Coucou tout le monde !

J'espère que la reprise du travail ou des cours c'est bien passé pour tout le monde:P Parlons de chose un peu plus joyeuse : voici le prochain chapitre ! N'hésitez pas à me donner votre avis:D

Bonne lecture:P

...

Je finis par sortir de la chambre un peu secouée mais parfaitement calme. Je culpabilisais car en m'obstinant à aller sur le terrain j'avais manqué de me faire tirer dessus. Callen me rejoignit et à mon plus grand étonnement ne m'adressa pas un mot ni même un regard. Il me prit par le bras et marcha vers la sortie. Il m'en voulait, ça se voyait et il avait parfaitement raison ! Mais c'est dur d'avouer que l'on a tort surtout quand on s'appelle Rose Brown. Il me conduit jusque dans la voiture dans un silence pesant. Ce n'est qu'une fois la voiture sortie du parking que j'explosai :

-Je suis désolé. C'était égoïste, irréfléchie, irresponsable je le sais déjà ! J'aurais dû t'écouter et rester dans ce maudit bureau, m'exclamai-je, tu peux me faire tous les reproches je les mérite amplement.

Il restait silencieux et ne me jetait même plus un regard. J'étais vraiment douée pour me mettre dans de telle situation.

-Mais qu'est-ce qu'il t'a pris ?, s'écria-t-il.

Je l'avais déjà vu en colère mais rarement contre moi et franchement j'aurais aimé être transparente.

-J'ai eu.., hésita-t-il, la peur de ma vie et pourtant il m'en est arrivé des choses ! Alors oui je confirme c'était plus qu'égoïste.

Son téléphone sonna pour mon plus grand plaisir et je pus comprendre qu'il s'agissait de Sam qui avait trouvé le lieu où était la livraison d'armes. Le visage de Callen s'assombrit rapidement et je savais qu'il était en plein dilemme : continuer à me faire la morale ou aller rejoindre Sam.

-Tu peux y aller, lui assurai-je, tu me déposes au bureau et Hetty se fera un plaisir de me surveiller. De toute façon c'est exactement pareil que tu me disputes maintenant ou dans deux heures.

Il me jeta un regard noir et souffla. J'avais retardé l'heure de ma sentence de quelques heures.

(Centre des opérations)

Callen venait tout juste de me déposer et je me dirigeais vers mon bureau. Je culpabilisais toujours autant et je commençais à me demander pourquoi j'avais agi ainsi. J'étais en train d'analyser mon comportement de la journée quand j'arrivai dans mon bureau où Hetty se tenait déjà. J'allais encore passer un sale quart d'heure ! Je préférais ne rien dire et de toute façon je n'avais pas grand-chose pour ma défense. Je m'assis en face d'elle, évitant son regard qui semblait analyser le moindre de mes faits et gestes. Elle buvait une tasse de thé et semblait réfléchir à ce qu'elle allait me dire.

-Si c'est pour me passer un savon, vous pouvez tout de suite oublier, déclarai-je en croisant mes bras, j'ai déjà eu un avant-goût il y a une quinzaine de minutes et croyez-moi je ne vais pas passer une bonne soirée.

-Mon intention Mademoiselle Brown n'était pas de vous faire la morale car je suis sûr que Monsieur Callen le fera à merveille. J'aimerais juste comprendre, expliqua-t-elle en posant sa tasse, pourquoi.

-Je n'aime pas rester en arrière et attendre que les choses se fassent. J'ai peur que quelqu'un prenne ma place, avouai-je.

-Je n'ai aucunement l'intention de vous remplacer et vous le savez très bien. Votre place est au NCIS mais aussi chez vous. Par conséquent je veux que vous restiez chez vous demain, est-ce bien clair ?, demanda-t-elle en se levant.

J'acquiesçai silencieusement en me persuadant que j'avais vraiment besoin d'une journée de congé.

(Deux heures plus tard)

Tout le monde était rentré et ils étaient occupés à remplir leurs rapports. Ils avaient bien retrouvé la livraison et ils étaient surtout revenus en un seul morceau. Je préférais rester dans mon bureau pour éviter tout contact avec Callen car je savais bien qu'il était encore en colère.

-Deeks !, m'exclamai-je alors que je le vis passer dans le couloir.

Celui-ci revint sur ses pas et entra dans mon bureau l'air perplexe.

-On avait dit une semaine, c'est ce soir ou jamais, lui rappelai-je.

-J'avais espéré que t'avais déjà oublié, avoua-t-il en se passant une main dans les cheveux.

-Ne t'inquiètes pas, lui dis-je en posant une main sur son épaule avec un grand sourire, je suis sûr que tu peux le faire. D'ailleurs pourquoi tu n'es pas en train de remplir tes rapports ?

Il m'informa qu'ils avaient tous fini ce qui signifiait qu'il ne me restait plus que quelques minutes avant l'heure de mon exécution. Je souhaitai une dernière fois bonne chance à Deeks, rassemblai mes affaires et sortis de mon bureau. Je vis que Callen était en train de discuter avec Hetty et il ne restait plus que Sam qui était encore à son bureau.

