Titre – Ghoster's
Auteur – FicAndRea
Public – Pour l'instant (et je pense que cela concernera toute la fanfiction), je vise le G, si cela venait à se modifier, je vous préviendrai en début de chapitre et j'éditerai ce message.
Spoilers – J'essayerai de respecter toutes les données fournies par les sept livres, mais il peut arriver à ce que j'en oublie ou en change. Bien sûr, cette histoire n'influencera pas l'histoire des bouquins, après… j'espère ne pas me planter.
Genre – Il n'y a pas de " genre " en particulier. Si ce n'est que cela se passe dans le temps des Maraudeurs mais après leur scolarité.
Disclaimer – C'est là où ça devient intéressant. Cette histoire est un crossover entre le livre Harry Potter et la série TV Ghost Whisperer. Néanmoins, il n'est pas nécessaire de connaître celle-ci pour comprendre l'histoire. La seule chose que j'utilise c'est le contexte et le personnage principal, Mélinda Gordon. Pour cette fois, je ne possède rien, ne réclame rien, ne gagne rien… Tout appartient à l'auteur du livre et à ceux qui ont travaillé sur la série, moi, rien.
Résumé – Je n'en fais pas, il suffit de lire le prologue pour le connaître !
Note – En route pour le chapitre 5 ! Ça risque de chauffer pour certains personnages, dans tous les sens du terme…
Note 2 – Merci Koalasa ! J'ai toujours eu envie d'exploiter le personnage de Regulus même si le scénario que j'imaginais était un peu différent de celui-ci ! (À bien y penser, il n'était pas du tout pareil car l'héroïne aurait dû être un loup-garou travaillant dans un bar moldu et qui, malgré l'amour, voulait rompre tout contact avec lui… Donc ça a bien changé depuis !) En tout cas, je suis soulagée… J'arrive quand même à tenir la route avec lui ! J'espère qu'il n'est pas trop différent de celui que vous imaginiez… Mais je me suis dit que puisqu'il s'est mis un jour à douter sur ses convictions, c'était qu'il avait peut-être une bonne raison et qu'il ne pouvait pas être un simple amoureux de l'assassinat en masse… Enfin bref ! Je parle, je parle… Mais je ne dis pas grand-chose. Je m'arrête et te laisse lire la suite !
Chapitre 5
Le temps s'arrêta instantanément. Toutes les têtes se retournèrent avec surprise et ceux qui avaient assisté à la scène hurlèrent de peur. Mélinda tomba au sol, les yeux écarquillés, incapable de bouger, le corps pétrifié et douloureux. Son souffle semblait bloqué au fond de sa gorge. Elle devait respirer mais ça ne venait pas. Elle posa son regard sur le pot brisé le tas de gravas que le choc contre le sol avait soulevé. Une seconde…
Une seconde et elle l'aurait reçu sur le crâne. Pourtant, son corps réagissait comme si cela avait été le cas. Elle avait mal. Mal à l'idée qu'elle avait encore une fois manqué de mourir.
Rien qu'une minuscule seconde de pacotille et son esprit aurait rejoint ceux qu'elle tentait d'aider et qui, visiblement, voulaient sa mort ! Encore une fois, ils l'avaient loupée mais c'était de peu. À chaque tentative, elle avait cependant l'impression qu'ils s'approchaient de la réussite.
- " Mademoiselle !! Est-ce que tout va bien ? " demanda-t-on autour d'elle.
- " Vous n'avez rien ? "
- " Mon dieu ! C'est dangereux ! On devrait interdire de mettre des pots sur des fenêtres ! C'est une honte ! "
- " La pauvre… Tu te rends compte ! Mademoiselle, ça va ? "
- " Dieu du ciel ! Mais c'est Mélinda ! "
À son prénom, elle eut enfin une réaction et commença à reprendre ses esprits. Elle se sentait néanmoins encore incapable de tenir sur ses jambes qui continuaient à trembler comme le reste de son corps. Elle leva alors les yeux et vit à qui appartenait la voix d'homme qui l'appelait. Un moment elle crut qu'il s'agissait de Regulus… Et son cœur s'était mis à battre de nouveau. S'il est là, tout va bien ! pensa-t-elle. Mais elle se trompait. Ce n'était que son frère… Sirius Black. Elle fut troublée de les avoir confondus.
- " Tout va bien ? " demanda-t-il doucement, tentant de déceler si elle n'avait rien de blesser.
Mélinda secoua la tête, incapable de répondre. Elle n'arrivait pas à se concentrer sur le moment. Dans sa tête, elle revoyait la scène se répéter, la réalité et l'hypothèse de ce qui se serait passé une seconde plus tard se mélangeaient, l'embrouillant.
