Voilà la suite tant attendue (enfin, je crois) de cette fic ! bonne lecture !
Chapitre 6 :
Le lendemain matin, c'est une Alizée heureuse et fière d'elle qui sortait de son hôtel. Aujourd'hui, elle devenait militaire et alchimiste d'état officiellement. Elle avait rendez-vous à neuf heures au bureau du général de brigade Mustang. Elle qui allait devenir commandant, elle était impressionnée par le titre ; elle en oublia presque qu'il s'agissait du fameux Roy Mustang, coureur de jupons réputé.
Elle marchait d'un bon pas dans les rues de Central qui commençait à se réveiller. Bien que partie tôt, elle se hâtait, de peur d'arriver en retard, à cause du labyrinthe que représentait le QG.
Dans le bureau des subordonnés de Mustang, les gars discutaient sur qui la jeune femme craquerait d'abord.
- Je vous dis que j'ai mes chances ! clamait Havoc.
- Face à Mustang, t'en as jamais eu ! se moquait Breda.
- Mais Mustang ne s'intéresse plus qu'à Hawkeye depuis son retour, j'ai l'impression, avança Falman.
- Ca se trouve, la nouvelle sera comme le lieutenant et ne montrera pas ses sentiments, dit Fuery.
Un ange suivi de tous ses potes vinrent danser la lambada dans la pièce après cette phrase.
Deux coups frappés à la porte tirèrent les zigs de leurs pensées et les préparèrent à accueillir la nouvelle alchimiste d'état. Il était 8h50. La porte s'ouvrit et la demoiselle parut.
- Bonjour, je suis Alizée Kaleens. J'ai rendez-vous avec le général de brigade Mustang.
- Bonjour, mademoiselle, fit Fuery, poli. Je vais prévenir le général.
Il frappa à la porte du bureau, signalant à Roy et Riza qu'il était temps de cesser de se bécoter.
- Entrez !
- Alizée Kaleens est arrivée, général, dit le sergent en faisant le salut.
- C'est bien, elle est en avance. A croire que c'en est une caractéristique féminine, fit Hawkeye, moqueuse.
D'un signe de tête, Mustang fit comprendre à Fuery qu'elle pouvait entrer.
En entrant, Alizée, intimidée, ne sut comment saluer. La voyant mal à l'aise, Mustang prit les devants.
- Bienvenue au QG de Central City. Ne vous inquiétez pas pour le protocole, vous n'êtes pas censée le connaître. Je vous en prie, asseyez-vous. Voulez-vous un café ?
- Volontiers, répondit-elle en prenant place dans le fauteuil en face du bureau du général.
Hawkeye partit chercher trois cafés et laissa Roy accueillir Alizée dans l'armée.
- Bien, commençons par nous débarrasser de la paperasse. Donc je vais m'occuper de l'alchimiste d'état puis de la militaire.
Roy voulait avant tout détendre Alizée, mais sans la draguer, puis que pour lui : Riza fidélité.
Il montra sur son bureau des papiers et une boîte.
- Voilà donc votre montre, insigne des alchimistes d'état, le règlement et votre licence. Au vu de vos capacités alchimiques et de votre prénom, nous avons décidé de vous donner le nom de : Air Alchemist.
Alors qu'Alizée tirait à elle tout cela, Riza revint avec les cafés et s'assit à son bureau.
- Merci, Hawkeye, fit Roy en prenant son café. Bien, mademoiselle Kaleens, vous avez désiré faire partie de l'armée régulière ; vous êtes donc dès à présent le commandant Kaleens, comme le permet votre statut d'alchimiste d'état.
- C'est pour cela qu'il a pu devenir général avant trente ans, pensa Alizée.
- Vous serez affectée à mon équipe et bénéficierez d'un logement dans le QG. Dans l'équipe, nous sommes six en ce moment ; inutile que je vous les présente, ils le feront d'eux-mêmes, tels que je les connais. A la fin de cet entretien, le lieutenant Hawkeye vous emmènera chercher vos uniformes et visiter le QG, ainsi qu'elle vous montrera quel logement vous a été attribué. Après cela, Le sous-lieutenant Havoc sera chargé de vous former et de vous apprendre tout ce qu'il y a à savoir dans l'armée.
