Bon, voici le chapitre 6, si ma mémoire est bonne !
Merci à LawrenceEverdeen (avec un w, et non un u, honte à moi ! ) Qui a été la seule à commenter mon chapitre précédent, et qui me fais toujours autant plaisir !
Et puis, merci aussi à tout ceux qui lisent mais qui ne se font pas entendre. Je le répète, ce n'est pas obligé !
Comme ce chapitre n'a pas vraiment d'intérêts particuliers dans pour déroulement de l'histoire, je vous ai mis deux chapitres à lire d'un coup, mes pauvres...
Désolé pour les fautes, ma très chère Supergirl ne m'a pas aidé sur ce chapitre, elle a besoin de se reposer, disons ! Et comme vous connaissez (ou pas) mon orthographe catastrophique...
Bref, bonne lecture !
Deux Pacificateurs m'accompagnèrent. Quand la mairie fut loin derrière, les deux Pacificateurs s'arrêtèrent.
-Alors quoi ? Je peu rentrer chez moi ?
Ils me regardèrent. Une femme et un homme. La femme avait un œil au beurre noir, les lèvres et une joue étaient enflées. L'homme, lui, avait une énorme cicatrise qui partait du coin de la lèvre jusqu'à l'oreille.
-Leeg ! Darius !
Ils me sourirent.
-Mais... que vous-ont-il fait ?
Darius regarda Leeg et lui prit la main. Malgré ma colère, je ne puis m'empêcher de sourire.
-Disons qu'ils n'ont pas apprécié notre comportement, dit Leeg, ses paroles un peu déformées par sa bouche, trop grosse.
Darius rajouta :
-Je ne sais pas pourquoi, mais apparemment, ils ont décidé de ne pas nous tuer. Mais dès que Thraed le peut, il nous donne un coup... et même plus. Pour Leeg, tout au moins.
Il jeta un coup d'œil à Leeg, qui baissa la tête. Il lui serra plus fort la main.
-Il est horrible, dis-je, dégoutté.
Je tremblai de tout mon être, tellement mon envie d'aller tuer Thraed était grande et pressante. Comme si elle avait deviné mes pensée, Leeg me prit le bras.
-Ça ne sert à rien d'aller là-bas Katniss. Ce sera peut-être pire, si Thraed mourrait.
-Il faut vous enfuir, dis-je.
Darius eu un petit rire.
-Pour aller où ?
Je baissai la tête. Je n'en avais aucune idée.
-Je ne sais pas, soufflai-je.
Leeg mit une main sur mon épaule.
-Katniss. Tu te souviens, avant que tu ne partes pour la Tournée...
Comment pouvais-je l'oublier ?
-Oui ?
-Je t'ai dis que nous serions prêt à tout, et même à souffrir pour te garder en vie.
Je secouai la tête.
-Mais ce n'est pas ce que je veux moi !
Darius répondit :
-Rien n'est jamais comme on veut.
Ils se remirent en marche. Nous ne parlâmes pas tout au long du trajet. Arrivés à ma maison, Leeg me dit, au pied de la porte, avant de disparaître :
-Tu es notre Geai Moqueur, ne l'oublies jamais.
Elle n'était pas la première qui m'appelait ainsi.
Je montai dans ma chambre et, ne prenant pas le temps de me déshabiller, me mis au lit. Mais le sommeil ne venait pas. Je pensais à trop de choses. À Thraed, qui me menaçait, à Leeg et Darius, qui se faisaient maltraiter, à Prim, qui avait décidé de grandir, à Gale qui allait faire quelque chose, peut-être une bêtise, pour me prouver son amour, à Haymitch, qui avait beaucoup à s'en faire, à Peeta, qui dansait merveilleusement bien, puis à Gale et Peeta, qui m'avaient défendu, alors que je pouvais très bien m'en sortir toute seule. Bon, ok, j'avais été fortement soulagée quand ils étaient venus à mon secours. Je réfléchissais quand j'entendis la porte s'ouvrir. Je fis la morte.
-Elle dort, dit quelqu'un que je su Gale en chuchotant.
-Je sais, répondit la voix que je reconnu de Peeta, sur le même ton.
Oh non. Que faisaient-ils là ? Il y eu un moment de silence. Je savais qu'ils étaient toujours là, entendant leur respirations.
-Tu crois qu'on va la réveiller ? Demanda Gale.
-Non. Une nuit, Haymitch est entré, complètement bourré dans ma chambre. Elle n'a même pas bougé, répondis Peeta.
