OS DE Facelove
Titre : Enfin seul !
Il était enfin « Seul » dans l'open-space - du moins dans la zone des bureaux de son équipe.
Il tourna la tête de droite à gauche pour tout de même vérifier et se leva doucement de sa chaise, se voulant l'homme le plus naturel et innocent possible du Monde.
Hélas pour lui, une taupe aveugle verrait que sa démarche n'est en rien naturelle, et que cela ne présageait que la grande bêtise dont seul un certain DiNozzo était digne.
Il jeta un œil par-dessus son épaule, vers la passerelle du MTAC pour s'assurer que son patron au super pouvoir de téléportation n'allait pas arriver derrière son dos, lui évitant ainsi un slap énorme qui un jour lui fera tomber ses yeux de leur orbite.
Nickel personne. C'est le moment où jamais, se dit-il alors.
Il alla, en sifflotant légèrement, l'air de rien, vers le bureau de son collègue. Il se positionna à côté de la chaise, et tout en surveillant les allés des autres agents, glissa sa main vers le bas pour attraper la poignée du premier tiroir.
Un fin sourire malicieux se glissa sur ses lèvres en réalisant qu'enfin il allait savoir.
Il tira pour ouvrir ledit tiroir qui contenait « les » révélations.
Mais : Le tiroir ne s'ouvrit pas.
Tout de suite, il en perdit son sourire et fronça les sourcils. Il baissa les yeux sur sa main tenant toujours la poignée et tira encore une fois, puis une autre, et une dernière de plus en plus fort, frustré.
Mais mis à part le bureau qui s'ébranlait légèrement aux secousses, le tiroir, resta fermé.
« Il a fermé son tiroir, le . . . il ferme jamais son tiroir, espèce de McCachotier » pensa-t-il énervé au plus haut point.
Il s'assit lourdement sur la chaise, oubliant totalement le fait que ce n'était pas la sienne. Puis son regard se promena sur le bureau, pas décidé à laissé courir.
Et là, son sourire espiègle réapparu de plus belle.
Un ouvre enveloppe ! Quoi de plus géniale pour forcer une serrure ! Enfin, seulement dans les pensées loufoques de notre italien.
Il prit la lame, se pencha sur ses genoux et la planta dans la serrure, mais évidemment cela ne servait à rien, si ce n'est des regards curieux de certains au bruit de ferraille.
Il glissa alors l'objet coupant dans la petite fente en haut du tiroir et essaya de faire levier avec.
Il força, força et ce qui arriva, arriva – La lame se cassa.
Il regarda alors bêtement le manche à présent sans lame dans sa main en grimaçant et le reposa à l'endroit où il l'avait pris.
Avec un peu de chance, son collègue ne le remarquera pas.
- Bouh ! Fit une voix féminine derrière lui.
Il en sursauta, se redressant d'un coup de sa chaise manquant en tomber, puis se tourna sur la cause de sa tentative de crise cardiaque par préméditation.
- Ça t'amuse, Zee-vah ! Lui demanda-t-il entre ses dents la fusillant du regard.
- Oui assez, lui répondit-elle amusée et ravie d'avoir eu la réaction escomptée de son partenaire. Qu'est-ce que tu fais ? Lui demanda-t-elle curieuse tout en jetant un œil par-dessus lui alors qu'il réarrangeant sa veste de costume.
Il soupira et regarda sa coéquipière. Il revérifia les alentours, et décida de lui dire la vérité.
Oui, ces années à être agent du NCIS et coéquipier d'une ancienne Wonder Woman du Mossad, lui avait fait rajouter une règle dans sa liste des « 100 meilleurs façons de rester en vie dans la peau d'un DiNozzo », d'où la règle numéro seize : « Si tu ne veux pas te faire transpercer par une fourchette en plastique garde ta coéquipière dans la confidence, ça t'évitera tout un tas de tortures inutiles ».
- J'essaie d'ouvrir ce stupide tiroir qui contient le deuxième volet.
- Oh ! Lui dit-elle intéressée.
- Tu m'aides ?
- Laisse faire les pros Tony ! Lui dit-elle en le poussant sur sa gauche, le sourire espiègle à son tour. Elle scruta deux secondes le bureau et y prit un trombone. Elle le tordit dans plusieurs sens et enfin le brandit fièrement à son collègue pour lui montrer son œuvre.
- Maintenant observe et apprend.
Puis glissa l'objet pointu dans la serrure et après avoir gratté quelques secondes, le tiroir s'ouvrit. Elle se redressa pleine d'orgueil mais son partenaire, sa patience ayant atteint sa limite, prit le tiroir, le sortit de ses rails et renversa tout son contenu sur le bureau, ne se préoccupant pas une seconde des conséquences par la suite.
Il fouilla dans les papiers étalés, en fit tomber quelques-uns et là, il trouva.
Il prit un gros dossier relié, avec écrit en gros dessus «Deep six, tome 2 ».
Pendant un instant, il vit l'image de Scratt l'écureuil découvrant un gland en or, et se demanda pourquoi ?
