Bonjour tout le monde ! Non ne me lynchez pas tout de suite, j'ai vraiment une très bonne excuse cette fois ! Je vous explique : mon ordi a bogué (très intelligent) donc plus moyen de l'allumer et j'ai absolument tout perdu (y compris mes chapitres presque finis…). Donc, c'est la mort dans l'âme que j'ai refusé d'écrire pendant une semaine entière. Finalement, je me suis résolue à écrire à la main ce que je n'avais jamais fait auparavant parce que je déteste ça. Maintenant, se posait le problème de l'ordi vu que le mien m'avait sauvagement lâchée. C'est comme ça que, en cachette, je me sers d'une bécane qui n'est absolument pas à moi et qu'il m'est en principe interdit d'utiliser (moi et les principes…) ! C'est pour ça que, à raison d'un paragraphe par jour, (j'avais pas beaucoup plus de temps), ce chapitre arrive avec un retard colossal. Bien, comme ça vous savez tout. Donc voilà, je vous présente mes plus plates excuses et j'espère que mon énervement ne se ressentira pas trop dans ce chapitre !

J'ai répondu à tout le monde assez rapidement (veuillez m'excuser pour les réponses banales) et je n'ai pas pu envoyer de mail à ceux qu'on appelle les « anonymes » donc, je les remercie ici de façon éclair bien que leurs reviews m'aient fait énormément plaisir !

Merci à : Elo, Paulka, Ilaï, Héloise, Anna Black, Xav, Madinou.

Pour ceux qui lisent aussi mon autre fic, vous constaterez que ceci n'est qu'un vulgaire copier-coller mais bon, la situation est toujours la même !


Chapitre 6: Où l'on tente de recoller les morceaux

RESUME (pour ceux qui veulent s'y retrouver) : Julie vient de passer la nuit au gymnase après avoir déclaré son amour à Sirius en se trompant (simplement) de nom. Elle se promène dans les rues et reconnaît Remus assis dans le pub où elle allait rentrer.

Soudain, j'hoquetai de surprise. Et pour cause, je venais d'apercevoir une silhouette familière accoudée au bar. C'était Remus Lupin, de toute évidence seul…

Evidemment, au moment où je l'avais reconnu, j'avais déjà ouvert grand la porte, aventuré un de mes pieds à l'intérieur et fait retentir le carillon de l'entrée. Cette sonnette ne faisait d'ailleurs pas dans la discrétion étant donné qu'une horde de regards hagards venaient de se poser sur moi. Bref, je me trouvais donc dans une bien fâcheuse posture. Bon, c'est vrai, j'aurais pu bêtement adressé un sourire gêné au convoi d'ivrognes et m'éclipser sur la pointe des pieds avec le peu de dignité qu'il me restait mais, même si je n'osais pas regarder dans sa direction, je sentais le regard de Remus me brûler depuis la table du fond.

Comme tous les clients sans exception commençaient sérieusement à loucher à force de me fixer et que le carillon de l'entrée ne voulait cesser d'émettre son cri strident, je jugeai préférable d'avancer mon second pied en territoire hostile et de laisser la lourde porte se refermer derrière moi, permettant ainsi aux autres de se reconcentrer sur leurs verres et leurs histoires de cul supposées viriles. Je m'avançai ensuite à grandes enjambées vers le fond de la salle tout en m'appliquant à garder mon regard fixé sur le carrelage anciennement blanc.

Quand il me fallut regarder à nouveau droit devant moi au risque de me vautrer sur la table, je rencontrai le regard surpris de Mister Lupin.

-Je te jure que je ne t'ai pas suivi, assurai-je avec une folle envie de rajouter « parole de scout » ce qui aurait été tout à fait incongru vu qu'il ignorait tout de ce mouvement et que je n'avais d'ailleurs jamais été scout. Enfin bref, j'ai toujours une envie débordante de dire des trucs stupides dans les moments où j'aimerais pourtant passer pour quelqu'un de plus ou moins normal…

-Tu peux t'asseoir si tu veux, fit-il avec un pâle sourire.

Malgré l'extrême motivation de sir Lupin à m'avoir à ses côtés, je pris place en face de lui et fis signe au garçon de m'apporter un verre de ce à quoi mon ex-âme sœur carburait.

-Alors, demandai-je, comment as-tu échoué ici ?

-Je pourrais te retourner la question.

-Ouais, t'as pas tort.

Je le regardai boire une gorgée du verre dont le serveur m'apporta le jumeau en me gratifiant d'un : « Et voilà pour Miss Julie ». Après avoir vérifié que je ne portais pas un t-shirt ou tout autre accessoire avec mon nom inscrit en grand dessus, je levai des yeux éberlués vers lui et le reconnus, juste un des anciens de mon bahut. Mais avant que je n'aie eu le temps de le saluer et d'expliquer la situation à Remus, il était déjà reparti sur ses pas en sifflotant.