Le ton de Gale se fit agressif.
-Qu'est ce que tu foutais avec elle dans ton lit !
-Oh, ce n'est pas ce que tu crois. Si elle était là, c'est parce qu'elle ne fait pas de cauchemars en ma présence. Je ne faisais que l'aider.
Puis il continua, plus tristement.
-Tu n'as pas en t'en faire là-dessus. Elle ne ressent rien pour moi.
-Pourtant, à la fête, vous dansiez collé serré.
Peeta rit doucement.
-Tu n'as pas remarqué ? Elle aime danser et chanter. Si elle se l'autorisait, elle serait la joie de vivre incarnée.
-Oui, mais si elle ne t'aimait pas, elle ne serait pas restée avec toi. Katniss n'aime pas danser et chanter devant tout le monde, dit-il, toujours brutal.
-Je sais. Elle s'occupe vraiment de tout le monde n'est ce pas ?
-Malheureusement, soupira Gale.
Peeta rit de nouveau.
-Serais-tu jaloux ?
-Moi ? Jaloux d'un gosse de la ville ?
Puis, un peu plus tard :
-Oui, je suis jaloux. Tu vas te marier avec elle.
Je sentis Peeta se crisper.
-Je t'interdis de dire ça. Tu ne sais pas ce que c'est.
-Tu rigoles ! Tu devrais être content. J'aurais tout donné pour me marier avec elle.
-Un mariage forcé ? Je t'ai jugé un peu trop vite Gale. C'est horrible de dire ça. Je ne veux pas me marier avec elle.
Gale ne répondit rien. Peeta dit :
-Je crois qu'elle t'aime Gale.
Ce fut au tour de Gale de rire.
-On ne sait pas. En vérité, elle ne le sait pas elle même. Elle se refuse de s'ouvrir à elle même. Peut-être qu'elle m'aime, peut-être que c'est toi. Ou aucun des deux.
-Si l'amour devait se gagner, je n'aurais aucune chance contre toi Gale.
-Et pourquoi ça ? Dit-il, surprit.
-Parce qu'elle n'aime pas ma manière d'être avec elle, je crois. Je suis trop doux et gentil. Elle à besoin de quelqu'un avec qui se battre de temps en temps. Ou de quelqu'un de fort, qui pourrait la soutenir, même si elle montre l'inverse.
-N'importe quoi. Katniss déteste qu'on s'occupe d'elle. Elle pense qu'aux autres.
-Je ne dis pas dans ce sens là Gale. Dans le sens de quelqu'un qui n'aurait pas peur de la blesser.
Il y eu un nouveau silence. Tout ce que je souhaitai, c'était qu'ils s'en aillent.
-Je l'aime.
Gale. Peeta répondit :
-Moi aussi.
Gale continua.
-Je sais. Mais jamais je ne te la laisserai.
Je sentis dans sa voix une menace. Peeta répondit, d'un ton triste :
-Fais ce que tu veux. Tout ce que je veux moi, c'est son bonheur. Et rien d'autre. Si elle préfère être avec toi... ça ne pose pas de problèmes. C'est sa vie, et même si je meure d'envie qu'elle m'aime, je ne veux pas la commander.
-Tu es quelqu'un de bien. Dommage. Maintenant, je te préviens. Je ne te laisserai pas l'approcher si ce n'est pas en public, ou tu auras affaire à moi.
Sa voix était prévenant et menaçante à la fois.
-Désolé. Je ne pourrais pas m'empêcher de la voir. Je ne laisserai pas les choses devenir comme elles étaient avant la Tournée. Je ne te laisserai pas me menacer encore une fois Gale. Il faut que quelqu'un veille sur elle, répondit Peeta.
-Je m'en sortais très bien, sans toi, fit Gale, soupirant.
-Je sais. Mais on ne sait jamais.
-Je t'en empêcherai.
-Comment ? Et tu m'empêcherai de veiller sur elle ?Demanda Peeta.
-Comment ? Regardes.
Je sentis alors que quelqu'un montait sur le lit. Cette personne prit mon visage et m'embrassa. J'entrouvris un œil et vit Gale. Il était malade ou quoi ? Je me retins de le repousser, pour ne pas mettre mal à l'aise les deux garçons. J'imaginai leurs réactions s'ils apprenaient que j'étais en train de les espionner. Et puis, je n'avais pas vraiment l'impression que c'était réel. Il resta un moment comme ça, puis soudain, décolla.
-Je ne te permets pas. C'est immonde ce que tu fais.
