Blabla de Leanora-Potter : Voici la bataille de Poudlard du point de vue de Draco Malfoy. Encore deux chapitres assez tristes, puis vous aurez droit à des chapitres beaucoup plus légers. ^^

Merci à tous ceux qui m'ont suivi jusqu'ici, petite dédicace à Mangas19 pour ses reviews, en espérant que ce chapitre te plaira autant que le début de cette histoire.

Bonne lecture à tous...

L'univers et les personnages de cette histoire appartiennent à J.K Rowling, sauf Elanor Cambell, Frederik Robinson, Jane Labella et Camille McGall qui sont nés de ma plume.

Cette histoire ne tient pas compte de la fin du Tome 7 d'Harry Potter. Elle est centrée sur Draco Malfoy et d'Elanor Cambell. J'ai pris la forme épistolaire que j'aime beaucoup.


Chapitre V : La bataille de Poudlard (Draco)

1er mai 1998

Tout le monde a été réuni dans la grande salle, McGonagall a donné l'ordre que tous les élèves de la 1ère à la 6ème année soient évacués de Poudlard. Puis elle a demandé aux élèves de 7ème année qui ne souhaitaient pas combattre de partir avec eux. Tous les Serpentard ont suivi les autres années, j'ai suivi le mouvement aux côtés de Robinson et d'Harper. Mais dans l'un des couloirs, nous avons échappé au groupe, j'ai attrapé le bras de mes amis et je les ai conduit vers les toilettes de mimi Geignarde. Je leur ai dit de m'attendre là quelques minutes, j'avais quelque chose à faire avant que nous puissions entrer en action. Je les ai laissé et je suis parti sur les traces de Potter.

J'avais fait une promesse et je devais la tenir : Veiller sur Potter quoi qu'il arrive. J'avais choisi mon camp. Je voulais me battre pour ce qu'Elle croyait. Et si je devais mourir pour cela, j'en étais heureux. Je ne voulais plus porter mon fardeau.

J'ai sorti la baguette que ma mère m'avait laissée avant de retourner à Poudlard. Soudain, j'ai aperçu mes anciens amis Goyle et Crabbe se diriger vers le 3ème étage et s'arrêter devant une porte, la salle sur Demande. Ils sont entrés dans celle-ci. Mon instinct m'a dicté de les suivre. J'ai passé la porte à mon tour. Je me suis retrouvé à l'intérieur d'une immense salle ressemblant à la caverne d'Ali baba, une salle que je connaissais trop bien…

Soudain, j'ai entendu des éclats de voix, je me suis dirigé vers elles. Lentement, je me suis approché. De leurs baguettes, Goyle et Crabbe étaient entrain de menacer Weasley, Granger et Potter. Bon, il ne me restait plus qu'à sauver les fesses du Balafré. D'un sort mal contrôlé, je suis arrivé tout de même à désarmer les deux crétins et Granger en a profité pour leur lancer un sort qui les a assommés. Je leur ai tourné le dos et alors que je commençai à partir, j'ai entendu Potter me crier après, je me suis retourné vers lui.

- Malfoy à quoi tu joues ?

- Potter, j'ai choisi mon camp. Cela ne me plaît pas, mais je viens à l'instant de te prêter allégeance.

Il ne m'a pas répondu, mais il m'a fait un signe de tête. Puis il a disparu dans la salle sur Demande en compagnie de Granger et Weasley. En silence, je leur ai espéré bonne chance, car ils en auraient besoin.

Il était temps pour moi de retrouver Harper et Robinson.

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2 mai 1998

J'ai levé ma baguette, suivie par Frederik et Amelais et nous avons fait exploser les sortilèges qu'on avait préparés plusieurs semaines plus tôt. J'ai fermé les yeux et j'ai essayé de ne pas penser aux morts que nous venions de faire.

Un cri étouffé d'Harper m'a ramène à la réalité. J'ai levé ma baguette et j'ai pris ma première vie. Puis, j'ai ordonné à mon amie de se mettre en sécurité. Frederik m'a souhaité bonne chance et il est parti au combat de son côté. Quant à moi, je suis parti du mien. Il était temps pour moi d'affronter mon destin.

