Coucou! enfin un nouveau chapitre! Je suis désolée pour les updates sporadiques mais je suis en train de préparer ma troisième année de prépa ^^
Je voulais vous remercier pour toutes les reviews qui font chaud au cœur, vous êtes au top! On m'a signalé quelques fautes, donc si quelqu'un veut bétaer les textes rapidement je suis preneuse! Et merci aussi pour les (nombreux) favs et follows, je ne m'attendais pas à un tel succès! ça done vraiment envie de continuer! Vraiment la communauté française de FF, vous êtes des amours. :)
Donc voilà; j'espère que vous allez aimer ce chapitre, si un jour j'ai assez d'internet pour pouvoir le poster haha.
N'oubliez pas de review!
Bisous!
~LadyBraken
Chapitre 5:
Harry n'eut pas le temps de poser un pied dans le manoir avant que Gladis ne le force à aller dans la salle-à-manger car il était "becaucoup trop maiger pour son âge, les maîtres n'auraient jamais permis une chose pareille de leur temps." Harry protesta que c'était parfaitement normal pour lui, mais il n'y avait rien à faire. Il laissa Ananata descendre à terre ( elle était maintenant assez grande pour pouvoir se prommener seule dans la maison), libéra Onyx qui attendait patiemment dans sa cage, laissa ses bagages et obéit à la petite elfe.
Gladis pouvait être tarrifiante quand elle le voulait, surtout quand il sagissait de la santé de l'un des garçons. Il mangea en silence sous le regard suspicieux de Gladis, demandant silencieusement l'aide de son frère, qui ne fit que lui sourire innocement.
Lorsqu'il eut fini, Gladis disparut dans un 'pop', laissant enfin les deux garçons seuls.
"Je crois qu'il y a une née-moldue au village." dit Damien." Une petite fille, d'à peu près sept ans. Je l'ai vue dans un magasin quand je me promenais dans les alentours."
Le sourire de Harry disparut immédiatement.
"A quel point?"
"Pas autant que nous. Pas de traces de coups, et je n'ai pas pu lui parler puisqu'elle était avec sa mère. Mais j'ai... des doutes. Je lui ait donné un papier avec mon numéro, au cas où."
"Ton numéro?"
"Il y a vraiment beaucoup de choses dont on doit parler." Dit Damien en riant.
Harry sourit tristement.
"Ca devra attendre. J'ai quelque chose à faire demain."
Harry ne laissa pas Damien lui demander ce qu'il devait faire. Il y avait des choses qu'il devait garder pour lui-même.
"Tu viens? Je veux vérifier que tu n'as pas monté de tente dans la bibliothèque."
"Tu plaisantes? Avec Gladis dans le coin? Je n'envisage pas le suicide pour l'instant, vieux frère."
Il durent s'arrêter de rire lorsque Gladis popa pour leur dire que les affaires du maître de maison étaient rangées dans sa chambre.
Harry monta prendre les livres qu'il avait copié – y compris celui de Quirel, et rejoint Damien dans la bibliothèque. Qui n'était plus une bibliothèque à présent mais un un bureau géant et (très) désordonné. Il y avait des livres et des papiers qui traînaient partout, et Harry ne savait plus où il pouvait marcher. Il émit l'hypothèque que les endroits où il pouvait actuellement voir le sol étaient prévus à cet effet.
"Les elfes voulait nettoyer la pièce au moins une fois par semaine, mais il n'arrêtaient pas de mettre le bazar dans mon travail. Expliqua Damien, posté derrière une étagère.
"Oh ils... mettaient le bazar?"
"L'ironie et la seule arme des faibles."
Harry rit. Ca faisait du bien d'être rentré à la maison
"Et quel travail à provoqué un ouragan dans ma bibliothèque?"
Damien revint et le regarda, absolument pas impressionné par ses remarques.
"J'ai finis par comprendre comment les sorciers administraient leur monde. Et ça pourrait être très utile avant ta petite ballade."
Harry était époustouflé. Damien ne plaisantait pas lorsqu'il disait qu'il travaillait plus que lui.
"T'es un génie, tu sais ça?"
"Et bien, je suis parvenu à cette conclusion moi-même il y a quelques années, mais merci de l'avoir remarqué."
Harry leva un sourcil, ce qui fit sourire Damien. Le garçon aurait été à sa place à Serpentard. Enfin, non, il était né-moldu et probablement plus attiré par les livres que par les gens, donc il aurait plutôt été à Sairedaigle, mais il avait du potentiel. Peut-être un peu à cause de l'influence de Harry.
Le garçon en question s'assit dans un fauteuil bleu profond, retira ses chaussure et attendit que Damien soit prêt. Le garçon borgne prit une montagne de papiers et les laissa tomber sur la petite table devant Harry. Chaque document était étrangement en bon état et organisé. La lumière chaude de l'après-midi se glissait à travers les grandes fenêtres.
"Donc, comme tu l'as remarqué à Poudlard, les sorciers semblent être convaincus que toutes leurs actions sont gravées dans la pierre, et ils font tout pour que cette conviction devienne la réalité. Tu sais évidemment que dans le monde moldu, beaucoup de régimes politiques et de constitutions se son succédées, parfois reversées par des révolutions, parfois par des réformes. La même chose arrive dans tout les pays."
