Yoooo ! Me voilà de retour après une absence beaucoup trop longue. J'ai eut des impératifs IRL qui m'ont empêché d'avancer ! Je tiens à remercier tou•te•s celleux qui ont laissé une review ou bien qui suivent l'histoire, cela me fait super plaisir et m'encourage pour la suite o/
L'étude du corbeau
Son toast avait un goût de carton. Elle le mâchait d'un air absent avant de l'avaler avec difficulté bouchée par bouchée. Andraste tournait autour d'elle tel un vif d'or, essayant de regrouper dans une pile de feuilles volantes, schéma et notes qui semblaient traînaient depuis une éternité. Parfois elle claquait la langue et reposer le parchemin. Une brosse à cheveux la suivait avec vaillance, essayant de brosser sa chevelure emmêlée.
- Vchien 'li.
Lily termina l'unique toast de son petit déjeuner et suivit la brosse qui elle-même suivait Andraste.
- La brosse te suit toujours.
- 'oddy 'ell !
Elle donna une partie de ses notes à Lily et récupéra sa baguette qu'elle tenait entre les dents.
- Finite incantatem. La brosse tomba par terre. Prête Lily ? Elle tourna les talons. De toute manière tu n'as pas le choix. Je ne supporte pas être en retard. Nous n'avons pas le temps de nous permettre d'être en retard dans la vie.
Elle reprit ses notes et partit d'un pas vif. Lily inspira profondément, priant Godric Gryffondor de bien vouloir lui insuffler le courage nécessaire pour faire face à ce qui l'attendait hors du refuge et de veiller sur elle. Elle glissa sa main dans sa poche et serra l'avion en papier que James avait ensorcelé depuis l'infirmerie. Il ne lui souhaitait pas de la chance, ni même du courage. Amuse-toi bien. C'était ses mots. Amuse-toi bien... Comme si elle allait réussir à faire face au monde. Pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de sourire quand elle sentait le papier sous ses doigts.
Le portrait d'Helga leur souhaita une bonne journée quand elles quittèrent le refuge. Lily se retourna pour lui faire un petit signe, mais Andraste était déjà loin. La poufsouffle ne regardait pas derrière elle pour voir si Lily suivait, ni devant elle pour voir si la route était libre. Le nez dans les notes, elle murmurait des mots, parfois un rire lui échappait ou un grognement désapprobateur. Au début Lily fut tentée d'avertir Andraste des obstacles. Elle découvrit bien vite que c'était inutile. A chaque fois les obstacles évitaient la route d'Andraste. Comme une statue qui fit un bond pour éviter d'être sur la trajectoire de la poufsouffle. Lily ne savait même pas que c'était possible. Elle sentait les regards pesaient sur elle, mais la présence d'Andraste semblait retenir les autres élèves de se moquer d'elle ou de lui lancer un sort.
Elles finirent par arriver devant la statue d'une jeune femme assise qui donnait l'impression de s'endormir. Sa tête retombait sur sa poitrine et un léger ronflement s'échappait de la statue.
- Bien le bonjour Dame Epona. S'annonça Andraste.
Les ronflements se turent, mais la statue resta dans sa position ensommeillée.
- Hum hum. Dame Epona ? On pourrait croire que vous dormez. Insista la jeune femme.
Fascinée, Lily vit ouvrir la statue ouvrir un œil, puis un second. Elle jetât un regard agacé à Andraste qui venait de troubler son sommeille et se leva en étirant tout son corps.
- Bien sûr que non Miss Andraste ! Je ne faisais que réfléchir. La statue adressa un sourire à Lily. Vous êtes donc la nouvelle élève. Je vous souhaite la bienvenue dans mon étude, savez-vous ce que vous allez étudier ?
- Non, je ne sais pas encore Dame Epona. Répondit Lily mal à l'aise.
Allez-t-elle lui refuser l'entrée ?
- Ce n'est pas grave. La rassura d'un ton doux Epona. Vous aiderez les autres étudiants dans leur étude jusqu'à ce vous trouvez votre chemin.
