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Bonjour ! Voila le nouveau chapitre, qui sert un peu de transition, avec un nouvel élément, bref, vous allez découvrir par vous-même.
Merci à mes deux merveilleuses betas Marion et Miiss !
Et grand merci à vous, qui me suivez de plus en plus en laissant des reviews très encourageantes, auxquelles je vais répondre tout de suite :
Pour la pensine, pour répondre à TezuKa j, c'est simplement le geste que font les acteurs dans les film. Ils plongent dans la tête dans la pensine, et "tombent dedans" si je puis m'exprimer ainsi. Du coup, ça ne doit pas être inconfortable :p Quant aux portraits des parents de Ladi et Selena, c'est simplement parce qu'Albus ne les as vus que très peu de temps, pendant la guerre, et à ce moment là, on n'a pas en tête d'aller se faire faire le portrait.
Harry-Snape-Malfoy : le précepteur, c'est Skeeny xD D'une part, Albus ne vas pas faire entrer un inconnu dans le Domaine, et d'autre part, c'est Skeeny qui s'est occupé de l'éducation de Selena avant Beauxbâtons (j'en parle dans ce chapitre). Pour le savoir-vivre, pas trop non... C'est au savoir et à la puissance que Koldo recrute, et évidemment, ses élèves sont de familles nobles (sauf quelques exceptions) donc ils ont déjà les codes. Pour Ladi... je vais peut-être en parler à l'approche de Yule...
Adenoide : Ahhh...la relation Ladislas/Gellert va être un peu compliquée, comme tu peux l'imaginer. Après tout, il n'arrête pas de voir des parrallèlse entre Grindelwald et Voldemort, qui a tué ses parents d'adoption (les Potter), tenté de le tuer à un an, et plus tard pour la pierre philosophale -notons qu'à ce moment, il n'était pas très beau, ce qui peut faire pencher la balance, perso j'aurai été traumatisé. Mais ne t'inquiète pas, il va doucement changer de point du vue -ça commence déjà dans ce chapitre grâce à notre petite Selena... je n'en dis pas plus !
Enfin, Merci à Mini-Yuya, Alpo, CelesteDiam1789 :)
Sur ce, bonne lecture !
Chapitre VI : Un curieux examinateur
Les mois suivants furent reposants pour Ladislas après tout ce qui était advenu dans sa vie, de sa découverte du monde sorcier en quittant le 4 Privet Drive, sans oublier sa rencontre avec un troll des montagnes, et bien évidemment son combat avec Voldemort. La sensation d'être sans cesse suivi l'avait quitté et il avait fini par oublier les événements tragiques de Poudlard, que ce soit la voix sifflante qui parlait de tuer, le message sanglant sur le mur, les pétrifications, ou encore son don de fourchelangue.
Comme son grand-père l'avait promis, il avait entrepris de retrouver sa taille normale. A chaque vacances, son grand-père et lui pratiquaient un rituel, qui lui redonnait quelques centimètres. Ils avaient également commencé à débrider sa magie, qui s'avérait être bien plus facile à utiliser maintenant, et sa puissance, alors même qu'elle n'était pas à son maximum, était très impressionnante. Il avait été convenu qu'il changerait de baguette magique, d'une part parce qu'elle ne répondait plus aussi bien à sa volonté, puisque sa magie avait évolué en même temps qu'elle grandissait, d'autre part pour ne pas se faire repérer en tant qu'Harry Potter par un sorcier qui aurait déjà vu sa baguette de houx. Il n'avait toujours pas trouvé ce qui allait servir de canalisateur, comme Sheshir le faisait avec Selena, mais y réfléchissait souvent, bien que son grand-père lui ait assuré qu'il avait le temps : c'était sur une longue durée que sa magie fatiguerait son corps, il avait donc encore une année entière avant que sa décision ne devienne impérative.
La solitude lui pesait parfois, cependant Skeeny était toujours là pour lui remonter le moral. De plus, il recevait chaque semaine une lettre de sa sœur avec qui il correspondait. Elle lui parlait de ses cours, de Beauxbâtons, de tout et de rien, des vacances qui approchaient… Son grand-père essayait quant à lui de rentrer lors de week-ends. Le reste de la semaine, il était seul avec l'elfe familial.