Un coup d'œil sur la situation m'apprit que Peeta avait attrapé Gale et l'avait soulevé pour l'enlever de moi. Je le remerciai intérieurement, même si c'était sûrement un rêve.
-Tu te rends compte de ce que tu viens de faire ? Elle dort Gale !
-Oh, ne me dis pas que tu n'as jamais profité d'elle quand elle dormait avec toi !
Je sentis Peeta s'énerver.
-Jamais, dit-il d'un ton tranchant.
-Même après ce qu'Haymitch a dit ? Ça fait quoi de se retrouver sur le corps nu de la fille qu'on aime ?
J'entendis la porte claquer. Peeta était partit. Ce qu'avait dit Gale était horrible. Tout simplement horrible. Quand bien même c'était un rêve. Je sentis Gale s'allonger à côté de moi et soupirer :
-Pourquoi je fais ça ?
Je ne me souvins pas de la suite, mais quand je me réveillai, il n'y avait personne à côté de moi. J'avais vraiment du rêver les échanges des deux garçons de la nuit d'avant. Tant mieux. C'était un cauchemars de plus rajouté à la longue liste. Je priai pour ne pas qu'il recommence, lui et tout les autres.
Je m'étirai et allai dans ma salle de bain. Après m'être lavée et changée, je descendis prendre mon petit déjeuner. Prim m'attendait déjà.
-Tu devrais te dépêcher Katniss. Tu vas être en retard à l'école.
J'avais complètement oublié l'école. Je déjeunai très vite et sortis dehors, Prim à côté de moi.
Des Pacificateurs nous encadrèrent. Ce n'était pas Darius et Leeg, mais c'étaient des anciens. Un des deux avaient l'habitude de fréquenter la Plaque, et je vendais parfois des peaux à l'autre. Nous ne parlâmes point tout le long du chemin. Arrivées à l'école, notre entrée fut remarquée. Tout le monde nous pointaient du doigt et chuchotaient avec leurs amis. Mais j'étais habituée. C'était ainsi depuis que j'étais revenue des jeux. Je serrai Prim contre moi et lui souhaitai bonne chance. Elle partit rejoindre ses amies de son âge. Je rentrai dans l'école, ignorant les murmures qui me suivaient partout où j'allais, et me dirigeai vers les casiers. Madge m'y attendait déjà.
-Pas trop fatiguée de la fête d'hier ?
-Non. J'ai l'habitude de me coucher tard et de me lever tôt.
Il y eu un silence gêné, puis Madge, enfonçant sa tête dans son casier pour se cacher, dit :
-C'est vrai ?
-De quoi ?
-Ce qu'Haymitch a dit hier soir. Avec toi et Peeta !
Choquée, je ne trouvai pas mieux que ne rien dire. Elle bredouilla :
-Je... je croyais que... que tu ne l'aimais pas... non... non pas que ça me dérange hein, mais... c'est juste que... tu as seulement 17 ans et...
J'éclatai de rire.
-Madge !
Elle sortit la tête de son casier et sourit, timidement.
-Je suis heureuse que tu ne m'en veuille pas d'avoir dit une telle bêtise.
Je dis, d'un ton sombre :
-Qui te dis que je ne t'en veux pas...
Pour rentrer dans mon jeu, elle mit une main sur son front, et fit un geste dramatique largement exagéré, qui n'allait pas sans rappeler Effie Trinket.
-Seigneur ! J'ai contrarié Mademoiselle Everdeen ! Que dieu me pardonne.
Je lui souris. Ça faisait du bien de se lâcher, de temps en temps. Et la compagnie de Madge était toujours, pour moi, une sorte de calmant. La sonnerie retentit et nous redevînmes sérieuses.
Alors que nous nous rendions en cours d'Histoire Géographie, Madge murmura, pour ne pas que les autres élèves, qui nous regardaient, l'entendent :
-Qu'est ce que tu vas faire quand tu croiseras Peeta ?
-Que veux-tu que je fasses... comme on est fiancé, on ne peut pas faire comme avant ! C'est à dire se contenter de s'éviter. Je vais devoir être amoureuse, Madge.
Elle replaça une de ses mèches derrière son oreille, signe qu'elle était gênée.
-Toi... demandes moi ce que tu veux, tu sais que tu es la seule qui peu me parler de ce que tu veux sans que je m'énerve, lui dis-je, remarquant sa soudaine gêne.
Je lui fis un clin d'œil.
-Du coup, c'était faux ce qu'Haymitch a dit à la fête ?
