La lumière traversant les rideaux avait d'abord commencée par lui réchauffer le bras, qui dépassait de sous la couette. Il n'y avait pas prit garde, après tout, ce n'était pas comme si c'était désagréable. Mais plus les minutes passaient, plus ce petit rayon remontait insidieusement, et était finalement devenu très gênant une fois arrivé à son visage, qu'il prenait apparemment un malin plaisir à éclairer.
Grognant contre le soleil qui se levait bien trop tôt à son goût, Takao se retourna sans ouvrir les yeux pour enfouir sa tête dans son oreiller. Soupirant de soulagement, il allait pour se rendormir quand il sentit un bras entourer sa taille, et des lèvres chaudes déposer un baiser sur son épaule dénudée. Il avait dû réveiller son compagnon en gigotant. Le brun hésita un instant, indécis entre le matelas qui semblait vouloir l'aspirer tant il était confortablement installé, et son amant qui avait l'air assez enthousiaste à l'idée de lui faire des câlins, pour une fois.
Finalement il se décida à soulever prudemment une paupière, en prévision d'une éventuelle attaque de la lumière matinale, et posa son regard gris sur les cheveux verts devant lui, son Shin-chan picorant toujours son épaule de légers baisers papillons. En fait, il allait vraiment finir par se rendormir, si ça continuait. Le jeune faucon se décida donc à se retourner, faisant face à son compagnon qui arrêta son agréable activité pour le regarder.
- Bonjour Kazunari. Le salua l'as en se penchant pour s'emparer de ses lèvres.
Le plus petit le laissa bien vite accéder à sa bouche, trop heureux d'avoir droit à autant d'attentions, et passa ses mains sur la nuque de Midorima, approfondissant leur étreinte. La langue du vert vint chercher la sienne, caressante, aimante, taquine, avant de se retirer, alors que son propriétaire se redressait, et Takao put enfin lui rendre son salut.
- Bonjour Shin-chan, ce que tu es gentil ce matin ! Se réjouit-il.
- Ne t'y habitue pas. Répondit son tsundere en attrapant ses lunettes, posées sagement sur un coin du bureau, près du vivarium de Lily.
Le brun ricana, la journée commençait décidemment très bien. Une sonnerie aigüe lui fit cependant relever la tête du coussin où il l'avait replongée, surprit de ce son qu'il n'avait jamais entendu dans la maison de son amant. Celui-ci quitta d'ailleurs le lit en attrapant un pantalon, allant répondre au téléphone avec les formulations d'usages, avant de passer à un langage plus familier. Le petit brun soupçonna que son compagnon devait connaître son interlocuteur, ce qui était logique dans un sens, puisque des inconnus appelaient rarement chez les gens en plein week-end, qui plus est un dimanche matin.
- Ton maître a des amis que je ne connais pas ? Demanda-t-il de son air espiègle à Lily, la petite créature écailleuse lui répondant en rentrant simplement sa tête dans sa carapace, apparemment pas aussi contente que lui d'être réveillée.
Il lui fallut patienter encore quelques minutes, pendant lesquelles il refit joyeusement connaissance avec la couverture, s'enroulant dedans avec enthousiasme, pour que son petit-ami revienne.
- C'était qui ? Interrogea le sushi vivant, pas gêné de sa propre indiscrétion.
- Mes parents. Répondit posément Shintaro, s'asseyant sur le bord du lit pour mettre des chaussettes, n'aimant pas rester pieds nus, après avoir enfilé un t-shirt.
La réponse fit soudain se redresser Takao, l'air très intéressé par l'information, toujours emmitouflé dans la couette malgré le fait qu'il commence à avoir chaud. Malheureusement pour sa curiosité, le vert se contenta de se lever à nouveau pour quitter la pièce, se dirigeant vers la cuisine, probablement pour leur faire le petit-déjeuner, sans lui donner plus de détails sur cet appel.
Un peu déçu, mais n'abandonnant pas pour autant, le faucon sortit de son nid moelleux pour suivre son partenaire, prenant tout de même le temps d'enfiler ses vêtements, ne voulant pas prendre le risque de contrarier son compagnon, même si il aurait trouvé ça très drôle de voir la tête de son cher et tendre en le voyant débarquer nu dans la cuisine.
Il s'approcha tranquillement, à pas feutrés, du shooter qui était occupé à leur faire une omelette, après avoir lancé le cuiseur de riz et le grille-pain. Ils auraient droit à un petit-déjeuner composé aujourd'hui. Le faucon vint passer ses bras autour de la taille de son petit-ami, posant sa tête entre les omoplates sous son nez, ne pouvant pas regarder par-dessus l'épaule du plus grand, profitant simplement un peu plus de sa chaleur, son odeur, sa présence tout simplement. La voix du vert lui fit ouvrir les yeux, qu'il ne se rappelait pas avoir fermé.
- Ils rentrent cette semaine, sans doute pas très longtemps.
La curiosité de noiraud fût à nouveau piquée.
- Peut-être que je les verrais alors. Sourit-il.
Il se sentait étonnement enthousiaste à l'idée de rencontrer ses « beaux-parents ». Même si ils n'étaient absolument pas au courant de leur statut. Il sentit son amant hausser les épaules.
- Shin-chan ?
Celui-ci se dégagea un peu de son étreinte pour servir l'omelette et s'occuper du riz et des toasts avant de répondre.
- Ils ne resteront probablement que quelques jours. Répéta Midorima.
- C'est suffisant, non ?
