Bonjour à tous,

Que dire pour ce chapitre? Pas grand chose à par que je vous remercie pour votre enthousiasme et plus particulièrement aux lecteurs réguliers qui me laissent des commentaires. Cela me fait extrêmement plaisir et me motive à me relire pour vous fournir un travail que j'espère de qualité.

Elodie R: Pour les risques de débordements, tu seras très bientôt éclairés. La situation ne tardera pas à évoluer et leur relation sera marquée de façon irréversible.

Mina: Merci, ça me fait plaisir que tu apprécies (et c'est le but) et ça me fais encore plus plaisir que tu prennes le temps de l'exprimer. J'espère que la suite te plaira tout autant.

Bonne lecture,

Letki


Draco et Sirius avait passé des moments de plus en plus agréables et un semblant de complicité c'était construit au fur et à mesure que l'année c'était écoulée. Bien entendu, il y avait des sujets sensibles, voir tabou, et Draco ressentait toujours un profond sentiment d'injustice, de tristesse et d'emprisonnement à chaque fois que Sirius passait le pas de la porte et qu'il restait là, enfermé dans la maison à l'attendre mais même s'il ne pardonnerait pas, il arrivait à se dire que cette situation ne serait pas éternelle.

Les moments de bonheur n'étaient plus aussi rares. Ils avaient rigolé ensemble pour la première fois quand Draco avait proposé de transformer l'apparence de fugitif de son époux. Il avait voulu le faire lui même et vu qu'il n'avait plus de baguette. Autant dire que sa première expérience avec une shavette fut catastrophique. Par miracle, il n'avait pas écorché la peau de la joue du brun mais il lui avait fait une coupe inégale et clairsemée. Draco avait été mortifié devant l'horreur et n'avait pas su quoi faire devant le visage ravagé de son époux. Celui-ci avait alors éclaté de rire, détendant l'atmosphère efficacement et faisant s'envoler l'angoisse qui étreignait ses entrailles. L'homme lui avait alors pris la shavette des mains et c'était vu obligé de se raser entièrement car la coupe de sa barbe était irrattrapable. Draco avait grimacé devant le résultat, il n'aimait pas le visage de l'homme une fois rasé. Cela avait encore plus fait rire le brun qui lui avait alors demandé de coiffer ses cheveux blonds qui lui arrivaient maintenant au milieu du dos comme punition (vive les potions de croissances). Draco avait accepté avec beaucoup de réticence et c'était vu affligé d'une queue de cheval mal serrée et dont certaines mèches manquaient. C'était horrible mais Sirius semblait fier de son œuvre et Draco avait fini par en rigoler une fois qu'il eut fait un chignon à son époux. Celui-ci ayant surenchéri immédiatement par des couettes asymétriques aux élastiques à fleurs hideux.

Draco gardait un très agréable souvenir de cet après-midi et souhaitait que tous les autres soient ainsi. Ils avaient même fini par parler du bébé car oui, ils n'avaient pas oublié ce pourquoi et par quoi ils étaient liés. Sirius avait en quelque sorte satisfait la magie en épousant et en prenant Draco sur son aile, mais ce n'était pas le cas de Draco. Il n'avait pas rempli sa part du contrat et il sentait cette épée de Damoclès qui lui pendait au nez. Il craignait le jour où il n'aurait plus de temps.

Pour l'instant, il ne ressentait aucun contrecoup physique et remerciait Merlin et les quatre fondateurs tous les matins mais pour combien de temps ? Personne ne pourrait répondre à cela. Un jour, la magie jugera qu'il avait trop attendu et ce jour là … il lui arriverait assurément quelque chose de terrible mais il ne savait quoi. Sa seule consolation était que pour l'instant, la magie voulait le préserver. Il avait remarqué cela quand il avait accidentellement déplacé un artéfact de magie noire qui se trouvait dans la cave. Une nuée sombre et chaude étaient alors apparue de nulle part et avait fondu sur lui. Il avait hurlé et s'était laissé tombé en arrière, protégeant son visage de ses mains alors que la cendre heurtait sa peau et le brulait. Ses cris avaient appelés Kreattur qui c'était alors empressé d'appeler Sirius qui était de sorti ce jour là. L'animagus était arrivé en catastrophe quelques minutes plus tard avec le loup-garou, découvrant un Draco inconscient sur le parqué, le corps recouvert des cendres agressives.

