Hello dearies !

Chose promise, chose due : le chapitre 5 est là et je le dédie tout spécialement à laux qui a gagné mon petit jeu au chapitre 3.

Le chapitre 4 avait été posté plus tard que d'habitude pour cause de déménagement. L'hiver est fini et je quitte le petit appartement dans la vallée pour retourner dans mon chalet à la montagne dans un coin paumé (Yakibaru, désormais tu n'es plus la seule à avoir une connexion pourrie)^^

Pour ce chapitre, je n'avais pas vraiment d'imagination pour amener le récit là où je le voulais mais j'espère que cela vous plaira quand même.

Encore une fois merci à Yakibaru, GilmoreGossip et laux pour leurs reviews

Bonne lecture !


Innocence - Chapitre V

Le lendemain, le réveil tira Evana de son sommeil à sept heures. D'une main paresseuse, elle chercha à tâtons le bouton pour l'arrêter sans succès. Pestant contre cet engin qui lui avait gâché sa meilleure nuit, elle tira sur la prise pour le faire taire avant de se retourner et d'essayer de se rendormir… sans succès. Finalement, elle décida de se lever et se préparer pour entamer sa journée. Et on ne pouvait rien commencer sans un peu de lecture. La jeune femme prit le livre d'Henry qui trônait sur sa table de nuit et s'installa dans son fauteuil. Il ne lui restait que les dernières pages à lire.

« Blanche Neige et le prince charmant descendirent alors dans les ténèbres de l'ancienne mine des nains. Le jeune couple avait revêtu des capes pour dissimuler leurs vêtements royaux et leur visage. Ils arrivèrent devant une porte de bois gardée par un homme imposant à la lueur d'un flambeau.

- Nous voulons le voir, dit Charmant.

En les voyants, le gardien leur fit traverser la porte et les accompagna en leur énonçant les règles à suivre :

- Quand vous serez devant son cachot, restez dans l'ombre et quoi que vous disiez, ne lui révélez surtout pas votre nom. S'il connait votre nom, il aura prise sur vous.

Blanche et son prince se trouvaient maintenant devant un cul de sac. Des barreaux de fers rouillés séparaient le coin le plus obscure du reste de la mine. Le gardien se mit à appeler son prisonnier tandis qu'elle et son époux restaient dans l'ombre.

- Rumplestiltskin ! Rumplestiltskin, j'ai une question à te poser !

- Non. Toi tu n'as rien à me demander, fit une voix perçante provenant des ténèbres de la cellule.

Blanche cacha sa surprise quand le mage noir apparut, non pas du fond du cachot comme elle l'avait cru, mais du plafond. Ses mains écailleuses s'agrippèrent aux barreaux et il se laissa tomber en souplesse sur la terre ferme. La jeune reine ne put s'empêcher de penser que cet homme était vraiment le plus puissant. Il avait encore beaucoup de force malgré le fait qu'il ne pouvait utiliser la magie.

- Mais eux oui, continua Rumplestiltskin ravi. Blanche Neige et le prince charmant. Quelle insulte vous me faites. S'il vous plaît avancez dans la lumière et retirez ces capuchons ridicules.

Les deux époux s'exécutèrent. Ces capes n'étaient désormais plus d'aucune utilité maintenant qu'il les avait reconnus.

- Nous sommes venu te demander, commença Charmant

- Oui, oui je sais pourquoi vous êtes là, l'interrompit le mage noir. Vous venez me parler de la menace de la Reine.

- Dis-nous ce que tu sais, ordonna Blanche Neige d'une voix autoritaire qui n'impressionna nullement Rumplestiltskin.

- Oh ! C'est qu'ils sont angoissés ! Cessez de trembler car je peux calmer vos peurs ! Cependant… en échange vous devrez me donner quelque chose.

- Non. Viens, nous perdons notre temps, fit Charmant en entraînant son épouse vers la sortie.

Cependant sa femme se dégagea et se rapprocha dangereusement des barreaux de la cellule. Elle était si proche que le mage noir n'avait qu'à tendre la main pour la toucher.

- Vas-y. Dis-nous ce que tu veux.

- Je veux savoir le nom de votre futur enfant.

- Il n'en est pas question, rugit le prince.

- Accordé, dit Blanche en même temps. Qu'est-ce que tu sais ?