Est-ce que son tsundere était en train de lui dire, de façon détournée, qu'il ne voulait pas qu'il rencontre ses parents ? Ou bien était-il simplement intimidé à cette idée, ce qui le rendait encore plus réservé que d'habitude ? Il n'eut pas l'occasion d'approfondir, son amant préférant changer de sujet. Kazunari préféra donc le laisser tranquille pour le moment, et garder ses questions pour quand le vert serait plus enclin à en parler. Après une séance de câlins par exemple. Il sourit grandement à l'idée, s'attirant un regard presque curieux de son compagnon qui s'était installé à table et l'attendait pour commencer à manger.
Il se contenta de s'installer à son tour, toujours aussi souriant, gardant ses pensées pour lui cette fois, avant de jeter un coup d'œil à l'heure pour voir combien de temps il leur restait avant l'entraînement de l'après-midi. Pas assez pour ses projets. Dommage.
MT
Takao dû rentrer chez lui après l'entraînement, à son grand malheur. Il avait déjà passé trop de temps en dehors de la maison familiale, surtout qu'ils avaient un invité, et devait de toute façon se changer, n'ayant plus de vêtements propres. Il commençait à se demander si il n'allait pas en laisser chez Shin-chan, mais l'idée lui passa rapidement, ses parents allaient finir par se poser des questions si il faisait mine de « déménager » chez les Midorima. Finalement, sa journée qui avait si bien commencée était plutôt morose.
- Alors comme ça, on découche maintenant ? Les jeunes de nos jours, c'est plus ce que c'était. L'accueillit son cousin, tranquillement avachit sur le canapé sur salon, devant la télévision, l'air taquin. Tu me présenteras ta copine j'espère !
- J'ai pas de copine. Répondit naturellement le faucon, car après tout c'était vrai, son Shin-chan n'était pas une fille.
Obeross lui lança un regard qui voulait tout dire, il ne le croyait absolument pas, et le basketteur fila se réfugier dans sa chambre pour éviter un interrogatoire. C'était sans compter sur la curiosité naturelle de Jack, qui le suivit simplement et vint se laisser tomber sur son lit, sans aucune gêne. Kazunari retint un soupire, sa bonne humeur déjà bien entamée par le fait qu'il n'ai pas pu passer tout son week-end avec le vert. Il prit Omega, qui somnolait sur son coussin, dans ses bras.
- Tu es tout seul ? Demanda-t-il, n'ayant vu ni ses parents, ni sa sœur en rentrant, juste Coton qui vidait sa gamelle dans la cuisine.
- Nana est partit avec des amies, et tes parents en ont profités pour faire une escapade en amoureux je ne sais où.
- Parce que tu aurais voulu le savoir ? Grimaça-t-il.
- Pas le moins du monde ! Assura Ob' en riant.
Takao sourit, et le châtain se calma un peu. Il y eut un instant de silence confortable pendant lequel il se surprit à repenser à l'appel de ce matin, et aux parents de son amoureux. Il se demandait si ce dernier avait honte de lui en fait, même en tant qu'ami, et si c'était pour ça qu'il avait l'air si distant sur le sujet d'une possible rencontre entre eux. C'était compréhensible, mais quand même, il savait se tenir quand il fallait !
Il faillit attraper son téléphone pour appeler son petit-ami, et tirer les choses au clair, avant de se souvenir de son cousin, qui l'observait tranquillement sans se faire remarquer. Le militaire finit par prendre la parole.
- Toi, tu as quelque chose qui te tracasse.
Il hésita. Après tout, si il pouvait parler de ses problèmes de couple à quelqu'un, c'était bien à lui. Mais il n'était pas sûr que son cher et tendre allait apprécier qu'il ait parlé de leur relation sans lui demander son avis avant.
- C'est pas important.
- Apparemment ça l'est assez pour te faire perdre ton énergie naturelle pourtant.
Il marquait un point, là. C'était vrai qu'il avait tendance à se dégonfler comme un ballon de baudruche dès que ça n'était pas au beau fixe avec son amant. Même si il avait souvent l'impression de se prendre la tête tout seul, principalement parce qu'il n'arrivait toujours pas à comprendre parfaitement les raisonnements du dossard six, malgré tous ses efforts.
- Ça a du bon de parler à quelqu'un d'extérieur quand on a des problèmes, tu sais ? Insista gentiment Jack.
- Sans doute…
Il se mordilla un instant la lèvre, pesant le pour et le contre. Mais après tout, sa sœur était déjà au courant, même si elle l'avait appris par accident, et son petit-ami n'avait pas l'air d'en être vraiment gêné. Il soupira. Inutile de se trouver des excuses, il avait juste envie d'en parler.
- J'ai quelqu'un en ce moment…
- Je m'en doute, oui. Sourit Obeross. Et ça se passe mal avec elle ?
- C'est pas un « elle »…
Un éclair de compréhension passant dans le regard sombre de son aîné, avant qu'un grand sourire ne vienne orner son visage.
- Ohoh, tu m'as rejoint du côté obscur, cousin ?
- J'irais pas jusque-là, j'aime Shin-chan, pas les garçons. Assura-t-il avec une certaine fierté.
- « Shin-chan » qui est un homme. Répondit le châtain, implacable mais amusé aussi. Ne t'en fais pas, je comprends ce que tu veux dire.
Takao eut envie de répondre que son petit-ami n'était pas juste « un homme », c'était le sien, et il n'était pas du tout comme tous les autres, mais l'autre le devança.
- Et que se passe-t-il avec ton copain pour te mettre dans cet état ?
- Rien, tout va bien. Enfin, tout allait très bien, jusqu'à ce matin. Mais c'est encore moi qui doit me faire des films tout seul, ce serait pas la première fois.
Jack sourit, l'air presque attendrit.
