Le dernier Oumpa Lumpa sortit de la salle vers 21h. Je tomba littéralement sur le lit de fatigue. Je n'avais jamais fait autant d'examen sanguin, de bilan, d'auscultations, d'hypothèses… Mais qu'est-ce qui peut leur arriver ? Je ne comprends pas… Aucun ne réagit de la même façon face à ce virus, il n'y a que trois symptômes communs : mal de ventre, fièvre et malaise. Après, chacun réagit différemment.
Maggie : (me sortant de mes pensées) Méli, je vais me tirer une balle !
Moi : Moi aussi, ces symptômes me laissent sans voix…
Maggie : Mais non ! Je parlais des Oumpa Lumpa ! ils me font toujours aussi peur !
Moi : (riant) irrécupérable…
Maggie : Et ! En attendant c'est pas moi qui suis allongée sur le lit médical !
Moi : Après tout, je suis morte, alors ma place est sur ce lit !
Maggie : (levant les yeux au ciel) Mais bien sûr… Et c'est moi qui suis irrécupérable après ?
? : Oh ! Une nouvelle malade !
Ma tête se dressa vivement pour voir le propriétaire de cette magnifique voix. Je ne me trompais pas, Willy Wonka. Oh non… Je sens venir le pire…
Maggie : Tiens ! (me regardant avec un grand sourire) Bonjour chère patron !
Willy : Bonjour les filles ! Désolé je voulais passer ce matin mais je n'ai pas eu le temps, je me rattraperais demain matin !
Maggie : Mélisandre ! Tu as vu qui est là ?
Moi : (murmurant entre mes dents) c'est bon Maggie… Arrête…
Willy : Et bien Mélisandre, déjà achevée ?
Moi : un peu…
Maggie : pourquoi ? Vous voulez la réanimer ?
La s'en était trop, je lui ai balancé le coussin dans la tête, ce qui la fit rire de plus belle. Je risqua un regard vers M . Wonka et l'aperçue le sourire aux lèvres en train de me regarder. Je me sentais encore plus gênée du coup…
Willy : votre première journée s'est-elle bien passée ?
Maggie : Oh ! Magnifique !
Willy : (souriant de toute ses dents) Excellent ! (me regardant) vous avez trouvé quelques chose ?
Moi : (regardant mes pieds) Oh euh… On a découvert 3 symp…
Maggie : Oh mon dieu ! Mon bipper sonne on m'appelle !
Willy : A vraiment ?
Maggie : Oulala oui !
Moi : ? Mais enfin Maggie on a pas de…
Maggie : (me coupant avec un clin d'œil) Cela doit être une urgence avec les nains Oumpa truc ! A plus !
Et elle partit, me laissant encore une fois seul avec cet homme horriblement paralysant… Je me cacha derrière mes long cheveux et regarda le sol, assise sur ce grand lit blanc. Je m'attendais à ce qu'il suive Maggie, mais il se tourna vers moi et vint se poster devant moi. J'étais tellement gênée que je n'osais le regarder en face.
Willy : Vous disiez belle enfant ?
Ça va pas du tout m'aider s'il me dit ça en plus…
Moi : (rougissant) et bien… on… on a trouvé 3 symptômes communs… On va essayer de trouver une maladie ou un virus qui pourrait… s'en approcher… mais certains médicaments humain arrivent à les calmer, comme les antalgiques…
Willy : (s'asseyant près de moi) C'est excellent !
Moi : Mais on a pas encore trouvé qu'elle était leurs maladie !
Willy : C'est déjà un excellent début si vous avez réussi à en calmer la plus part !
Moi : oui… C'est vrai..
Willy : (me souriant de plus bel) Je ne regrette pas une minute de vous avoir embaucher ! Votre réputation disais vrai !
Moi : (petit sourire gênée vers lui) Merci… Je ne pensais pas que nous étions d'aussi bon médecins à vos yeux !
Willy : (me regardant) et d'aussi jolie filles…
Il planta son regard malicieux dans le mien et me fit un demi sourire… Je tourna brusquement la tête pour éviter son regard, mais il remit une mèche de mes cheveux derrière mon oreille, ce qui me fit tourner la tête à nouveau vers son magnifique visage. Je ne sais pas du tout ce qu'il me prit, mais entre les suppositions de Maggie, ses phrases charmeuses, ses actes et son sourire, je ne pouvais résister à l'envie d'attirer sa tête vers la mienne, de poser mes lèvres sur les siennes, de sentir sa peau contre la mienne, de sentir son souffle sur mon visage… Je fus si surprise de mon geste que je me sépara de lui immédiatement en prenant ma bouche dans mes mains. Il semblait aussi surprit que moi, et clignait des yeux pour s'assurer que ce n'était pas un rêve. Malheureusement ou heureusement, je ne savais pas vraiment, ça n'en était pas un, et j'avais bel et bien embrassé mon patron. Malheur, malheur, malheur, malheur !
Moi : Oh mon dieu ! Excusez-moi…
Willy : (toujours surpris) Je…
Je ne le laissa pas finir que je me leva en catastrophe, retira ma blouse et sorti de la salle en courant. Je ne réalisais toujours pas… Je courra le plus vite possible jusqu'à ma chambre, ignorant les arbre de bonbèque fruité, l'herbe de sucre de canne, les fleurs de sucettes à la fraise ou bien même la rivière de chocolat au lait… Je courrais pour rentrer le plus vite dans ma chambre, me jeter sous mes draps et mourir de honte jusqu'à la fin de mes jours. Pourquoi je me mettais dans un tel état me direz-vous ? pour la simple et bonne raison que si je gardais ma place de médecins c'était un miracle ! Je ne connais cet homme que depuis 2 jours, et je lui saute au coup comme ça, comme une vulgaire…trainée ! Qu'elle honte… Je me pensais plus forte que ça ! il doit avoir honte lui aussi, d'avoir embrassé une simple employée .. Seigneur je voudrais mourir de honte…Arrivée dans ma chambre, je me jeta sous mes draps pour étouffer mes sanglots. C'était puérile et sans intérêts, mais au bout d'une heure, je fus totalement calmée, et mon bon sens revenait. Avec un peu de chance, nous n'en reparlerons plus ! Voilà c'était la solution, ne plus en parler, ne plus y penser, oublier tout simplement, voilà, oublier…
….
Quand je me suis levée ce matin, j'avais la nausée. Etais-ce de ne pas avoir manger hier soir ou de n'avoir quasiment pas dormi ? Je suis descendue la première dans l'hôpital, histoire de me plonger dans la maladie des Oumpa pour ne plus penser à M. Wonka. Les premières consultations ne donnaient rien, leurs virus était incernable, quand la porte me fit sursauter.
? : te voilà enfin ! Ça fait 1h que je te cherche !