- La reine a créé une malédiction puissante et elle ne va pas tarder à s'abattre. Vous serez tous emprisonnés comme je le suis, mais ça sera pire encore. Le temps sera votre prison. Ce sera notre prison. Le temps s'arrêtera et nous seront pris au piège. Pris au piège dans un endroit terrible où tout ce que nous aimons nous serra arraché et où nous souffrirons pour l'éternité et la Reine règnera sans partage enfin victorieuse. Terminé les fins heureuses.

- Qu'est-ce qu'on peut faire ?

- Nous ? Rien du tout !

- Qui alors ?

Rumplestiltskin passa un bras à travers les barreaux et de son index crochu effleura le ventre proéminent de la jeune reine.

- Cette petite chose qui pousse dans ton ventre.

Le mage noir eut juste le temps de la retirer avant que Charmant n'abatte un poignard à l'endroit même où elle se trouvait.

- La prochaine fois je la trancherai, menaça-t-il.

- Ce nourrisson est notre seul espoir, reprit Rumplestiltskin en faisait bien attention de garder les mains de son côté des barreaux. Veille à ce que cet enfant soit en sécurité, fais en sorte qu'il vive et lorsqu'il atteindra sa… vingt-huitième année…

Le mage noir avait fermé les yeux pour sonder les tréfonds de l'avenir. Il était concentré sur sa vision et s'agrippait aux barreaux.

- …l'enfant reviendra. L'enfant te retrouvera… et la bataille finale commencera !

Il partit alors dans un fou rire dément. Charmant prit sa femme par le bras et la tira en arrière. Il n'était plus nécessaire de rester. Dans cet état-là, ils ne pouvaient plus rien obtenir de lui. Ils firent alors volteface et s'apprêtèrent à quitter la mine quand la voix furieuse de Rumplestiltskin rugit aussi dangereuse qu'une malédiction.

- Hé ! Non ! On avait fait marché ! Dis-moi le nom de ta fille ! Dis-moi quel nom elle aura !

- Elle ? C'est un garçon, répliqua Charmant surprit.

- Blanche Neige, Blanche Neige. Tu sais que j'ai raison, susurra Le mage noir. Dis-le-moi. Son nom, dis-le.

Lentement, la jeune reine se retourna vers Rumplestiltskin et annonça : »

Evana réprima sa frustration. Le livre s'arrêtait ici. Les pages suivantes avaient été déchirées et il n'y avait aucun moyen de lire la suite. Il faudrait qu'elle en touche deux mots à Henry. Un livre aussi beau que celui-là devrait être entretenu avec soin.

Après un bon petit déjeuner, elle descendit à la bibliothèque et se mit à fouiller dans les tiroirs du bureau d'accueil. Il y avait là une liste – Evana se reconnaissait bien là – de toutes les tâches à faire et des points à vérifier avant l'ouverture ainsi qu'une étrange clé rouillée. La jeune femme constata qu'il ne lui restait plus grand-chose à faire. Elle avait déjà répertorié tous les livres, fait le plus gros du ménage. Il ne lui restait plus que quelques rangements et normalement, elle pourrait ouvrir dans trois jours. Evana trouva aussi des tracts à coller dans la rue pour annoncer la réouverture. Elle décida de les distribuer après son rendez-vous chez le docteur Hopper. La jeune femme était en train de fermer la bibliothèque quand Ruby arriva avec un grand sourire.

- Alors, demanda-t-elle. Comment s'est déroulée la fête, demanda la serveuse.

- Elle était superbe. Encore merci d'avoir organisé un truc pareil en si peu de temps. Ashley et Sean ont dû rentrer plus tôt eux aussi avec Alexandra. Je les comprends, ce n'est pas facile d'être jeunes parents… et Emma a aussi appelé.

- C'est vrai. David a dit à ma grand-mère qu'Emma rentrerait bientôt.

- Et M. Gold, demanda Evana à la fois inquiète et intriguée qu'elle n'en ait pas fait mention.

- Lui ? Il ne reviendra plus ici. C'est ce qu'affirme Emma. Elle a dit qu'il va définitivement s'installer à New York avec son fils.

- Vraiment ? Plus jamais ?

- Non. À ce que j'ai entendu dire cela faisait déjà un moment qu'il pensait quitter la ville.