- Si c'est ce que tu penses, alors tu devrais simplement lui en parler. Si c'est un malentendu il se dissipera tout seul.
Kazunari hocha la tête, après tous leurs autres problèmes s'étaient aussi rapidement réglés, il ne voyait pas pourquoi ce serait différent pour celui-là.
MT
Mais le lendemain il se rendit compte qu'il avait peut-être été un peu trop optimiste en pensant que tout irait comme sur des roulettes. Son amant paraissait encore tendu quand il était venu le chercher avant les cours, et il avait passé la matinée muré dans le silence. Ce n'était pas si rare venant de son tsundere, mais il avait quand même l'impression que quelque chose clochait cette fois.
- Shin-chan, à quoi tu penses ? A moi j'espère. Susurra-t-il à la fin de la pause de midi, alors que le vert observait son bento vide comme si il renfermait la vérité absolue.
- En effet.
Takao se figea, ne s'attendant pas du tout à cette réponse. D'accord, là, il y avait vraiment un problème. Il fronça les sourcils et leva une main pour la poser sur le front de son compagnon.
- T'es malade ?
Le regard blasé qu'il reçut en réponse lui assura qu'il avait toujours affaire à son petit-ami, ce qui était déjà rassurant, mais la sonnerie de reprise des cours les empêcha d'approfondir le sujet. L'après-midi passa lentement pour le brun, et l'entraînement de basket ne suffit pas à lui changer les idées cette fois. Le trajet du retour se fit aussi dans le silence, qui commençait à devenir pesant à force. Il s'arrêta devant la maison de son petit-ami, et soupira en l'observant descendre de leur bolide. Il devait crever l'abcès, comme le lui avait suggéré son cousin.
- Shin-chan ? L'appela-t-il en le suivant jusqu'à l'entrée, s'arrêtant derrière son amant, lui-même devant la porte fermée.
- Qu'est-ce qu'il y a, Takao ?
D'accord, ils n'étaient pas dans la maison, mais il pourrait quand même utiliser son prénom, ils étaient seuls après tout.
- Ce serait plutôt à moi de te demander ça. Répondit-il avec une certaine humeur, ce qui fit se retourner le shooter vers lui.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? Demanda Midorima en remontant ses lunettes d'un geste mécanique qui prouvait bien qu'il n'était pas aussi à l'aise que son ton neutre pouvait le laissait penser.
- Tu es… distant. Depuis l'appel de tes parents… et je n'aime pas ça du tout.
Au moins, ça, c'était dit. Nerveusement dit, mais dit quand même. Son compagnon sembla réfléchir.
- Ce n'est rien. Finit-il par répondre.
Et cette réponse n'était absolument pas satisfaisante pour Kazunari.
- Si c'est « rien », tu peux me le dire dans ce cas.
Les yeux émeraude rencontrèrent les iris grises comme l'orage, autant par leur couleur que par le mécontentement de leur propriétaire. Le plus grand finit par secouer la tête.
- Tu ne vas pas abandonner, n'est-ce pas ?
- Si j'abandonnais dès qu'y a un truc qui cloche avec toi, on s'en sortirait pas !
Le silence se fit un instant après son éclat. Il s'attendait presque à voir son petit-ami prendre la fuite, mais celui-ci fit totalement l'inverse en l'attrapant par le bras pour l'attirer à l'intérieur de la maison. Les lèvres qui se plaquèrent sur les siennes lui firent l'effet d'un électrochoc, un long frisson lui parcourut l'échine alors que son amant l'embrassait presque fougueusement, dénotant avec ses habitudes.
Son dos heurta la porte fermée en même temps qu'une langue avide se glissait dans sa bouche, effleurant les moindres recoins déjà mille fois explorés. Un soupire lui échappa, et il s'accrocha aux épaules de son partenaire, frémissant à ce soudain élan de passion. Mais toutes les bonnes choses ayant une fin, Midorima finit par casser leur baiser, le laissant avec le souffle court, sans pour autant s'éloigner du plus petit.
- Il faut vraiment que tu apprennes la patience, Kazunari…
- Et toi la communication, Shin-chan. Souffla-t-il en réponse. Même si j'aime beaucoup cette technique-là.
Il s'avança légèrement pour embrasser à nouveau les lèvres du vert, et fût satisfait en sentant sa marque d'affection lui être rendue.
- Tu me prépares une surprise alors ? Demanda-t-il en ronronnant presque, se serrant un peu plus contre son amant.
- Peut-être.
- Shiiin-chaaan !
- Je ne te dirais rien avant que ce soit le bon moment. Assura le numéro six sans se laisser attendrir le moins du monde par la moue boudeuse de son petit-ami.
- Et ce sera quand, le « bon moment » ?
- Bientôt.
Et il l'embrassa à nouveau pour faire taire les protestations du faucon.
MT
Ce n'est que quelques jours plus tard, après avoir supporté l'humeur de plus en plus renfermée de son partenaire, que Takao perdit patience. Lui qui pensait que leur discussion animée allait faire rentrer les choses dans l'ordre, il s'était mis le doigt dans l'œil jusqu'au coude. Mais ce qui avait vraiment fait déborder le vase, c'était que son cher et tendre lui avait interdit de venir chez lui depuis que ses parents étaient rentrés. Au début, il avait été compréhensif, se disant qu'il leur fallait du temps en famille, mais après trois jours ça commençait à faire long. Pour lui en tout cas. Peut-être s'était-il trop habitué à l'intimité qu'il pouvait partager avec son amoureux quand ils étaient seuls chez ce dernier, mais tant pis, il avait envie de le voir, et il le verrait.