Pour ne pas rentrer dans une routine, il s'efforçait d'alterner les heures d'étude théorique et pratique, qu'il exerçait en compagnie de Skeeny pour éviter tout accident, et les temps de loisir, où il lisait généralement, ou volait dans le domaine. Il pouvait également se reposer dans la serre qu'il appréciait particulièrement pour son calme et la sérénité qu'elle dégageait. Il s'était mis à échanger en russe avec Skeeny, qui le corrigeait, tout en lui assurant qu'il s'améliorait de jour en jour.
Il utilisait régulièrement la pensine, avec chaque semaine de nouveaux souvenirs de son grand-père pour l'aider notamment en métamorphose, puisque ce dernier avait enseigné cette matière. Il empruntait également des fiolms à sa sœur et découvrait doucement la culture sorcière, avec par exemple les Contes de Beedle le Barde, adaptés pour le cinéma sorcier.
Au dehors, le printemps avait succédé à l'hiver et le Domaine commençait sa lente transformation. Le lac avait dégelé tandis que les arbres retrouvaient peu à peu leurs feuilles. Les plantes de la serre avaient fleuries, ainsi que les buissons dans la forêt qui entourait le Domaine. Depuis quelques semaines, Ladislas avait pris l'habitude de prendre son déjeuner sur la terrasse qui donnait sur le lac pour en admirer la vue, qui à certains moments, lui rappelait le parc de Poudlard. Certains jours particulièrement chauds, il lui arrivait même de nager pendant une heure dans le lac, pour changer des habituels vols en balais.
Il était en train d'aider Skeeny à la cuisine lorsqu'un bruit suspect venant du premier étage l'interpella. Il s'arrêta dans sa tâche et interrogea du regard l'elfe qui lui apprit que son grand-père venait de rentrer par cheminée. Ladislas fronça les sourcils, et sortit de la cuisine pour se diriger vers le bureau d'Albus, qui n'était pas censé rentrer au Domaine pendant la semaine.
– Oh, Ladislas ! Le salua joyeusement son grand-père alors qu'il venait d'entrer dans son bureau. Comment te sens-tu ?
– Bien… répondit lentement Ladislas, et toi ? Il s'est passé quelque chose ?
– Et bien…commença Albus avec un petit sourire, il semble que je vais rester au Domaine quelques temps. Le conseil d'administration a jugé bon de me suspendre de ma fonction, suite à une nouvelle agression….
– Mais…ce n'est pas logique… Balbutia le plus jeune, abasourdi par cette décision, ainsi que par le calme de son grand-père.
– Les gens ne sont pas toujours logiques… Déclara Albus avec sagesse.
– Que comptes-tu faire ? Demanda son petit-fils, qui voyait la situation avec plus d'inquiétude qu'Albus.
– Oh…je vais attendre que l'on me rappelle. Après tout, je ne suis plus habilité à rentrer à Poudlard. Et, bien que ce soit terrible, je te l'accorde, cela va me permettre de ne plus te laisser seul.
Ladislas hocha la tête, bien qu'intérieurement surpris par la réaction de son grand-père, qui n'avait pas l'air de s'en faire beaucoup pour son école. Il se rappela toutes les fois où Albus avait agi sans paraître raisonnable et haussa les épaules. Après tout, n'avait-il pas pensé qu'il était fou, lors de son premier discours ? Le jeune sorcier se fustigea et redescendit en compagnie de son grand-père, qui les jours suivants, l'aida dans ses études avec beaucoup d'application, ce qui lui permit de passer rapidement certains chapitres de deuxième année. Depuis que sa magie était moins muselée, il avait beaucoup de facilité à lancer des sortilèges, et la métamorphose était devenue d'une simplicité déconcertante grâce en particulier aux souvenirs puis aux conseils d'Albus.
– Mais, et pour les nés-moldu ? Demanda Ladislas après quelques jours passés ensemble, alors qu'ils étaient dans la bibliothèque en train d'étudier le sortilège d'Allégresse.