Pendant les quelques minutes qui suivirent, Alizée posait des questions auxquelles Mustang et Hawkeye répondirent avec plaisir. Puis Riza sortit avec Alizée pour aller chercher ses effets militaires et les clés de son logement. Elles commencèrent par un très rapide tour du QG et allèrent au département des logements. La jeune femme brune découvrit avec plaisir qu'on lui avait donné un petit deux-pièces, vide de toute décoration, mais de taille convenable. Elle fit un tour du propriétaire puis rejoignit Riza pour aller chercher ses uniformes.
Au département des uniformes et accessoires, on lui donna deux uniformes pour le bureau et pour le terrain, ainsi que les bottes, les escarpins, le pendentif, l'arme de service, et le manteau. Tout en poursuivant leur discussion, elles retournèrent au logement de la nouvelle venue pour y poser tout son attirail et lui permettre de revêtir son uniforme. A force de discuter, les deux femmes avaient commencé à développer une amitié très complice.
Dix minutes plus tard, Riza présentait le commandant Kaleens au reste de l'équipe.
- Sous-lieutenant Havoc, le général vous a chargé de la former aux exigences de l'armée, lui apprit Hawkeye.
Celui-ci avait pris le temps de reluquer la jeune femme dans l'uniforme féminin et les cheveux attachés en une queue de cheval assez haute, laissant ses cheveux bouclés tomber dans son dos. La jeune femme, de son côté, trouvait le grand blond aux yeux bleus devant elle bien plus séduisant que le brun ténébreux. Elle avait vite compris que son faible était réciproque et comptait bien en profiter.
- Bien, sous-lieutenant Havoc, j'aimerais aller récupérer mes effets personnels à mon hôtel ; pouvez-vous m'y conduire ?
- Mais bien sûr. Allons-y tout de suite, si vous le désirez.
- Parfait !
Ils allèrent au parking puis filèrent à l'hôtel. Pendant le trajet, Havoc apprit le protocole à sa nouvelle supérieure. Il se gara devant l'hôtel puis monta avec Alizée à sa chambre. Le grand blond eut bien du mal à se dire qu'il n'était, pour une fois, pas dans une chambre d'hôtel avec une jolie fille pour une aventure d'un soir.
- Je n'ai pas encore fini mes valises ; puis-je vous demander d'attendre quelques instants ? demanda la jeune militaire.
- Mais il n'y a pas de problème. Je peux peut-être me rendre utile ?
- Ah, oui ! En attendant de mettre vos muscles à disposition, pourriez-vous aller me chercher les affaires que j'ai laissées dans la salle de bains ?
- Bien sûr !
Flatté de voir ses muscles, pourtant dissimulés par l'uniforme, remarqués par la jeune femme, Jean alla dans la petite pièce. Tout en récupérant la trousse de toilette, le maquillage et la serviette, Havoc tomba nez à nez avec une nuisette bleue en soie avec une fente sur le côté. La nuisette portée par sa propriétaire fut sa pensée immédiate, c'est donc très rapidement qu'il se flanqua mentalement une bonne douzaine de gifles pour oser avoir de telles pensées sur sa supérieure.
Dix minutes plus tard, Alizée payait sa note pendant qu'Havoc chargeait les deux grosses valises dans la voiture. Quand le commandant revint, il ne put s'empêcher de lui dire :
- Vous en avez emmené, des affaires !
- J'étais tellement sûre d'être acceptée que j'ai pris tout le nécessaire.
- Enfin, vous n'avez pas amené de vaisselle ou de nécessaire pour un logement, et ceux que nous recevons à notre arrivée sont totalement vides.
- Ah, merde ! J'avais pas pensé à ça ! Oups ! Désolée !
Elle était gênée d'avoir été aussi spontanée devant un inconnu, d'autant plus qu'il était son collègue. Havoc, lui, avait été touché par cette spontanéité et lui signala qu'il ne lui en voulait pas.
- Comme vous n'avez qu'aujourd'hui pour vous installer, autant aller faire tous les achats nécessaires avant de ne plus en avoir le temps.
- Vous avez raison ! Mais ça ne vous dérange pas de m'accompagner pour cela ?