C'est ainsi qu'il se retrouvait à présent devant la porte de la maison de son compagnon, à nouveau, après l'avoir ramené après l'entraînement quelques heures plus tôt. Il faisait nuit, mais il n'était pas encore trop tard non plus. Il ne l'avait pas contacté pour le prévenir de son arrivée, et il savait que ça n'allait très probablement pas lui plaire du tout. Soupirant, puis prenant son courage à deux mains, il appuya sur la sonnette, l'entendit résonner à l'intérieur, puis attendit patiemment qu'on vienne lui ouvrir.
- Shin-chan… Commença-t-il quand la porte pivota sur ses gonds, avant de s'arrêter, surprit en voyant la personne derrière le battant de bois.
Celle-ci avait effectivement les cheveux verts, bizarrement, mais ils étaient très longs, et attachés en une tresse simplement posée sur l'épaule. Et surtout, c'était une femme. Bouche bée sur le coup, le brun détailla celle qu'il devinait être la mère de son amant. Evidemment, il aurait dû se douter que ça arriverait.
- Bonsoir, est-ce que je peux faire quelque chose pour vous ? Demanda-t-elle avec un sourire aimable en voyant le visiteur nocturne rester coi.
Il allait se présenter, mais fût soudain prit d'un grand stress. Et si son petit-ami n'avait pas du tout parlé de lui à ses parents ? Il se décida plutôt à demander si leur fils était là, mais celui-ci le devança en arrivant dans l'entrée, venant sûrement voir ce qui prenait autant de temps à sa mère.
- Takao ?
Visiblement, il ne s'attendait vraiment pas à le voir. Ce qui était normal, puisqu'il ne l'avait pas prévenu.
- Hey, Shin-chan. Répondit-il, un sourire nerveux figé sur son visage.
- C'est un de tes amis ? Demanda gentiment la femme, avec une certaine excitation dans la voix.
C'est sûr que voir que Midorima avaient des amis qui se déplaçaient à une heure pareille pour le voir, ou même des amis tout court si il voulait être mauvaise langue, ça devait surprendre même ses parents. Elle n'attendit pas l'affirmation de l'adolescent pour continuer.
- Je suis Midorima Natsumi, entre je t'en prie, ne reste pas dehors. L'invita-t-elle en se décalant tout ouvrant un peu plus la porte.
Il entra donc dans la maison avec la formule d'usage, en s'excusant pour le dérangement, et retira ses chaussures à l'entrée. Il y avait une atmosphère bien plus vivante que d'habitude, sans aucun doute parce que les occupants de la maison étaient enfin tous là, et ça lui fait assez bizarre à vrai dire. Peut-être s'était-il juste un peu trop approprié l'endroit, à force d'y passer son temps avec son amant. Celui-ci n'avait d'ailleurs pas l'air très content de le voir là.
- Nous allons bientôt passer à table, tu veux te joindre à nous ? Proposa la maîtresse de maison, l'air toujours aussi contente.
Le naturel étonnement jovial de sa « belle-mère » qui s'ignorait fit écho au sien, et il ne put s'empêcher d'esquisser un sourire, malgré la tension qu'il sentait venir de son compagnon.
- Avec plaisir !
Elle eut l'air ravie, et repartit dans la cuisine en assurant qu'elle les appellerait dès que le repas serait prêt, les laissant en tête à tête dans le couloir. Shintaro dû estimer que ce n'était pas un bon endroit pour parler, sans doute parce que sa famille pourrait les entendre, et l'entraîna sans autre forme de procès dans sa chambre. Une attitude qui aurait bien plu au plus petit dans d'autres circonstances.
- Qu'est-ce que tu fais là, Takao ? Demanda le vert, après avoir soigneusement fermé sa porte.
Ça faisait deux fois qu'il utilisait son nom de famille, et la reprise de cette mauvaise habitude commençait à vraiment blesser le brun.
- Je voulais te voir.
- On s'est vu toute la journée.
- Ne fais pas comme si tu ne comprenais pas ce que je veux dire.
Le shooter soupira.
- Tu tombes mal…
- Vu ta tête, je m'en doute.
L'autre fronça les sourcils en remontant ses lunettes.
- Je t'avais pourtant dis de patienter.
- J'en ai eu marre d'attendre. Dit-il en s'approchant, venant entourer la taille de son amant de ses bras et posant sa tête sur le torse. Je t'aime Shin-chan, arrête de faire comme si ces dernières semaines n'avaient eu aucune importance.
Son ton et ses paroles limite mélodramatiques le gênèrent lui-même, mais tant pis, c'était ce qu'il ressentait, et il voulait le faire savoir à son petit-ami. Il sentit les bras de son partenaire lui rendre son étreinte.
- Je voulais attendre encore un peu, mais tu me forces la main.
- Attendre pour quoi ?
- Tu le sauras dans quelques minutes.
Il se sentit repoussé légèrement, et n'insista pas. Son amant avait repris son attitude réservée. Des bruits de pas dans le couloir indiquèrent que quelqu'un arrivaient, et une Natsumi souriante ouvrit la porte après avoir toqué légèrement.
- Le dîner est prêt.
Ils la suivirent donc jusque dans la salle à manger où la table avait été mise. C'est là que Takao rencontra le père de son cher et tendre, un homme grand et brun, avec des lunettes. Il se fit la remarque que les parents avaient tous les deux les yeux verts, ce qui était plutôt étonnant.
- Midorima Bunta, ravi de rencontrer enfin une connaissance de mon fils.
Décidemment, il ne comprenait pas comment c'était possible que son compagnon soit si avare en sourire, alors que sa famille ne quittait jamais les leurs, c'était fou.