Ah ben manquait plus que ça à ma super soirée, voilà que je me faisais passer pour une habituée du « Fanny Heaven » et quelle habituée ! Même le clodo vissé à son tabouret qui semblait être un élément permanent du décor n'avait droit qu'à un vulgaire « monsieur » de la part du barman. J'étais sûre que Remus, à travers le four rire qu'il dissimulait assez mal derrière son verre était en train de m'imaginer ici tous les soirs, en train d'écluser gaiement au bar, la tête affalée sur le zinc.

-Arrête de rire, fis-je en lui filant un (gentil (petit)) coup de pied. Je connais ce type d'en dehors, c'est tout. Et n'essaye pas de gagner du temps, je t'ai posé une question.

-Oh…Je me suis simplement fait mettre à la porte, en fait.

-D'un autre pub ? Demandai-je assez stupidement, je vous l'accorde, mais la nuit avait été particulièrement éprouvante.

-Non, de chez moi.

De surprise, je m'étranglai plus ou moins discrètement dans mon verre avant de reprendre :

-Mais tout se passait très bien il y a à peine quelques heures !

-Eh bien oui, mais tu connais Lucy et sa folle maniaquerie…

-Eh bien, assez oui, fis-je en repensant à ses poussées d'urticaire dès qu'elle mettait les pieds chez moi.

-Quand elle a eu fini de débarrasser la table, elle s'est mise en tête que les nappes devaient impérativement être triées…

-Oui, c'était effectivement vital.

-…Alors elle a ouvert des tas de tiroirs pour retrouver la mauve à fleurs roses qui manquait à l'appel et c'est là qu'elle a trouvé un de mes vieux carnets à dessin. Un vrai drame…

-Tu dessines si mal que ça ?

Oula, soit l'alcool me montait très rapidement au cerveau, soit ma matière grise venait subitement de s'évaporer.

-Oops, désolée, essayai-je de me rattraper.

-C'était plus le modèle que la qualité qui la dérangeait, en fait.

-Qu'as-tu bien pu dessiner de si horrible ?

-Toi.

-Pardon ?

-Oui, toi, le carnet était uniquement rempli de dessin de toi.

-Mais pourquoi ?

-Parce que je passe mon temps à dessiner ce qui me trotte dans la tête et qu'à une certaine époque, je pensais difficilement à autre chose qu'à toi. Quoiqu'il en soit, elle l'a évidemment très mal pris, a raccroché ça à l'histoire du baiser dans ton ancienne maison et est à l'heure qu'il est absolument convaincue que nous avons eu une liaison.

-Aïe, mais ne t'inquiète pas, je la connais comme si je l'avais faite, on va aller lui parler, tout lui expliquer et paf vous retomberez dans les bras l'un de l'autre.

-Oui, ou version moins réjouissante, on lui explique tout et paf elle me gifle en claquant la porte. Première séparation après quinze jours de mariage, on a l'air malin.

-Elle ne fera jamais ça, elle t'aime tu sais. Tu veux que je te raconte la mienne de soirée ? Ca te remontera le moral.

-Quoi, qu'est-ce que tu as encore…eh…t'as du sang sur les mains !

-Mais non, quand même pas…j'ai rien fait d'illégal…enfin rien d'illégal qui soit vraiment grave.

-Là tu m'inquiètes…mais je parlais sérieusement.

Je jetai un regard sur mes mains et poussai une exclamation de dégoût. Je m'étais tellement défoulée sur mon sac que je m'en étais explosé les poings.

-Merde, enfin ça c'est la deuxième partie de mon récit.

-Ok, commence par le début.

-Eh bien, j'ai invité Sirius à monter chez moi, je me suis enfin rendu compte que c'était lui que j'aimais et pendant que nous nous…mmh…embrassions, j'ai voulu le lui dire.

-Et ?

Mon Dieu, c'était plus gênant que je ne l'aurais cru.

-Et j'ai tout fait foirer en remplaçant son prénom par un autre.

-Lequel ?

-Le tien !

-Et il a dit quoi ?

-Au revoir.

-Aïe. Et c'est là que t'as fait ton truc illégal ?

-Oui, je me suis infiltré par effraction dans mon gymnase pour taper dans un sac. J'avais pas de gants, d'où l'état de mes poings.

-Ah oui, chacun son truc, y en a qui boivent et d'autres qui se prennent pour Bruce Lee.

-Et y en a qui se prennent pour Bruce Lee et qui boivent ensuite.