– Je ne sais pas, admit Albus après un silence. Pour l'instant, les victimes sont seulement pétrifiées et pourront donc se réveiller dès que Madame Pomfresh aura préparé du filtre de mandragore. J'ai quelques hypothèses sur les causes de ces attaques, même si je ne puis prouver quoi que ce soit. J'ai donné des instructions à Minerva, en espérant que cela suffise…
– Poudlard va fermer ? S'inquiéta l'ancien gryffondor, dont le cœur se serra à cette idée. Poudlard avait été sa première maison, et il se refusait à l'idée qu'elle ferme.
– C'est en effet une éventualité…mais peut-être trouverons-nous le coupable avant de prendre une décision si extrême.
Albus caressa sa barbe pensivement, puis lança un sourire à son petit-fils en l'enjoignant à ne pas s'inquiéter. Ladislas hocha la tête et se remit au sortilège d'Allégresse. Cependant, il garda toute la matinée cette discussion en tête. Son grand-père était étrange, comme s'il était inconscient du danger que représentait la chambre des secrets pour les nés-moldu. Être pétrifié n'était pas quelque chose à prendre à la légère, si ?
Malgré le caractère irresponsable de son grand-père, Ladislas l'aimait, et ne pouvait lui en vouloir. Il ne reparla donc pas de Poudlard durant les semaines suivant leur conversation. De toute façon, son ancienne école lui sortit rapidement de l'esprit, du fait de l'examen d'entrée de Koldovstoretz qui tombait en plein milieu des vacances de printemps. Il put donc être salué par son grand-père et sa sœur le matin de son départ pour Berlin, où il resterait trois jours, le temps de passer l'examen qui se déroulait à l'ambassade de Russie de la ville.
– Ça va bien se passer, tenta de le rassurer Selena qui voyait son inquiétude. Tu as beaucoup travaillé avec Grand-père, il n'y a aucune raison que tu ne sois pas pris.
– Je sais, déclara son frère en passant la main dans ses cheveux qui à présent lui cachaient en partie le front et la nuque. C'est juste que… c'est bête que ça tombe quand tu es ici…
– Mais ce n'est pas grave, ça ! S'exclama l'étudiante de Beauxbâtons en le frappant gentiment à l'épaule. Ce n'est que trois jours ! Allez, vas-y !
– Oui…
– Ladislas, appela Albus qui attendait un peu plus loin, sur le sentier qui traversait la forêt encerclant le Domaine. Il va falloir partir…
– J'arrive, cria à son attention Ladislas en se retournant vers sa sœur, à bientôt alors….
– Tu as intérêt à réussir ! L'avertit Selena avec un petit sourire.
– La réussite ne dépend que de toi, gamin… Fit Sheshir qui jusqu'alors ne semblait que paresser sur la terrasse. Tu es un Grindelwald-Dumbledore, après tout ! Continua le félin, qui s'étira avant de rentrer en achevant : et même si cette espèce est rare, elle est à prendre très au sérieux…
Après un dernier signe à sa jumelle, qu'il avait à présent rattrapée en taille, maintenant que son corps avait retrouvé son âge d'origine, Ladislas courut vers son grand-père, avec qui il sortit du Domaine pour transplaner à Cologne. Là, ils passèrent par le réseau de la SNCF pour se rendre à Berlin. Albus, bien évidemment s'était déguisé comme à son habitude, et avait l'apparence d'un homme d'une cinquantaine d'année. Ils traversèrent les rues moldues de la ville jusqu'à l'ambassade de Russie.
Le bâtiment était impressionnant, avec une architecture très pompeuse. Tout en reprenant le style néo-classique traditionnel de la capitale allemande, le bâtiment rappelant un palais du XIXe siècle était néanmoins froid et colossal. Une attention particulière était apportée à son corps central marqué par une lanterne cubique et de hautes colonnes.
