu de moi. Je… je n'ai jamais eu le cran de leur dire ce que j'avais sur le cœur alors je taisais mes pensées en me mutilant. Ca me faisait du bien sur le coup mais la douleur revenait toujours. Même ici alors que je suis loin d'eux. Surtout lors des fêtes de fin d'année ou de mon anniversaire. Ils ne m'ont jamais offert de cadeau et oublient cette date une année sur deux. Dès qu'ils me faisaient du mal, je faisais une entaille. J'ai arrêté il y a peu de temps mais les cicatrices sont toujours là et ne partiront jamais. C'est irréversible. C'est le prix à payer pour ce que je vis.
-Ne dis pas ça. Ma grand-mère dit toujours que la roue tourne et en écrase certain au passage. Crois-moi quand je te dis que tes parents vont subir les conséquences de ce qu'ils t'ont fait vivre.
-Merci.
-Ne me remercie pas. C'est ce qui va se passer. Attends je reviens.
Neville la laissa de nouveau seule pour revenir tout aussi vite avec une petite boite en fer.
-C'était dans la réserve du professeur Chourave. C'est une crème qui permet de guérir les blessures. Je m'en mets parfois quand une plante décide de me mordre ou de me griffer. Si tu en mets uns fois par jour pendant un mois, la majorité de tes cicatrices auront disparu.
-C'est vrai ?
-Je ne risque rien en le promettant. Tiens, prends-la.
Millicent accepta la boite et en profita pour prendre Neville dans ses bras.
-Merci de m'écouter. C'est la première fois que je parle à quelqu'un de mes problèmes.
-De rien, dit Neville surpris. Comme quoi, ce devoir a quand même des bons côtés.
-C'est vrai. Mais je ne me vois pas remercier McGonagall pour sa brillante idée.
-A mon avis tu seras la seule à le faire parce que ça a dû finir en pugilat pour certains binômes.
-On verra ça une fois de retour en classe. J'ai hâte de voir que ça va donner.
-Il faut pour ça qu'on fasse toutes les consignes, dit Neville en prenant le bout de papier. On en est à l'avant dernière. Dire un compliment à votre interlocuteur… Tu es loin d'être aussi méchante et mauvaise que je ne le pensais. Je veux dire par là que tu fais moins Serpentard que les autres. Désolé, je ne suis pas doué pour les compliments.
-Ce n'est pas grave, dit Millicent en rougissant. Moi non plus. Je dirai que tu es moins empoté que tu en as l'air. On a toujours l'impression que tu vas faire une gaffe à chaque fois que tu dis ou fais quelque chose, mais j'ai pu constater que ce n'est qu'une question de confiance en soi et que tu l'acquiers d'année en année. J'espère pouvoir en faire autant.
-Tu le feras. Bon, la dernière question avant la photo : Comment te vois-tu dans dix ans ?
-Je n'en sais rien, répondit Millicent. Je ne sais même pas la formation que je ferai une fois partie d'ici. Je pense que j'ai encore le temps d'y réfléchir un peu. Et toi ?
-J'aimerais prendre la relève du professeur Chourave. Etre un bon professeur aimé de ses élèves. Et quand j'aurai enfin obtenu ça, peut-être que je commencerai à fonder une famille. Oui, c'est comme ça que je me vois dans dix ans.
-Tu as de l'ambition mine de rien, constata Millicent.
-Oui, j'en suis plutôt fier. Et bien voilà. Nous avons fini le devoir. Il ne reste plus qu'une photo à prendre.
-J'ai une idée ! dit soudainement Millicent en prenant l'appareil photo. Le bureau de Chourave est ouvert ?
-Oui, puisque j'ai pu aller à la réserve.
-Super ! Viens et prends ta plante avec toi !
Millicent entraina Neville à suite. Elle lui demanda de mettre une blouse et de s'assoit à la place du professeur Chourave.
-Je ne sais pas si c'est une bonne idée, dit Neville craintif.
-Pourquoi ?
-Parce cette photo va être montrée et tout le monde va penser que j'ai la grosse tête.
-Ils seraient idiots de penser ça. Pour moi ça voudra simplement dire que tu seras un brillant botaniste. Mets ton orchidée à côté de toi. Fais-moi un sourire… Et voilà ! La photo est très réussie, tu verras. A toi de faire une photo de moi.
-Très bien, dit Neville en se levant. On va devoir sortir de la serre. Suis-moi.
Neville et Millicent se dirigèrent vers le parc de Poudlard où de nombreux élèves flânaient tranquillement en tentant de profiter du soleil. Neville demanda à Millicent de se mettre sous un arbre et de regarder au loin, vers la forêt interdite. Millicent ne comprenait pas trop où voulait en venir Neville mais s'exécuta. La photo fut rapidement prise.
-On retourne en classe ? proposa Neville.
-D'accord. Au fait Neville ?
-Oui ?
-Ca a été une des meilleures heures de ma vie, dit Millicent en souriant.
-A moi aussi.
Fin
Alors qu'en pensez-vous ? Le prochain chapitre devrait logiquement être le dernier. Il réunira tout le monde dans la classe du professeur McGonagall.
A bientôt.
Gouline971