Evana soupira de soulagement. Gold ne reviendrait jamais. Il n'était désormais plus qu'un souvenir qu'elle pourrait oublier avec le temps. Elle posa ensuite plusieurs questions sur Emma. Le retour du shérif de la ville l'intimidait un peu. Ruby la rassura en disant qu'Emma était une personne de fort caractère mais quand même très gentille.

La serveuse l'accompagna jusqu'au bureau du docteur Hopper. Il se trouvait juste en face du Granny's, là où allait Ruby. Les deux amies parlèrent durant le trajet de choses diverses allant des ragots aux nouvelles lues dans les journaux avant de se séparer une fois à destination.

Quand Evana frappa à sa porte, le psy l'accueilli avec un grand sourire et la fit pénétrer à l'intérieur. La jeune femme trouvait la pièce très chaleureuse et elle remarqua avec joie que Pongo, qui était couché dans un coin, venait lui faire la fête et lécher ses doigts.

- Il est très gentil, dit Archie, et apparemment il vous aime bien.

- Et bien nous sommes deux dans ce cas, fit-elle en faisant des papouilles au chien.

Presque à contre cœur, elle laissa Archie mener Pongo à son panier dans un coin de la pièce avant de s'asseoir dans l'un des canapés. La jeune femme prit place en face de lui.

- Bon, Evana, nous allons commencer par le plus simple. J'aimerai que vous me parliez un peu de votre retour. Comment vous sentez-vous, est-ce que vous retrouvez des repères, est-ce que tout ce passe bien ? Racontez-moi un peu ce que vous avez fait de vos journées.

- Oui. Tout va pour le mieux. Les gens sont si gentils avec moi. Je n'imaginais pas que j'avais autant d'amis. C'est tout nouveau pour moi. Je commence à prendre mes marques dans cette ville bien que je ne sache pas qui je suis et ce que j'ai fait jusqu'à maintenant. J'ai passé beaucoup de temps à marcher dans la ville pour pouvoir m'y orienter et je prépare aussi la réouverture de la bibliothèque. Je vais aussi rendre visite à des amies et… vous ne prenez pas de notes docteur Hopper ?

Evana venait de remarquer que, contrairement aux autres docteurs qu'elle avait déjà vus, le psychologue n'avait pas de cahier ou de bloc-notes avec lui.

- J'ai pour habitude de ne jamais prendre de notes pendant que je suis avec un patient, répondit le docteur Hopper. Je préfère être entièrement concentré pendant la séance et ainsi montrer que j'écoute et je vous en prie, appelez-moi Archie.

- Très bien Archie.

Evana lui parla ensuite des projets qu'elle avait pour la bibliothèque et de son idée de séances de lectures. Archie approuva ce projet qui serait un bon moyen pour elle d'avoir encore plus de contacts avec les autres et pas seulement dans la sphère de ses connaissances actuelles. Au fil de la séance, elle se mettait à apprécier de plus en plus le docteur Hopper. Elle ne voulait pas lui parler tout de suite de ses impressions sur son entourage et de leur lien mystérieux avec le livre d'Henry. Cela l'aurait sans doute fait passer pour folle dès la première séance et retourner directement à l'asile. La jeune femme préféra alors parler de sujets banals.

Quand ce fut l'heure de mettre fin à la séance, Archie lui donna un autre rendez-vous trois jours plus tard et par la suite de faire une à deux séances par semaine. Evana le remercia de sa gentillesse et lui donna une de ses affiches pour l'ouverture de la bibliothèque. Il lui promit d'être là et lui indiqua des endroits où placer ses affiches et de parler aux commerçants. Après une dernière caresse à Pongo, Evana prit congé du docteur et mit tout de suite ses conseils en application.

Après avoir récupéré le reste de ses affiches, la jeune femme fit toutes les boutiques de la rue principale. Tous acceptèrent de mettre ses affiches sur leur vitrine ou d'en parler à leurs clients. Cela faisait plaisir à Evana. Il semblerait que toute la ville attendait la réouverture avec impatience. Elle devrait donc s'attendre à recevoir beaucoup de monde et peut-être préparer des animations en conséquence. Elle pensait déjà à faire une séance de lecture pour les enfants et s'il faisait beau, pourquoi pas proposer des gâteaux et des boissons à l'extérieur ?