L'intérieur était tout aussi renversant, avec un luxe bien marqué. Albus entraîna son petit-fils dans un couloir décoré de marbre, vide de moldus. Ils s'arrêtèrent devant une plaque où s'entrelaçait les mots « magie » et « Russie » dans l'écriture cyrillique que Ladislas put déchiffrer grâce à l'enseignement de Skeeny. Albus tapota de sa baguette la plaque et fit signe à son petit-fils de reculer. Le mur où était accroché la plaque disparut dans le sol, laissant une ouverture aux deux sorciers qui s'engouffrèrent dans le nouveau couloir, alors que le mur reprenait sa place dans un grondement sourd.
Ils arrivèrent à un hall qui ressemblait à si méprendre à la version moldue, si l'on oubliait les hiboux qui volaient, ainsi que les habits des fonctionnaires qui portaient de longues capes. Les deux anglais s'approchèrent d'un comptoir, où une sorcière dont le bureau était envahi de dossiers les salua :
– Bienvenue à l'ambassade magique de Russie. Que puis-je faire pour vous ?
– C'est pour passer l'examen de Koldovstoretz, répondit poliment Albus en montrant Ladislas qui observait toujours les lieux avec curiosité.
– Bien sûr, par contre, vous ne pouvez l'accompagner, sourit la sorcière qui indiqua un escalier à l'écart, avant de replonger dans ses dossiers.
Albus serra son petit-fils dans ses bras en lui souhaitant bonne chance, puis laissa Ladislas monter l'escalier. Il se retrouva dans un couloir assez étroit, qui menait à différent bureaux secondaires d'après leurs noms. La décoration y était bien moins luxueuse que dans le hall, et le couloir peu éclairé. Alors qu'il pensait s'être trompé, Ladislas arriva devant une porte dont la plaque qui indiquait Espace de rangement avait été plus ou moins recouverte par une simple feuille où était griffonné : Koldovstoretz – Examen.
L'ancien élève de Poudlard poussa doucement la porte, pour dévoiler une salle aux dimensions d'un cagibi, dans lequel, entre deux piles de cartons, se tenait un homme qui ferma les yeux avec désespoir en voyant Ladislas sur le pas de la porte.
– S'il te plaît, dis-moi que tu t'es trompé, et qu'en vérité, tu ne veux pas passer l'examen d'entrée de Koldovstoretz et que je vais pouvoir sortir de ce trou…
– En fait…si, répondit doucement Ladislas, dont les yeux voyageaient entre les dossiers qui s'empilaient jusqu'au plafond et l'homme qui lui faisait face. Celui-ci devait avoir une quarantaine d'années, malgré son bouc aux cheveux blancs qui tranchaient singulièrement avec sa peau si noire qu'elle semblait aspirer la lumière. Ses yeux bruns scrutaient avec désespoir son visiteur. Sa stature imposante le forçait à se recroqueviller entre les piles de dossiers et la table devant lui, sur laquelle un léger paquet de feuilles était posé. Il soupira en cherchant dans les papiers devant lui.
– Les ambassades devraient être tenues de donner des lieux décents pour passer les examens, marmonna-t-il dans sa barbe. Il leva les yeux au plafond et reprit :
– Ferme la porte et assieds-toi.
Le cagibi paraissait encore plus petit, la porte fermée. Un tabouret fut trouvé sous un carton, et fut placé devant la table à laquelle Ladislas s'assit en face de l'homme.
– Bon, commença l'homme, qui donna un premier sujet à Ladislas. Ce matin, tu as l'épreuve de culture générale. A midi, tu manges avec moi au réfectoire de l'ambassade. Nous reprenons à quatorze heures avec la théorie des sortilèges. Demain, ce sera la pratique, et après-demain, botanique et potion, en théorie évidemment, au vu des locaux…
– D'accord, répondit Ladislas, en se mettant rapidement au travail.
A midi, il n'en pouvait plus. Premièrement, la salle était si petite qu'elle grimpait rapidement en température. Mais lorsque la porte était ouverte, le couloir envoyait des courants d'air glacés qui faisaient dangereusement tanguer les différentes piles de dossiers les environnant. La table sur laquelle Ladislas écrivait était elle aussi petite, si bien que lui et son examinateur n'avaient qu'une place très réduite pour leurs jambes. A la fin de la première heure, ils commencèrent à ressentir des démangeaisons. Trois heures plus tard, leurs corps était complètement endoloris.