Le repas se passant dans la bonne humeur générale, à part peut-être Shintaro qui restait assez silencieux, mais ses géniteurs n'avaient pas l'air de s'en alarmer, tout comme Kazunari, ayant l'habitude. Il en apprit un peu plus sur leur métier d'archéologue, ainsi que sur son camarade, celui-ci ne se réveillant d'ailleurs que pour empêcher ses parents d'en dire trop, sachant bien que le faucon ne manquerait pas d'utiliser la moindre information glanée contre lui plus tard. La fin de soirée approchait à grands pas, et le dossard dix était très content de s'entendre aussi bien avec la famille Midorima, tout son stress précédent ayant totalement disparu, et il était tellement à l'aise au final qu'il aida même Natsumi à débarrasser la table.
- Shin-chan~ ! Chantonna-t-il en venant s'assoir à côté de son amant sur le canapé, un peu plus tard.
Celui-ci avait l'air préoccupé. Encore.
- Tu vas continuer à te prendre la tête avec tes mystères encore longtemps ?
- Des mystères ? Demanda Natsumi en entrant à son tour dans le salon avec son mari.
Takao se mordit la langue. Il s'était peut-être un peu trop détendu. Mais son compagnon ne sembla pas s'en formaliser bizarrement, il se redressa même, un air déterminé sur le visage. Le brun sentait que son amant était sérieux soudainement, mais différemment de son sérieux habituel, comme si il avait pris une grande décision et qu'il comptait l'appliquer. Son ton était d'ailleurs assez grave quand il prit la parole, s'adressant à ses parents qui s'étaient installés dans les deux fauteuils de la pièce.
- J'ai quelque chose à vous avouer.
Sa mère cligna un peu des yeux, surprise par le changement d'atmosphère, tandis que Bunta remontait ses lunettes sur son nez, dans un tic similaire à celui de son fils. Mais le meneur ne prit pas le temps de s'en amuser, ayant peur de comprendre ce que voulait faire son amant.
- Shin-chan…
Mais son partenaire le fit taire d'un regard. Il frémit, se demandant comment il devrait se sentir par rapport à ce qu'allait dire le vert. La réponse vint d'elle-même quand celui-ci reprit la parole.
- Kazunari n'est pas juste un ami… c'est la personne que j'aime.
Il y eut un instant de flottement pendant lequel les trois autres enregistraient ce que Shintaro venait de dire d'un ton sans appel, et sans aucune hésitation. Il avait mis les pieds dans le plat, et pas qu'un peu.
Takao sentit littéralement son cœur se gonfler de bonheur, tellement que des larmes virent lui piquer les yeux, et il dû les chasser d'un clignement plus prononcé des paupières. Son Shin-chan venait de dire qu'il l'aimait, pour la toute première fois. Il lui avait dit indirectement, mais il l'avait dit. Et devant sa famille en plus de ça. Il se sentait réellement idiot d'avoir autant douté de son petit-ami, mais ce sentiment n'arrivait pas à entacher tout l'amour et la fierté qu'il ressentait à l'instant. C'était indescriptible, et seule l'attente de la réaction des parents de son compagnon l'empêchait d'aller hurler sa joie sur tous les toits de la ville, du pays même. Il était intimement persuadé qu'il n'y avait aucun homme plus heureux que lui sur cette planète à cet instant.
Il attrapa la main de son amant et la serra fortement, voulant faire passer tous ses sentiments dans ce geste, alors qu'il mourrait d'envie de lui sauter dessus pour le couvrir de baisers et le câliner à n'en plus finir. Il était sûr qu'il avait un sourire stupide et très niais scotché au visage, mais il s'en fichait bien, il l'autorisa même à grandir un peu plus quand les doigts du vert se refermèrent contre les siens.
- C'est… ton petit-ami alors ? Demanda Natsumi, hésitante, faisant sortir le faucon de sa bulle pour un court instant.
- C'est mon petit-ami, oui. Répondit son fils, ne perdant rien de son assurance.
Bunta retira précautionneusement ses lunettes, et sortit un mouchoir pour les nettoyer, cherchant apparemment à s'occuper pour réfléchir calmement à la situation.
- C'est plutôt soudain.
- Ca fait déjà plusieurs semaines.
- Pourquoi tu ne nous as rien dis ? Demanda à nouveau sa mère, soucieuse.
- Ce n'est pas quelque chose qu'on annonce par téléphone.
Il y eu un nouveau moment de silence, où son père remit ses lunettes sur son nez.
- Je crois qu'on va avoir besoin d'un peu de temps pour assimiler ça ta mère et moi, fils. Dit Bunta, avant d'ajouter : Mais tout va bien, si c'est ton choix, et que tu es plus heureux comme ça, alors il n'y a aucune raison d'aller contre votre… relation, à tous les deux.
Les épaules de Shintaro parurent s'affaisser légèrement de soulagement, mais Takao supposa qu'il était le seul à l'avoir vu. Natsumi hocha vivement la tête aux paroles de son mari, visiblement émue. Il pouvait le comprendre, apprendre que son fils unique aimait les garçons, ou du moins sortait avec l'un d'eux, ça ne devait pas être très facile. Il les trouvait même assez compréhensif, par rapport aux réactions de certains membres de sa propre famille à l'annonce similaire de son cousin.
Lui avait toujours le cœur qui battait la chamade, et n'avait qu'une envie, celle de rapidement être enfin seul avec son compagnon. C'est celui-ci justement qui leur créa l'opportunité en se levant, gardant sa main serrée dans la sienne. Ses parents ne les retinrent pas quand le vert l'entraîna jusqu'à la chambre, ayant sûrement eux aussi besoin de se remettre de leurs émotions, et sans doute de discuter tranquillement.