La statue s'inclina dans une élégante révérence et s'écarta pour laisser passer les deux jeunes femmes. Andraste répondit par une révérence et donna un coup à Lily pour qu'elle fasse de même. Maladroitement la gryffondor attrapa les pans de sa jupe et se pencha, manquant de tomber. Elle se redressa les joues cramoisies, mais la statue ne faisait pas attention. Elle observait à travers une paire de jumelle des élèves en train de batifoler et les encourageait à mi-voix. Une arche était apparue derrière elle révélant une grande salle lumineuse. Andraste fit signe à Lily de la suivre.
La salle semblait ne connaître ni le temps, ni l'espace. Une élève assise au plafond était en train de lire comme si rien n'était, tête à l'envers. Dans un coin de la salle, la végétation était maître et des racines essayaient de s'enroulaient autour des chevilles de Lily.
- Cela doit être Sigrid qui te les envoie en guise de bienvenue. Expliqua Andraste.
La jeune fille au plafond était en train de redescendre, une file de livres la suivait usant de leur couverture pour voler comme des oiseaux.
- Alors c'est elle la nouvelle ? Demanda-t-elle d'un ton hargneux.
- Lily, Mélusine. Présenta Andraste. Elle ne sait pas encore quoi faire. Elle va donc nous aider sur nos différents projets.
La serpentarde jetât un regard remplit de mépris à Lily avant de tourner les talons.
- Je ferais passer le message dans ce cas.
- Cela fait plaisir de voir que je suis la bienvenue. Dit Lily avec nervosité.
- Nous ne sommes pas vraiment une bande de joyeux compagnons. On se supporte au mieux, au pire on teste nos inventions les uns sur les autres. Termina Andraste avec un sourire sournois. Tu devrais même te méfier du gentil Léandre, derrière ses allures innocente il maîtrise l'art des poisons.
Elles traversèrent une bibliothèque où les personnages sortaient la tête de pages pour jeter un regard curieux aux passantes. Des effluves de potions dorés la firent plonger dans un demi-sommeille quand elles passèrent à côté de chaudrons fumants. Andraste l'attraper par le poignet pour l'arracher à sa torpeur. La poufsouffle lui fit signe d'accélérer quand elles arrivèrent devant un laboratoire où des créatures de papiers enfermées dans des cages salivaient à l'idée de faire d'elles leur repas. La pièce ne semblait pas avoir de fond, ni même de logique. Un lieu semblait loin, mais il suffisait de vouloir y aller pour que deux pas suffisent pour y être. Des escaliers menaient au plafond, d'autres sur le vide. Une fois même le monde devint noir et blanc.
- Voilà mon atelier. Annonça Andraste.
Lily fut déçue, elle s'attendait à quelque chose d'étranges, surprenant, merveilleux, fantastiques, épatant. Pour faire bref quelque chose qui sortait de l'ordinaire. Cela ressemblait à un atelier de mécanique moldu. Pas de lumière magique, pas de notes qui volaient, tout était à sa place, tout était inanimé.
- Je pensais que ton étude avait un rapport avec ton don...
Andraste se retourna et lui adressa un sourire énigmatique.
- D'après toi, comment sont fait les plus grands objets magiques ? Je ne parle pas de balais, de rappeltout ou de baguettes magiques. Je te parle de la pierre philosophale, d'Excalibure, de miroirs conscient.
L'ambiance c'était fait soudainement plus sombre, comme si les lieux avaient une conscience propre et prenaient une allure mystérieuse et effrayante pour appuyer les propos d'Andraste.
- Ce ne sont que des légendes. Marmonna Lily.
- Idioties. Siffla Andraste. Assied toi.
Lily n'eut pas le temps de décider si elle avait vraiment envie de s'assoir Une chaise la bouscula et l'obligea à prendre place. La jeune femme était raide, elle n'avait pas vu Andraste jetait le moindre sort pour faire venir la chaise, elle était venue d'elle-même.
- Que devient-on quand on disparaît selon toi ?
Lily soupira, les questions métaphysiques n'étaient pas vraiment son genre.
- Je ne sais pas, certains disent qu'il y a le paradis, d'autres le néant, d'autres qu'on se
- Des souvenirs. La coupa Andraste. Tout objet qui disparaît laisse une trace dans ce monde, laisse des souvenirs. Ce sont ces souvenirs qu'on utilise inconsciemment pour faire de la magie. Dès qu'un objet disparaît, vivant ou non, il y a ses souvenirs qui persistent. Rares sont ceux qui connaissent leur existence, vivent avec eux et les subissent. Ceux qui connaissent l'existence de ses souvenirs les nomment Poussière. Car ils sont là, autour de nous, invisible à l'œil pourtant.