Pour finir, Ladislas s'était lamentablement planté. Le test était pour des enfants qui avaient vécu dans le monde sorcier depuis leur naissance. Lui ne possédait pas un cinquième du savoir demandé. Il était si découragé qu'il pensa à abandonner, et ce fut la seule pensée de devoir partir à Durmstrang qui le dissuada. Ça et la déception de Selena s'il venait à renoncer.
– Il devrait exister une loi contre la maltraitance d'examinateur, grogna ledit examinateur qui s'étira avec soulagement alors qu'ils partaient en direction du réfectoire. J'espère au moins que ça vaut le coup gamin…
Ladislas eut une grimace gênée, sans avouer qu'il avait totalement raté l'épreuve et s'assit en silence à une table à l'écart des autres.
– C'est parce que l'école ne veut pas ouvrir ses portes à tous les aspirants, continua l'adulte perdu dans ses pensées, ce qui est normal, en soit vu le nombre restreint de réussite chaque année.
– Comment ça ? Osa Ladislas en fronçant les sourcils.
– Et bien, Koldovstoretz veut garder son emplacement, et plus généralement, tout ce qui la concerne, secret. C'est pour ça que les examens se passent dans les ambassades de Russie. Mais dis-moi, pourquoi veux-tu y aller ?
– On m'a dit que c'était une bonne école…
L'examinateur éclata de rire, faisant se retourner beaucoup de fonctionnaires sur eux. S'il avait une voix naturellement grave, son rire lui, était tonitruant et résonna quelques secondes dans le réfectoire.
– Oui, Koldovstoretz est une bonne école, admit-t-il avec un rictus moqueur. Je dirai même qu'elle est la meilleure pour son enseignement de qualité et la diversité des options qu'elle présente. Mais sinon ? Quelles sont tes motivations ?
– C'est celle qui reste après l'élimination de Poudlard et Durmstrang, avoua le jeune sorcier, après un temps d'hésitation.
– Comment ça ? Demanda l'examinateur dont la curiosité semblait s'être prise d'intérêt.
– Pour certaines raisons, je ne veux aller ni à Poudlard et Durmstrang, expliqua Ladislas en restant néanmoins vague.
– Et les autres ?
– Quels autres ?
– Ilvermorny, Castelobruxo, Uagadou ou encore Mahoutokoro ! Récita l'adulte avec une évidence qui blessa Ladislas. Tu es certain d'être un sorcier, petit ?
Voyant que le plus jeune restait silencieux, il reprit plus doucement, après l'avoir observé quelques instants :
– Ton visage me rappelle quelqu'un…
– Ma sœur a tenté le concours il y a trois ans, répondit Ladislas. Elle s'appelle Selena.
– Oui, s'écria l'adulte, dérangeant une nouvelle fois leurs voisins de table. Je me souviens ! Très bonne dans la pratique mais alors en théorie…. Je me souviens encore de sa copie blanche pour les potions….
Le jeune sorcier rit doucement, se souvenant parfaitement de plusieurs lettres de Selena insultant la merveilleuse matière qu'était l'étude des potions. Alors que le reste de son éducation était parfait, elle avait vraiment un gros problème au niveau des potions, du fait de la peur de Skeeny, qui n'avait jamais osé laissé Selena s'approcher d'un chaudron. Comme c'était lui qui supervisait son apprentissage, il avait rapidement compris que la cuisine, de même que la maison, ne survivraient pas aux cours de potion et avait donc laissé le soin à la future école de sa jeune maîtresse de lui enseigner cette matière. Depuis, Selena était lamentablement mauvaise en potion, que ce soit en théorie ou en pratique. Lorsqu'il l'avait appris, Ladislas avait été grandement soulagé, lui-même traumatisé par un certain professeur….
– Où est-elle allée, finalement ? Reprit l'examinateur avec un intérêt non-feint.
– Beauxbâtons.
– Oh…je vois… Elle s'y plaît ?