Je rougis.
-Heu... pas tout à fait.
Je lui expliquai ce qu'il c'était réellement passé. Et c'est en riant que nous entrâmes dans la salle de cours. En me voyant arriver, la prof me félicita pour mon mariage. Je crois que, si je le voulais, j'aurais très bien pu sortir de son cours et revenir sans qu'elle ne me dise quelque chose tellement elle me « vénérait ».
N'ayant rien écouté au cours, je sortis en n'ayant aucune idée de ce qu'avait bien pu nous raconter la prof. Ça parlait sûrement de la rébellion comme toujours, qui avait provoqué les Hunger Games.
J'attendais Madge, lorsque je vis les ennuis au bout du couloir. Peeta et sa bande. N'ayant pas d'échappatoire, je vis Peeta venir vers moi avec un grand sourire que je m'étais dessiné sur le visage. Ses amis, qui devaient être les seuls de l'école à ne pas me pointer du doigt (bon, j'exagérais, tout le monde ne s'intéressaient pas non plus à moi), donnèrent de grandes tapes dans le dos de Peeta l'air de dire « vas-y, elle est là ». Crétins. Il m'avait vu, parce que lui, il n'est pas aveugle.
Arrivé face à moi, il se pencha et m'embrassa. Je m'accrochai à son cou, comme pour me suspendre, et lui rendis son baiser. J'étais vraiment devenue une experte, en la matière d'être amoureuse. Enfin, de paraître amoureuse. Je le relâchai et, pressant un dernière fois ses lèvres contre les miennes, il partit, me prenant la main et la lâchant au dernier moment.
-Franchement, tu me jures que tu ne l'aimes pas...
-Madge ! Viens, on va être en retard en Mathématiques.
Le reste de la matinée se passa bien.
À midi, je savais déjà ce qui allait se passer. J'allai m'asseoir à la table où Madge était déjà assise, mais alors que je tirai la chaise, la tête blonde de Peeta, un peu plus loin me fis soupirer.
-Tu viens ou...
Mon regard lui fit comprendre qu'il fallait absolument qu'elle vienne.
-Ok, mais c'est bien parce que je t'aime, tu en es consciente !
Je lui souris. Elle reprit son plateau, et j'abordai la table de Peeta. Delly, une fille un peu ronde, ce qui était rare au District Douze, se déplaça pour me laisser la place à côté de Peeta. Je me retrouvai donc à côté de lui et d'un autre garçon que je ne connaissais pas, en face de Madge. Je fus agréablement surprise en voyant que ses amis étaient tous très sympa. Mais il n'était pas question pour moi de devenir amie avec eux. J'avais bien trop de choses à faire, et bien trop de gens à protéger. Inutile d'en rajouter à ma liste.
Même si ses amis étaient sympa, le déjeuner n'avait pas été agréable du tout. Ils ne pensaient pas à mal bien sûr, mais tous parlaient en riant de notre mariage à venir, et de notre petite mésaventure avec Haymitch. Même si je ne pouvais pas leur en vouloir, ça me trouva une excuse pour ne pas avoir envie d'être amie avec eux. Oui, j'étais vraiment pitoyable. Ce fut donc avec soulagement que le repas se termina.
La suite de la journée se passa sans incidents. Sauf que, quand je me rendis à mon casier, pour prendre des affaires avant de rentrer, je découvris un mot dedans :
« On rentre ensemble, vu qu'on est censé se marier... Je t'attends à la sortie. Peeta. »
Je serrai les dents et dus me contrôler pour ne pas déchirer ce mot ou le faire bouffer à la fille qui me regardait avec indiscrétions depuis que j'étais devant mon casier. Ou à Peeta. J'hésitai entre les deux.
Ah ! Parfois, ce bon vieux chat de Buttercup me manquait. Je ne pouvais pas faire passer ma colère sur lui. Si Prim avait été dans mes pensées, ça l'aurait choquée. C'est en pensant à ma petite sœur que je sortis de ma rêverie. Même si je rentrais avec Peeta, Prim m'attendait. Madge, qui avait finit une heure plus tôt, sous demande de son père, n'était donc pas là avec elle pour m'attendre. Je ne sais pas pourquoi, mais j'eus un sentiments étrange. Je fermai vite mon casier et, bousculant tout le monde, me ruai vers la sortie.
Devant l'école, je ne vis Prim nul part. Voyant une de ses amies partir, je me dis qu'elle était sûrement sortit. Je contournai l'école.