Il se retint de sautiller sur place une fois la porte de la pièce refermée, et observa son amant se laisse tomber sur le lit, l'air soudain vidé de son énergie. Le brun en profita pour venir s'installer à califourchon sur lui, et se pencha pour poser doucement son front contre le sien, captant les yeux émeraude.
- Shin-chan…
Il posa doucement ses lèvres sur les siennes, l'embrassant amoureusement, sans approfondir, voulant simplement être affectueux, sans arrière-pensées.
- Je t'aime… Souffla-t-il tout contre sa bouche, puis le répétant encore et encore à chaque baiser. Mon tsundere à moi.
Il sentit les mains de son petit-ami se poser tranquillement sur ses reins, et sourit, alors que Midorima ne relevait même pas l'appellation pour une fois. Ils restèrent encore un long moment à juste se câliner, jusqu'à ce que son compagnon se détende enfin. Ça n'avait pas été si facile que ça pour lui d'avouer leur relation à ses parents. Et le meneur ne l'en trouvait que plus adorable encore. Il mourrait d'envie que son partenaire lui dise qu'il l'aime, qu'il lui dise à lui pour de vrai cette fois, mais il décida de ne pas l'embêter plus ce soir, la preuve qu'il tenait à lui qu'il venait de lui donner valait déjà tous les mots doux du monde.
MT
Le lendemain, Takao flottait littéralement sur un petit nuage, l'atmosphère tout autour de lui devenait étrangement rose et pleine de cœurs, rendant les élèves de sa classe franchement méfiants. Son petit-ami, lui, s'était remis de ses émotions de la veille, et était à nouveau égal à lui-même, ce qui rendait encore plus incompréhensible le comportement du faucon par les autres. Il coiffa même au poteau la totalité de l'équipe de basket lors des tirs solo, sauf son Shin-chan, et était encore bourré d'énergie à la fin, quand tous les autres se traînaient difficilement jusque dans les vestiaires. « L'amour donne des ailes », il paraît, et le brun en était la preuve vivante ce jour-là.
Il avait finis de prendre sa douche, et s'habillait tranquillement, remettant son uniforme scolaire, quand Ootsubo vint poser un carton de dvd devant lui.
- Puisque tu es si motivé aujourd'hui, va donc ranger ça dans la salle du club, tu veux ?
Et il s'en alla sans attendre de réponse, sa question étant de toute façon rhétorique. Et le faucon, tout dans sa bonne humeur, ne pensa même pas à se plaindre que la corvée de rangement commençait à tomber systématiquement sur lui.
- Shin-chan, attends-moi dehors, j'en ai pas pour longtemps ! Assura-t-il en prenant ses sacs de cours et de sport, puis le carton.
Le shooter se contenta d'un hochement de tête pour toute réponse, occupé à rebander les doigts de sa main gauche. Kazunari fila donc dans le lycée à nouveau, montant les escaliers jusqu'à atteindre l'étage où se trouvait leur salle de club, pressé d'en finir et de pouvoir retrouver son amoureux, chantonnant presque en chemin. Il entra dans la salle, laissant les clés sur la porte dans l'intention de repartir rapidement, et se dirigea vers les étagères au fond de la pièce. Il trouva facilement la place du carton qu'il avait dans les mains, le rangea comme il faut pour éviter une engueulade du capitaine, et se retourna vers la porte.
Dans l'embrasure se trouvait Tezuka.
- Bonjour, Kazu. Le salua le nouveau venu, un sourire amical sur les lèvres.
- Salut, Tez' !
Il s'approcha, le rejoignant près de la porte. Le plus grand sourit.
- Tu as l'air de bonne humeur aujourd'hui, je t'ai entendu fredonner depuis ma salle de club.
- C'est que j'ai passé une bonne soirée, hier. Assura le basketteur avec un petit rire de satisfaction.
Un éclat d'intérêt passa rapidement dans les yeux bleus du métis.
- Et quelle est pour toi la définition d'une bonne soirée ?
Takao haussa les épaules.
- Comme tout le monde je suppose, être avec les bonnes personnes, aux bons endroits, et passer un bon moment.
L'autre pencha un peu la tête, ne perdant pas son sourire.
- Je vois.
- Maintenant si tu veux bien m'excuser, monsieur l'oiseau de malheur, je dois y aller. Pas que j'aime pas discuter avec toi, mais Shin-chan m'attend.
- Il faut te dépêcher de le rejoindre dans ce cas, Midorima-san n'a pas l'air d'être quelqu'un qu'on fait attendre sans représailles. Assura Rodriguez en se décalant un peu pour le laisser passer.
- Je te le fais pas dire ! Rit le faucon en fermant la porte du club à clés.
- Tu es libre cette semaine ?
Le meneur cligna un peu des paupières, surprit par la demande soudaine, avant de réfléchir à la question.
- Je pense oui.
- Appelle-moi quand tu seras disponible dans ce cas.
- Et si toi, tu l'es pas ? Demanda le plus petit, taquin.
- Je me débrouillerais. Répondit l'archer avec un nouveau sourire.
Il hocha un peu la tête, avant de saluer son sempai et de filer hors du bâtiment, rejoignant son amant dans le coin prévu pour ranger les vélos.
- Shin-chan !
- Kazunari.
Il ronronna presque à l'entente de son prénom, son petit-ami ayant apparemment décidé de faire des efforts après les quelques jours difficiles qu'ils avaient passés. Enfin, encore plus d'efforts que celui qu'il avait fait la veille… rien que d'y repenser, le dossard dix se sentait à nouveau nager dans le bonheur. Il s'approcha du vert pour réclamer un baiser qui lui fût donné après un rapide coup d'œil aux alentours. Le trajet du retour se passa sans encombre, et ils arrivèrent rapidement chez le vert. Un peu trop rapidement pour Takao, qui se décida à le suivre jusque devant la porte d'entrée.