-Ceux-là ce sont les pires.

-Ouais, fis-je en avalant cul sec le fond de mon verre. Je t'ai remonté le moral ?

-Bof, y a plus drôle comme histoire…

-Tu reprends quelque chose ?

-Oui.

La suite est un peu floue, mes souvenirs reprenaient au moment où je m'étais fait éjecter du bar avec Remus. Là, je lui avais proposé de passer la nuit dans mon appart, en tout bien tout honneur évidemment et il avait accepté. Même si je n'avais qu'un canapé défoncé ou une baignoire à lui proposer c'était toujours mieux qu'un bout de trottoir. S'en suivit donc une mémorable équipée sauvage pour retrouver la stupide rue où j'avais élu domicile, mon immeuble, mon étage et enfin ma serrure. Je parie que tout Manchester avait vu sa nuit écourtée à cause de nos gloussements hystériques. Heureusement, une fois à l'intérieur et grâce à un petit tour de passe-passe, Remus nous concocta une merveilleuse potion de désaoulage et nous recouvrîmes nos esprits.

Accablés par la réalité de nos deux ruptures, nous nous laissâmes tomber sur le canapé. Finalement, c'était pas si mal de planer un peu…

-Je te sers quelque chose ?

-Non j'ai plus trop soif.

-Moi non plus.

-Ce serait le moment de jouer au tiercé, avec la chance qu'on a en amour, on gagnerait à coup sûr.

Je souris un peu et tournai la tête vers lui pour rencontrer son regard tout proche, beaucoup trop proche. Et puis là, sans savoir vraiment comment ni pourquoi, nous nous sommes retrouvés en train de nous embrasser. Sans réfléchir, j'avais passé ma main derrière sa nuque pour le rapprocher de moi tandis que nous avions basculé pour nous retrouver allongés sur le canapé. Alors que ses mains commençaient à quitter ma taille et à s'égarer un peu plus haut, le mot « marié » me vrillait les tympans de plus en plus fort et puis soudain, l'image de Sirius s'imposa à moi. Je repoussai doucement le visage de Remus en posant mes doigts contre ses lèvres et murmurai :

-Tu aimes Lucy et j'aime Sirius.

Nous nous redressâmes un peu gêné mais rassuré de n'avoir pas commis l'irréparable.

-Finalement, je prendrais bien un verre d'eau.

En allant, chercher deux verres dans la cuisine, je souriais. Evidemment, on ne pouvait pas dire que j'avais détesté ce qui venait de se passer entre moi et Remus mais j'étais à présent définitivement certaine de ne plus l'aimer. Ensuite, nous bûmes un peu et nous parlâmes beaucoup pour finir par tomber endormis épaule contre épaule.

Le lendemain, nous passâmes voir Lucy et au bout d'un long moment d'intense discussion, nous finîmes par lui faire entendre raison et je repartis seule, pour faire mes bagages. Sans Sirius que j'avais désespérément essayé de joindre toute la matinée, je n'avais plus aucune raison de retarder mon départ. J'avais laissé une lettre à Remus pour qu'il la lui remette si d'aventure il le rencontrait, en lui faisant promettre de m'avertir immédiatement au moindre signe de vie.

Après quoi, je me rendis chez Sirius et appuyai un nombre incalculable de fois sur la sonnette, puis, n'obtenant pas de réponse, je me mis à tambouriner comme une demeurée à sa porte jusqu'à ce que la certitude qu'il n'était pas là où qu'il n'avait aucune envie de me voir soit bien encrée en moi et que j'arrête de me persuader qu'il était simplement sous la douche.

De toutes façons, Sirius finirait bien par rentrer et là, il ne pourrait pas échapper à la discussion. Je me laissai glisser le long du chambranle et restai assise sur le seuil si longtemps que j'aurais pu en avoir des escarres.

Vers quatre heures du matin, je finis par renoncer. Je me levai avec un petit gémissement de douleur et rentrai chez moi en métro avec un sentiment déchirant de vide qui faisait couler mes larmes et me prenait aux tripes. Une fois dans mon appart, je poussai la porte de ma chambre et me laissai tomber sur mon lit sans pour autant réussir à trouver le sommeil.

C'est donc les yeux rougis avec des valises dans les mains et sous les yeux que je me rendis à la gare tôt le lendemain matin.


Ce n'est pas vraiment dans mon attitude de mendier des reviews mais ça me rassurerait beaucoup de savoir que malgré mon énorme retard, certains continuent à lire cette fic. Donc, si ce chapitre vous a plu (ou même s'il vous a déplu) n'hésitez pas à mettre un (même très petit) commentaire. Je fais le plus rapidement possible pour le prochain chap, je vous le promets !