Harry opina. Il n'avait pas la moindre idée de comment il était supposé savoir cela alors qu'il avait avait arrêté l'école moldue avant d'avoir de vrai cours d'histoire, et il n'avait aucun idée de comment Damien en savait autant. Mais par chance, il était le télépathe des deux et il pouvait faire semblant histoire de ne pas avoir l'air d'un idiot.
"Et bien, les sorciers ne font pas ça. Ils ne changent pas de système."
"Attends, tu veux dire..."
"Ouaip. Ils ont la même constitution, les mêmes lois qui ont été écrites il y a des siècles, si ce n'est des millénaires. Tout ce qu'ils font est d'ajouter des alinéas. A tel point qu'il est très dur de déterminer le but premier de la loi. Mais pour la plupart, il s'agit de couper les deux mondes l'un de l'autre, en espérant ne pas être découverts. Pour cela, ils utilisent différent niveaux de structures politiques: internationale, continentale et nationale. "
Harry n'était pas sûre qu'un enfant de onze aurait du être capable de donner un cours sur les systèmes politiques, mais bon, il ne pouvait pas juger...
"Tout ces systèmes sont dirigés par un conseil. Mais je n'ai pas eu le temps de regarder cela de plus près. Mais j'ai découvert quelque chose de beaucoup plus proche de nous: tu n'es pas supposé faire de la magie hors de Poudlard – de n'importe quelle école magique, après avoir reçu tes premiers cours. Il y a une sorte de marque. Elle ne marche pas pour les incidents magiques des enfants plus jeunes, mais c'est tout ce que je sais."
"Donc, à part le fait que le système politique magique ets ou très fort ou extrêmement corrompu, tu es en train de me dire que je ne peux pas utiliser mon arme principale hors de l'école pour les sept prochaines années?"
"Oui et non. Tu peux utiliser la magie dans des endroits spécifiques, comme ce manoir. Mais pas au dehors et surtout pas devant les moldus. Si tu le fais, le ministère sera informé et tu seras renvoyés, et ta baguette brisée."
Harry soupira. Cela compliquait ses plans considérablement.
"Donc demain..."
"Je vais faire ce que j'ai à faire de manière moldue."
Damien n'était pas stupide, il avait une idée très nette de ce que Harry allait faire le lendemain. En fait, c'était quelque chose qu'ils auraient dû faire il y a bien longtemps, ne serai-ce qu'à cause des risques. Mais le faire avec des moyens moldus... ça allait être moche. Il était soulagé que Harry ne veilles pas qu'il vienne avec lui. Damien n'avait pas la cruauté de l'autre garçon. Il la comprenait, en un sens, mais ils savaient tout deux qu'il n'était pas capable de faire la même chose. Damien était certain que peu de gens étaient capables de faire ce que Harry faisait. Ce garçon avait un imagination très active lorsqu'il s'agissait de vengeance.
"Attends, c'est pour ça qu'ils ne t'ont pas remarqué!"
"Qu'est-ce"
"Ils ne peuvent pas voir les incidents magiques! Il y a quelques né-moldus à Poudlard, mais pas tant que ça. Tu imagines combien d'entre eux ils oublient?"
Ils restèrent longtemps silencieux, comprenant soudain l'immensité de ce contre quoi ils se battaient.
"On a un autre problème."
La voix de Harry était sombre et envoya un frisson dans le dos de Damien.
"L'homme qui a tué mes parents – Voldemort. Il n'est pas mort. Il n'en n'est pas loin, mais il n'est pas mort. Et il y a pire..."
Le cœur de Damien commença à accélérer dangereusement.
"Je pense qu'il veut revenir. Je ne sais pas comment. Mais il le fera à un moment ou à un autre. Tu veux savoir comment je sais tout cela... Et bien, en fait, il a accès à mon esprit..."
Etait-ce de la peur dans sa voix? Non, cela ne se pouvait pas.
"Il a déjà un des professeurs de Poudlard. C'est une question de temps. J'ai besoin que tu-"
Harry prit une grande inspiration tremblante.
"Nous avons besoin de tout savoir sur lui. Qui était avec et contre lui. Comment il dirigeait ses troupes, quelles lois passaient sous son règne. Comment il est monté au pouvoir, et comment il est tombé. Ce qu'il craint, ce qu'il désire..."
Damien s'agenouilla devant lui et prit sa main. Harry n'avait pas remarqué qu'il la grattait frénétiquement.
"Il va me demander de le rejoindre."
"Je sais. Mais nous avons du temps, nous avons encore du temps. Et tu sais quel ets l'endroit le plus sûr du monde? Poudlard."
Harry ne put pas s'empêcher de rire. Si seulement il savait...
Il décidèrent de changer de sujet, au moins pour la journée. Trop de stress n'était bon pour aucun d'eux. Harry montra à Damien les livres qu'il avait récupérés, il lui parla des gens, de tout ce qui c'était passé et qu'il avait oublié d'écrire dans ses lettres. Cela inquiétait Damien. Il comprit très vite pourquoi Harry avait rit plus tôt. Poudlard n'était pas sûre du tout.