– Heu… L'ancien anglais hésita, ce qui suffit à l'adulte qui eut un geste de la main avant de changer de sujet.
– Pourquoi n'as-tu pas passé les examens en même temps qu'elle ? Finit-il par demander, à la fin de leur repas, qui s'éternisait, l'un comme l'autre n'ayant nullement envie de retourner dans le cagibi.
– L'occasion ne s'est pas présentée, éluda le jeune garçon en passant nerveusement une main dans ses cheveux. Depuis qu'il était devenu Ladislas Grindelwald, sa plus grande peur était que l'on découvre son ancienne identité, et il était devenu légèrement paranoïaque. Son ancienne vie était d'ailleurs l'un des sujets qu'il évitait avec Selena, car encore trop sensible pour lui.
– Soit, fit l'examinateur en soufflant longuement. Bon…il est temps d'y retourner…
Il se leva sans grande motivation, entraînant Ladislas à sa suite. Ils traînèrent tous deux les pieds sur le retour, mais finirent par arriver dans leur « salle » où Ladislas débuta l'épreuve de sortilèges. Fort heureusement, il réussit bien mieux ce test, si bien que le lendemain, il arriva avec l'espoir d'obtenir une place à Koldovstoretz. L'intérêt de l'examinateur pour lui s'intensifia avec les épreuves de pratique, où il brilla grâce à la puissance de sa magie. Enfin, le dernier jour, il eut botanique et potion en théorie, où il fut, sans être exceptionnel, satisfaisant, au vu de son parcours scolaire.
– Bien, annonça l'examinateur, à la fin de la dernière épreuve. Les résultats te seront envoyés dans quelques semaines…
– Merci, murmura Ladislas, qui s'étirait avec fatigue. Il sortit avec hâte du cagibi, pour retrouver son grand-père dans le hall, accompagné de Selena. Les deux jumeaux parlèrent avec animation de la dernière journée d'examen de Ladislas, pendant qu'ils attendaient dans le bureau de la SNCF. Selena rassura son frère déjà inquiet quant aux résultats, et réussit à lui changer les idées. Alors qu'ils entraient dans l'antre de la cheminée, Albus leur annonça qu'il avait une réunion, et qu'il ne reviendrait que dans deux jours. Il poursuivit en indiquant que Skeeny les attendait à Cologne.
– Tu as toujours des réunions, même destitué de ta charge de directeur ? S'étonna Ladislas, qui se souvint alors qu'environ tous les deux mois, son grand-père partait pendant deux jours, et ne révélait rien de ce qu'il faisait pendant ce temps.
– Celle-ci ne concerne pas Poudlard, répondit Albus dont les lèvres formèrent un mince sourire tandis qu'il promettait à son petit-fils de lui expliquer de quoi il en retournait plus tard.
– Est-ce que demain on peut aller en ville ? Demanda Selena, qui ne semblait pas le moins du monde intéressée par la question de la réunion. Elle devait être au courant, supposa son jumeau en remarquant son manque de curiosité.
– Oui, à condition que vous portiez les bracelets de protection, accorda le mage blanc qui fixa intensément sa petite-fille avant de s'éloigner, pour laisser la cheminée s'enflammer.
– C'est quoi des bracelets de protection ? Demanda Ladislas, tandis qu'il sortait de la cheminée. Il aperçut Skeeny qui attendait dans un coin de la cour et vint à leur rencontre.
– Des bracelets bardés de protection de grand-père, qui peuvent ramener au Domaine instantanément, expliqua sa sœur. Comme ça je peux aller en ville, même lorsqu'il n'est pas là…
Ils prirent chacun une main de leur elfe de maison qui transplana directement dans la cuisine du Domaine, où flottait une douce odeur de gâteau, qui fit rapidement oublier à Ladislas ses examens des derniers jours.
– C'est pour la fin de vos examens ! S'écria l'elfe avec un sourire éclatant et plein d'espoir.
Ladislas le remercia chaleureusement, le faisant rougir comme à chaque fois, et s'installa en face de sa jumelle pour entamer le dîner. Comme prévu, le dessert, comme tout le reste, fut succulent, et ils se resservirent plusieurs fois avant de monter dans leurs chambres respectives.