-Prim !? Hurlai-je.
D'abord, je n'entendis rien, puis un petit cri me parvint. Je m'égosillai :
-Prim !
-Katniss !
Son cri m'était parvenu plus fort, cette fois. Je courus vers l'endroit d'où il provenait. Derrière les arbres, au loin. J'y étais presque, lorsque je vis Peeta. Il était en train de se battre contre un Pacificateur. Je me ruai sur eux. Prim elle, était collée contre l'arbre, les yeux agrandis, choquée.
Qu'est ce qu'il lui avait fait ?
J'empoignai le Pacificateur d'une main et, dégageant Peeta de l'autre, plaquai l'homme contre un arbre, un peu à côté. Sans l'adrénaline qui courait dans mes veines à ce moment là, et sans l'aide de Peeta pour maintenir l'homme, je n'aurais jamais été capable d'une telle chose.
-Qu'est ce que tu lui as fais ? Lui crachai-je à la figure.
L'homme essaya de parler, mais ne parvint à émettre qu'un espèce de gargouillement. C'est Peeta qui répondit à sa place :
-Je suis sortis, et j'ai vu cet homme prendre Prim sur son épaule pour l'emmener ici. Je suis tout de suite intervenu, il n'a rien pu faire.
J'eus toute les peines du monde pour ne pas tuer le Pacificateur. Je tremblais de tout mon être pour me maîtriser. Je crois que même Prim eu peur de moi. Peeta posa une main sur mon épaule. Je la repoussai d'une secousse.
-Ne me touches pas ! Lui ordonnai-je.
Je m'adressai alors à l'homme :
-Tu touches encore une fois à elle, t'es mort. Et préviens tes autres amis, et Thraed aussi. Je n'ai peur de rien, pas même de mourir. Alors prévient Thraed, parce que s'il porte la main sur elle, je te jures que je le tuerai. Et même lui n'a pas envie de mourir. C'est clair ?
Il hocha la tête. Difficilement, mais il le fit. Je le relâchai et il s'enfuit. Quel lâche. Je pris Prim par le bras et, furieuse, m'en allai à grands pas.
-Katniss attend ! Dit Peeta, me suivant tant bien que mal.
-Je ne veux pas t'entendre. Laisses moi.
Prim s'arrêta d'un coup.
-Quoi ? Dis-je, énervée.
-Arrêtes toi Katniss ! Et écoutes ce que Peeta te dit.
Agacée, je m'arrêtai et mis mes mains sur mes hanches, fixant Peeta.
-Qu'est ce qu'il y a ? Demandai-je, fulminante. Je ne voulais pas rester là.
-Si tu te montres comme ça, furieuse, devant tout le monde, ils vont se poser des questions. Ils vont croire qu'on s'est disputé ou un truc dans ce genre.
Je haussai un sourcil.
-Et alors, on s'en fout. Qu'ils croient ce qu'ils veulent, tout ce qui m'importe, là, maintenant, c'est de rentrer et de mettre Prim à l'abri.
J'essayai de partir, mais Prim résista.
-Et tu crois que ça va me sauver, d'énerver Snow ?
Je m'arrêtai et fermai les yeux. Je pris une grande inspiration et dis :
-Bien. Mais on fait vite.
Je pris Peeta par le bras et Prim par l'autre main et allai marcher. Mais Prim ne bougeait toujours pas.
-Quoi encore ? M'énervai-je.
Elle croisa les bras.
-Tu n'oublierais pas quelque chose ?
Je la regardai étrangement.
-Tu n'as pas remercié Peeta. Et oh ! Dit-elle, comme si elle voulait me réveiller, il m'a sauvé la vie !
Je soupirai, parce qu'elle avait raison, et que je le savais. Alors pourquoi étais-je en colère contre Peeta, alors que sans lui... je n'osai même pas imaginer ce qu'il se serait passer sans lui.
-Désolé. Et merci Peeta. Je crois que... c'est cet homme qui m'a énervé. Alors je suis en colère contre tout le monde.
J'essayai moi même de me convaincre avec mes propres mots. Pas très réussis. Enfin, Prim avança, signe qu'elle était prête à partir. Je repris le bras de Peeta et, sous les regards des élèves et la compagnie des Pacificateurs, nous rentrâmes chez nous.