Quelque chose d'autre le fit frissonner: la haine des né-moldus. Cela voulait dire que le problème était des deux côtés. Cela voulait dire qu'il était piégé. Non, cela voulait dire qu'il devrait se battre, un jour ou l'autre. Harry le savait, mais il n'était pas le genre de personne gênée par le fait de tuer pour sauver sa propre peau. Lisant l'inquiétude dans l'esprit de son frère, Harry sourit..
"Ne t'en fait pas pour cela. Je vais m'en occuper."
Et c'était probablement la chose la plus terrifiante qu'il ait jamais dite.
Harry e dormit pas cette nuit là. Il devait se préparer pour un très longue journée, et peut-être plus. Il devait se préparer pour les questions, pour la police, mais ça valait le coup. Il était prêt.
Il alla dans la chambre de Damien et déposa un petit bisou sur le front du garçon. Si ce qu'il allait faire ne marchait pas, il savait qu'ils ne se reverraient plus jamais. Prenant soin de ne réveiller personne, il prit ses affaires d'école, changea ses vêtements pour une tenue moldue et partit.
Il marcha à travers la campagne, évitant les villages pendant assez longtemps avant d'appeler un taxi avec le téléphone que Damien lui avait donné.
Le meilleur moyen d'éviter un prison de sorciers était d'agir comme si vous n'aviez jamais entendu parler de magie. Il se demanda combien de Mangemorts auraient pu éviter Azakaban s'ils avaient pensé à utiliser un téléphone au lieu de lettres que tout le monde pouvait lire et qui étaient des preuves évidentes.
Le taxi le laissa quelque part autour de Privet Drive, dans une zone déserte ou il avait un jour tué un garçon – quel était son nom déjà?
Harry contourna la banlieue endormie et fini par arriver chez les Dursleys par l'arrière du jardin. L'odeur était insupportable et entêtante. Il faillit vomir. Mais il avait des choses à faire, et principalement effacer des preuves. Il monta au premier étange, prenant soin de seller toutes les fenêtres, puis sortit une boîte d'allumettes d'un tiroir. Les Dursleys étaient supposés rentrer de vacances aujourd'hui – par taxi. Le taxi passa devant la maison, s'arrêta un moment. Le conducteur sorti, claqua toutes les portes du véhicules et partit. Parfait.
Harry coupa avec attention la bande de la boîte sur laquelle on grattait l'allumette et la colla sur le sol à quelques centimètres de la porte d'entrée. Il prit un allumette et la scotcha en bas de la porte avant de déverrouiller toutes les serrures. Il prit soin de laisser des paquets de cigarettes ouverts (il les avaient achetés sur le chemin) sur le comptoir de la cuisine et sortit en prenant soin de fermer la porte hermétiquement derrière lui.
Il retourna dans la zone inhabitée où il avait laissé ses affaires et se dirigea de nouveau vers Privet Drive. Il sonna à la porte de la voisine en face de sa maison, qui, comme il l'avait ne dormait pas malgré l'heure matinale. Il commença à verser des larmes, frotta ses yeux de manière à ce que, combiné à la saleté qu'il avait accumulée en marchant dans la campagne, la voisine le trouve misérable en ouvrant la porte.
"Oh mon pauvre garçon!" s'exclama la vieille-fille, levant ses mains au ciel comme pour lui demander de protéger Harry. "Qu'est-ce qui t'es arrivé?"
"Je... je suis désolé de vous déranger Mademoiselle Figg, mais je n'avais nulle part où aller..." murmura Harry en sanglotant, les yeux fixés au sol.
"Oh mais ce n'est rien mon garçon, entre, entre! Tu vas tout me raconter."
Harry entra dans la petite maison. Elle ressemblait en tout points à celle qu'il venait de quitter, à l'exception des chats. Qui était beaucoup trop nombreux et avaient l'air beaucoup trop intelligents.
Il s'assit sur le canapé couvert de napperons, s'essuyant les yeux et laissant ses affaires dans l'entrée come si elles ne lui importaient que peu. Miss Figg revint avec un verre de lait et s'assit en face de lui.
"Je ne voulais pas y retourner..." sanglota Harry en versant de grosses larmes. "Vous savez qu'ils... ils me font mal, alors quand je suis rentré de l'école je ne voulais pas y retourner... Depuis que Dudley est tombé malade..."
Sa voix était tendue et sur le point de se briser.
"Oh je comprends, mon pauvre garçon!"
La pauvre femme avait l'air sincèrement horrifiée, et Harry faisait tout pour qu'elle croit tout ce qu'il disait.
"J'ai passé la nuit dehors, mais je ne savais pas où aller... donc... donc je suis venu ici..."
Il croisa ses mains sur ses genoux, faisant comme si chaque mot lui coûtait.
Il avait compris il y a très longtemps que la femme était une cracmolle, même s'il n'avait pu poser les mots sur les informations que très récemment.
"Oh oui, j'imagine que Dumbledore t'as dit de venir me voir s'il y avait un problème. Tu as bien fait, mon garçon, tu as très bien fait."
