Je publie le chapitre suivant un peu plus vite que prévu. Mais vu les reviews qui m'ont été laissé, j'imagine que vous attendez la suite. UN IMMENSE MERCI à lady125, -4181315- pour leurs reviews fidèles à chaque chapitre, et aux autres qui m'encourage à continuer. Bonne lecture!!!
Virginialice
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Chapitre 6 : Et maintenant ?
La jeune Gryffondor avait le regard perdu dans les flammes de la cheminée. Elle se sentait bien, là, avec lui. Elle se sentait en sécurité, à l'abri de tout. Cette sensation l'apaisait énormément. Elle ne l'aurait pourtant jamais pensé. Lui aussi était bien, près d'elle. Après quelques instants, le jeune homme prit la parole.
« Le mot de passe, c'est 'feuille d'argent'. Tu viens quand tu veux même si je ne suis pas là. Je suis le seul à le connaître, alors si un jour tu viens en mon absence, personne ne te dérangera.
- Merci. »
Elle se leva du fauteuil pour venir s'asseoir à côté de lui. Il savait qu'elle avait besoin d'un ami ou plus, de quelque sur qui compter, sur qui se reposer. Il était prêt à partager cela avec elle. Il pouvait la soutenir, l'aide dans les méandres et tourments de son esprit. Car il savait qu'elle était faible moralement parfois. Elle le regarda et reprit :
« Et maintenant ? Qu'est-ce qu'on fait ?
- Je pense que l'on pourrait dormir. Demain est un autre jour. Tu n'as qu'à dormir dans mon lit, je dormirais sur le fauteuil.
- Non… reste avec moi !
- Mais je ne pars pas, je suis là.
- Je veux dire … ne me laisse pas. » Et elle se blottit contre lui comme lorsqu'ils étaient dehors.
Il comprit alors que la jeune fille avait besoin de sentir qu'elle n'était pas seule. Il l'a prit alors dans ses bras. Elle s'appuya contre lui, sentant le cœur du jeune homme qui battait. Elle sourit, paisible. Lorsqu'elle se fut endormie, il se leva, la porta jusqu'au lit, et avec toute la délicatesse possible, la déposa sur le matelas. Quand il voulu se reculait, elle ouvrit les yeux, et elle l'attira vers elle, lui laissant comprendre qu'elle souhaitait qu'il reste. Il se coucha près d'elle, le cœur battant, et la prit de nouveau dans ses bras. Ils s'endormirent ensemble, dans les bras l'un de l'autre.
Lorsque Hermione s'éveilla, le jour s'était levé. Drago dormait encore. Elle l'observa un instant, puis sans le réveiller, elle se leva, ramassa ses affaires et sortit de la chambre pour rejoindre le dortoir des Gryffondors. Heureusement pour elle, elle ne rencontra personne. C'était tout à fait normal puisqu'on était dimanche, le seul jour de la semaine où les élèves pouvaient profiter de faire la grasse matinée. Elle regagna son dortoir, puis son lit dont elle tira les rideaux. Allongée, elle repensa à ce qui venait de se passer. Elle sourit. Elle venait de s'apercevoir qu'il était merveilleux et non méchant et hypocrite. Son ennemi juré était à présent bien plus qu'un ami.
A son tour, Drago s'éveilla. Il cherchât à tâtons la jeune fille avec qui il avait passé la nuit. S'apercevant qu'il ne la trouvait pas, il ouvrit les yeux et découvrit qu'il était seul dans cette chambre. Avait-il rêvé ? Non, il n'avait pas rêvé, et elle lui avait laissé un mot sur sa cape. Dès qu'il le vit, il se leva pour le lire.