POV Peeta :
En soupirant, je m'affalai sur mon lit. La journée avait été longue, avec tout mes amis qui ne pensaient qu'a me féliciter. Seul Delly, était au courant que Katniss ne m'aimait pas. Elle était ma meilleure amie depuis la primaire, et elle seule avait remarqué les tourments qui me préoccupaient. Ces tourments étaient tous centrés sur une seule et même personne. Katniss. Je faisais tout mon possible pour être agréable, avec elle, pour lui rendre la vie un peu plus facile. Tant pis si je ne m'occupais pas de moi, seul m'importait Katniss. Le reste n'avait pas d'importance.
Je voyais bien que, plus ça allait, plus elle avait du mal à être avec moi. Si ça continuait, elle n'allait plus réussir à jouer l'amoureuse. J'avais remarqué qu'elle le faisait particulièrement bien, ces temps-ci.
Je mis un oreiller sur ma tête et réfléchis. Si j'avais raison, et qu'elle aimait Gale, alors il allait falloir que je fasse tout pour arrêter de la faire souffrir. Car c'était ce que je faisais, même si elle ne s'en rendait pas compte.
Alors la solution au problème vint s'insinuer dans mon esprit. Au début, j'eus du mal à la recevoir. Peut-être que, si cela allait faire du bien à Katniss, il en allait de l'inverse pour moi. Mais j'y étais contraint, et je savais que, maintenant que la solution était face à moi, même avec toute la volonté du monde, je n'arriverai jamais à ne pas l'accepter.
Je repensai à la deuxième discussion que j'avais eus avec Gale, le lendemain de la fête, et non le soir. Je soupirai de nouveau. S'il fallait vraiment faire ça, autant commencer. Le plus tôt possible est le mieux, non ?
Ça allait être très dur. Très, très dur. Mais je réussirai. Pour elle.
POV Katniss :
En soupirant, je m'affalai sur mon lit. Quelle journée horrible ! De plus, ne pouvant pas aller chasser, avec Thraed et ma promesse faîte à Haymitch, je n'avais rien à faire. Je réfléchis à plusieurs possibilités. Aider Prim dans ses devoirs, faire les miens (ce qui serait incroyable si je le faisais), aller aider ma mère, aller voir Madge, ou Gale. Ou Haymitch. Je rayai de mon esprit la dernière solution, ainsi que la deuxième. Je ne savais même pas pourquoi j'avais pensé à ça. Autant pour Haymitch que pour les devoirs. Je rayai aussi la première. Je n'aurais jamais réussi à aider Prim, tellement j'étais nulle à l'école. Et surtout que je n'avais rien écouté de mes cours, dormant généralement.
Il ne restait plus que Madge ou Gale. Je penchai pour Madge, puis, au dernier moment, choisis Gale. Il devait être rentré de la mine.
Je sortis donc, entourée de mes éternels gardes du corps. Pourquoi étaient-ils toujours là, eux ?Avant la tournée, je pouvais me déplacer sans ces sangsues. Il allait falloir que j'en place un mot à Haymitch.
J'entrai chez Gale et, après avoir filé en douce une bourse bien garnie à Hazelle et des bonbons à Posy, je frappai à la porte de Gale. Je n'attendis pas qu'il me fasse signe d'entrer pour ouvrir la porte. Je le découvris devant son miroir abîmé, torse nu, en train de regarder les rayures qui zébraient son dos. Il me regarda tristement.
-Hey Catnip.
-Hey Gale.
Il désigna son dos.
-Une blessure de guerre.
Je lui rendis un sourire triste, et allai m'asseoir à côté de lui. La dernière fois que je l'avais vu, c'était à la fête. Qu'avait il pensé, en apprenant notre mésaventure, à Peeta et moi ? Je pensai à mon cauchemar un peu bizarre, qui semblait si réel... Gale avait un peu joué le méchant, dans l'histoire. Il me regarda et mis ses doigts là où Thraed m'avait frappé.
-Ça a complètement disparu. Il ne te reste même pas une cicatrice.
Je haussai les épaules.
-C'était pas grave, comparé à ce qu'il t'a fait.
Je mis la couette de son lit sur lui pour couvrir ses marques de tortures avant de continuer.
-Si seulement nous pouvions le tuer...
Ensuite, je lui expliquai ce qu'il c'était passé avec Prim, à la sortie de l'école. Il secoua la tête.
-Heureusement que ton fiancé était là.
Il avait dit le mot « fiancé » avec une telle hargne que j'eus un peu pitié.
-Si tu veux.
-Tu as faillis avoir comme Prim, hein ? Et tu es toujours menacée.
Il hocha la tête, comme pour montrer qu'il était d'accord avec ses propres paroles.