Evana arrivait maintenant à la fin de la rue. Il ne restait plus qu'une boutique, mais la jeune femme se demanda un instant si elle ne s'était pas trompée car le bâtiment avait l'air abandonné. Elle s'en approcha prudemment avant de faire un bond en arrière, terrorisée. Cette boutique était celle de M. Gold. Elle l'avait vu sur ce qui restait de l'enseigne et ce qui était arrivé à cet endroit n'avait sûrement pas été fait par de simples vandales comme l'avait dit Ruby. Les images de cet homme avec une boule de feu entre les mains et son regard noir revinrent encore la hanter, comme à chaque fois qu'elle entendait parler de lui. Elle se rappelait de son visage effrayant au-dessus d'elle, de David qui l'avait emmené loin d'elle. À ce moment-là, elle n'avait jamais eu aussi peur de sa vie, du moins de ce qu'elle s'en souvenait. Elle prit plusieurs grandes respirations pour se calmer. Gold n'est pas là et il ne reviendra pas. Il est à New York, c'est à plusieurs centaines de kilomètres d'ici, se persuada-t-elle. Elle répéta plusieurs fois ces mots tout en s'éloignant de la boutique. Elle ne s'arrêta que quand elle fut de retour chez elle. Son cœur battait toujours à cent à l'heure et elle n'arrivait pas à se clamer. Evana se fit une tasse de thé et essaya de se détendre en continuant sa lecture du « Tour du monde en 80 jours ».

La lecture lui fit vraiment un bien fou. Elle rentra rapidement dans l'histoire et tous ses soucis s'envolèrent. Elle voyageait maintenant avec Phileas Fogg et Jean Passepartout autour du monde. Cette histoire la faisait rêver. De toute sa vie, elle n'avait jamais quitté Storybrooke. Elle aimerait bien un jour sortir de cette ville et découvrir le monde. Mais Evana fut sortie brusquement de ses pensées par son estomac qui lui rappelait qu'elle n'avait rien mangé depuis le petit déjeuner. Un coup d'œil sur l'heure l'informa qu'il était près d'une heure de l'après-midi. Elle se fit rapidement cuire un steak avec du riz et quelques carottes en accompagnement avec une pomme pour le dessert. Alors qu'elle était en train de faire la vaisselle, Evana entendit une sonnerie de téléphone en provenance de la bibliothèque. Elle descendit rapidement les escaliers et décrocha l'appareil, se demandant qui pouvait l'appeler.

- Allo, fit la voix dans le combiné. C'est Regina à l'appareil. Comment vas-tu Evana ?

- Je vais très bien, merci. J'ai repris mon travail à la bibliothèque. Je suis contente de pouvoir m'en occuper.

- À la bonne heure. Je me demandais si tu avais quelque chose de prévu ce soir.

- Non. Je n'ai rien de prévu.

- Dans ce cas, ça te dirait de te venir à la maison ce soir ? Je prépare justement des lasagnes pour le souper.

- Ce serait avec plaisir Regina.

- Parfait. Ça te va à sept heures et demie ? Ou bien tu préfères que je vienne te chercher ?

- Non. Ça ira pour moi. Ne te dérange pas. J'ai réussi à trouver ta maison une fois, j'y arriverai encore.

- D'accord mais tu sais que tu peux me prévenir au moindre problème.

- Oui. Alors à ce soir.

- À ce soir.

À plusieurs centaines de mètres de la bibliothèque, Regina raccrocha le combiné, fière de sa tactique. Belle était tellement facile à manipuler que c'en était presque risible. Elle se retourna vers sa mère qui avait écouté toute la conversation depuis le salon.

- Cela vous convient-il Mère, demanda-t-elle.

- C'est parfait ma chérie. Il ne nous reste plus qu'à convier notre dernier invité à notre souper.

-oOo-

Blanche Neige observait les nuages sombres par la fenêtre de sa classe. Les enfants faisaient en silence leurs exercices de mathématiques et la jeune reine n'avait qu'à les surveiller depuis son bureau. De temps en temps, elle faisait un tour parmi les tables rassemblées en petits groupes, observaient ses élèves faire leurs calculs, aider ceux qui avaient plus de difficultés que d'autres.