« Je suis partie avant que le château ne reprenne vie. Merci pour ce que tu as fait. Faisons semblant que rien de ceci ne s'est produit, ce sera notre petit secret. Bises. Hermione »
Drago relut le mot plusieurs fois de suite avant de le ranger là ou personne ne le trouverait. Cependant, il ne savait pas comment agir maintenant. Il s'habilla et rejoignit la grande salle pour le petit déjeuner. En arrivant dans la salle, il alla s'asseoir à la table des Serpentards tout en jettant un rapide coup d'œil à celle des Gryffondors, mais elle n'était pas là. Elle entra peu de temps après qu'il soit arrivé, sans un regard pour personne. Elle s'assit à côté d'Harry. Elle ne voulait pas parler à Ron, lui en voulant encore pour la veille. Ce dernier ne savait ni que faire ni que dire et lança un regard à Harry, un regard qui le suppliait de dire quelque chose.
« Est-ce que ça va mieux ? murmura alors Harry à l'oreille de son amie.
- Oui, merci Harry. Mais soit gentil, n'essaie pas de rattraper la sottise de Ron, veux-tu ? S'il a quelque chose à me dire, qu'il me le dise.
- Comme tu voudras, miss. »
Il lança alors à l'adresse de Ron, qui en face de lui le regardait toujours :
« Alors, Ron, je crois que tu as quelque chose à dire à Hermione ?
- Euh… Hermione, excuse-moi pour hier soir, je ne… je ne voulais pas te vexer…te froisser.
- Ronald, je t'excuse, mais à l'avenir, tâche de ne plus recommencer, je n'ai pas de compte à te rendre. Comprends-moi, je n'ai pas forcément les mêmes loisirs que toi et Harry. Et j'ai parfois besoin d'être seule. »
Le visage de Ron devint écarlate et il plongea dans son bol. Cela fit sourire la jeune fille. A l'autre bout de la salle, Drago avait observé la scène et fut rassurer de voir Hermione rire avec Ginny, la sœur de Ron. Les choses reprirent leur cours, et personne ne se rendait compte qu'un amour naissait entre deux ennemis jurés par le passé. Pourtant Drago comprenait qu'Hermione pensait à ce qu'il s'était passé, quand en cours de potions que leurs maisons avaient en commun, elle était distraite. Il pouvait aussi lire dans son regard quand il croisait le sien. La seule différence que l'on pouvait noter, était qu'il se trouvait à la bibliothèque au même moment. Quand l'un partait, l'autre le suivait quelques minutes après. Aussi, dans la bibliothèque, ils pouvaient s'échanger quelque regard moins discret qu'à l'accoutumé. Ceci provoquait toujours un sourire sur les lèvres d'Hermione, pour le plus grand plaisir de Drago. Elle était tellement belle lorsqu'elle souriait ainsi et baissait les yeux, quelque peu intimidée par le regard de ce jeune homme qu'elle ne pouvait se lasser de regarder. Ils s'apprenaient sans même se parler.
Après quelques jours, dans la salle commune, nos trois Gryffondors parlaient des différents cours. La discussion vint à porter sur le bal de noël qui était prévu deux semaines plus tard.
« Alors, Harry, tu as invité qui au bal ? demanda Ron
- Je demandais à ta sœur de m'accompagner mais elle était déjà prise. Alors j'ai demandé à Cho Chang, et … elle a accepté.
- Ah, … ouais. Et toi Hermione ? Je me demande si quelqu'un t'as demandé de l'accompagner, vu que la dernière fois, ton cavalier n'était pas de l'école. On pourrait peut-être y aller ensemble ? En tout bien tout honneur !
- Désolée, Ron, mais tu te trompes. J'ai déjà été invitée par quelqu'un et … j'ai accepté. Ce n'est pas ma faute si tu t'y prends à la dernière minute pour trouver une cavalière !
- Et qui est le prince charmant ?
- Ca, c'est un secret. » répondit-elle sans regarder le garçon, un léger sourire sur le visage.
« Il est tard, je vais me coucher. Bonne nuit les garçons !
- Bonne nuit Hermione » répondit Harry. Ron ne répondit pas, encore sous le coup de la nouvelle.