- " J'ai l'impression qu'elle est juste choquée, " indiqua quelqu'un à côté de lui qui s'était penché vers elle. " Aide-moi à la relever, on va l'installer sur cette chaise. Apportez un verre d'eau, s'il vous plait, " dit-il à quelqu'un qui s'empressa de rentrer dans le bâtiment. Sans doute un serveur…
- " Mélinda, appuies-toi sur moi, on va te faire asseoir juste là… Tu seras mieux. "
- " Est-ce qu'elle va bien ? " demanda-t-on.
- " Oui, elle n'est pas blessée, " indiqua l'homme qu'elle ne connaissait pas. De toute façon, aussitôt assise, aussitôt elle avait fermé les yeux.
- " Ce qu'ils peuvent être curieux ! " soupira Sirius Black.
- " C'est normal, " répondit l'autre. " Ils ont également assisté à la scène. Ce serait inquiétant s'ils avaient juste passé leur chemin sans demander si tout allait bien ! "
- " Mmouais, " concéda-t-il. " T'as probablement raison. Mélinda ? Tiens, bois. "
Mélinda rouvrit les yeux. Elle attrapa le verre et but une gorgée, puis une seconde et finit par tout avaler. L'eau fraîche l'aida à reprendre ses esprits bien que ses jambes restaient encore flageolantes. L'ami du jeune Black vint s'asseoir à côté d'elle. C'était un beau jeune homme aux cheveux bruns foncés et emmêlés, aux yeux châtains derrière des lunettes très rondes.
- " Merci, " finit-elle par dire.
- " Ça va ? " redemanda Black à côté d'elle.
- " Un peu choquée mais… tout va bien. Le pot ne m'a pas touché. "
- " Heureusement. Sinon… "
Mélinda acquiesça. Sinon, je ne serais plus là…
- " Ah, laisse-moi te présenter mon ami, James Potter, " lui dit Black. " James, voici Mélinda Gordon. "
- " Gordon ? " - " Potter ? " s'étonnèrent tous deux d'une même voix.
- " Wow ! " siffla Black. " Vous vous connaissez déjà ? "
- " Lily travaille chez vous, je crois, " répondit Potter.
- " C'est exact, et vous êtes son Jules, " affirma-t-elle.
- " Yep ! Je suis vraiment content de vous rencontrer ! Enfin… D'autres circonstances auraient été certes les bienvenues… "
Mélinda rit de bon cœur.
- " C'est vrai que ce n'est pas très— "
Elle s'interrompit. Sur la quatrième chaise était apparu l'esprit. Le père de Mrs.McGonnagall ! Celui-là même qui était lié à la boîte de musique ! Le visage de Mélinda devint sévère et en colère. Elle en oublia les deux jeunes hommes.
- " Ce n'est pas ma faute vous savez… "
- " Oh vraiment ! " ironisa-t-elle, bouillonnante.
- " Il faut que vous m'aidiez… Ma fille… "
- " Que lui avez-vous fait ? Hein ! Répondez ! "
- " Hé ! Mélinda ! " l'appela Sirius. " Contre qui t'énerves-tu ? "
- " Ils ne me voient pas, vous vous rappelez ? Ils doivent être en train de penser que vous êtes folle… "
- " La ferme ! "
- " Heu… d'accord. "
- " Ha, ha, ha ! "
Mélinda ferma les yeux et respira un bon coup. Quelle idiote ! Elle ne devait pas rentrer dans son jeu. En plus, que faisait-elle là alors qu'elle était dans une urgence ! Mon dieu, elle n'y arriverait jamais…
- " Est-ce que tout va bien ? " demanda Potter.
- " Je suis vraiment, vraiment, désolée… " s'excusa-t-elle piteusement. " Je crois que ça m'a plus marquée encore que je ne l'aurais cru. De mauvais fantômes… ont ressurgi. Mais ça ira. Ils appartiennent au passé. "
Ils ne parurent pas tout à fait convaincus.
- " Il faut que j'y aille, " dit-elle. " Merci. Merci beaucoup pour votre aide… vraiment. "
- " C'est rien ! Tu parles ! " reprit Black en souriant. " Tu veux qu'on t'accompagne ? On a fini notre journée. "
- " Pas moi, " reprit Potter. " Enfin, j'ai terminé mais… j'ai quelque chose à faire ce soir qui mérite beaucoup de préparations ! "
- " Ne vous inquiétez pas, tout va bien ! " assura Mélinda en se levant. " C'est bon, je m'en suis remise. J'ai l'hab…it… Enfin ! Ça ira. "
- " Non, non, j'insiste. "
Black et Potter se levèrent tout aussitôt.
- " Bon, j'y vais, moi. Ravi de t'avoir rencontré Mélinda. J'espère que la prochaine fois, on pourra discuter dans de meilleures circonstances ! " lança Potter en reculant.
- " Moi aussi ! Et bonne chance pour ce soir ! " le salua-t-elle.