-Je sais me défendre, dis-je, comme pour lui reprocher d'avoir essayer de me défendre, à la fête.
Il y eu un silence, puis Gale dit :
-C'est vrai ? Ce qu'Haymitch à dit ?
Je soupirai. Madge me l'avait déjà demander. C'était obligé que Gale aussi le ferait, Madge n'étant déjà pas curieuse de nature, alors que lui l'étais. C'était donc obligé. Et de plus, je ne pouvais pas lui mentir, vu que j'avais dis la vérité à Madge. Je mis un certain avant de répondre :
-Oui.
Voyant qu'il s'énervait, je continuai.
-Mais c'était un accident.
Je lui racontai l'incident. À l'inverse de Madge, ça ne le fit par rire du tout. Soucieuse, je ne dis rien, le laissant avaler l'histoire, et la digérer correctement. Après un bon bout de temps, il dit :
-Tu as fais des cauchemars, cette nuit ?
Je hochai la tête. Bien sûr que oui. Étrangement, ma réponse parut l'attrister.
-Ah.
-Pourquoi ?
-Pour rien.
Je changeai de sujet.
-Maintenant que tu ne peux plus chasser, tu veux bien accepter mon argent ? Sinon, tes frères et sœurs vont devoir prendre des tesseraes, et je sais que tu ne le veux pas.
-Hé ! N'oublies pas que j'ai un boulot. J'ai donc plus d'argent.
-Tu ne va tout de même pas me faire avaler ça, Gale.
Il sourit.
-Non, tu as raison. Mais je ne veux pas de ton argent. De toute manière, je sais très bien que tu en donnes en cachette à ma mère.
Je tripotai sa couverture, gênée d'avoir été prise.
-Tu sais très bien que je ne peux pas supporter de te voir dans cet état. Et Hazelle non plus n'aime pas. Tu fais passer ta famille avant toi, non ? Et puis, aussi, penses un peu à toi.
Il rit. D'un rire triste.
-C'est toi qui me dit ça Catnip ?
Je baissai la tête.
-Moi, c'est différent. J'ai de quoi manger.
-Ouais, c'est vrai que c'est différent, finit-il par dire après mures réflexions.
Nouveau silence. Et de nouveau, je changeai de sujet.
-Tu n'es pas allé chasser ?
Il secoua la tête.
-Non. De toute manière, je n'en ai pas eus le temps, ni la force, et surtout pas le pouvoir. Tu n'as peut-être par remarqué, mais on a de nouveaux amis qui nous suivent partout où on va. Fais attention Catnip, je vais regretter d'être ton meilleur ami !
Je souris. Même si rien ne pouvait être comme avant, je le reconnaissais, parfois. Je soupirai.
-Pourquoi ais-je été tirée au sort ?
-Tu n'as pas été tirée au sort Katniss. Tu l'as oublié ? Tu as pris la place de Prim.
-C'est comme si ça avait été moi.
-Alors tu as raison de poser cette question.
À son tour, il soupira.
-Rien n'aurait changé.
Étrangement, il ne dit rien de plus.
-Quoi ? Demandai-je.
Gale prit une inspiration.
-C'est peut-être mieux, finalement, que tu ai sorti ces baies.
-Quoi !? Répétai-je, avec plus de conviction cette fois-ci.
-Et bien... j'ai entendu qu'il y avait eu plusieurs révoltes dans certains Districts. Tu ne comprends pas ? Les gens commencent à bouger. Et c'est grace à toi.
-Gale. Des révoltes. Les révoltes, ça veut dire guerre. Et guerre est synonymes de cadavres et de morts. Je ne veux pas que d'autre gens que j'aime meurent.
-Peut-être, mais imagine que ce soit l'inverse. C'est à cause du Capitole et des gens comme Snow que les gens que tu aimes meurent. Alors si ces chiens du Capitole mouraient, si nous nous débarrassons d'eux, il n'y aura plus de morts. Ce n'est pas normal, que des gosses soient obligés de se battre à mort dans une arène.
-Gale, on a parlé de ça des millions de fois.
Il me prit par les épaules.
-Sauf que là, c'est différent Katniss ! Les gens sont prêt à bouger. Il faut seulement que ce soit toi, qui leur donne le départ. Et là, ça fonctionnera.
Je ris, sous les imbécillités que me disait Gale.
-Le Capitole a des armes. Des hovercrafts, ou des bombes nucléaires. Nous, on a quoi ? De simples fusils. On ne tiendrait même pas une journée.
-C'est sur ce point, que tu te trompes, justement.