- C'est ton don, c'est ça ? Souffla Lily.
- Il me suffit de toucher un objet vivant ou non pour connaître son histoire dès l'instant de sa création. La plupart de ses souvenirs se contentent d'exister, d'autres s'emparent de ton esprit et essaient d'exister à travers lui.
Andraste se tut. Elle avait l'air nerveuse, comme si de mauvaises expériences lui revenaient en mémoire.
- C'est à cause d'eux que tu as eu tes cicatrices ? Demanda Lily d'une petite voix. Elle tendit la main pour réconforter Andraste, mais la poufsouffle s'échappa.
- La première fois que c'est apparu c'était lors des vacances d'été après ma troisième année. Père et mère m'avaient offert cette bague, une femme battue la possédait. Les souvenirs de la bague avaient été détruits par la douleur de sa propriétaire, il ne restait plus que les cicatrices de cette femme. J'ai dû apprendre à partager sa douleur. Le corps ne sait pas faire la différence entre la réalité et le souvenir quand il touche la Poussière.
- Donc tes crises s'étaient...
- C'était ces instants où je pouvais entrer en contacte avec la Poussière. J'ai appris à maîtriser ce don. James n'aurait pas dû te parler de mes crises. C'est uniquement pour ça que je te raconte tout ça. Ne pense pas que maintenant on va se tresser les cheveux et se raconter les derniers ragots sur les gobelins.
- Je ne crois pas que les filles se racontent des ragots sur les gobelins. Rétorqua Lily amusée.
- Ah. Est-ce se racontent quoi alors quand elles sont amies ?
- Tu n'as jamais eu d'amies ?
Andraste la regarda interdite quelques instants. Lily comprit qu'elle hésitait entre avouer qu'elle n'avait jamais eu d'amie et une réplique cinglante.
- C'est avec la Poussière que j'ai vu que tu étais innocente. Finit par lâcher Andraste détournant la conversation
- Tu as tout vu ?! Demanda Lily avec agressivité.
Elle avait l'impression qu'Andraste venait d'avouer qu'elle avait fouillé dans son journal intime. Elle sentit la chaleur envahir ses joues au fil des moments honteux qu'elle avait vécu et qu'Andraste avait donc vu.
- Je contrôle suffisamment maintenant pour voir uniquement ce que je veux voir. Expliqua la jeune femme pour la calmer. Quand je suis arrivée ici, Dumbledore m'a trouvée un mentor qui m'a appris à maîtriser ce don.
- Mais tu aurais pu tout voir si tu l'avais voulu. Fit remarquer Lily méfiante.
- La vie d'un troll est plus intéressante que la tienne. Je voulais juste m'assurer que tu étais innocente pour James.
- Alors il pensait que j'étais coupable aussi ?
Elle était déçue. Elle avait cru, espérer, que James au moins crois en elle. Que quelqu'un sache qu'elle était innocente sans preuve.
- Il a toujours su que tu étais innocente, il a passé tout son temps libre à te défendre, je voulais être sûre que son cœur ne soit pas brisé.
Lily jetât un regard sombre à la nuque d'Andraste. Penchée sur sa table de travail, elle rabbatit sa chevelure pour cacher ses joues qui s'empourprée. Lily se radoucit, Andraste était prête à tout pour son cousin.
- Et tu n'as pas pu découvrir qui est derrière tout ça ? Demanda Lily avec espoir.
Quitte à ce que l'on fouille dans sa vie, autant que cela soit utile. Andraste secoua la tête.
- C'est quelque chose qui vient du néant, qui n'a jamais existait, qui ne laisse pas de Poussière. Cette chose ne laisse pas de trace si tu préfères. Cela arrive uniquement quand un objet est là, mais ne devrait pas exister. C'est comme si l'univers même ne reconnaissait pas existence.
- Donc je dois lutter contre rien ?
- Rien peut être détruit. Si l'ordre de l'univers a été troublé, alors il faut le rétablir.
Dans la bouche de la poufsouffle cela semblait si simple, mais Lily avait l'impression qu'elle n'aurait d'autres choix que de quitter le pays.