Ils avaient pris un moment pour réussir à déloger ses dernières et avaient appelé un médicomage en urgence. Celui-ci leur avait donc appris que Draco n'avait rien, sa peau était étonnamment intact alors que ce genre de sortilège aurait du le tuer, bruler vif. Sa seule hypothèse était un puissant sortilège de protection qui avait vidé le blond de sa magie le temps que les deux hommes n'arrivent. Sirius dit au médecin et à Remus que c'était surement cela mais en réalité, il savait pertinemment que Draco n'aurait pas pu se protéger d'un tel sortilège à moins d'avoir une baguette et encore, il n'avait pas les connaissances pour. Alors Sirius en avait conclu que Draco était protégé par une force supérieure qu'un simple bouclier, la magie elle-même. Il en avait parlé au blond pendant son alitement et ils avaient jugé bon de ne pas ébruiter ce fait.

C'est donc ce jour là qu'ils avaient parlé du bébé. Draco avait timidement abordé ce point mais il avait vu tous ses espoirs s'évaporer en un instant.

-Je ne coucherai pas avec toi, avait alors lâché Sirius brutalement.

-Mais, avait-il tenté d'un air dépité.

-Je ne te toucherai pas Draco, l'avait coupé le brun d'un air catégorique. J'ai deux fois ton âge, ce serait immoral.

-Mais je suis ton époux, avait-il insisté en prenant une de ses mains dans les siennes.

-Et ça n'aurais jamais du arriver, dit-il en pressant les doigts fin du blond entre ses doigts bronzés. Je ne te toucherai pas.

Sirius avait alors eut un choc en voyant les yeux du blond s'embuer. Bien que celui-ci n'ait pas versé une larme cela le blessa plus qu'il ne voulu le montrer. Il passa sa main dans ses cheveux blonds, il les adorait, ils étaient si doux et lâcha sa main.

-Je ne reviendrai pas sur ma décision, ajouta-t-il plus doucement. Nous ferons d'une autre manière quand tu seras majeur.

-Je suis majeur, répondit Draco avec un rire jaune.

-Oh, oui bien sûr, répondit Sirius d'un air gêné, depuis … depuis …

-Le 5 Juin, compléta le blond, je suis majeur depuis le 5 Juin.

Un silence pesant tomba entre eux et Draco soupira. Oui son époux avait oublié son anniversaire mais il n'avait jamais espéré autre chose venant de lui. Juste … il espérait être assez désirable pour avoir une vie sexuelle, même si c'était avec un homme. C'était assez ironique, il avait 17 ans, il était marié et il sera toujours puceau quand il aura des enfants. Il pensait qu'il ne pourrait y avoir pire que de rester enfermer dans cette maison pour le reste de sa vie mais oui, il y avait pire. Il se sentait tellement misérable.

-Et bien nous en rediscuterons, conclu Sirius dont le malaise était palpable.

Draco n'avait pas insisté et le couple avait repris sa petite vie tranquille jusqu'à ce que leur quotidien explose.

Un soir, alors qu'ils dinaient ensemble on frappa à la porte. Draco avait été surpris car jamais personne ne venait ici. Sirius partait quand il voulait rencontrer quelqu'un, prétextant la plus part du temps que Draco pourrait fouiner donc personne ne venait. Il y avait bien Remus, mais le loup-garou ne frappait pas, il apparaissait directement à l'entrée de la maison.

Draco avait tant l'habitude de le voir que la présence de l'ancien professeur était devenue une distraction agréable dans son quotidien. L'homme était toujours sympathique et prévenant envers Draco et bien qu'il l'ait repoussé dans les débuts, le blond appréciait les marques de gentillesses avec plaisir maintenant et se montrait volontiers agréable avec le loup-garou. Sirius ne voyait pas cela d'un trait bon œil et Draco faisait attention à ne pas prendre trop de liberté avec le professeur. Il voyait bien que le brun était jaloux de la facilité avec laquelle le blond se liait d'amitié avec l'homme et il ne voulait pas l'énerver inutilement.