- " Bonne chance ! " s'exclama Black. " On y va ? "
- " Vraiment, tu n'es pas obligé de m'accompagner… " reprit-elle.
- " Je le répète : j'insiste. Et tu ne pourras pas te défaire de moi si facilement ! "
- " C'est bien ce qui m'inquiète ! "
- " Alors, où te rendais-tu ? "
- " À Ste Mangouste, " murmura-t-elle.
- " Et bien ! Tu es plutôt intuitive ! "
Mélinda ne répondit rien, ne rit même pas. La blague était un peu déplacée… en fait, elle n'apprécia pas vraiment.
- " Désolé, " s'excusa-t-il en grimaçant. " J'en fais parfois trop… Mais, pourquoi ne transplanes-tu pas ? " demanda-t-il à voix basse.
- " Parce que je ne le peux pas, " répondit-elle. " Je ne suis pas une… hum… tu-sais-quoi. "
Black la regarda sans rien dire, visiblement surpris.
- " Ah bon ! " souffla-t-il. " J'ignorais que les moldus avaient le droit de travailler dans la communauté. "
- " Je ne suis pas non plus une moldue, " dit-elle. " Et si on avançait en discutant ? " proposa-t-elle.
- " Est-ce que tu es… "
- " Une Cracmol ? Nop. Comme je l'ai dit à Lily, c'est plus compliqué que ça… "
- " Ah… Dis-moi, tu fais bien partie de la famille Gordon ? La vieille lignée ? Tu es la fille de Jones Gordon ? "
- " Entre autre… " Mélinda grimaça. Parler de ses parents n'étaient pas réellement un sujet qu'elle désirait aborder…
- " Je vois, " souffla-t-il.
Un silence s'installa entre eux.
- " Ce serait mieux si je t'aidais à transplaner, tu ne crois pas ? " dit-il alors.
- " J'attendais que tu me le proposes, " sourit-elle.
Ils se dirigèrent alors dans une petite ruelle déserte et après avoir vérifié que personne ne les suivait, Black posa ses mains sur son épaule et dans un « POP », ils disparurent. Ils se trouvèrent alors dans le hall d'entrée de l'hôpital. Mélinda regarda la file d'attente et soupira. Elle n'avait pas tout ce temps devant elle ! Elle voulait pouvoir intervenir au plus vite. Elle ne savait pas combien de temps il faudrait à la musique pour agir sur une sorcière normale… Surtout une sorcière enceinte. Et il lui semblait qu'elle avait perdu un temps fou. Je déteste ma vie ! hurla-t-elle dans sa tête. Plus vite ! Plus vite ! Un futur bébé est en danger à l'heure où j'attends ! Il est peut-être même déjà… non, n'y pense pas, Mélinda ! N'y pense pas ! Elle dansait, passant d'un pied sur l'autre, le visage crispé par l'angoisse qui était redevenue aussi virulente que lorsqu'elle s'était précipitée hors du bar.
Elle sentit la main de Black se posait sur épaule et vit sur son visage qu'il s'inquiétait pour elle. Ce n'est pas moi qui suis en danger ! pensa-t-elle.
- " Qu'est-ce qui se passe ? " demanda-t-il.
- " Il faut absolument que je voie le Dr.Griboy ! " lui dit-elle en se mordant la lèvre.
- " C'est si grave que ça ? " la questionna-t-il.
- " Je ne sais pas encore si c'est grave… mais c'est important et très urgent ! Je ne sais pas comment je peux t'expliquer ça… Mais il faut que je trouve l'adresse d'une femme dont je ne connais rien… Merde ! C'est chose vaine… Il doit avoir des dizaines de femmes enceintes… Merde, merde, merde ! "
La colère grondait. Comment ai-je pu être aussi idiote ? se maudit-elle. Elle en avait presque les yeux qui en pleuraient et avait l'impression de perdre complètement la tête. Le jeune Black devait la penser folle à l'heure qu'il était…
- " Hé ! Hé ! " La main de Black qui tenait toujours son épaule resserra sa prise. " Calme-toi, d'accord ? Je crois que t'es encore sous le choc… Je ne comprends pas ce que tu dis. De quoi parles-tu ? "
Mélinda secoua la tête. " Ça ne sert plus à rien maintenant… " Elle se sentait battue. Pire ! Elle était entièrement coupable.
Ré… Mi fa… Sol la… Do si-B la…
La mélodie… Elle l'entendait. Elle était là, mais plus lointaine…
- " Peut-être que tu te trompes… Dis-moi ce qui se passe… Mélinda ? "
Elle ne l'écoutait plus. Elle se concentrait sur la musique. Tout avait un rapport avec cette boîte. Si jusque là elle ne lui portait que malheur, elle ne pouvait pas non plus l'ignorer. Si on craignait qu'elle la retrouvât, alors elle devait tout faire pour y arriver. Il s'agissait également de son unique indice pour régler cette affaire. Car il ne s'agissait plus seulement de Mrs.McGonnagall ou de son père, mais de la vie d'une femme et de son enfant. Mélinda devait les retrouver.