Le cœur d'Harry se gela. Il ne s'attendait pas à cela. Il opina pitoyablement.
"Vous pensez que je peux rester ici pour les vacances? Ce n'est même pas deux semaines, et je pourrais travailler pour payer mon loyer. Je pourrais vous aider, vous savez, mes professeur disent que je suis très bon dans beaucoup de de domaines!" La voix du garçon était pleine d'espoirs et la vieille femme en était vraiment attristée.
"Je suis désolée, Harry, mais tu vas devoir y retourner. Les ordres de Dumbledore sont très clairs, tu dois rester avec les Dursleys..."
Oh. C'était donc comme ça. La vieille femme travaillait pour le vieux fou, qui était la personne qui l'avait envoyé chez sa tante, et qui avait donné des ordres précis pour l'empêcher de partir. Il savait. Dumbledore savait ce que les Dursleys lui avaient fait. La vieille Fig était son espionne, et elle savait. Harry planta ses ongles dans la paume de sa main. Il avait tellement envie de tuer cette vielle peau et lui faire manger ses yeux avant d'envoyer les restes à Poudlard pour faire une surprise au directeur. Il utilisa toute sa concentration pour enfermer sa magie au plus profond de lui-même.
Par chance, ses mouvements furent pris pour de la détresse, et Figg continua avec compassion: "Mais tu peux rester ici un moment si tu veux..."
Harry garda ses yeux baissés, parfaitement conscient qu'ils devaient luire à cause de toute la magie qui lui échappait, et secoua la tête. Le plus de temps il restait ici...
"Vous pourriez venir avec moi quand j'y retournerais? Je ne suis pas rentré hier soir, et j'ai peur que..."
"Oh oui, bien sûr Harry! Je parlerais à ta tante et verrais ce qui peut être arrangé, ne t'en fait pas. Il ne te ferons plus de mal,oh ça! Crois moi."
Elle ne savait pas à quel point elle avait raison. L'ironie était la seule raison pour laquelle Harry ne se jeta pas sur elle lorsqu'elle ajouta:
"Lorsqu'ils sauront que Dumbledore leur demande d'arrêter, ils ne te feront plus rien. Tu es sous sa protection, tu sais, petit chanceux! Un homme si puissant! Et crois moi, les moldus le savent. Des fois je me dis que c'est la seule raison pour laquelle ils t'ont accepté sous leur toit."
Harry émit un petit cris.
"Oh je suis désolée Harry, je n'aurais pas dû dire ça! Tu sais je suis sûre qu'au fond ils t'aiment, c'est juste qu'ils sont... et bien eux-mêmes."
En disant cela elle avait posé sa main sur l'épaule d'Harry. Une pique de douleur transperça son bras et tout ses nerfs étaient en feu. Son corps se souvenait de tout ce qui avait touché son épaule avant cette main décharnée. Heureusement que la vieille femme était retournée dans la cuisine, parce qu'il tremblait tellement qu'il ne pouvait plus bouger. Des images passaient derrière ses paupières. Des images qu'il voulait oublier. Pendant un instant il cru voir Vernon dans le coin de la pièce. Ses oreilles bourdonnaient et il commença à voir des taches noires devant les yeux. Ses dents grinçaient. Le vase qui était sur le cheminée implosa.
"Je suis désolé Miss Figg!"
Harry pleurait de douleur, mais la vieille femme cru que c'était de regret. Il était normal à cet âge, confronté à autant de difficultés, d'avoir des émotions violents. Elle ne remarqua pas comme la lumière s'était tamisée autour d'eux.
"Oh ce n'est rien, un petit incident magique de rien du tout, et ce vase était moche de toute manière."
Elle se baissa pour ramasser les tessons.
Si Harry avait jusque là l'intention de sauver la vieille femme, il regrettait à présent de ne pas être capable de la faire un peu plus souffrir. Il savait que ce n'était pas de sa faute, mais elle était essentiellement comme Pétunia. Elle regardait passivement. Avec la bénédiction de Dumbledore.
La vieille femme lui tendit un biscuit et se mit à parler. Harry était surpris qu'elle puisse être une espionne avec un tel flot de paroles.
"Après l'attaque de tes pauvres parents – Lily et James, de formidables personnes, vraiment, et un si beau couple!- Dumbledore et'as amené ici pour te protéger. Nous ne savions pas combien de mages noirs étaient encore dans la nature, donc Dumbledore, et l'Ordre du Phoenix, dont je fais partie, ont tout fait pour qu'aucun d'entre eux ne puisse jamais te retrouver.
A part regarder dans ma tête...
Harry se cacha derrière un masque d'écoute attentive. Il n'avait aucune raison d'être en colère. Il n'y avait rien à gagner à être en colère contre les morts. Du moins, c'est ce qu'il se répétait sans cesse. Quelque part dans le monde, un certain Seigneur des Ténèbres devait avoir une une sacré migraine.
Lorsqu'ils quittèrent enfin la petite maison, environ deux heures plus tard, on aurait pu croire que la petite ville de Privet Drive vivait une eclipse. La lumière était jaunasse, écrasante. Serrant son petit cardigan autour d'elle, Miss Figg toqua à la porte des Dursleys. Harry resta au niveau de la cloture de bois qui entourait le jardin, supposément à cause de sa peur. Si Miss Figg s'était tournée avant d'ouvrir la porte, elle aurait pu le voir sourire.