En temps normal, faire la classe lui permettait de mettre un instant ses problèmes de côté pour se concentrer uniquement sur les enfants. Mais cette fois-ci, ça ne marchait pas. La jeune reine était très inquiète pour Evana. Elle n'aimait pas la laisser seule avec Regina dans les parages mais elle n'avait pas trop le choix. Evana était une femme libre qui aimait l'indépendance et cela rendait sa surveillance encore plus difficile. Scarlett aurait pu s'en charger si ce n'était pas la pleine lune en ce moment. Ses « sorties nocturnes » pourraient affoler Belle si elle découvrait la véritable nature de la serveuse. Aussi, tout le monde s'était donné le mot pour dire que Ruby devait faire le service de nuit.

Le téléphone portable de la jeune femme se mit à vibrer et elle vit le numéro de Grincheux s'afficher sur l'écran. Elle informa ses élèves qu'elle sortait un moment et désigna Mélanie, une petite fille de sa classe, comme responsable provisoire de la classe. Une fois dans le couloir, elle prit l'appel.

- Mary Margaret à l'appareil, dit-elle.

- Votre Altesse, dit le nain à l'autre bout du combiné. J'ai de mauvaises nouvelles à vous annoncer : j'ai trouvé ce matin un des volontaires chargés de surveiller la limite de la ville complétement amnésique, comme ce pauvre Atchoum et Belle.

- Que s'est-il passé ? Il a traversé la frontière ?

- Non, et c'est ça la mauvaise nouvelle : la limite de la ville a reculé et au moins d'une bonne dizaine de mètres.

- Comment ça peut être possible ?

- Je ne sais pas. Le sort qui délimite la ville n'avait jamais bougé auparavant et maintenant qu'il y a ces histoires avec l'étranger, Emma et Gold qui ont quitté la ville voilà qu'elle se met subitement à reculer. J'ai fait venir immédiatement la fée bleue mais elle ne comprend pas ce phénomène. S'il y a bien une personne qui peut nous aider, et j'ai du mal à l'avouer, c'est Rumplestiltskin.

- Oui. Je vais appeler Emma et lui dire de rentrer le plus rapidement possible. Est-ce que David est déjà au courant ?

- Oui. Il est avec nous sur le terrain en train de tracer les nouvelles limites.

- D'accord. Tenez-moi au courant.

Blanche raccrocha et composa aussitôt le numéro d'Emma. Elle mit sa fille au courant des derniers événements et lui demanda de convaincre Rumplestiltskin de revenir le plus rapidement possible. La jeune shérif affirma qu'elle ferait ce qu'elle pourrait avant de raccrocher. Une fois la touche de fin d'appel pressée, le téléphone se remit à sonner. Cette fois, c'était le numéro de Ruby.

- Allô Blanche ? Je viens d'avoir le docteur Whale au téléphone. Il a pu obtenir le registre des visites de Belle durant toute la période de la malédiction.

- Alors qu'est-ce que ça dit ?

La sonnerie annonçant la fin des cours résonna dans le couloir. Les enfants sortirent rapidement en courant et riant, heureux que la journée se soit finie. Blanche n'entendait plus un mot avec un tel vacarme. Elle attendit donc que tout le monde soit dehors pour retourner dans sa classe, désormais vide, et reposa sa question.

- Je disais que ses soupçons se sont confirmés, elle n'a reçu aucune visite en vingt-huit ans. Les souvenirs que Belle pense avoir retrouvés sont faux, sûrement fabriqués de toute pièce par Regina.

- Je comprends mieux pourquoi elle cherchait à l'approcher même si j'ignore encore quel est son but. Est-ce que tu sais où elle est ?

- Normalement elle est chez elle. Je vais passer faire un tour pour m'assurer que tout va bien.

- D'accord. Préviens-moi dès que tu l'as retrouvée. Je crois que nous allons devoir passer maintenant aux aveux et tout lui révéler. Cela ne lui plaira peut-être pas, mais l'important est qu'elle prenne conscience du danger que représente Regina.

- Ça joue. Je t'appelle dès que je la retrouve.

Blanche raccrocha, soudainement très lasse. La soirée promettait d'être très longue et surtout très stressante.


Alors qu'en pensez-vous ?

Je sens déjà vos regards de haine sur moi : « mais pourquoi tu ne fais pas rentrer Rumple ? C'est quoi ces faux espoirs dans le chapitre précédent ? On veut du Rumbelle ! » Je sens que ça va barder pour mon matricule (évite un ordinateur). Vous ne le découvrez que maintenant mais je suis une vraie sadique et vous savez quoi ? La fic est loin d'être finie ! Niark, niark !

A lundi pour la suite !

Kisara Hamagasaki