La musique provenait d'un des couloirs à gauche du bureau d'accueil. Mélinda s'y avança, Black sur les talons.
- " Où vas-tu ? " demanda-t-il.
Mélinda ne l'entendit pas et continua d'avancer selon la musique.
La… si-B do… ré si-B la… si-B la…
Elle s'engagea dans l'ascenseur. La musique provenait cette fois d'en haut. Black continuait d'essayer de lui parler, de lui demander où elle allait, ce qui se passait cependant Mélinda ne lui répondait pas. Elle écoutait la musique…
" Sixième étage : Gynécologie, maladies génétiques, service spécifique aux enfants… " annonça une voix féminine.
Mais c'était la musique qui indiqua à Mélinda qu'elle s'approchait. Celle-ci devenait de plus en plus sonore, de plus en plus assourdissante, lui donnant des migraines. Elle quitta l'ascenseur et s'arrêta dans le couloir en regardant autour d'elle. Certains parents discutaient avec des médecins. Une femme pleurait au bout du couloir, tenant la main de son mari qui lui-même semblait au bord des larmes. Une petite fille tenait la main d'une Médicomage et toutes deux tournèrent au bout du couloir. Il y eut alors une terrible explosion de sons dans sa tête, la mélodie semblait se tordre dans les tons les plus aigus comme des crissements de pneus, une craie qui crissait sur un tableau… C'était si insupportable que Mélinda agrippa sa tête et serra aussi fort qu'elle pouvait ses oreilles comme pour se les arracher.
- " Mélinda ! Mélinda ! Qu'est-ce que tu fais ? " hurla la voix de Black qui tenta de lui faire lâcher prise. Elle l'entendit à peine… Mais ça la fit réagir.
- " J'ai mal, " cria-t-elle pour surpasser le volume des sons qui continuaient de tambouriner dans sa tête.
Mais aussitôt le dit-elle qu'elle n'entendit plus rien. Ce fut si soudain qu'elle eût comme un choc. Comme si elle était devenue sourde… Elle se releva aussitôt et se précipita vers le bout du couloir. Le temps pressait ! Elle le sentait comme si une longue et large aiguille venait la transpercer au ventre. Il allait arriver quelque chose à l'enfant ! Et la mélodie qui reprenait de plus belles ! Mais cette fois, elle en était sûre, elle l'entendait de l'extérieur et non plus dans sa tête.
- " Mélinda ! " l'appela Black en courant derrière. " Mais qu'est-ce que tu fais ? Où cours-tu ? "
Elle n'eut pas le temps de lui répondre, tout son souffle lui servait à courir encore plus vite. Elle avait alors l'impression que la porte qu'elle voulait atteigne s'éloignait d'elle au fur et à mesure qu'elle avançait. Pourtant, elle y était presque ! Sa main se posa sur la poignée, elle ouvrit la porte et manqua de trébucher à cause de son élan. La porte vint claquer contre le mur d'à côté, Mélinda fixa la femme qui tenait une seringue. L'aiguille s'enfonçait dans son ventre… Et la femme la regarda avec un regard absent. Elle les avait peut-être entendu mais elle ne les voyait pas.
- " Il faut l'arrêter ! " lâcha-t-elle en se précipitant vers la femme. " Madame, madame ! Reprenez-vous ! " Elle tenta d'atteindre la seringue mais la jeune femme la repoussa.
Elle regarda autour d'elle et chercha la boîte à musique. Celle-ci était ouverte et faisait retentir sa musique démoniaque dans la pièce. Mélinda se sentit défaillir mais elle tînt bon. Elle devait aider cette femme ! Elle devait le faire ! Concentre-toi, se répéta-t-elle. Ne l'écoute pas ! Surtout, ne l'écoute pas ! Elle allait la refermer quand une main forte attrapa la sienne et qu'on l'obligea à reculer. Black la maintenait alors à l'écart de la boîte en se plaçant entre elles.
- " Qu'est-ce que tu… " rouspéta Mélinda avant de remarquer son regard. " Oh non ! "
Il avait ce même regard perdu que la femme enceinte et probablement le même que lorsque Mélinda elle-même se trouvait sous l'ensorcellement de la musique. Il s'avançait vers elle dangereusement. C'est comme Regulus, songea-t-elle. Il est tout aussi effrayant que lui quand il est en colère ou… en missions… Mélinda recula, préférant garder le plus de distance entre elle et lui.
- " Black ! Black ! Réveille-toi bon sang ! " tenta-t-elle.
En vain.