Avant de s'endormir, Ladislas choisit de lire un conte russe portant sur Babayaga pour s'exercer à sa langue maternelle. Il allait bientôt suspendre sa lecture, lorsque sa porte s'ouvrit sur sa sœur et Sheshir qui bondit immédiatement sur le lit où il s'installa sans aucune gêne.
– Je ne te dérange pas ? Demanda Selena, restée sur le pas de la porte.
– Pas du tout, viens, je t'en prie, sourit son frère en posant son livre et se remettant en position assise.
La jeune fille avança et s'assit en tailleur sur le lit de son frère. Elle portait en guise de pyjama un immense tee-shirt qui lui arrivait à mi-cuisse, et un jogging noir usé jusqu'à la corde, ce qui lui donnait un style bien plus décontracté que celui qu'elle avait lorsqu'elle revêtait l'uniforme de Beauxbâtons.
– Tu profites du calme ? S'amusa-t-elle, ses yeux posés sur le livre qu'il venait de fermer.
– Oui, avoua-t-il, les examens étaient un peu fatigants. J'avais oublié ce que c'était de rester plusieurs heures assis, sans pouvoir s'arrêter.
– Tu vas réapprendre, ne t'inquiète pas, bailla Sheshir en roulant des yeux.
Les jumeaux éclatèrent de rire, avant de reprendre, plus sérieusement.
– Cela te dérangerait-il d'aller à Durmstrang ?
– Un peu, admit Ladislas avec sincérité. Premièrement, elle n'a pas une très bonne réputation, et beaucoup de mages noirs sont passés là-bas, ce qui m'amène au second point ; Grindelwad est passé là-bas.
– Papa aussi, fit remarquer Selena, qui s'était mis à caresser son chat tout en écoutant son frère.
– Papa n'a pas tué des millions d'innocents, répliqua l'ancien gryffondor. Tu souffres déjà de sa réputation à Beauxbâtons, qu'est-ce que se sera dans son ancienne école ?
Sa sœur lui adressa un sourire triste, qui suffisait comme réponse. Lors de leurs échanges épistolaires, elle lui avait déjà parlé des brimades qu'elle subissait à l'Institut. Ça ne l'atteignait pas vraiment, mais la contraignait à rester seule, en dehors de deux ou trois amies, qui fuyaient à chaque conflit. Cela ne la dérangeait pas plus que cela, habituée dès son enfance à la solitude, de plus elle avait Sheshir, mais c'était néanmoins une gêne.
– Tu sais, avant d'être un mage noir, c'est notre grand-père, tout comme Albus, avant d'être le directeur de Poudlard l'est.
Ladislas grimaça, ne voyant pas les choses de cette manière.
– Oui, mais… je veux dire, ça ne te plaît pas qu'on te juge juste en fonction de son nom, et de ce qu'il a fait. Autant si on s'appelait Dumbledore, ça serait moins grave.
– Je n'en suis pas certaine… Je pense que les gens voudraient nous pousser à faire comme Grand-père, sans même nous demander notre avis.
– C'est clair que ça ne marche pas avec Grindelwald, marmonna le jeune sorcier.
– Non, là on te voit comme un mage noir en puissance, parce qu'il a été prouvé que le mal est héréditaire, se moqua Selena en roulant des yeux. Les gens sont si stupides…
– En fait, je ne sais pas lequel est le pire…
– Bonne question, approuva l'étudiante de Beauxbâtons. Peut-être aurait-il mieux valu que nous prenions le nom de Maman…
– C'est quoi déjà ? Demanda Ladislas en fronçant les sourcils, pas certain de l'avoir déjà entendu. Sa sœur le regarda un certain temps, cherchant la réponse.
– Aucune idée, avoua-t-elle après un moment, j'ai toujours entendu Alisa Grindelwald…
– Faudra demander à Grand-père…
– Oui, approuva Selena tout en se couchant aux côtés de son frère.