Un sourire plein de dents.
"Désolé" Murmura-t-il avant d'être projeté en arrière par le souffle de l'explosion. Lorsque sa tête heurta le sol, il perdit conscience.
Le sol était vraiment très dur, mais Harry décida qu'il se lèverait plus tard. Il n'avait pas prévu d'être poussé aussi loin par l'explosion (ça n'était pas comme s'il était un expert en explosions). Il avait des blessures partout et la peau de ses avant bras était entaillée et laissait couler beaucoup de sang. Rien d'insurmontable, et rien de brisé.
Ce qui le soulagea, il n'avait pas encore réfléchi à un moyen d'éviter l'hôpital ou une quelconque examination. Il avait vu Madame Pomfresh jeter des sorts qui révélaient tout l'historique médiacl d'une personne, et cette simple idée le fit frissonner. Il se demanda qui des sorciers ou des moldus viendraient en premier. Dans tout les cas, il étaient incompétents, parceque cela faisait bien dix minutes que les voisins observaient l'explosion à une distance respectueuse de cinq ou six mètres.
Il se concentra sur les craquements de la maison en feu. C'était un son vraiment magnifique, celui du passé qui part en fumée.
Soudainement, il entendit des bruits d'aspiration, et plusieurs hommes et femmes portant des robes de sorciers légèrement différentes de celles qu'il avait vu avant apparurent autour de la maison.
Aurors.
Harry leva son bras en l'air.
"Hey, je crois que j'ai besoin d'aide par ici."
Il failli éclater de rire lorsque l'un des aurors émit un couinement lorsqu'il finit par le voir, et s'empressa d'aller à ses côtés. Harry s'assit mais décida qu'il n'était pas encore temps de se mettre debout, au vu des tremblements qui parcouraient ses jambes. Il avait l'air choqué, surtout avec les marques de suies qui provenaient de l'explosion et ses yeux rougis grâce à l'épisode avec Miss Figg. Il sourit discrètement en imaginant l'état de ses cheveux.
"Je...je..."
"Calmes toi, ne te forces pas à parler. Je vais devoir te poser quelques questions, secoue la tête pour répondre. "
Quirel aurait été fier de ses bégaiements.
Harry hocha la tête et leva ses bras devant son visage comme s'il découvrait ses blessures (qui, en réalité, brûlaient comme les feux de l'enfer). L'auror opina, l'air anxieux, puis remarqua que la porte de chez Miss Figg était restée ouverte.
"Tu peux marcher?"
Harry opina et contint un cris alors qu'il clopinait, appuyé sur le bras de l'auror ( à la fois pour ne pas tomber et pour ne pas lui donner une chance d ela toucher en essayant de le supporter). Ils marchèrent doucement jusqu'à la maison de Madame Figg, et une fois sur place Harry se laissa tomber sur le sofa.
"Tu peux parler?" demanda l'Auror en murmurant des sort pour soigner les plaies que l'enfant avait sur ses bras. Lorsqu'il eut fini, Harry les retira vivement avant qu'il n'ait le temps de voir les autres marques, et les cacha sous le pled dont il s'était entouré.
"Oui M'sieur." Dit-il, sa voix toujours incertaines à cause du contre-coup de l'explosion.
"Nous avons été avertis parce qu'un sorcier a été blessé, et puisque tu as ta baguete dans ta poche, j'en conclus que c'est toi. Quel est ton nom?"
"Harry Potter."
L'Auror pâlit immédiatement et sortit en trombe. Harry l'entendit chuchoter furieusement avec quelqu'un d'autre, avant de revenir, un air de calme factice sur le visage.
"Bon, on va attendre que d'autre gens viennent. C'est inutile de te forcer à raconter tout ça plusieurs fois."
Harry se dit qu'il aimait bien cet auror.
"Tu sais qui vit ici?"
"Miss-Miss Figg. Elle est..." Harry baissa la tête et laissa sa phrase en suspens.
"C'est bon, ne t'en fait as. Tu pourras tout expliquer après. Repose toi pendant que les autorités compétentes arrivent."
Peut-être que le ministère n'était pas aussi incompétent qu'il le croyait...
Quelques minutes plus tard, Dumbledore arriva à la maison de Mademoiselle Figg. Il était calme, comme d'habitude, à tel point que si Harry n'avait pas vu l'inquiétude dans ses yeux bleus, il aurait pu penser que le vieil homme était venue faire des cookies. Dumbledore s'assit avec précaution en face d elui, entouré de deux aurors, et plongea son regard dans les yeux de l'enfant. Par chance, le garçon avait déjà érigé des murs autour de ses pensées, poussant en avant les images de la journée qu'il voulait que son professeur voit. Bon, pas de toute la journée, bien sûr, juste assez pour qu'il puisse déterminer que Harry ne mentait pas. Et , assez ironiquement, il n'en avait pas l'intention. L'auror qui était à la gauche du professeur plaça un parchemin sur la petite table, puis une plume, qui se leva toute seule et commença à écrire, alors qu'il disait:
"Rapport écrit, explosion au 4 Privet Drive, témoignage de Harry Potter."