Lily tremblait. Elle n'y pouvait rien mais l'excitation était telle qu'elle avait envie d'hurler de joie, de sauter, de courir, de danser… Elle avait alors l'impression de retomber en enfance, quand son père les emmenait Pétunia et elle dans ce grand parc près de Boston et qu'elles couraient dans l'herbe en riant de bonheur. Lily sourit en se rappelant ces bons souvenirs de famille. Ceux qui lui faisaient espérer qu'elle aussi vivrait ça avec ses propres enfants. Seulement, elle voulait un garçon et une fille. Pour l'équilibre. Elle gloussa. Attends un peu ma belle ! se reprit-elle. T'y es pas encore, alors sois patiente… Profite de ce moment !
Elle s'était habillée d'une robe blanche qui s'évasait à partir de la taille et portait à ses pieds de tout petits talons pour ne pas se fatiguer si James avait prévu une balade. Avant ou après la demande ? se demanda-t-elle rêveuse.
On frappa à la porte et elle courut ouvrir.
- " Oui ! " dit-elle en ouvrant la porte.
James lui souriait à s'en décrocher la mâchoire.
- " Attends un peu de voir la bague ! " la rabroua-t-il.
Lily le fit entrer, referma la porte à clef à double tour et se tourna vers lui, impatiente. Oh, la, la ! Je suis trop excitée pour être naturelle, pensa-t-elle. Il va falloir que tu te calmes, Lily… Sinon tu vas lui faire peur. James s'approcha d'elle et l'enlaça par la taille avant de transplaner.
Ils apparurent dans une petite ruelle étroite, James glissa sa main dans la sienne et ils s'avancèrent dans la rue bondée.
- " C'est par ici, " lui annonça-t-il.
- " Oh James ! " se contenta-t-elle de dire, émue. " Tu ne pouvais pas mieux choisir. Paris ! La ville des amoureux. J'en rêvais… "
- " Je sais, " dit-il en souriant. " C'est pour cela que je l'ai choisie. "
Il la guida ainsi jusqu'à la tour Eiffel et la fit monter d'abord au premier étage où ils firent le tour avant d'atteindre le sommet. Lily ressemblait à une petite fille, se précipitant de part et d'autre, émerveillée par la vue de la capitale. Elle avait l'impression de dominer le monde et de voler. L'allégresse s'ajoutant à ce sentiment, elle était définitivement heureuse. Elle embrassa James avec tellement d'amour qu'il avait l'impression de goûter à ses lèvres pour la première fois.
- " C'est magnifique, " répéta-t-elle encore une fois, s'appuyant sur son épaule alors qu'il la tenait à la taille.
- " C'est ici que j'avais prévu de te dire que j'étais diplômé et que j'avais trouvé un travail, " déclara-t-il.
Lily rit de bon cœur. C'était vrai qu'il ne pouvait plus lui en faire la surprise, à présent… Mais cela ne changeait rien à son bonheur. Elle déposa un tendre baiser sur sa joue auquel il répondit en faisant de même, puis ils descendirent de là et revinrent sur leur pas tranquillement. Ils s'avancèrent dans la rue qui, au lieu de se vider, s'était remplie de nouveaux passants, de nouveaux touristes, de nouveaux adolescents amoureux avec lesquels ils paraissaient se fonder. Puis ils entrèrent discrètement dans une rue déserte et transplanèrent de nouveau.
Cette fois, James l'emmena sous l'arc de triomphe. Lily était comblée. Cette soirée se passait comme elle le rêvait la nuit. James était serein, il l'entourait de cet amour et son coeur disait oui à chaque fois qu'il battait. Le soleil d'été était encore loin de se coucher mais c'était comme si. Il faisait chaud, très chaud. Si les passants se plaignaient de cette chaleur, ils ne devaient pas néanmoins ressentir ce feu qui brûlait en elle. Tout son corps bouillonnait d'impatience. À chaque fois que James allait prendre la parole, elle se demandait « Va-t-il le faire ? ». À chaque fois cependant, il la détrompait, commentant le monument, lui demandant son avis, lui parlant de tout, de rien, de la ville… Ce n'était pas ce que Lily voulait entendre bien cela lui plaisait quand même. Elle espérait tellement entendre cette phrase qu'elle était distraite à ses paroles et n'entendaient que les mots qu'elle voulait qu'il dît. Veux. Tu. M'épouser.
- " Oui ! " répondait-elle de tout cœur.
James éclatait alors de rire.
- " Pas encore mon amour, " lui répétait-il. " Pas encore… "
- " Tu es cruel, " dit-elle en bougonnant. " C'est inhumain de me faire attendre comme ça ! "
- " Plus l'attente est longue… "
- " Plus le plaisir est grand ! Je sais ! Mais je n'en peux plus de patienter. Demande-le moi, maintenant, tout de suite. "
James l'embrassa. Ce n'était pas exactement ce que je demandais, pensa-t-elle, mais c'est bon aussi.
- " Lily, " dit-il alors avec sérieux.