(…)

Plus tard, j'ai vu mon oncle, Rudolphe Lestrange, mangemort de son état, lever sa baguette vers Londubat. La haine a pris mon cœur. Je me suis interposé et j'ai commencé à lancer des sorts à « mon oncle ». Celui-ci a pris la fuite. Le lâche ! Je me suis élancé à sa poursuite. J'avais si envie de me faire du mangemort ! Je n'ai aucune pitié, je veux le tuer, venger la mort de mon Elanor.

(…)

Mon duel contre Lestrange a été très éprouvant, mais je l'ai vaincu avec l'aide de Granger. Elle est tout comme moi, couverte de boue et de sang. Je regarde le corps de mon oncle, il ne fera plus jamais de mal à personne. Je regarde mes mains, elles sont pleines de boues et … de sang.

Soudain, mon regard est attiré par un mangemort qui fixe Granger avec un sourire sadique. Je dois la prévenir, mais je suis comme paralysé. Je regarde avec horreur l'homme lever sa baguette magique vers elle. Impuissant, je vois le sort se diriger vers elle. Mais quelqu'un se jette sur Granger et prendre le sort à sa place.

Granger se relève et tue le mangemort. Puis elle baisse les yeux au sol. Là, elle reconnaît l'Homme qui venait de se sacrifier pour elle. Elle crie de désespoir. C'était Weasley. Ses cries me brisent le cœur. Potter est en train de payer un lourd tribu dans cette bataille.

Je détourne la tête et je repars au combat.

(…)

Quant l'aube se leva, je m'étais réfugié dans un coin de la grande salle avec Harper et Robinson. Assez mal au point, Frederik m'a raconté qu'il avait combattu son oncle et qu'il en était sorti vainqueur. Il y avait une étincelle dans son regard, celle de la vengeance enfin accomplie. Amelais essayait de le soigner, mais notre ami n'était pas très docile.

Soudain, nous avons entendu la voix de l'Autre.

- Harry Potter est mort. Il a été tué alors qu'il prenait la fuite, essayant de se sauver pendant que vous donniez vos vies pour lui…. (1)

Non ! Potter ne pouvait pas être mort, c'était impossible !

Je me suis levé et j'ai suivi les autres qui voulaient voir l'impossible. Une fois dans la cour principale, mon regard s'est posé sur le corps allongé sur le sol devant Voldy. C'était Potter. C'était un cauchemar, j'allai me réveiller.

Mon regard est tombé sur mes parents, ils étaient là dans les rangs des mangemorts, ils me demandaient de les rejoindre, mais je ne pouvais pas bouger. Voldy m'a ordonné de les rejoindre. Je ne pouvais pas obéir, je devais rester dans les rangs « des gentils » pour Elle. Mais devant le regard suppliant de Mère, j'ai fait un pas vers eux.

- Draco Non !

Quelqu'un m'a retenu par mon bras gauche. J'ai tourné la tête vers cette personne et mes yeux se sont posés sur Elle. Était-elle le fruit de mon imagination ? Elle a tendu la main vers mon visage, j'ai fermé les yeux sous sa caresse. Elle était bien réelle.

- Tout va bien, Draco.

J'ai ouvert les yeux, elle m'a fait un faible sourire. Puis elle a tourné la tête vers Londubat, salement amoché, qui s'avançait vers Voldemort, portant à la main le choixpeau magique.

- Quel est ton nom ? A sifllé Voldemort à Londubat.

- Neville Londubat.

Tous les mangemorts se sont mis à rire. J'ai vu Elanor lever le menton, signe de colère chez elle. Elanor m'a jeté un dernier regard plein d'amour et elle a lâché mon bras. J'avais envie d'hurler de désespoir. Mais je savais que je devais la laisser partir, elle avait ses propres ennemis à combattre. Une fille aux cheveux noirs lui a pris la main et elles se sont avancé derrière Londubat.