- Tes parents repartent bientôt ? Demanda-t-il, curieux, et pleins d'arrière-pensées aussi, il fallait bien l'avouer.
- Ils ont décidés de rester quelques jours de plus.
Le brun gloussa.
- Ils veulent te surveiller, au cas où tu te ferais manger par le grand méchant faucon ?
- Peut-être. Moi je sais que je n'ai rien à craindre du « grand méchant faucon ». Il suffit de savoir le caresser dans le sens des plumes.
L'air parfaitement naturel avec lequel son amant avait dit ça le fit rire.
- Ne dis pas ce genre de choses, Shin-chan, sinon je vais te sauter dessus !
- Mon entrée n'est pas l'endroit le plus approprié pour ça.
- Oh, tu veux qu'on aille à l'hôtel ?
Son compagnon piqua un fard monumental, ce qui fit redoubler son hilarité.
- Takao !
- Pardon, pardon. Se calma-t-il en levant ses deux mains devant lui.
Il en profita ensuite pour passer ses bras autour de la taille de son partenaire, et se colla contre lui pour un câlin. Il voulait lui demander quelque chose, plus sérieusement, mais n'était pas sûr que son tsundere lui répondrait. Mais bon, autant essayer, après tout il n'avait rien à perdre et tout à y gagner.
- Shin-chan ?
- Si c'est encore une proposition déplacée, je rentre.
- Mais non ! Et puis c'est toi qui a commencé. Sourit le brun, avant de continuer sans lui laisser le temps de démentir. Dis-moi que tu m'aimes.
Le shooter resta silencieux, apparemment très gêné, ce qui était à prévoir.
- Tu as dit à tes parents que tu m'aimais, hier, mais pas à moi. Continua donc le plus petit, plaidant sa cause, et sûr d'être dans son bon droit.
Après tout, il avait aussi envie de l'entendre clairement, après tout ce temps passé à supporter les « je sais », et les « moi aussi » à chacune de ses propres déclarations.
- Le moment était plus propice. Assura Midorima.
- Y a des moments propices pour dire à son petit-ami qu'on l'aime ?
Il voulait le pousser un peu, pour le faire réagir. C'était comme ça que fonctionnait son cher et tendre après tout.
- Oui.
Il lui lança un regard curieux. C'est qu'il avait l'air sérieux, son amant.
Takao réfléchit un instant, essayant de se mettre dans la peau de son partenaire pour comprendre. Avant de finalement avoir l'illumination.
- Pas possible…
Le vert se tendit, sachant tout de suite qu'il avait trouvé.
- Shin-chan, ne me dit pas…
Les iris émeraude fuirent son propre regard gris acier.
- Que tu as attendu que l'horoscope te sois favorable en amour pour faire ton coming-out à tes parents ?
Voilà, c'était dit. Et il crut bien que son amant allait se consumer sur place, ou tentait de se convaincre que, si il ne regardait pas le plus petit, celui-ci ne le verrait pas non plus.
- La preuve que c'était efficace, ça s'est bien passé. Finit par se justifier le dossard six, tout en remontant mécaniquement ses lunettes.
Cette fois, il essaya de retenir son rire. Sans succès, comme souvent.
- Je rentre.
Son compagnon se dégagea de son étreinte pour tourner les talons et rentrer chez lui, mais le brun ne l'entendant pas de cette oreille. Il l'attrapa à nouveau dans un câlin poulpesque, se collant cette fois à son dos.
- Te vexe pas Shin-chan ! C'est trop mignon !
Et il aurait vraiment dû s'en douter venant de lui. Il sourit en voyant la nuque de son amant rougir, comme souvent quand il était vraiment embarrassé ou énervé. Il le relâcha alors, pour pouvoir le tourner vers lui et lui faire face.
- Je t'aime. Sourit-il.
Le regard vert capta le sien, avant que son propriétaire ne se penche pour l'embrasser. Le brun ne résista pas, passant ses bras autour du cou de son petit-ami, profitant du baiser, caressant doucement les lèvres contre les siennes, avant de sentir la langue venir demander l'accès à sa bouche, qu'elle reçut tout de suite. Un soupire lui échappa quand Midorima le serra contre lui, une main dans son dos, l'autre sur ses reins. Il frémit alors que la langue de son amant caressait la sienne, de cette façon qui le rendait fou à chaque fois, à croire que ce tsundere était vraiment doué en tout, ou alors il s'était renseigné, il faudrait qu'il pense à lui demander. Plus tard. Pour l'instant il profitait juste de l'attention qui lui était donné, tout en jouant du bout des doigts avec les mèches de cheveux plus courtes sur la nuque de son compagnon.
La langue taquine finit pourtant par s'en aller, à son grand malheur. Mais ça ne le découragea pas d'en profiter encore un peu, et il continua à embrasser encore et encore les lèvres de son partenaire, qui le laissait faire. Il devrait peut-être proposer à nouveau, et plus sérieusement, à son Shin-chan d'aller dans un endroit où ils pourraient être seuls, puisque ce n'était plus possible chez le shooter. Et Kazunari ne tiendrait pas des semaines comme ça, il était devenu bien trop accro à son amant. Rien que leur baiser avait déjà réussi à allumer son désir. Bon, peut-être qu'il était juste un pervers, mais tant pis, il l'assumait.