- Absolument pas ! Il y a pire que faire des courses avec une jolie fille !
Recevant là la confirmation que le gaillard avait un faible pour elle, la jeune femme se permit de rougir légèrement.
- Oui mais, vous avez peut-être du travail.
- Ma mission en ce moment est de vous former et votre installation en fait partie.
- Dans ce cas… Mais je dois vous prévenir, je suis très exigeante et assez dépensière ; on risque d'y passer du temps et de revenir chargés.
- Autant aller poser vos valises d'abord, alors !
En revenant au QG, ils croisèrent le reste de l'équipe qui prenait leur pause. Nos deux militaires se joignirent donc à eux, trouvant là une occasion de faire connaissance avec la nouvelle alchimiste d'état et de savoir ses premières impressions. La pause se passa joyeusement et l'heure de retourner au bureau arriva bien vite. Les hommes pleurnichèrent mais Riza expédia la petite troupe au bureau, pendant que Jean et Alizée commencèrent à aller faire le tour des magasins.
La jeune femme avait un petit pactole avec elle qu'elle avait réservé pour son installation ; il n'y aurait pas de problème pour les dépenses de jour. Havoc insistait quand même pour payer leur déjeuner qui allait arriver assez vite. Vu que l'après-midi serait long, il proposa de manger tout de suite et de faire le point sur ce qu'elle devrait acheter.
Havoc, qui connaissait bien Central et ses boutiques, proposait des adresses à Alizée qui établissait un programme efficace pour leur après-midi. En voyant la jeune femme aussi concentrée sur son installation, il se prit à imaginer, ou plutôt rêvasser à leur installation dans un petit pavillon dans la banlieue de Central, avec une terrasse donnant sur un petit jardin, leurs enfants jouant dans ce même jardin… Ouhla ! Ca devenait grave s'il se voyait vivre en famille avec la nouvelle alchimiste. Bien sûr, il savait que cela était possible dorénavant avec le nouveau règlement, mais il craignait que ce qu'il ressentait ne soit pas réciproque, de s'engager alors que ce n'était que passager, de ne pas pouvoir assumer le rôle de mari et de père.
La serveuse arrivant avec l'addition le tira de ses pensées. Mais Alizée avait quand même remarqué qu'il était perdu dans ses pensées et que celles-ci le troublaient. Elle-même était très troublée par ce jeune homme et, d'après ce que les autres lui avaient appris pendant la pause, il n'avait pas un passé sentimental très heureux. Il se pouvait donc que ce grand blond bien foutu soit une personne très sensible.
Quelques instants plus tard, ils commençaient leur tour des boutiques, ce qui leur permit de cesser de penser à l'autre en tant que conjoint. Ils passèrent une bonne partie de l'après-midi à acheter vaisselle, linge de maison, ustensiles de cuisine, trucs pour le ménage, et autres réjouissances. Alizée achetait en quantités nécessaires et suffisantes et dans un style simple, ce qui lui permit de ne pas gaspiller son argent et de ne pas surcharger la voiture militaire.
Ils ne rentrèrent qu'à l'heure où leur journée de travail se finissait. Jean aida Alizée à vider le coffre et à tout poser en vrac chez elle. Puis il insista pour l'aider à tout ranger, mais elle déclina cette proposition.
- Vous en avez déjà beaucoup fait, et puis cette journée a du être fatigante pour vous.
- Absolument pas. Personnellement, j'ai passé une journée très agréable. Ca change des dossiers ennuyeux ou inutiles au bureau.
Alizée rit. Elle savait qu'elle y aurait droit plus vite que prévu mais elle avait hâte de prendre part à des missions. Pour le moment, elle tentait de congédier Jean qui, contrairement à ce qu'il disait, commençait à être fatigué.
- Sous-lieutenant, rentrez chez vous et laissez-moi ranger mes affaires seule ! dit-elle fermement.
Surpris, Havoc fit le salut militaire puis sortit du logement du commandant. Il voulait rester avec elle mais en même temps, il savait qu'il devait la laisser tranquille s'il ne voulait qu'elle se lasse de lui. Pour tous deux, la soirée parut longue sans l'autre, malgré leur occupation respective : rangement pour Alizée et cigarettes pour Jean.
A suivre