- Tu savais que le créateur du vif d'or avait le même don que moi ? Je me suis basée sur son tout premier système pour créer cet oiseau.
Une petite chouette mécanique se tenait sur l'épaule de la jeune femme. Lily essaya de sourire comprenant qu'Andraste essayait de lui changer les idées.
- Il a dû l'adapter ensuite pour que le vif d'or puisse être créé par tout. Le tout premier toutefois utilisait la Poussière pour s'animer.
- Il est très beau.
L'oiseau étendit ses ailes et prit son envol vers le plafond. Lily le suivit du regard, elle le vit changer d'apparence, ses ailes s'agrandir, son corps s'allongea et se fit plus fin. Quand il se posa sur son épaule, il avait l'apparence d'un phénix.
- Tu peux le garder. Je l'ai terminé. Il prendra la forme que tu veux et pourra te protéger.
- Pourquoi ? Demanda Lily surprise.
L'oiseau frotta affectueusement son bec contre sa joue. Lily avait l'impression que ce n'était pas juste un bel objet magique capable de changer d'apparence. Il y avait dans ses billes de verres qui lui servaient de yeux une sorte de conscience. Elle se demandait si c'était son imagination. Andraste ne répondit pas, elle était trop occupée d'aller à l'armoire à sa bibliothèque, attrapant livres et objets divers qu'elle lâchait en désordre sur la table rapidement avant de repartir à la recherche d'autres objets. Laissés seuls, les objets s'organiser en petit clan, n'hésitant pas à se bousculer et Lily vit même un livre dévorer une note un peu trop lente à son goût.
- Pourquoi est-ce que tu me le donnes Andraste ? Répéta Lily. Andraste !
Elle se leva et dû l'attraper pour l'obliger à lui faire face. Consciente de la valeur du cadeau, elle en devenait méfiante. Si la poufsouffle avait ses raisons de l'aider, aucune n'était valable pour expliquer une telle attitude.
- Je pensais qu'il te plairait, mais si tu n'en veux pas, il peut rester avec moi. Répondit-elle agacée avant de se détacher de Lily et de reprendre sa folle course.
Lily recula d'un pas, surprise. Elle ne comprenait pas le soudain changement d'humeur de la poufsouffle qui se mettait à la fuir.
- Bien sûr qu'il me plait, mais ce n'est pas un cadeau que l'on fait à la légère.
Andraste ne répondit pas de suite, tournant le dos à Lily, elle était en train d'annoter un schéma tout en feuillant plusieurs ouvrages qui s'ouvraient devant elle les uns après les autres.
- C'est lui qui l'a voulu. Finit-elle par marmonner. Les objets animés par la Poussière choisissent leur compagnon.
- Juste parce qu'il s'est posé sur mon épaule, tu
- Cet oiseau est mon tout premier projet. Cela fait un peu plus de deux ans que je travaille dessus et il t'a choisi. Parce que tu es jolie, intelligente et en plus tu as de la compassion. Tu ressembles à une foutue princesse de conte de fée moldu et c'est tout ce qu'il aime de toute évidence. S'énerva-t-elle.
Lily voulut protester, assurant que l'oiseau devait rester avec elle, mais il planta fermement ses serres dans son épaule. Il l'avait choisi, elle, au détriment de sa propre créatrice. Lily se sentit coupable.
- Je vais voir si je peux apporter mon aide aux autres. Dit-elle doucement.
- Ouais fais donc. Répondit avec agacement Andraste.
La gryffondor jetât un dernier hésitant à Andraste qui boudait et finit par tourner les talons, l'oiseau sur son épaule. Elle avait l'impression que le destin s'acharnait sur elle. Elle avait réussi à se faire une alliée et il avait suffi que ce stupide piaf la choisisse elle et non Andraste.
- Est-ce que tu as un nom au moins ?
L'oiseau se contenta de cligner des yeux et pencha la tête pour qu'elle le caresse. Le métal était froid et dur sous ses doigts, mais c'était agréable pourtant.
- Tu devrais prendre une forme plus discrète en tout cas.
L'oiseau se réduisit et devint un minuscule vivet doré. Lily lui adressa un sourire satisfait et continua sa route. La salle était bien plus grande qu'elle ne l'avait imaginé. Elle aurait préféré rester aux côtés d'Andraste. Elle s'était prise d'affection pour la cousine de James. Elle pouvait se montrer drôle, avoir les mots justes et agir comme une véritable amie. Bien plus que celles qu'elle avait côtoyé pendant des années.