Donc, cela ne pouvait simplement pas être Remus.

-Restez assis, je vais ouvrir, dit-il en rejetant sa queue de cheval basse dans son dos après s'être essuyé la bouche.

En bon maître de maison, il rejoignit rapidement la porte d'entrée avant que Sirius n'ait pu reposer sa fourchette et fut ravi de constater que Kreattur était déjà présent, prêt à accueillir les visiteurs.

-Tu es un bon elfe, complimenta-t-il l'elfe qui se tortilla de plaisir.

L'elfe de maison ouvrit la porte d'un claquement de doigt et Draco fut surpris en découvrant Remus sur le pas de la porte.

-Remus, s'étonna-t-il, mais pourquoi n'êt-

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que le loup-garou qui haletait étrangement fut bousculé par un homme massif au visage effrayant. Draco eut un bref mouvement de recul avant de tenter de fermer la porte. Bien entendu, il ne servit strictement à rien sans baguette et il fut prestement projeté vers le font du couloir et figé sur place.

-Laisse le Alastor ! S'interposa Remus.

Un autre sortilège fusa vers lui mais il fut arrêté efficacement par la magie de Kreattur qui se posta courageusement contre son maître en pestant contre les sals traitres à leur sang qui osaient souiller la vénérable maison des Black. Le portrait de madame Black se réveilla et commença à déverser sa litanie d'insulter et Draco sentit un malaise retourner son estomac.

-Qu'est-ce qu'il fait là ?!

-Je t'expliquerais mais pas maintenant, on doit mettre Harry en sécurité et s'occuper de l'oreille de George, répondit le blond cendré avec empressement en libérant Draco de son sortilège. Va prévenir Sirius de notre arrivé s'il te plait.

Draco se redressa, sonné, le bas du dos douloureux et secoua la tête plusieurs fois pour tenter d'effacer les étoiles qui dansaient devant ses yeux. Il se releva, aidé de la main osseuse de Kreattur et se laissa guider jusqu'au salon alors qu'il entendait les éclats de voix exploser dans le couloir.

-Sirius, appela-t-il en refermant la porte derrière lui, il y a Alastor Maugrey, Remus et d'autres personnes à l'entrée.

-Oui, ils amènent Harry.

-Pardon ?

-Oui Harry et ses amis vont passer les vacances ici, et quelques membres de l'ordre, informa-t-il alors que l'excitation de voir son filleul le faisait trépigner.

-Pourquoi par Morgane n'ai-je pas été prévenu? Demanda-t-il abasourdit et franchement blessé.

-Ce n'était pas important, bafouilla-t-il stupidement comme s'il avait oublié pendant un instant que Draco ignorait ce qu'il pouvait bien se passer hors de ses murs.

-Je suis curieux de savoir ce que vous allez leur dire dans ce cas, cracha le blond avec colère alors que la porte de la cuisine s'ouvrait avec force. Je vais faire du thé. Kreattur débarrasse la table et prépare le salon et les chambres pour les invités, ordonna-t-il. Donne la chambre en face de celle de la chambre parentale à monsieur Lupin et sa compagne, celle d'à côté, ordonna-t-il sans se soucier de ceux qui rentraient et le dévisageant d'un air médusé, à Potter et son ami, celle d'en face, à Granger et la fille Weasley, continua-t-il en regardant rapidement qui se comptait parmi les invités. Va chercher la trousse de secours pour Weasley et prépare leur une chambre au premier, ainsi qu'une pour Mademoiselle Delacour et … son compagnon, jugea-t-il en voyant Fleur s'accrocher au bras d'un fils Weasley, prépare une autre pour les parents Weasley et si jamais il y a un problème de place informe-en Sirius.

-Oui maître, croassa Kreattur, le maître est trop bon avec ses sals-

-Kreattur, le rappela-t-il sèchement à l'ordre alors qu'il n'en pensait pas moins, que t'ai-je déjà dit ?

-Kreattur ne doit pas insulter les inviter devant eux, Kreattur va mettre ses doigts dans la cheminée pour se punir, grinça-t-il en tirant honteusement ses oreilles.

-Disparaît, ordonna sèchement Draco avant de se réfugier lui même dans la cuisine.