Voilà un objet qui pouvait être utile!
"Maintenant, Harry, dis nous ce qui c'est passé."
La voix de Dumbledore était vraiment réconfortante, et si Harry n'avait pas eu la pulsion de le tuer sur place, il se serait sûrement sentit mieux. Mais comme il ne pouvait pas décemment regarder dans l'esprit du directeur, il ne savait pas à quel point ses émotions étaient réelles. L'homme le condamnait à cet enfer, et ensuite le regardait avec inquiétude? Ca ne faisait pas sens. Ou alors, il était un bien meilleur menteur que Harry avait cru au premier abord, et ce n'était pas une bonne nouvelle.
Il lui dit tout. Comment il ne voulait pas retourner chez les Dursleys par peur de leur réaction après être revenu d'une école de magie et avoir dormi dehors. Comment, le lendemain, ne sachant pas quoi faire, il était allé voir Miss Figg, qui avait toujours été bonne avec lui. La vieille femme lui avait offert de parler à Pétunia pour lui, pour lui épargner des ennuis. Elle avait ouvert la porte et tout avait explosé. Lorsqu'il s'était réveillé, la maison était en feu et les aurors autour de lui.
La plume avait gratté le parchemin pendant tout ce temps.
"Je... comment est-ce arrivé, Professeur?"
Dumbledore le fixait, plein de compassion, et Harry trouvait qu'il devenait de plus en plus doué à se controller.
"Nous le saurons très vite, ne t'en fait pas mon garçon. Tout va bien se passer. Mais tout d'abord, nous devons te trouver un endroit où te reposer."
"J'ai un manoir, M'sieur. Le manoir Potter. J'y suis allé une ou deux fois, parce que les gobelins de Gringotts m'ont dit qu'il existait. Je pourrais juste emménager..."
Dumbledore le regarda avec surprise, mais ne dit rien.
Harry gardait ses yeux rivés au sol.
"Est-ce que ... quelqu'un... a survécu?"
Les adultes s'entre-regardèrent. Puis, Dumbledore dit doucement:
"Non, Harry..."
Harry éclata en sanglots, ou plutôt posa ses mains sur son visage pour que personne ne remarque le rire qui menaçait de lui échapper. D'une certaine manière, il était désolé pour Miss Figg, qui n'avait fait que suivre les ordres de celui qu'elle pensait être le sorcier le plus sage et le plus puissant du monde, mais il ne s'était pas attendu à ce que ce soit si facile. Il sentait le regard des aurors sur sa nuque. Tous savaient que les derniers restes de sa famille lui avaient été enlevés, et restèrent silencieux. Personne n'osait approcher l'enfant. Et une seule pensée occupait tout leurs esprits.
Il avait survécu. Encore une fois.
Ils ne posèrent pas de questions lorsque Dumbledore leur fit signe de sortir.
"Tu veux que je t'accompagne jusqu'au manoir?"
Même si l'idée que Dumbledore pose un seul pied chez lui lui donnait envie de vomir, Harry accepta. Il demanda à aller à la salle de bin avant. Il rinça son visage et sorti son téléphone.
La technologie moldue avait beaucoup d'avantages, parfois.
Tout se passa comme il l'avait planifié. Il n'y avait pas signe de vie au manoir, à l'exception de Gladis qui vint les accueillir, et Harry nota que Damien avait pris soin de déposer une fine coupe de poussière sur tout les meubles. Le garçon avait définitivement le sens du détail. Dumbledore lui fit un grand discours sur comment il ne serait jamais seul et pouvait venir lui demander de l'aide dès qu'il le voulait, ou même s'il voulait simplement parler.
Même s'il n'avait absolument plus aucun confiance en lui,Harry devait admettre que la proposition était sincère. Il pouvait le voir sur le visage de l'homme, et même s'il était un très bon menteur, ce dont Harry ne doutait pas une seule seconde, il ne pouvait imaginer que Dumbledore ne dise pas la vérité à cet instant. Harry détestait ça, mais le vieil homme était vraiment inquiet pour sa santé. Harry ne comprenait vraiment pas les information contradictoires qui venant de l'homme mais une chose était sûre: il manquait quelque chose.
Il se demanda s'il devrait parler de Voldemort au professeur, mais décida de ne pas le faire: il ne pouvait pas prendre une décision aussi importante sans avoir tout les paramètres. Et il n'était vraiment pas sûr de préférer Dumbledore à Voldemort. Au moins, le Seigneur des Ténèbres était clair dans ses intentions.
Au bout d'un moment, Dumbledore partit, expliquant à Harry qu'un homme du ministère viendrait lui rendre visite d'ici quelques jours pour les formalités et lui dire ce qu'il se passerait par la suite. Harry le remercia avec effusion, les yeux pleins de gratitude.
Un fois Dumbledore parti, Damien sortit de sa cachette, derrière un faux mur, et commença à méthodiquement bombarder Harry de questions.
Harry leva la main, réclamant un peu d'air. Prenant pitié, il autorisa Gladis à nettoyer la poussière qui avait été répandue partout, et s'écrasa dans un des sofa du salon.