Je me levai.
-Écoutes moi, Gale. Je ne dirais rien à personne si ça engendre une guerre.
-Fais ce que tu veux, mais ne viens pas te plaindre quand on sera tous mort, et qu'il n'y aura plus que ton mari dans ta vie.
Je soupirai.
-J'en ais marre de batailler avec toi Gale. Alors on va faire comme ça. Cette conversation n'a jamais eu lieu, et je repart de chez toi. Je ne suis pas venue, je suis allée faire mes devoirs dans ma chambre, d'accord ?
Je sortis en prenant bien soin de claquer la porte derrière moi. Alors que j'allais partir, Hazelle me fit signe de la rejoindre.
-Oui ? Vous avez besoin de quelque chose ?
Elle secoua la tête.
-Non non. Quand tu étais en haut, j'ai réfléchi. Je veux organiser une fête. Dans peu de temps, c'est l'anniversaire de Gale. Il va avoir 19 ans. Il faut fêter cela, il sera épargner, pour les prochains jeux.
Je lui souris.
-Comptez sur moi. Si vous avez besoin d'argent, n'hésitez pas en m'en demander !
Elle me sourit, soulagée.
-Merci Katniss. Je ne sais pas ce que nous ferions sans toi. Tu es tellement... même après ce que tu as vécu...
Et elle se mit à pleurer. Je la pris dans mes bras pour la réconforter.
-Mon mari aurait été tellement fier de toi, la fille de son meilleur ami.
Je lui dis de sécher ses larmes.
-Je suis sûre que, de là où il est, il est très fier de vous Hazelle.
Elle me sourit timidement. Un instant, on aurait dit que c'était moi l'adulte, et elle l'enfant. C'était étrange, cette crise de larmes, de la part d'Hazelle. Pour moi, c'était une femme forte, qui ne pleurait jamais, et pensait avant tout à ses enfants. Elle se reprit et dit :
-Il faudrait trouver un endroit où faire la fête.
Je réfléchis et dit :
-On pourrait prendre une des maisons du village des vainqueurs.
-Je ne sais pas si ça va lui plaire.
-Mais si. Il est habitué, maintenant.
Elle hocha, avec hésitation tout de même, la tête.
-Pourquoi pas.
-Je dois y aller. Je trouverai tout ce qu'il faut. Ce sera prêt dans les temps.
Je rentrai chez moi, accompagnée de mes « gardes du corps ». Mais au moment de m'arrêter devant ma maison, je bifurquai et allai sonner chez Haymitch. En entrant chez lui, je ne pus retenir une grimace de dégoût. C'était vraiment dégouttant. Comment mon mentor pouvait-il vivre dans une porcherie pareille ?
Je le retrouvai, complètement soûl, affalé sur une table. Je le réveillai, à mon habitude, avec un seau d'eau, et en prenant bien soins de ne pas me faire écorcher vif par le couteau de Haymitch.
Il grommela :
-Trésor... Qu'est ce que tu fous là...
Je m'assis face à lui.
-J'aimerais que vous fassiez quelque chose. Pour les gardes de corps. Ces... sangsues me collent toujours aux pattes, j'en ai marre.
Il sourit, malgré son mal de crâne.
-Et tu crois que je suis en mesure de le faire ?
Je ricanai.
-Je ne sais pas comment vous faîtes Haymitch, mais en tout cas, vous savez faire ce genre de choses.
Il posa sa tête sur la table.
-Laisses-moi.
-Mais...
Il releva la tête.
-Je te dis de me laisser !
-Et pour les Pacificateurs ?
Il grommela. Je plaquai mes mains sur la table.
-Je ne partirai pas d'ici sans que vous ayez fait quelque chose pour arranger ça ! C'est clair ?
Il soupira et leva les mains, faisant de grands gestes parfaitement ridicule.
-Je verrai ce que je peux faire trésor. Maintenant, si tu peux me laisser, ce serait sympa de ta part. J'ai... eus une grosse journée.
-C'est ça. Et moi, j'adore Buttercup. Tenez, une bouteille de Vodka, ça va peut-être vous réveiller.
Il ne dit rien mais, quand je fis mine de partir, il attrapa la bouteille et commença à la boire au goulot. Un sourire sur les lèvres, je rentrai chez moi.
Alors ce chapitre ? Pas très intéressant, non ? Faîtes moi part de vos sentiments après lecture, si vous en avez l'envie, et le temps ! Je vous passe le chapitre 7 tout de suite !