Il soupira bruyamment une fois appuyé contre la porte. Il avait dit qu'il allait faire du thé mais il ne serait même pas capable de générer du feu sans magie avec ces plaques. Il n'avait plus qu'à rappeler Kreattur. Il aimait bien cet elfe acariâtre. Lui ne pouvait pas détester ouvertement tous ces gens mais l'elfe le pouvait et Draco avait parfois l'impression un peu étrange que Kreattur le faisait pour lui même si il savait que c'était le caractère de l'elfe. Cela lui avait également fait du bien de se défouler sur l'elfe mais il s'en voulait un peu. Il soignerait les mains de son serviteur une fois qu'il reviendrait. Il ne prenait pas plaisir à torturer les elfes quoi qu'on puisse en penser mais Kreattur était dur de la feuille et il savait que les elfes avaient ce drôle de réflexe d'automutilation donc il en jouait un peu.

-C'est une blague ?! Entendit-il tonner derrière la porte.

Il reconnu la douce voix de Potter et il eut un rire jaune. Si une chose ne lui avait pas manqué c'était bien Potter et sa clique mais peut importe. Il resta appuyé contre la porte et écouta ce qui pouvait bien se dire à son sujet.

-Qu'est-ce qu'il fiche là ? Surenchérie Ronald.

-Sirius va vous expliquer, répondit Remus avec le ton qu'il prenait pour réprimander Sirius.

Draco sourit. Il connaissait bien ce ton. Remus l'employait souvent avec son ami et celui-ci se montrait toujours misérable et repentant dans ses cas là.

-Alors c'est là qu'était Malfoy depuis son départ de Poudlard ?

Granger bien sûr. Elle était là pour sauver le lot niveau déduction. Il ne fallait pas trop compter pour les deux autres pour les brillantes idées.

-Oui, répondit finalement Sirius. Il restera là pour un temps indéterminé.

-Sirius, gronda la voix de Remus.

-C'est un déserteur, dit alors précipitamment Sirius de l'autre côté de la porte, il fuit le rang du seigneur des ténèbres et se cache ici.

Draco se sentit trahit et déçu. Il pensait que Sirius aurait dit la vérité sur leur relation. Il n'avait pas déserté bon sang ! Il n'avait même pas changé de camp par choix si on puisse dire qu'il appartenait à un camp.

-Un déserteur ? Se moqua la voix de Ronald, ce n'est pas étonnant venant de la fouine.

-Mais pourquoi par les couilles de Merlin est-il ici ? Demanda Alastor. Et pourquoi je n'ai pas été informé.

-Je le cache Alastor, répondit Sirius dont l'assurance revenait au fur et à mesure qu'il débitait ses mensonges, sa mère est ma cousine, elle a demandé au nom des Black que je prenne son fils sous mon aile et j'ai accepté. Draco est sous ma protection et le restera aussi longtemps que la guerre durera. Dumbledore et moi avons jugé que c'était plus prudent, moins de gens en savaient et mieux c'était.

-Hum, vigilance constante, marmonna la vieille aurore borgne.

-Il est de notre côté au moins ?

-Tu n'écoutes donc pas Ron…

-Il a déserté, ça veut dire qu'il a trahi son camp, compléta Fred à la suite de George.

-Ce n'est pas parce qu'il a déshérité qu'il n'adhère pas à leur idéaux, ou que ce n'est pas une nouvelle machination des mangemorts, fit remarquer étonnamment justement le benjamin de la famille Weasley. Il a pu fuir par peur, et ce ne se serait pas étonnant connaissant la fouine. Et rien ne nous assure qu'il accepte de se battre à nos côtés.

-Il ne le fera pas, répondit Sirius d'un ton catégorique sans pour autant démentir les premières accusations.

Un petit silence flotta sur le groupe installé dans la salle à manger avant qu'il ne soit coupé par Harry qui poussa un soupire à fendre l'âme.

-Génial, on va devoir passer nos seules petites vacances avec la fouine et ses manigances.

-Il ne vous embêtera pas, assura Sirius.

Draco en avait assez entendu. C'est le cœur lourd qu'il se dirigea vers la théière dans l'idée de s'occuper l'esprit.