Damien était à la fois horrifié et admiratif du plan que Harry avait mit en place. C'était ingénieux, sur tellement de niveaux. Non seulement il avait effacé toutes les traces, c'était débarrassé d'un témoin gênant et avait officialisé sa présence et son contrôle sur le manoir des Potters devant Dumbledore et le ministère, mais il avait réussit à faire tout cela en ajoutant une nouvelle page à la légende du survivant. C'était du pur génie.
Et tout cela sans un seul mensonge. Serpentard serait fier de lui.
Harry demanda un chocolat chaud et resta toute la journée allongé sur le sofa. Il était épuisé, émotionnellement et physiquement, mais surtout soulagé. La peur de la prison était partie. Il finit pas s'assoupir, son serpent qui n'était plus si petit, enroulé autour de ses jambes. Damien le couvrit avec un pled et décida de la veiller. Quelles que soient les capacités de son frère, Damien savait que le meurtre laissait des marques. Harry n'était pas le genre de personne à s'endormir sur un canapé sans le réaliser, alors qu'il y avait quelqu'un pour surprendre ses rêves. Damien supposait que c'était un vieux réflexe des réveils brutaux que sa famille lui avait fait souffrir. Pourtant, il avait l'air paisible.
Ses cheveux noirs cascadaient sur son front blanc, et les trait délicats de son visage n'avaient plus la dureté du chagrin et le goût amer du mensonge. Lorsqu'il fermait les yeux, ses yeux si terrifiants et fascinants, on ne pouvait plus voir que l'enfant qui était derrière. Damien réalisa soudain tout ce qui pesait sur des épaules aussi jeunes. Il détestait le monde pour cela, mais pas de la même manière que son frère, non. Quoiqu'il avait le sentiment que cela aussi allait bientôt changer.
Dès qu'il se réveilla, harry se sentit sale. Il réalisa qu'il n'avait pas prit le temps de prendre une douche depuis qu'il était revenu de Poudlard. Damien s'était endormi dans le fauteuil au pied du sofa. Prenant soin de ne pas le réveiller, Harry monta à l'étage pour se laver, suivi d'Ananta. Le serpent s'enroula sur le lit de sa chambre.
Harry laissa l'eau couler sur son visage pendant longtemps. Ses muscles se relaxèrent peu à peu. L'eau fit couler le sang et la crasse et laissa sa peau propre et blanche. Avant de s'habiller, Harry se regarda dans le miroir un moment. C'était sur, mais il se forçait à le faire régulièrement.
Il savait que peu de gens pouvaient supporter la vue de son corps couvert de cicatrices. Certains de ses os c'étaient mal ressoudés et ses côtes s'étaient déformées, modulant son torse et son dos. Sa maigreur ne semblait pas vouloir disparaître et faisait apparaître les os encore plus. Ils roulaient sous sa peau. Ses épaules avaient des marques de brûlure rouge et il était certain qu'il pouvait appearance la tache sombre de son cœur au milieu de sa cage thoracique, sous la peau translucide.
Dégoûtant.
Il soupira et s'habilla. Il mit un pair de pantalons vert sombre qui étaient parfaitement coupés, un t-shirt noir et des roges gris sombre, avec des motifs argent qui tombaient jusqu'à ses genoux et un col montant sur son cou, de manière à ce que ses cicatrices soient cachées. Il arrangea ses cheveux, qui tombaient maintenant un peu au dessus de ses épaules, mit une paire de bottes noires et descendit à la bibliothèque.
"Gladis!"
La petite elfe popa.
"Un Auror va venir aujourd'hui ou demain, je ne sais pas vraiment... J'ai des affaires à régler avec lui. S'il sonne à la porte, je veux que tu l'amènes ici et envoie un autre elfe pour me prévenir avant qu'il n'entre, c'est très important. Traite le comme s'il était l'hôte le plus distingué que tu ais jamais accueilli. Fais le entrer et ne part pas avant que je ne te l'ai expressément demandé."
"Oui, maître Potter."
Et Gladis disparut.
Harry sortit sa baguette et commença à pousser les livres et les parchemins qu'ils avaient laissés sur les différentes tables, prit soin du plan du ministère que Damien avait trouvé le jour précédent. Harry se dit qu'il avait de la chance que ses grands-parents aient travaillé au ministère, surtout au vu du fait qu'ils avaient l'air de travailler a la section moldus et avaient dupliqué de nombreux rapports pour les amener à la maison .Bien sûr, les informations étaient un peu vieillottes, mais ça pouvait donner une vue sur le long terme.
Il se mit à travailler. Il prit tout les livres sur la première guerre qu'il avait acheté mais qu'il n'avait jamais eu le temps de lire. Il devait comprendre pour savoir où se placer, puisque les morts de cette guerre semblaient résolument vouloir revenir à la vie. Il était sur le point de recopier les nom des Mangemorts arrêtés après la chute de Voldemort lorsqu'un des petits elfes apparut pour lui indiquer que l'Auror était dans les jardins.