- J'aimerais dire quelque chose ! Ça change rien qu'Harry soit mort ! Des gens meurent tous les jours ! Des amis, de la famille... Oui, on a perdu Harry cette nuit, mais il est toujours là ! Dans nos cœurs ! Comme Fred, et le professeur Lupin, et Tonks, tous... Ils ne sont pas morts en vains ! Mais vous oui ! Parce que vous vous trompez, le cœur d'Harry battait pour nous, pour nous tous ! Et ce n'est pas finit ! (2)

En disant ces mots, il a sorti l'épée de Gryffondor du choixpeau et il a coupé la tête du serpent de Voldy qui rodait non loin de lui. Le mage noir s'est effondré au sol en hurlant de douleur.

Au même moment, Potter a bougé ! Il n'était pas mort ! Il s'est relève et il est parti combattre l'Autre. C'est à ce moment-là que j'ai perdu Elanor de vue, les combats avaient repris de plus belles. C'était la confusion la plus total, je me suis élancé vers mes parents, je les ai tiré vers mon camp. Ils n'étaient revenus que pour moi, ils voulaient me mettre en sécurité.

- Nous devons partir. A murmuré Père.

Partir ?

Je ne pouvais pas partir ! Ma place était là sur ce champ de bataille. Il fallait que je reste. Je devais racheter leurs fautes.

Je leur ai expliqué mon choix et pourquoi. Ils n'étaient pas d'accord avec cela. Mais rien ne pouvait me faire changer d'avis. Je crois que Mère a compris que je ne reculerai pas. Elle a échangé un regard avec Père et ils se sont fait un signe de tête.

- Quand tout sera fini, tu sauras où nous retrouver ? M'a demandé Mère.

J'avais ma petite idée de l'endroit où ils allaient se réfugier. Leur en voulais-je de partir ? Non ! Au moins, ils seraient en sécurité. J'ai serré ma mère dans mes bras et j'ai profité de ces quelques secondes pour lui murmurer à l'oreille combien je tenais à elle et à Père. Puis, je leur ai ordonné de disparaître. Ils m'ont regardé une dernière fois et ils se sont enfuis vers la Forêt Interdite.

Il était temps pour moi de retourner au combat. Mes parents étaient en sécurité, Elanor était vivante. J'étais prêt à combattre le monde.

(…)

Soudain, j'ai ressentis une puissante explosion venant des ruines de Poudlard. Elle a répandu sur tout le champ de bataille une puissante magie blanche. Je l'ai senti rentrer en moi, elle m'a redonné des forces.

Non loin de moi, couvert de sang et de boue, Percy Weasley venait d'être légèrement blessé au bras par son adversaire. Il a regardé sa blessure. Puis, il s'est adressé au mangemort qui s'en était pris à lui.

- Tu ne sais pas viser mon grand ! Regarde faire un pro. . . .

Il a levé sa baguette et il a jeté un sort qui tua son adversaire sur le coup. J'ai échangé un regard avec lui, puis on a regardé autour de nous. La bataille venait de prendre fin.

Les derniers Mangemorts qui restaient sur le champ de bataille furent maîtrisés très rapidement

(…)

Les corps sans vie furent allongés cote à cote recouvert d'un drap blanc. Dean Thomas, Seamus Finnigan, Zachariac Smith et Blaise Zabini eurent la délicate tâche d'identifier les corps. Ils épinglèrent les noms aux draps.

Je me suis joint aux équipes de secours. J'ai fait équipe avec Dubois. Nous sommes partis patrouiller dans les ruines du château. Il y avait tant de victimes et de dégâts qu'on n'avait pas encore trouvés où avait eu lieu le dernier affrontement de Potter et de Voldy. On a escaladé plusieurs murs effondrés.

Dans un couloir, on est tombé sur plusieurs corps. Dubois s'est arrêté. J'ai continué. Plus loin, je suis tombé sur le corps sans vie de Voldy. J'ai pris un pan de sa cape et j'ai recouvert son visage. Puis, je me suis tourné à l'opposé du couloir, il y avait un autre corps, il était couvert de sang. Je me suis approché.