Elle sentit son cœur battre alors qu'il s'approchait d'elle et lui prenait ses mains, la fixant droit dans les yeux. Oh, la, la ! Ça y est ! Il va le faire, gloussa-t-elle dans sa tête.
- " Je t'aime. " Il l'embrassa sur le front. " Je veux passer ma vie avec toi. " Il l'embrassa sur la commissure des lèvres. " Veux-tu… "
- " Oui ! " l'interrompit-elle sans même le vouloir.
- " Attends au moins la question ! " rouspéta-t-il en pouffant.
- " Pardon. Vas-y. Je ne t'interromprai plus, promis ! " jura-t-elle.
Il continua de sourire.
- " Veux-tu venir habiter chez moi ? " termina-t-il.
- " Mais… " Lily semblait légèrement déçue. Bien que la perspective de vivre avec lui la comblait de joie, bien sûr ! " Ce n'est pas un peu trop petit chez toi ? "
- " Pas dans le studio, dans un vrai chez nous ! " la reprit-il. " Une vraie maison avec un vrai jardin ! "
- " Oh James, bien sûr que je le veux ! Et dès ce soir ! " Elle l'embrassa. " Une petite maison rien qu'à nous… " soupira-t-elle de bonheur. " Avec un seul étage et une cheminée. "
- " Surtout une cheminée, " sourit-il.
- " Dans un lieu paisible, loin de la ville, " continua-t-elle.
Ils se mirent en route vers le restaurant.
Enfin, il allait lui demander sa main.
- " Waouh ! " lâcha Sirius en ouvrant la porte.
- " Chaud devant ! " s'exclama Peter en se mettant de travers alors qu'ils portaient Remus par les épaules.
Comme pendant les soirées de pleine lune, la soirée avait été agitée. Seulement, cette fois, quelque chose avait changé et jamais Sirius et Peter ne s'étaient autant amusés. La potion Tue-Loup avait fait des merveilles ! La partie humaine de Remus ne s'était pas assoupie comme d'habitude, laissant place à l'animal féroce que représentait le loup, mais il avait été pleinement conscient ! Sirius s'en sentait soulagé. Après ce qui lui était arrivé la veille, il ne voulait pas en plus endosser la responsabilité seul de maintenir le loup-garou au calme.
- " Ça va vieux ? " demanda Patmol en fouillant dans les placards.
- " À part les courbatures et la fatigue… je suis on ne peut mieux ! " lui répondit-il enthousiaste.
C'était la première fois que Remus réussissait à sourire après une nuit de pleine lune. Généralement, il en ressortait tellement fatigué qu'il se contentait de grogner ses réponses.
- " Tiens, bois ça. " Sirius lui tendit une fiole remplie d'une potion dont les propriétés servaient à soulager des douleurs musculaires.
- " Merci. " Remus la but d'une traite et laissa sa tête retombée sur le dossier de sa chaise.
- " On va y aller alors, " déclara Sirius en baillant. " Je vais aller piquer un bon gros somme ! "
Il massa son cou en s'étirant. Le Guérisseur lui avait pourtant dit qu'il lui faudrait du repos après ça…
- " Elle m'a vraiment massacrée le dos, " grogna-t-il.
- " Tu as dit qu'elle n'avait pas utilisé de baguette ? " redemanda Peter.
- " Ouais, " souffla-t-il. " Rien qu'avec ses mains, enfin… C'est ce dont je me rappelle. "
- " Et tu as dit qu'elle s'appelait comment ? " demanda Remus.
- " Mélinda Gordon, " répondit-il. " C'est la patronne de Lily, mais elle doit avoir…quoi ? un an ou deux de moins que nous ? "
- " Mélinda Gordon… " répéta Peter en se caressant le menton, les sourcils froncés.
- " Qu'est-ce qu'il y a Peter, tu la connais ? " questionna Remus.
