Disclaimer: JKR, Bloomsbury, AOL Time Warner, etc...

Note: Sixième fic à thème pour ma communauté où j'écris des horreurs sur le Ministère...

A la base, c'est sensé être de l'humour, enfin, de l'humour glauque, parce que bon, c'est quand même aussi une deathfic, mais c'est pas du smut assumé (comme d'hab). Il peut cependant y avoir un certain malaise à la lecture (surtout si vous n'aimez pas la façon qu'a Peter à parler de Sirius), donc ne vous forcez pas si ça ne vous tente pas, je ne le prendrai pas mal, c'est juste moi qui suis malade dans ma tête :pp

Oh, et on peut situer l'"action" entre le tome 3 et le tome 4, me semble-t-il.

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Des souris et des femmes

Personnages: Peter Pettigrew/Bertha Jorkins + Lord Voldemort

Avertissements: Un peu de zoophilie, un peu de voyeurisme, un peu de coït interrompu, un peu de non-con, voilà voilà...

Cela faisait des années, plus d'une décennie, que je n'avais plus eu de femelle humaine sous mes pattes.

Des rattes, j'en avais rencontrées, et encore, pas beaucoup qui me veuillent comme moi je les voulais. Elles me sentaient différent des autres, disaient-elles, et dans leurs petits museaux fouineurs, ce n'était pas un compliment.

Merlin, oui, je suis différent, bêtasse animale, je suis un animagus ! Et si je te raconte ce que mon petit corps de rongeur gris renferme, tu auras des histoires pour tenir éveillées toutes tes générations futures de têtards à moustaches.

Maintenant, tourne-toi et laisse-moi prendre trente petites secondes de ton temps et de ton trou…

Evidemment, ça, je le gardais pour moi, c'était déjà bien rare qu'elles me laissent m'introduire – par surprise le plus souvent – si en plus je me mettais à leur faire la causette, sûr que plus aucunes ne voudraient que je m'approche.

Pourtant, ma conversation n'avait rien d'assommant, que je sache, et j'avais assez entendu Sirius se gagner les faveurs de donzelles farouches avec un compliment pour connaître les mots qui font monter le rouge aux joues des filles. Ou des rattes.

Bien que, dans mon souvenir, même quand il était Patmol, je n'aie jamais surpris Sirius entreprenant de séduire autre chose qu'une femelle humaine.

Peut-être que, maintenant qu'il a délogé d'Azkaban, trouve-t-il la perspective de renifler un arrière-train canin foutrement plus attractive que du temps où il pouvait, lui, se permettre de choisir entre Kattel, Consuela, Mildred, Bérénice et les autres.

Ca m'amuserait, oh que oui, de le voir satisfaire son manque de treize ans dans le cul d'un cocker !

Peut-être même qu'il envierait ma place présente, à califourchon sur cette dinde dodue de Bertha Jorkins…

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Quand elle m'avait reconnu à l'auberge, le jour, le seul sur tout mon voyage jusqu'à la forêt albanaise où se terrait le Maître, où j'avais cru envisageable de quitter ma forme animale, je m'étais vu perdu, fichu, condamné, bon pour le bagne et les Détraqueurs. Le Lord, pourtant, avait dû me souffler un brin d'inspiration pour que je songe à l'entraîner dehors, lui vantant la beauté des clairs de lune du coin.

Elle m'avait suivi, la nigaude, et le Maître, après, n'avait eu qu'à louer mon initiative quand, avec un seul petit sort, Bertha avait ouvert tout grand le sac du Ministère pour nous en sortir, les uns après les autres, tous les petits secrets dans un babillage impérissable.

Et d'ailleurs, à présent, c'était bien ça qui me gênait le plus : qu'elle ne se taise pas une seule seconde !

J'avais bien essayé de lui enfourner ma queue dans son clapet, espérant qu'ainsi elle la fermerait un peu, et que j'en tirerais un plaisir deux fois plus appréciable, mais la gredine ne s'arrêtait pas pour la cause. J'avais renoncé très vite à cette option quand elle m'avait mâchouillé les boules en même temps qu'elle terminait une phrase.

J'aurais bien sûr pu demander au Maître de lancer le contre-sort pour lui claquer le bec, mais c'était déjà assez gênant de le voir là, forme inhumaine couchée dans les buissons, à m'observer de tous ses petits yeux rouges, pendant que je pétrissais les miches de Bertha.

Il avait dit : « Tu m'as bien servi, Queudver. A ton tour, sers-toi, et fais-le vite. »

J'avais compris que le vite signifiait qu'il fallait mettre un terme à l'existence de l'idiote qui n'en pouvait plus de cracher ses révélations : elle avait dû épuiser toutes les informations utiles sur Croupton, Fudge et sa bande pour en être réduite à nous confier les cachotteries de Munch et des filles de l'Atrium ; ça ne l'empêchait néanmoins pas de poursuivre sa verbosité.

Soit, quitte à la tuer, autant qu'elle ait été utile, je n'étais pas contre l'opportunité de troquer le fessard maigre et poilu de mes congénères rattes contre celui bien plus charnu de l'employée du Ministère.

Sauf que, après avoir souffert par les dents de Bertha, mon appendice viril l'était extrêmement moins, et que, autant l'avouer, il refusait tout simplement de se tendre.

Alors, après avoir tenté encore et encore de me pousser dedans, les mains vissées sur les oreilles, puis ayant constaté au final que plus rien ne se dresserait entre Bertha et moi, je résolus, tout à fait piteusement, de souffler à mon Lord que j'avais terminé.

Qui me lança un regard de pitié dégoûtée et siffla « Avada Kedavra ! »

Bertha était morte.

Il me restait les rattes.