Tout à coup, j'ai reconnu Potter à ses vêtements. Je l'ai rejoint. Il avait une blessure ouverte à la poitrine, il ne respirait plus.

Cela ne pouvait pas se finir comme ça ! Il ne pouvait pas être mort. Il avait tant sacrifié dans cette bataille. Ce n'était pas juste ! Non ! Ce n'était pas juste qu'il parte maintenant alors que moi qui avait trahie, j'avais survécu.

Je me suis mis à genoux et j'ai placé mes mains sur la blessure pour arrêter l'hémorragie. Et je lui ai parlé.

- Potter ! Tu n'as pas le droit d'abandonner maintenant ! Tu entends ! Tu n'as pas le droit ! Si tu pars maintenant, l'Autre aura gagné ! Alors bats-toi ! Bats-toi pour tous ceux qui ont eu foi en toi ! Je sais que tu peux m'entendre ! Alors Potter, vis ! Tu dois vivre ! Potter !

J'ai hurlé son nom pendant plusieurs minutes. Puis soudain, j'ai vu trois lumières de couleurs différentes sortir de sa blessure, l'une bleu, une autre blanche et la dernière jaune. La lumière bleu s'est arrêtée à la hauteur de mon visage et elle a effleuré mes lèves. J'ai sentis une douce chaleur m'envahir. Puis la lumière s'est envolée à quelques mètres de moi pour entrer dans l'un des corps allongés sur le sol.

Soudain, j'ai sentis battre faiblement sous mes mains le cœur de Potter. A chaque battement, il perdait du sang. Le C** ! Il était en train de se vider. Je me suis mis à crier.

- Que quelqu'un vienne à mon aide !

Il fallait que quelqu'un m'entende, je ne pouvais pas utiliser ma baguette et je ne pouvais pas transplagner au sein de Poudlard. Potter ne pouvait pas mourir…

Pour la première fois de ma vie, je me suis mis à prier. Je ne demandais pas grand-chose, simplement qu'on vienne à son aide.

Tout à coup, Dubois, accompagné d'Amelais et de Finnigan, a déboulé dans le couloir. Ils m'ont regardè. Amelais est repartie dans l'autre sens en courant. Finnigan est venu me rejoindre, tandis que Dubois est allé s'occuper des autres corps. Finnigan a regardé qui j'étais entrain de sauver. Son visage est devenu blanc quand il a reconnu Potter.

- Ok Malfoy ! Tu ne bouges pas tes mains. Il doit rester en vie !

- Que crois-tu que je fasse !?

On était paniqué l'un comme l'autre. Il a posé sa main sur mon épaule tendu et il est parti aider Dubois qui réclamait de l'aide. A cet instant, je lui en voulu de me laisser seul avec la vie de Potter entre les mains. Et ce n'était pas une image. Je sentais son cœur battre sous mes doigts, son sang avait imprégné mes vêtements et mon bandage au bras gauche.

J'étais si épuisé, mais si j'abandonnai, on me reprocherait d'avoir tué leur héros !

Penser à autre chose. Elanor ! Mon Elanor où es-tu ? Es-tu vivante ?

Les secours sont enfin arrivés. On m'a ordonné de continuer à tenir la blessure de Potter pendant qu'on le mettait sur un brancard, on m'a ordonné de monter sur celui-ci et surtout de ne pas bouger les mains. Ils nous ont transporté tous les deux dans et hors de Poudlard pour être évacué vers le poste de secours avancé de Pré-au-lard.

Ce soir, mon monde se limitait à ce cœur battant sous mes paumes…


Notes de Chapitre :

(1) extrait du tome 7, chapitre 36 : le défaut du plan, page 778.

(2) Réplique de Neville Londubat tiré du film 8 d'Harry Potter. J'aime beaucoup cette réplique qui résume pour moi l'esprit du clan Potter.