- " C'est pas celle dont parlait… ? " murmura-t-il avant de se reprendre. " Hein ? Quoi ? Euh… Ben, Gordon, c'est une famille ancienne non ? "
- " Yep, " acquiesça Sirius. " Bon ! C'est pas tout ça mais j'vais aller dormir, moi ! "
Peter et lui transplanèrent alors chacun dans leur appartement. Sirius prit une rapide douche, retira tous ses vêtements et plongea sous la couette en grognant. Il commençait déjà à ressentir le contre effet de sa nuit passée à gambader en plus du choc qu'il avait eu quand elle l'avait balancée sur le mur… N'empêche, cela avait été une drôle d'expérience et il ne pouvait pas lui en vouloir. Il s'était réveillé sur un lit à l'hôpital apparemment une demi-heure après avec le souvenir d'avoir manqué de l'agresser. Il se rappelait qu'il était entré à sa suite dans la chambre et qu'il avait lui aussi vu la femme en train de plonger une seringue dans son ventre. Mais après ça, les images se brouillaient. Il se rappelait d'avoir entendu une jolie mélodie, d'avoir vu la boîte de musique… Mélinda de dos qui tentait de la fermer. Lui qui était allé l'en empêcher sans même y avoir réfléchi… Lui toujours qui s'avançait vers elle… Cette envie irrésistible et bestiale de lui faire l'amour… La peur qu'il avait vu dans ses yeux sans le voir… Et l'effet d'être projeté en arrière… Puis le noir. C'était angoissant l'idée d'avoir perdu tout contrôle sur lui-même. Il avait eu alors l'impression de comprendre ce que pouvait ressentir Remus au réveil après une nuit de pleine lune. Enfin, plus maintenant…
Mais comment s'y était prise ? Elle lui avait dit qu'elle n'était pas sorcière. Pourtant ce ne pouvait être autre chose que de la magie. Sans baguette. Mais de la magie quand même. Encore heureux qu'elle t'ait arrêté ! songea-t-il, la tête enfouie dans ses oreillers. Il ne pouvait pas s'allonger sur le dos. Ça lui brûlait. La preuve qu'elle lui avait fait quelque chose. Être simplement projeté contre un mur lui aurait fait certes mal, mais pas à ce point. Les brûlures ne s'expliquaient pas ainsi. Cependant elle refusait de lui expliquer. « C'est compliqué… » avait-elle dit, baissant les yeux. Quant aux Guérisseurs… « Secret professionnel, je suis désolé Mr.Black. Mais ne vous inquiétez pas, dans deux jours, vous ne sentirez plus rien. Elle vous a simplement éraflé. » Éraflé ?! Ils appelaient ça ainsi ? Il se demanda ce que cela aurait fait si elle ne l'avait pas ménagé. Très mal, sûrement.
Quant à cette histoire étrange… Elle lui avait vaguement expliqué que la boîte de musique était ensorcelée par de la magie noire et qu'elle ne s'en était pas rendue compte avant de l'avoir vendue. Elle ne lui dit pas comment exactement elle avait su… prétextant qu'elle-même y était soumise. « C'est pour ça que j'entendais la musique dans ma tête et que j'ai eu des réactions bizarres. » Ça n'expliquait pas non plus comment elle s'en était protégée dans la chambre. Pourquoi la femme enceinte et lui avaient-ils été touché et pas elle ? Elle avait haussé les épaules. Pourtant, Sirius la suspectait de le savoir, ou d'avoir des hypothèses dessus. Il l'avait perçu dans son regard qui lui demandait de ne pas poser plus de questions.
Sirius soupira. Cette histoire… ça sentait le secret. Quelque chose d'important et qui la concernait. Et forcément, en bon Maraudeur qu'il était, ça l'intriguait. Il voulait savoir. Il le voulait absolument. Quoi que ton secret puisse être, je le découvrirai ! Foi de Maraudeur ! se promit-il avant de s'endormir.
Regulus restait silencieux dans le salon tandis que Mélinda se changeait dans la chambre. Il n'avait rien dit lorsqu'il avait reçu un message du Dr.Griboy pour qu'il vînt la chercher à l'hôpital. Il n'avait rien dit lorsqu'elle s'était elle-même tue sur le sujet. Il écouta vaguement les paroles du Dr.Griboy qui rapportait l'histoire avec pas mal de puzzles manquants. Il n'avait rien dit sur les fréquentations de sa femme. Pourtant, il le pourrait. Sirius Black ! Pourquoi traînait-elle avec ce gars ? Qu'elle le rencontrât par hasard, d'accord. Mais pourquoi s'embêtait-elle avec lui ? Il espérait qu'elle allait arrêter ça sans qu'il n'eût à lui dire. S'il lui parlait de ce qu'il pensait de tout ça, probablement se disputeraient-ils et ce n'était pas le moment. Pas ce soir.
Pourtant, la colère qu'il ressentait ne s'estompait pas. Apprendre que son frère avait tenté d'agresser sa femme, même ensorcelé par une boîte de musique piégée de Magie Noire, lui donnait des envies de meurtre. Il avait cru qu'il allait transplané, le retrouver et, si ce n'était le tuer – ce qui plairait sans doute au Seigneur -, le torturer jusqu'à ce qu'il fût au bord du gouffre. Il l'imaginait pour tempérer son humeur. Calme, calme, se répétait-il.
Il jeta un coup d'œil vers sa montre et fronça les sourcils. Si Mélinda ne se dépêchait pas, ils allaient être en retard. Lui, ça ne le dérangeait pas trop mais il savait que sa mère en profiterait pour la critiquer. Il se leva, s'avança vers les escaliers, monta sur les deux premières marches et l'appela.
- " J'arrive ! " cria-t-elle en retour avant d'apparaître devant lui vêtue de son haut bordeaux foncé semblable à un petit corset qui embrassait la forme de ses seins dans un triangle sur lequel les pointes se prolongeaient par des lanières noires. Par-dessus, elle avait mis un petit gilet noir et en pantalon, un jean moulant.