Il allait une nouvelle fois approfondir leur étreinte, avide de ses lèvres, les mains du plus grands n'ayant pas quittées son dos, et le caressant même légèrement, quand la porte d'entrée s'ouvrit soudain, les surprenant. Ils n'avaient vraiment pas l'habitude qu'il y ai qui que ce soit dans cette maison.
- Oh… Laissa échapper Natsumi, dans l'embrasure.
Son fils se redressa, desserrant sa prise sur le faucon, alors que celui-ci ne bougeait pas, n'ayant pas le même reflexe, exactement comme la fois où Nana les avait surpris dans sa chambre.
- Excusez-moi, je me demandais pourquoi Shintaro ne rentrait pas. Expliqua-t-elle, l'air embarrassée.
Elle avait dû les voir arriver tout à l'heure. Takao finit par se rendre compte de sa position, et relâcha à regret son petit-ami, affichant quand même un sourire sur son visage, il était bien élevé après tout.
- Pardon, c'est moi le retenait. Assura le brun, sentant la tension ambiante. Je vais y aller, on se voit demain Shin-chan ! Bonne soirée Madame Midorima.
Et il fila, après s'être incliné légèrement devant la maîtresse de maison.
MT
Le rire de son cousin le fit soupirer. Enfin, il n'allait pas se plaindre, si les rôles avaient été inversés il aurait ris aussi.
- Nari, t'as vraiment de la chance, tu sais ? Ricana Obeross, allongé sur le lit du basketteur, à côté de lui.
- De la chance ? J'en aurais si la mère de Shin-chan me laisse encore approcher de sa maison…
Son léger sourire amusé n'allait pas avec ses paroles défaitistes. Mais ce n'était pas sa faute, c'était vrai que c'était drôle comme situation. Il avait juste un peu peur que les parents de Midorima réagisse de façon disproportionnée, après tout, il ne les connaissait pas, et il avait roulé une pelle à leur fils sur le palier de leur maison… si ils savaient ce qu'ils avaient fait dans le reste de l'habitation, ils auraient sûrement déménagé sur le champ.
- Au moins ton copain t'assume, c'est déjà ça. Et vu ta personnalité, je me demande bien si quelqu'un d'autre aurait eu le cran de te présenter à ses parents !
Il donna un léger coup sur l'épaule de Jack.
- Ma personnalité est parfaite, et mon Shin-chan l'aime comme ça. Assura-t-il, même si c'était sans doute un peu plus optimiste que la réalité comme affirmation.
Ça fit rire un peu plus son aîné.
- Dans tous les cas, tu verras bien demain ce que ça donne du côté de ta belle-famille. Dit le châtain, une fois calmé.
Il hocha la tête. Mine de rien ça lui faisait beaucoup de bien de parler avec lui, il n'était plus obligé de garder tous ses doutes et toutes ses interrogations pour lui. Il aurait fini par exploser, sans aucun doute. Une sonnerie s'élevant de son bureau, où était posé son téléphone portable, le sortit de ses pensées. Son cousin sourit, et se leva.
- Tu n'auras pas à attendre demain finalement.
Et il sortit, pendant que Takao décrochait.
- Shin-chan ? C'est rare que tu m'appelles !
Il était ravi.
- C'est rare que tu partes aussi vite de chez moi. Répondit son petit-ami.
- Et c'est rare que ta mère nous surprenne en pleine séance de bisous. Termina-t-il, amusé.
Soupire de l'autre côté.
- Elle a dit quelque chose ?
- On a un peu parlé, et globalement tout va bien. Elle ne s'y attendait juste pas.
- C'est pas étonnant… je suis pas interdit de visite alors ? Elle va pas t'enfermer dans une tour comme les princesses de dessins animés ?
- Ma mère n'est pas si terrible, laisse-lui du temps.
Il sourit.
- Je m'en doute, elle a vraiment l'air gentil. Mais je ne les connais pas bien, tu sais ?
- Je sais.
Un silence confortable s'installa.
- Dis, Shin-chan.
Un léger son lui indiqua que son amant était à l'écoute.
- Tu m'aimes ?
- Tu ne me lâcheras pas avec ça, n'est-ce pas ? Soupira son compagnon.
- C'est que j'ai peur que tu ne me le dises jamais, si je demande pas ! Assura-t-il, amusé.
Un nouveau silence.
- Je t'aime, Kazunari. Finit par souffler Midorima, après ce qui lui parut une éternité.
Il ferma les yeux, alors que la même sensation de bonheur que la veille l'envahissait à nouveau, réchauffant son cœur. Même au téléphone, ça le rendait tellement heureux de l'entendre.
- Je t'aime, Shin-chan. Sourit-il en réponse.
Hellow !
Vous ne l'attendiez plus (et vous ne l'attendez peut-être même plus du tout), mais voici enfin le sixième chapitres des aventures de notre petit couple de Shûtoku \ o / Ils ont fait un grand bon en avant dans leur relation, mais ce cher Tez' rôde toujours ! Aussi, pas de lemon dans ce chapitre, vous aller finir par faire une overdose ! XD
Un énorme merci pour toutes vos reviews, dans l'ordre : Camille, Kirinkai, Mamoizelle Splash Boum, shimizuu, Asayo S, Jane Foster, Cleo McPhee, Hachiiko, Chipoteuse de petit pois, Luppie, , Yumeyuuji, zoemitzuko, Lany, soln96, Miko-chaan, EstrellaYYa, Guest, LiliChuri et Mytzialovi.
Je suis vraiment désolée pour le temps d'attente, et j'espère sincèrement que la saison 3 vous a, comme à moi, redonné l'envie de revenir sur le fandom :D
Kissus,
Nyny :3