Harry lui donna l'autorisation de partir d'un geste de la main avant de pousser son travail et d'ouvrir un livre d'herbologie devant lui. Quelqu'un frappa à la porte.
"Entrez!" lança-t-il, accentuant la jeunesse de sa voix.
Gladis entra, suivie d'une femme trentenaire avec de long cheveux blonds tirés en arrière. Elle avait l'air nerveuse, mais se relaxa dès qu'elle vit Harry. Il était si petit! Harry se leva, la salua avec toute la politesse du monde, les mains tremblant délibérément, et lui fit signe de s'asseoir avant de prendre place devant elle. Il attendit quelques longues secondes, l'air embarrassé, avant de dire.
"Merci Gladis, tu peux nous laisser."
L'auror se tourna, surprise, alors que l'elfe disparaissait.
"Désolé pour ça. Elle est un peu mère-poule depuis que je suis arrivé. Regardez les vêtements qu'elle m'a acheté!"
Il leva les bras dramatiquement sous le regard appréciateur de la jeune femme.
"Ne vous en faites pas, Mr Potter. Être en charge d'une telle propriété aussi jeune est très difficile, surtout dans des circonstances... aussi dramatiques. Mais je suis sûre que vous aurez le temps de vous adapter."
Harry opina avec un sourire triste.
"Je suis là pour vous expliquez la situation, ce qui va se passer et répondre à vos questions." Répondit l'Auror d'une voix douce. "Tout d'abord, à propos de l'incident."
Harry pinça ses lèvre et ferma les yeux un moment.
"Apparemment votre famille avait profité de votre absence pour partir en vacances, et ils sont revenus le jour ou vous auriez dû rentrer à la maison. Nous avons trouvé de grandes quantités de gaz. Il avait été laissé ouvert par accident, et vu que quelqu'un fumait, visiblement, l'étincelle du briquet à causé l'explosion. Avez vous des informations qui pourraient confirmer cette hypothèse?"
Harry prit sa tête dans ses mains.
"Dudley avait commencé à fumer peu avant que je quitte Poudlard..."
"Dudley était votre cousin, c'est cela?"
"Oui..."
"Je sais que ça doit être dur de parler de ce genre de choses, mais nous avons besoin de toutes les informations que nous pouvions récolter. L'enquête sera fermée d'ici la fin de la semaine, nous ne voulons pas aggraver votre peine de ce qui paraît être un accident. Nous allons maintenant parler de ce qui va se passer ensuite. Tout d'abord, vos affaires vous serons renvoyées dès que l'enquête sera close, donc vous devriez les recevoir d'ici vendredi."
Le garçon aux yeux verts eut l'air soulagé, ce qui fit sourire la jeune femme.
"Vu que vous êtes encore mineur, Vous devez être placé sous la protection d'une tierce partie jusqu'à vos 17 ans. Toutefois, aux vues de vos capacités, et du fait que vous êtes le dernier membre de votre famille, Albus Dumbledore à insisté pour u'on vous laisse prendre votre décision sel. De ce fait, vous pouvez être adopté par un famille de sorciers, ou prendre votre indépendance à condition de recevoir régulièrement la visite d'un adulte lorsque vous serez hors de l'école."
Le garçon prit le temps de réfléchir.
"J'ai deux questions: est-ce que l'adoption est complète, et donc je serais légalement le fils de la famille en question, et dans tout les cas, qui serait en charge de ma personne?"
"Je vois. Attendez un instant."
Elle ouvrit un petit dossier qu'elle avait amené avec elle.
"Si vous choisissez l'adoption, cela ne sera qu'une adoption effective, c'est-à-dire que vous ne prendrez pas le nom de la famille. Il est écrit ici que les Malfoys se sont déjà proposés, de même que les Longdubas. D'un autre côté, si vous choisissez une indépendance partielle, vous pouvez décider n'importe que adulte consentant pour vous surveiller. Dumbledore serait dans ce cas le choix le plus évident, bien sûr, mais d'autres personnes pourraient se présenter."
"Je dois choisir maintenant?"
"Non, bien sûr que non. Nous savons que c'est un choix très difficile. Vous avez deux mois. Durant cette période, différentes personnes viendront vérifier que tout va bien pendant les vacances, et il n'y aura plus de problème une fois que vous retournerez à l'école.
Harry opina. C'était un choix qu'il devait faire très précautionneusement.
"Je crois que j'ai tout dit. Avez-vous des questions?"
Les traits de Harry se tordirent de chagrin.
"Est-ce... est-ce qu'ils ont souffert?"
Il pouvait presque sentir la compassion de l'Auror dans l'air.
"Non. Ils n'ont pas eut le temps..."
Harry secoua la tête.
Il accompagna lui-même la femme jusqu'à la grille, et attendit qu'elle transplanne pour retourner dans la bibliothèque.
"Gladis!"
"Oui maître Potter?"
"Où est Damien?"
"Il dort toujours dans la fauteuil, maître Potter. Voulez-vous que Gladis le réveille?"
"Non, non merci. Laisse le dormir. Préviens moi juste quand il se réveillera."
"Oui maître Potter."
De nouveau seul, Harry retourna au travail, Ananta lissant doucement sur la table. Il avait hâte de lire le journal.