- " Tu es magnifique, " commenta-t-il en souriant alors qu'elle se tenait plus qu'à deux marches de lui. " Ça te va bien mieux quand tu mets ta mèche de côté comme ça que lorsque tu fais cette espèce de… "
- " Permanente, " termina-t-elle. " Bon, tu es prêt ? "
- " C'est plutôt à moi de te le demander ! N'oublie pas de mettre ta bague, ce soir… "
Ils descendirent les escaliers et rejoignirent l'entrée de la porte. Il l'attrapa par la taille et ils transplanèrent. Ils apparurent devant la porte d'entrée du manoir du 12, Square Grimmaurd. Regulus frappa trois coups secs à la porte. Une minute après, quelqu'un vînt les ouvrir, les bras ouverts.
- " Vous voilà enfin ! " s'exclama Bellatrix en les incitant à entrer. " Allez, entrez ! Entrez ! Mélinda, ça fait un bail ! "
Après quoi, elle enlaça Mélinda avant de se tourner vers son cousin et de le saluer d'un signe de la tête.
- " Mélinda, Regulus. " La voix autoritaire de Mrs.Black résonna à travers toute la pièce alors qu'elle apparaissait devant les escaliers, droite et fière, le menton rehaussé, les lèvres pincées s'étirant pour ne formait plus qu'une ligne noire alors qu'elle souriait.
Mélinda réprima un soupir et vînt l'embrasser sur la joue, du bout des lèvres. La femme avait ses manies. Elle ne voulait pas qu'on la touchât mais ordonnait qu'on l'embrassât sur les deux joues. Quand son fils s'avança néanmoins vers elle, Mrs.Black le prit dans ses bras et claqua deux baisers secs sur chaque joue.
- " Je désespérais de vous voir ce soir, " dit-elle d'un ton accusateur, ses yeux balayant de la tête au pied Mélinda. " Encore heureux que vous savez bien vous tenir en public, ma fille. "
- " Merci, mère, " répondit Mélinda.
Regulus l'observa. Bien que son visage souriait, il voyait bien qu'elle s'efforçait à encaisser.
- " Regulus. " Rodulphus Lestranges lui tendit la main.
Regulus la serra et fit de même avec le reste des invités. Il y avait là ses deux cousines, Bellatrix et Narcissa, le fiancé de Bellatrix, Rodulphus et son frère, Rabastan, deux de ses oncles, Lucius Malfoy et… Lord Voldemort. En le voyant présent, Regulus fit un pas en arrière avant de se reprendre. Jamais Mrs.Black n'avait accueilli à sa table le Seigneur des Ténèbres. Pourtant se trouvait-il là ?
- " Bonjour Regulus, " dit-il d'une voix sifflante. " Tu as l'air… surpris de me voir présent. Ne t'a-t-on donc pas prévenu ? "
- " Non, Seigneur, " répondit-il.
Il se tourna vers Bellatrix qui secouait lentement la tête pour lui faire comprendre qu'elle n'était pas dans le coup mais dont le sourire ne cachait pas néanmoins un certain amusement.
- " Votre mère a pensé bon de nous inviter, " expliqua Lucius en souriant. " Je vous en suis reconnaissant, madame. "
- " Voyons, voyons, ce n'est rien, " répondit-elle avant de poser ses deux mains sur Narcissa. " C'est votre femme qui me l'a judicieusement suggéré. "
Narcissa avait un sourire carnassier et triomphant. Elle le toisait avec insolence et satisfaction. Regulus était coincé. Il ne pouvait rien faire. Il jeta un bref regard vers Mélinda qui, elle, ne quitta pas le Seigneur des Morts des yeux, le visage impassible mais il vit dans ses yeux qu'elle était inquiète et qu'elle appréhendait la suite. Déjà, le Mage Noir s'avançait vers elle.
- " Nous ne nous connaissons pas, il me semble, " dit-il. " Vous ne nous présentez pas ? " demanda-t-il vers Mrs.Black d'un ton autoritaire.
- " Bien sûr ! Où avais-je la tête ? " Mrs.Black fit un geste à Regulus de s'avancer. " Allons, mon fils, présente-la lui. "
Lord Voldemort se tourna vers lui, le regard amusé, le sourire aux lèvres. Il savait ! Regulus tenta de se reprendre en calmant sa respiration saccadée, il desserra sa mâchoire et s'avança pour se placer derrière Mélinda. Il posa ses mains sur ses épaules et se rendit compte qu'elle tremblait légèrement, de façon imperceptible pour le regard. Il pressa ses doigts sur ses épaules pour la rassurer de sa présence. Il regarda le Seigneur des Ténèbres droit dans les yeux.
- " Voici Mélinda Gordon, ma femme. "