- Hey ! Evans ! Vient là. L'appela au loin Mélusine.
Cela sonnait comme un ordre aux oreilles de Lily, mais tous avaient été très clairs à ce sujet. Tant qu'elle n'a pas sa propre étude, elle aura pour mission d'aider les autres élèves.
- T'es aussi lente que le cerveau d'un gryffondor Evans. Enfin, pour ceux qui en ont un. S'agaça Mélusine. Attrape.
Elle jetât un livre à Lily après avoir jeté un regard furieux à l'oiseau qui se tenait sur l'épaule de la rousse. Elle continua à lui lancer des livres les uns après les autres au point que la pile menaça de s'écrouler.
- Pourquoi tu ne les poses pas sur la table idiote ? Siffla Mélusine.
- Peut-être parce qu'il y en a pas. Rétorqua Lily agacée.
- Je ne vois pas de quoi tu parles !
Une table était apparue non loin d'elle. Lily aurait juré qu'aucune table n'était présente il y a quelques secondes, mais Mélusine lui adressa un signe impérieux pour qu'elle aille les poser. La gryffondor roula des yeux, elle était prête à aider les autres élèves, mais pas à leur servir d'elfe de maisons. La serpentarde se saisit du premier livre qu'elle avait jeté à Lily.
- C'est bon. Tu peux ranger les autres.
- Range les toi-même !
Lily tourna les talons et s'apprêta à partir d'un pas vif, mais Mélusine la coupa dans son élan.
- Ne crains-tu pas d'être renvoyée de l'étude si tu ne fais rien ? Et après ça sera quoi ? Renvoyée de Poudlard ?
Elle lui adressait un sourire méchant, fière du tour qu'elle venait jouer. Lily dû se retenir pour ne pas lui sauter dessus et l'étrangler. Elle regrettait que ça ne soit pas socialement accepter de pouvoir étouffer les imbéciles. De mauvaise grâce, elle attrapa plusieurs livres pour les ranger elle ne savait où.
- Tu devrais avoir honte d'avoir volé cet oiseau. Après tout ce qu'elle a fait pour toi. Lui asséna Mélusine.
- Je n'ai rien volé. L'oiseau s'est posé de lui-même sur mon épaule.
Elles se jaugèrent du regard. Contrairement aux autres élèves qui détestaient Lily, Mélusine semblait avoir une propre raison. Une raison qui n'était pas dû à Rien.
- Fait en sorte sur les livres soient à leur place.
Lily ne prit pas la peine de lui répondre. Elle ne voulait pas montrer à Mélusine qu'elle avait été vaincue. Pourtant elle avait raison, elle n'avait d'autre choix que de faire ce qu'on lui disait de faire. L'oiseau se mit à entonner une mélodie qui lui était familière. Elle se mit à la fredonner en cœur, tout en rangeant les livres, rassurée qu'au moins la bibliothèque n'ait pas disparu.
La tâche de ranger les livres ne se révéla pas impossible, un code couleur sur la tranche indiquait dans quelle section ils étaient rangés, puis il suffisait de les mettre par auteur. Prise dans sa mission, elle ne prêta pas de suite attention aux êtres noirs se s'échappaient des livres pour se glisser sur sa peau. Quand elle vit le premier elle poussa un cri de surprise et lâcha les livres qu'elle tenait en main. Le mot cucurbitacée était en train de courir sur sa peau. Au début elle crut que c'était un insecte, mais non, c'était un mot. Et il n'était pas le seul à courir sur sa peau. Ils grossissaient à vue d'œil. Elle se retourna pour demander à Mélusine de l'aide, mais un mot lui rentra dans la bouche lui coupant la parole.
La respiration commença rapidement à lui manquait. Elle ferma les yeux et les mots en profitèrent pour se glisser sur ses paupières l'empêchant d'ouvrir de nouveaux les yeux. Elle tomba à genoux, si elle avait pu, elle aurait crié, mais les mots étouffèrent son cri.
Lâche une review si tu veux pas que Lily meurt o/ J'espère que ce chapitre vous a plus ! Si vous avez des questions, des remarques d'envie, envoyer votre hibou ! A la prochaine :)