Il y eut un long silence, alors que la pièce était plongée dans le noir. Ladislas entendait seulement la respiration lourde de Sheshir et de sa sœur. Pendant ces vacances, le frère et la sœur avaient plusieurs fois éternisé leurs conversations dans la soirée et choisi de dormir dans la même chambre, pour éviter à l'un de retourner dans sa propre chambre, par pure fainéantise. Et puis, les lits étaient si grands qu'ils ne se dérangeaient pas.
Il allait s'endormir lorsque Selena chuchota, à moitié consciente :
– Tu sais…je pense tout de même qu'avant d'être un meurtrier, c'est notre grand-père…
Le journal attendait son nouveau maître.
Le dernier avait été parfait. La petite Weasley s'était avérée très influençable et avait agi selon ses ordres à la perfection. Mais la petite Weasley avait commencé à ne plus se souvenir de certaines après-midis. Elle avait retrouvé du sang sur sa robe, ainsi que des plumes, sans savoir d'où cela provenait. La petite Weasley avait eu peur. Et finalement, elle avait compris.
Mais cela importait peu. Un jour ou l'autre, il se trouverait un nouveau confident.
L'eau de la flaque dans lequel il se trouvait ne semblait pas abîmer ses pages, encore vierges de toute encre. Il avait résisté à bien pire…
La porte des toilettes du deuxième étage s'ouvrit brusquement, troublant le calme des lieux. Mimi Geignarde était parti s'amuser dans les tuyaux après sa dernière crise de nerf, si bien que la pièce était étrangement silencieuse. Seuls les sanglots du nouvel arrivant vinrent briser le silence.
Colin Crivey n'allait pas bien depuis certains temps. En fait, cela durait depuis plusieurs mois, maintenant. Lorsque les agressions avaient débuté, il avait eu peur, bien évidemment, mais c'est au retour des vacances de Noël que tout s'était gâté : Harry Potter était parti.
Harry Potter était parti !
Les élèves avaient tout de suite dit que c'était de sa faute, qu'il était le coupable, et peu de personne l'avait défendu. Colin, l'avait fait pourtant, s'attirant les foudres de ses camarades.
Et puis, quelques semaines plus tard, il y eut une nouvelle agression. La peur revint, mais personne ne parla de nouveau de Harry Potter. Si ce n'était pas lui, pourquoi était-il parti ?
Colin ne le savait pas. Mais il croyait en Harry Potter.
Des élèves plus âgées se moquaient de lui, mais peu lui importait. Lui, voulait seulement que Harry Potter revienne. Mais cela n'était pas arrivé.
Colin était seul.
Colin pleurait parce qu'Harry Potter était parti.
Le première année sécha finalement ses larmes et se releva, prêt pour aller en cours, lorsque ses yeux se posèrent sur un petit carnet dans une flaque d'eau. Il fit quelques pas, et le ramassa, se demandant à qui il pouvait appartenir. Ses doigts feuilletèrent les pages blanches, jusqu'à remonter la première page, où apparurent les mots : Bonjour, je m'appelle Tom.
Un peu de suspens pour la fin de ce chapitre, hein ? Non, je n'oublie pas Poudlard, et ce qui s'y passe. Je vais d'ailleurs garder les éléments des livres : l'évasion de Sirius Black, le tournoi des trois sorciers, la coupe du monde de quiddditch, l'ordre du phénix, ect... Ne vous inquiétez pas, je ne m'éparpille pas !
Ensuite, et oui, notre petit Ladi a un peu changé de point du vue sur son grand-père. Faut être indulgent, il était à gryffondor avant... Et ensuite... Ah ! Koldo (je vous avoue que je ne sais toujours pas comment on écrit ce nom, je ne fais que le copier-coller depuis le wikipotter). Héhé, je voulais changer de l'école de Durmstrang, même si j'adore certaines fics avec elle ! Mais c'est un peu logique que ne voulant pas trop souffrir de son nom, Ladi veuille aller ailleurs qu'à Durmstrang, non ?
Sur ce, Joyeux Nowel ! On se retrouve... (bonne question, peut-être que je vais laisser de nouveau un chapitre lundi ou mardi si j'ai assez d'avance ou sinon vendredi !)
Tchuus !