« Tu crois que c'est qui ?
- Je ne sais pas, répondit Harry, et je ne cherche pas à le savoir. Mais cela signifie qu'il n'y a pas qu'à toi qu'elle plaît. »
Hermione s'allongea sur son lit après avoir fermé les rideaux et attendit de ne plus entendre de bruit, pour redescendre dans la salle commune. Les garçons étaient allés se coucher. Elle sortit sans faire un bruit. Lorsqu'elle fut arrivée au bas de l'escalier, dans le hall, elle rabattit sa capuche sur ses cheveux et entreprit de rejoindre la chambre de Drago pour la première fois depuis cette fameuse nuit. Quand elle fut devant la porte, elle murmura le mot de passe et celle ci s'ouvrit. Elle entra et referma vite derrière elle, pour ne pas être vue. Elle trouva Drago endormit dans le fauteuil. Elle détacha sa cape et la laissa tomber sur le sol. La jeune fille s'approcha doucement et, au moment où elle approcha sa main de la joue du jeune homme, celui-ci s'éveilla. Il fut heureux de la voir en face de lui. Il se leva, la prit dans ses bras, puis l'embrassa. C'était la première fois qu'il l'embrassait depuis qu'il lui avait avoué son amour. La jeune fille ne se recula pas, acceptant cette première étreinte, savourant quelque peu l'instant.
Après quelques minutes, ils s'assirent sur le tapis. Puis Drago engagea la conversation.
« Je désespérais de ne pas te voir. J'avais peur que tu n'oses pas venir, ou que tu es oublié le mot de passe.
- Je n'ai pas pu venir plus tôt. Les garçons étaient toujours avec moi. Mais je n'aurais pas su attendre jusqu'au bal. En parlant du bal, ce soir, Ron m'a demandé de l'accompagner. »
En voyant le regard de Drago, dans lequel elle n'aurait su lire quel sentiment il éprouvait, elle continua :
« Mais, je lui ai dit que j'étais déjà prise. »
Il fut rassurer. Il ne se lassait pas de la regarder. Il apprenait par cœur les traits de son visage. Il ne pourrait plus vivre sans elle. Il savait qu'elle éprouvait la même chose. Elle se blottit contre lui et il la serra dans ses bras comme si c'était la dernière fois qu'ils se voyaient, le dernier moment qu'ils passaient ensemble, faisant ainsi durer le moment présent. Ce fut Hermione qui interrompit ce silence.
« Dis-moi, je ne connais rien de toi, tes goûts, tes loisirs…
- Et bien, je n'ai qu'un seul loisir pour le moment, te regarder. Moi non plus, je connais rien de toi.
- Quelle est ta couleur préférée ? Moi, c'est le rouge !
- Moi aussi, le rouge.
- Et…
- Il est tard. Si on reportait le jeu des questions à un autre jour ? Tu dors ici cette nuit ? » Il espérait une réponse positive, mais ne savait pas si elle accepterait.
« J'allais justement te demander pour rester ici cette nuit, comme la dernière fois. Je partirais avant le levé du soleil, pour ne pas être repérer.
- D'accord, mais, demain avant de t'enfuir, réveille-moi. »
Pour l'un comme pour l'autre, la nuit fut merveilleuse, mais trop courte. Peu avant l'aube, Hermione se réveilla et déposa un baiser sur la joue de Drago, qui ouvrit les yeux. Elle remit sa cape sur ses épaules, et avant qu'elle n'ait pu ouvrit la porte ? Drago la prit par la taille et l'embrassa.
« Je vais passer devant, pour m'assurer qu'il n'y a personne. »
Arrivés dans le hall, il l'a laissa s'en aller avec quelques regrets. Il ne savait pas quand ils retrouveraient à nouveau seuls. Lentement, il retourna dans sa chambre, perdu dans ses pensées. Il était, pour la première fois depuis longtemps, heureux.