Poussant cette pensée de côté, il se rassit sur la chaise, ses lèvres étirées au maximum révélant ses dents blanches éclatantes ayant enfin son petit trésor dans ses mains.
Ziva se mit derrière lui et se pencha par-dessus son épaule pour y lire le contenu également.
Il ouvrit la première page – Blanche.
La deuxième - Vierge également.
Il feuilleta alors le gros dossier dans ses mains, le retourna dans plusieurs sens comme si cela allez faire apparaître les écritures, le secoua à l'envers et une petite feuille en tomba.
Il la ramassa étonné, suspicieux, déconcerté et tout un tas d'autres émotions montrant son incrédibilité et la lu à voix haute.
- « Bien essayé Tony, mais me crois-tu assez stupide pour laisser mon œuvre au bureau ? Tu sauras la suite, quand il sera publié, pas avant. Alors maintenant, toi et Ziva, puisque je sais qu'elle est ta complice, veuillez s'il-vous-plaît, ranger mes affaires comme elles étaient avant que je revienne avec Gibbs du MTAC de préférence. A moins que vous ne vouliez tous les deux mettre à jour tous les dossiers des archives de 1991. Vous savez, ceux qui ne sont pas répertoriés sur nos dossiers informatiques ! »
Il froissa la petite feuille, en fit une boule de papier et là jeta de colère face à lui, atterrissant derrière le bureau de Gibbs.
- Tu sais ce qui m'énerve le plus ? C'est que je l'imagine très bien avec son petit sourire de Geek content de lui. Dit-il à sa collègue en croisant les bras sur son torse.
- Il faut l'avouer, il est fort, très fort.
Mais Tony ayant du mal à avaler sa défaite fit un simple « Mmm » pour acquiescer vaguement.
Et c'est peine perdu, qu'il balaya avec son avant-bras, tout le bureau ramenant ainsi le tout dans le tiroir, même ce qui n'y était pas d'ailleurs. Puis le remis à sa place et le ferma. Du moins essaya, puisque des feuilles et objets mis dans tous les sens évitaient sa fermeture.
Mais pour Tony, cela n'avait aucune importance et se leva pour retourner à son propre bureau. Ziva faisant de même.
Les deux, malheureux, tristes, contrariés, et le pire de tout, tout espoir perdu.
Tony se mit à tapoter le dessus de son bureau avec un crayon, tout en se tenant sa tête avec son autre main.
Alors que Ziva, posa ses deux coudes sur son bureau et posa sa tête dans ses mains.
- Bah vous en faites une tête ! Qu'est-ce qui ne va pas ?
Les deux sursautèrent à la voix, tellement perdus dans leurs pensées, et soudain la même révélation se glissa dans leur tête.
Ils se levèrent d'un coup, pour se précipiter au centre des bureaux, où Abby sirotant son habituel Cafpow, s'y trouvait.
- Abby ! Firent-ils tous les deux en même temps.
- Est-ce que tu aurais une idée … commença Tony.
- De où peut-on trouver … continua Ziva.
- La suuuiitee ! Finirent-ils ensemble essoufflés par leur propre excitation.
Abby les regarda un peu effrayée par leur comportement, puis comprenant où ils voulaient en venir, se mit à sourire.
- Vous êtes accros hein ?
Tony et Ziva se redressèrent légèrement et se reprirent un peu.
- Non pas du tout. Commença de nouveau Tony.
- C'est juste par curiosité. Rajouta Ziva.
- Vous voulez savoir si Tommy et Lisa vont se mettre ensemble, n'est-ce pas ? Leur dit Abby malicieusement.
- Pas du tout, répondit rapidement Tony.
- Pourquoi on voudrait savoir ça ? Demanda Ziva, l'air innocent.
- C'est vrai, on sait qu'ils ne peuvent pas se mettre ensemble, continua Tony.
- Vrai ! Lui n'est pas vraiment … Rajouta Ziva sans finir sa phrase tournant sa tête vers Tony.
- Et elle n'est pas assez ... Continua dans la lancé Tony, en la regardant à son tour.
- Puis, il est aussi tellement ... Reprit Ziva, sans jamais quitter des yeux Tony.
- Et elle aussi. Finit par dire Tony, scrutant dans les iris marron de sa partenaire elle-même plongée dans le vert de ses yeux.
« Mais il est tellement beau, gentil, passionné, attentif, adorable » pensa Ziva.
« Et tellement mieux que moi, que ce que je mérite » pensa également Tony.
Abby regarda l'échange devant elle silencieusement, puis se remit à siroter de nouveau sa boisson pour essayer de cacher son amusement. Mais d'un coup, les deux agents en vinrent à une conclusion et se tournèrent une fois de plus vers elle.
- Nan ! Dirent-ils.
- Impossible ! Commença Tony.
- Jamais ! Approuva Ziva.
- Pas de leur vivant ! Conclurent-ils en même temps.
Abby retira sa paille de la bouche, ouvrit grand ses bras et se rapprocha d'eux. Elle les prit chacun d'un côté pour un câlin de groupe, déconcertant vaguement les deux autres crispés d'être dans cette situation.