-Tout va bien ?, me demanda-t-il.

-Comme quelqu'un que l'on amène à la potence, plaisantai-je, il est en colère ?, demandai-je en m'asseyant à la place de Deeks.

-J'aimerais pas être à ta place, me répondit Sam qui continuait d'écrire son rapport, il s'inquiète pour toi Rose.

Sam savait toujours où était le problème, à croire qu'il avait un don. Callen s'inquiète pour moi et moi aussi. Je ne savais pas ce que c'était être une mère et au vu de la journée d'aujourd'hui je pouvais dire que je commençais mal.

-Je sais que tu t'occupes parfaitement bien de ton filleul, alors tu peux arrêter de te poser des tas de questions même si c'est normal.

Il avait raison, comme toujours, et je devais absolument arrêter de penser que je serais comme ma mère.

(Une heure plus tard)

Nous étions enfin rentrés à la maison dans le plus grand silence à mon plus grand étonnement. Je m'attendais à ce qu'il me hurle dessus mais rien. J'avais encore mon manteau et mes chaussures lorsque je m'approchai de Callen :

-Pourquoi tu ne veux pas me parler ?

-J'essaie de garder mon calme pour éviter de dire des choses que je regretterais, déclara-t-il sèchement avant de monter les marches de l'escalier.

Il ne restait plus que ma culpabilité et moi dans la pièce. Je ne pouvais plus supporter ce silence. Je montai à mon tour et trouvai Callen dans une des pièces vide à l'étage.

-Tu ne peux pas rester silencieux, pas après ce qu'il s'est passé, m'exclamai-je alors qu'il me tournait le doigt.

Il faisait tout ce qu'il pouvait pour garder son calme mais c'était plus fort que moi. J'avais besoin de l'entendre dire qu'il m'en voulait.

-Si je ne dis rien c'est dans ton intérêt ! Comment as tu pu aller à cet hôpital en sachant que c'était risqué ? Tu agis comme si tu n'étais pas enceinte, s'écria-t-il, si t'en voulais pas il fallait le dire tout de suite.

Ses paroles résonnèrent dans ma tête et je me demandais comment il pouvait penser une telle chose. Il avait perdu son sang-froid et c'était à cause de moi.

-Tu n'as même pas averti ta propre sœur, me dit-il alors qu'il semblait retrouver son calme.

Il n'avait pas tort mais j'avais mes raisons. J'aurais adoré le dire à ma sœur et lui poser tout un tas de questions mais je ne pouvais pas ou plutôt je me l'interdisais.

-Crois-moi il vaut qu'elle ne sache rien et c'est pareil pour toute ma famille. Tu vas penser que cet idiot et tu as sûrement raison mais dans ma famille on dit que ça porte malheur d'annoncer d'être enceinte avant trois mois. Ma sœur a malheureusement tenté l'expérience et au lieu d'avoir un filleul j'aurais dû avoir une filleule mais ça s'est mal terminé. Oui je sais c'est étrange, avouai-je en voyant Callen froncer les sourcils.

La tension semblait redescendre tout doucement mais je n'avais pas terminé mon explication.

-Je n'arriverais pas à me considérer enceinte tant que je n'aurais pas passé ces trois mois. Cela n'excuse pas le comportement que j'ai eu aujourd'hui, assurai-je calmement, et tu as le droit de m'en vouloir, d'être en colère mais je préférerai que tu me cries un bon coup dessus au lieu de rester silencieux, je me sentirai moins mal.

Je me sentais déjà un peu mieux mais je craignais encore la colère de Callen. Son regard avait pourtant changé ce qui me poussa à me rapprocher un peu de lui.

-C'est fatigant de vivre avec toi Rose.

C'était loin de faire partie des reproches auxquels je m'attendais ce soir !

-Je devrais t'en vouloir et te hurler dessus, affirma-t-il, mais j'y arrive pas, surtout après ce que tu viens de me dire.

Ce n'était pas vraiment la réaction que j'avais prévue mais au moins j'avais évité le pire. Je me jetai dans ses bras, soulagée d'avoir pu lui dire tout ce que j'avais sur le cœur.

-Pourquoi tu ne me l'as pas dit pour ta sœur ?

-J'ai peur qu'il m'arrive la même chose, avouai-je, et je déteste en parler. J'ai une question : pourquoi tu es venu ici ?, lui dis-je en désignant la pièce qui était vide.

-Parce que j'ai décidé qu'un jour c'est ici que dormiras notre fille ou notre fils. Maintenant je pense qu'on a largement mérité de dormir alors dépêche-toi d'aller enlever ton manteau, m'ordonna-t-il.

Je sortis de la « future chambre » en réfléchissant à ce qu'il venait de dire et me retournai subitement :

-J'ai oublié de te dire : je t'aime !