- Mes pauvre bébés, les cajole-t-elle. Vous êtes en pleine crise.
- Crise ! Dirent-ils, ne comprenant pas où elle voulait en venir.
Elle se détacha d'eux et commença les explications.
- C'est simple ! Vous n'en pouvez plus d'attendre de connaître la suite. Vous avez des pulsions qui vous poussent à faire n'importe quoi, comme destroyer le bureau de McGee par exemple. Leur dit-elle en ayant remarqué le désordre à son arrivée. Vous n'arrivez plus à vous concentrer puisque toutes vos pensées se tournent sur ce livre. Vous avez même eu un moment donné eu envie de tuer McGee à coup de hache, de couteaux aiguisés et de toutes autres choses de coupant, pointu et traversant. Vous vous êtes mis à manger des boîtes de chocolats tous seul s dans votre appartement ou à ronger vos ongles si vous en n'aviez plus. Vous n'arrivez plus à dormir et pour couronner le tout vous pensez que tout le monde autour de vous sait quelque-chose et qu'un complot se monte contre vous. Ai-je oublié quelque-chose ? Finit-elle enfin.
Les deux Tony et Ziva se regardèrent de nouveau en grimaçant. Et échangèrent une conversation silencieuse entre eux, avec un penchement de tête sur la droite, un haussement de l'épaule gauche, un clin d'œil, un plissage d'yeux et un acquiescement de tête. Puis reportèrent leur attention sur Abby.
- Oui bon d'accord, y a un peu de ça. Avoua finalement Tony.
- Qu'est-ce qui ne pas chez nous ? Demanda inquiète Ziva.
- AIPM.
- AIP quoi ? demanda Tony.
- C'est ce que les lecteurs sur la toile appellent cette maladie.
- Maladie ! demandèrent-ils anxieusement.
- Et comment ça se soigne ? Renchérit Ziva.
- Il faut lire la suite, dit Abby simplement avant de repartir, laissant les deux agents abasourdis par ses révélations.
Ce n'est qu'au bout de quelques secondes, qu'ils se rendirent comptent qu'ils avaient été planté là, seul.
- ABBBYYYY ! crièrent-ils, mais elle était déjà l'ascenseur.
Puis des voix venant de derrière eux les firent vite revenir à leur bureau respectif où chacun se mit à tapoter sur le clavier d'ordinateur faisant style de travailler.
McGee et Gibbs passèrent devant eux, quelques secondes après rejoignant les leurs.
McGee secoua désespérément la tête en voyant son bureau et regarda ses collègues déniant même le regarder. L'air « Ce n'est pas nous, on n'a rien fait ». Puis ne voulant pas attirer l'attention de Gibbs d'humeur maussade, pour changer, s'assit à sa chaise et rangea silencieusement.
Gibbs posa son café sur son bureau et s'installa à son tour en remarquant le manque de bruit de la part de ses agents. Et un Tony silencieux, cela voulait dire un Tony coupable.
Oui, coupable mais de quoi ?
Un coup d'œil à Ziva le fit savoir qu'il c'était effectivement passé quelque chose en son absence.
Il soupira d'exaspération, se croyant parfois au jardin d'enfants et secoua la tête. Et là, du coin de l'œil, une tache blanche au sol attira son attention. Il tourna la tête et se pencha pour y ramasser une feuille froissée en boule au pied de son bureau.
Il la déplia discrètement et la lu. Et ne put retenir un sourire.
Il regarda de nouveau ses agents.
McGee pestait dans sa barbe avec un manche de quelque-chose dans sa main.
Ziva mis sa main sur le côté de sa tête pour cacher son visage ayant à présent une teinte rosée.
Et Tony se tapota les lèvres avec ses doigts et tourna rapidement les yeux vers lui. Mais voyant que son patron le regardait, il sourit gêné. Puis Gibbs se leva pour se diriger vers son agent Sénior avalant difficilement sa salive à la vue de cela.
Gibbs se pencha vers Tony et lui murmura quelque-chose à l'oreille puis s'en alla en direction de l'ascenseur.
Une fois sûr que son patron avait disparu, Ziva alla demander ce qu'il lui avait dit, en même temps que McGee râlait, mais Tony les prit de court en se levant d'un coup, poussant sa chaise en arrière atterrissant sur la paroi de derrière et se dirigea l'air renfrogné vers McGee. Il posa ses deux mains sur le bureau face à son collègue et se pencha légèrement.
- La prochaine fois que tu écris un livre McGuignol, fait en sorte que je ne le sache pas si tu ne veux pas que j'essaie de voir si tu rentres dans la machine à déchiqueter le papier. Lui dit-il alors d'un ton froid.
McGee reconnaissant le ton et pas assez fou pour argumenter dans ces cas-là acquiesça de la tête.
- Bien ! Maintenant tu peux me dire où je peux trouver les dossiers non classés de 91.
Merci à tous pour vos votes, ils sont dorénavant clos. Reportez-vous au dernier chapitre pour connaître les résultats ! :)
